Drame de Lampedusa ! nous sommes individuellement et collectivement responsables !

lundi 7 octobre 2013 à 10h05min

Cette semaine qui vient de s’écouler aura été marquée par un triste événement qui a jeté les projecteurs de l’actualité sur le continent africain. Plus d’une centaine d’africains parmi lesquels on comptait des jeunes, des vieux, des femmes enceintes et des enfants sont morts à la suite du naufrage d’un bateau qui les transportait vers ce qui est considéré comme le continent de la prospérité, du bien être, là où coule le lait et le miel .

Drame de Lampedusa ! nous sommes individuellement et collectivement responsables !

Ces personnes anonymes, sans voix, dont l’existence quotidienne côtoie la mort sont parties pour l’au delà. Elles trouveront le repos céleste de l’autre côté de notre aventure humaine. Comme en 1999, Koita Yaguine et Fode Tounkara, ces deux adolescents guinéens trouvés morts dans la soute d’un avion de la compagnie Sabena, nous sommes tous responsables individuellement et collectivement de ce qui vient de se produire dans l’île de Lampedusa. En 1999, on avait découvert une lettre dans les poches des adolescents guinéens où ils indiquaient les motifs de leur voyage. Ils citaient le manque de nourriture, d’éducation, de loisirs, mais surtout ils souhaitaient être traités comme les autres. Oui, ces maux caractérisent le quotidien de nombreux africains en dépit des ressources énormes dont regorge le continent. La plupart de ceux qui ont perdu la vie dans le drame de l’île de Lampedusa sont originaires de Somalie, d’Erythrée. Dans ces deux pays, on meurt plus de la guerre que des motifs avancés par Yaguine et Tounkara. Il n’y existe plus d’Etat. Des bandits se sont accaparés ces territoires et y règnent en maître absolu pour faire toutes sortes de trafics. Comment demander raisonnablement à des gens de vivre dans des espaces d’aussi haute insécurité ? C’est à ce niveau que l’Europe doit se remettre en cause dans sa politique immigratoire. Si je conviens que cette partie du monde ne doit pas recevoir tous les misérables du monde, il reste que tous les misérables ne sauraient être traités sur un pied d’égalité. L’histoire nous enseigne que tous les peuples quelque soit la partie du monde ont dû immigrer chaque fois qu’ils faisaient face à l’oppression, à la persécution physique ou morale. Le peuplement des Etats Unis en est une illustration parfaite. Les juifs ont voyagé de pays en pays pour échapper aux persécutions. Pourquoi cela devrait-il être différent des somaliens, des érythréens, des africains en général ? Où est passée cette idée de communauté internationale dont le fondement juridique demeure la Charte des nations unies ? Au-delà des mots, l’Europe et le reste du monde développé doivent comprendre que les déshérités de la planète attendent d’eux plus d’humanité. Les grands humanistes que l’histoire occidentale a donnés au monde doivent se retourner dans leur tombe devant tant d’inhumanités de la part de leurs descendants. Avec ce qui vient de se produire, les discours de nombreux dirigeants européens empreints d’hypocrisie ne sont pas la réponse appropriée. Nous devons agir sur les causes véritables de tous ces drames. Et l’occident en a les moyens. Le monde développé ne sera jamais en sécurité aussi longtemps que la fracture sociale entre un nord riche et un sud pauvre continuera de se creuser. C’est là, la leçon que nous devons tirer des récents attaques du grand centre commercial de Nairobi. Au-delà des questions religieuses, il y a là un symbole, les désespérés de la planète endoctrinés à l’aide d’idées obscures prennent leur revanche sur les riches de la planète. Si on maintient tous les somaliens dans un non Etat comme c’est le cas actuellement, ils se transformeront tous en désespoir de cause en terroriste.

Pour sortir les africains du désespoir continu et permanent, il faut œuvrer à créer des Etats forts avec des institutions solides comme le relevait si bien le Président Obama dans son discours d’Accra. C’est une évidence que le continent souffre plus des effets dévastateurs de la corruption que de toute autre chose. Ce qu’il faut aux africains pour leur redonner de l’espoir, nos deux jeunes adolescents guinéens l’av aient écrit dans leur lettre aux Excellences des pays développés, « nous souhaitons être traités comme les autres ».

