E-CONSEIL DES MINISTRES : L’expérience du Burkina fait école au forum des TIC

dimanche 13 octobre 2013 à 20h44min

Au cours des travaux du 4ème forum africain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (TIC), le Burkina Faso a partagé son expérience sur le projet de « e-conseil des ministres », le vendredi 12 octobre 2013 à Ouagadougou.

E-CONSEIL DES MINISTRES : L’expérience du Burkina fait école au forum des TIC

Le projet « Conseil des ministres sans papier » était sur la sellette, le vendredi 12 octobre 2013, lors du 4e forum africain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication(TIC) à Ouagadougou. Selon le directeur général de la coordination des programmes de développement des TIC, Alfred Sawadogo, le Burkina Faso, avec à sa tête le chef de l’Etat, s’est engagé à faire des TIC, un outil au service du développement. C’est dans ce cadre qu’est né le projet « e-conseil des ministres ». Il a précisé que l’un des objectifs est d’optimiser les dépenses liées à la bureautique, lors des conseils de ministres.

Il a rappelé qu’actuellement, la méthode traditionnelle de préparation et de suivi des rapports en conseils des ministres entraîne une consommation excessive d’encre, de papier, de carburant et de temps. Par ailleurs, cette méthode ne permet pas d’optimiser l’archivage et la mise à jour des versions, rend complexe l’exécution des décisions prises par le conseil des ministres et difficile la vérification de la conformité des numéros matricules lors des nominations. M. Sawadogo a fait savoir que le « e-conseil des ministres » va donner l’occasion aux acteurs de travailler de façon électronique et de pouvoir échanger des informations à travers un réseau qui leur sera dédié.

Les membres du gouvernement ne seront plus amenés à transporter des dossiers physiques, volumineux et encombrants pour le conseil. En outre, le ministre pourra, en tout temps, au sein du Réseau informatique national de l’administration(RESINA), suivre l’élaboration de tous les dossiers et consulter ses pairs pour des compléments nécessaires à la finalisation des dossiers. M. Sawadogo, a révélé que la gestion électronique du « e-conseil des ministres » va concerner les huit phases du conseil des ministres à savoir, la production et l’examen des dossiers, la programmation de l’ordre du jour, l’étude des dossiers programmés, le conseil des ministres, la finalisation des dossiers adoptés, la signature, la publication et l’archivage.

A l’heure actuelle, le directeur général de la coordination des programmes de développement des TIC a souligné que pratiquement, tous les ministres ont été formés. Reste donc le président du Faso, le Premier ministre et trois ministres à former, avant d’engager le processus, proprement dit. Les participants ont apprécié l’expérience du Burkina et beaucoup d’intervenants n’ont pas hésité à qualifier cette expérience de pouvant être un cas d’école pour les autres pays africains.

Le ministre burkinabè en charge de l’Economie numérique, Jean Koulidiati, a révélé qu’il va se tenir un conseil de cabinet élargi pour tester l’outil et si cela est concluant, le Burkina Faso effectuera son premier e-conseil des ministres, d’ici à la fin de l’année 2013. Cela est possible, d’autant plus que l’intervenant du Rwanda a déclaré que son pays effectue, non seulement le « e-conseil des ministres » depuis 2001, mais aussi, que le parlement rwandais et certaines institutions de l’Etat s’y sont mis. Il a même affirmé qu’au Rwanda, la notation sur la performance des responsables et des agents de l’Etat tient compte de l’adoption des TIC par ces derniers au cours de leurs travaux. Et qu’au sein du gouvernement, un ministre qui refuserait de se former à cette méthode voit ses dossiers refusés au conseil des ministres.

Raphaël KAFANDO

Sidwaya

Messages

  • Belle initiative. Mais comptez aussi sur la bonne volonté de la Sonabel pour vous interrompre en pleine séance.

  • Le titre devrait être : l’expérience du Rwanda fait école puis qu’eux sont passés à la mise en œuvre et le Burkina pas...

  • Mais, à l’assemblée on voit les gars se pavaner avec des tablettes. Ils ne sont pas encore passés à la gestion électronique de leurs dossiers ?

  • Et, vous oubliez les services dans les petites communes rurales sans électricité, sans internet et quelquefois sans ordinateur ? Eux, sans les moyens doivent consommer du papier et des consommables alors que leurs budgets de fonctionnement sont proche de zéro ? C’est un peu l’arbre qui cache la forêt sur les TIC au BF.

  • Le titre de l’article ne me semble pas vraiment à propos eu égard au dernier paragraphe de votre texte. Cette dernière partie me laisse comprendre que le Rwanda est beaucoup plus avancé en la matière (depuis 2001). De ce fait là il me semble que c’est plutôt le Burkina qui doit aller à une certaine école.
    Bien à vous !

  • Burkinabè aime NOM jusqu’ààààà gouvernement même est faroteur

  • Félicitation et bon courage. C’est tardivement décidé, c’est bien même très bien. Il reste à voir du côté de la SONABEL pour qu’il n’y ait pas de coupure d’électricité et du côté de l’ONATEL surtout pour assurer une bonne connexion internet, fluide, régulière et de débit satisfaisant. La connexion internet au Burkina est trop trop médiocre, calamiteuse, laborieuse, très lente et trop chère.
    Est-ce dans ce contexte votre projet quoique très approprié fonctionnera ? Est-ce que ce n’est pas mettre les charrues avant les bœufs ?

  • Je pense que c’est une bonne initiative et je vois que notre voisin a encore marqué un but. C’est dommage. Il faut ficeler ce dossier contenu dans le programme e-gouvernement piloté par le Ministère en charge des TIC et la présidence de la République.
    Chacun doit y travailler !

  • Je dis bravo à A. S.

  • je salue cette initiative de ce gouvernement à mettre sur le net les compte rendus des conseils des ministres. mais je pose depuis la semaine passée, il a bel et bien eu conseil des ministres le mercredi 9 passé qui a été même annoncé au journal télévisé de 20h, pourquoi n’a-t-il pas été rendu public et mis en ligne ? aidez moi à répondre à cette question importante car les "vrais dossiers" se traitent labas. webmaster SVP

  • Bravo et tant mieux si nos dossiers pourront être traités rapidement. Mais attention : dans un monde de plus en plus numérisé, pensez à la sécurité de vos réseaux, autrement, ilsera possible aux hackers et autres fishers, d’utiliser la signature d’un ministre ou du PF pour approuver des dossiers, ou des factures et autres commandes et même s’introduire dans le sytème pour avoir accès à des informations confidentielles. Et bonjour les Fasoleaks...
    Autre chose ? Et s’il ya délestage ou interruption du réseau internet ? Ou bien ce problème est résolu pour Kosyam, minsitères et autres services de l’état ? Enfin, comment les ministres vont e-communiquer avec leurs directions régionales, provinciales et autres services pour avoir les dossiers à temps ?

    • Moi j’apprécie cette initiative à basse voix. Il faut qu’on travail à bien former des informaticiens.
      Si non ce sera une autre dépendance. Il faut commencer à instaurer l’informatique à l’école.
      Je suis content quand mon gouvernement s’inscrit dans le dynamisme du future. Je les conseil de s’assurer qu’on le niveau requis.
      La troisième guerre mondiale s’appelle CYBERGUERRE.

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