Dans leur français approximatif, ces enfants avaient tout dit, les africains ont soif d’égalité et de liberté. Ils avaient ainsi exprimé le désir profond des peuples d’Afrique. Malheureusement, un système institutionnalisé a été mis en place pour maintenir le plus grand nombre d’africains dans l’extrême pauvreté. Or, au XVIIIème siècle, Montesquieu disait qu’aucune société ne peut durablement se construire lorsqu’une partie de la population est riche au point d’en acheter l’autre moitié et que de même le uns étant si pauvres au point d’accepter de se vendre. Dans un pays comme le Burkina, c’est presque devenu un secret de polichinelle que tous les leviers de l’économie nationale sont pris en otage par un petit clan dont le seul mérite c’est sa proximité avec le pouvoir d’Etat. Et rien n’y échappe : les mines, les banques, les assurances, le transport, l’immobilier, l’agriculture… Les fameux 83 000 emplois précaires créés par le Gouvernement en urgence ne résoudront pas le problème de l’emploi des jeunes.
La précarité est l’illustration parfaite de la pauvreté. On ne lutte pas contre la pauvreté en créant des emplois précaire. Ce qu’il nous faut c’est s’attaquer à tous les monopoles, à tous les passes droits accordés à des individus qui écument l’économie nationale. Hélas, cet exemple burkinabè peut être multiplié à l’infini à l’échelle du continent. Il y a quelques années, un ami personnel, de nationalité burkinabè qui avait immigré en Europe a voulu créer une société privée pour préparer son retour au pays, on lui a opposé toutes sortes d’obstacles. Il a dû en définitive aller créer son entreprise dans un pays étranger voisin. Contrairement aux discours lénifiants de nos dirigeants, de nombreux investisseurs sont ainsi bloqués dans leur volonté d’investir au Burkina. Or, l’emploi dans un système libéral tel qu’établit au Burkina est créé par les investisseurs.
De façon paradoxale, l’Etat est le premier employeur à qui s’adressent les jeunes dans leur recherche de l’emploi. Rien que pour cette année, ils étaient plus de 500 000 à frapper à la porte de la fonction publique, à peine 1/10ème sera recruté. Que faire face au chômage des jeunes ? Au moment où les partis politiques organisent leur rentrée politique, on attend d’eux qu’ils innovent en cette matière par des propositions audacieuses, mais réalistes. En effet, aussi longtemps que les jeunes ne trouveront pas d’emploi dans leur pays respectif, ils voudront toujours immigrer et rien ne les en empêchera.

Abdoul Karim Sango

Juriste

Messages

    • Nous Africains devons nous remettre en cause. Comment des familles qui ne sont pas riches peuvent faire BEAUCOUP d’enfants et s’etonner que ces enfants soient plus tard obliges d immigrer pour pouvoir manger ?

    • Juste pour une rectification. Les morts sont plus de 300 personnes et il n’y a pas de vieux parmi eux. Ce ne sont que des jeunes hommes, femmes et enfants.
      Il faut bien que nos gouvernement renoncent aux projets de follie tel que le sénat au Burkina par exemple. L’Italie meme qui vient au sécour des pays dont le burkina y comprend est entrain de refléchir sur des possibilités de suprimer le bicameralisme et notre pays qui leur tend la main pour recevoir dit le contraire.
      Est-ce que certains pensent qu’ils vont vivre éternellement sur cette terre ou je me trompe ? Faites passer mon message svp

  • Sans commentaire !« On ne peut pas savoir ce qu un homme en son désespoir peut songer à risquer »,disait Sören Kierkegaard.

  • Belle analyse et une triste réalité pour l’Afrique !! A quand le changement ???

  • C’est vraiment lamentable pour ce juriste de profiter de cette situation pour vouloir acculer un gouvernement au lieu de l’encourager à aller de l’avant dans sa lutte contre la précarité ! Ce n’est pas la philosophie qui va résoudre la précarité au pays mais des propositions concrètes : et cette belle analyse manque cruellement de proposition concrète. Quand on se sent responsable individuellement il faut aussi être audacieux et faire au moins une seule proposition concrète. Si l’état emploi 10% et le privé au grand maximum 10% il va toujours rester 80% qui seront au chômage. Que faire ?
    Peut être faudra t-il encourager l’immigration légale et surtout la faciliter ? Nous sommes à un moment où certains pays du Nord (Canada, Australie....) manquent de travailleurs qualifiés. Comment notre système pourra t-il orienter ces travailleurs vers ses emplois qualifiés et permettre aux jeunes diplômés d’avoir de la place ? Je pense que nous devons dépasser la cap des fuites de cerveaux et voir comment exploiter l’immigration de travailleurs qualifiés quand on sait que lors de la dernière grande crise économique mondiale les pays qui se sont mieux tirés d’affaires sont ceux qui avaient le plus d’immigrés.
    Il ne faut pas toujours attendre à ce que nos gouvernants fassent des miracles car cela n’arrivera jamais !

    • Néssida = Neziri
      Pour toi il n’a rien proposé , mais qu’est ce que toi tu as proposé dans ta reaction rien, nada zero. Du reste peut cela est lié à ton niveau de Français mais Mr Sanogo a proposé un chemin à travers une reorganisation honnête et sincère de la gestion de la chose commune, de donner des opportunités sinceres à ceux qui veulent investir, et enfin de deconcentrer les richesses de manière à ce quelles profitent à l’essemble des Burkinabè.

    • Nous sommes dans un monde lui même devenu précaire ! Sinon comment comprendre que les USA la première puissance économique et monétaire mondiale soit obligé de mettre près de 800 000 fonctionnaires au chômage technique ? Le 83 000 emplois proposés par le gouvernement sont précaires mais c’est du concret. Sango en a proposé combien ?

  • belle analyse.mais pour faire bouger les choses parler seul ne suffit pas,il faut agir

  • Bla bla bla. Qu’est ce que le monde occidental vient foutre ici. Comme d’habitude, nous nous plaisons à accuser les européens. Mais quand allons nous décider d’affronter nos problèmes pour sortir du moyen âge et sortir ces peuples de la misère. Non . Ce drame est le fruit de notre culture de la médiocrité et de l’irresponsabilité. Pondre des enfants quand on n’a pas de moyen dans un environnement aussi dangereux, voici le résultat. Le pire, c’est quand j’entends des Africains dire "Nous sommes pauvres mais nous ne sommes pas moins heureux". Bah, c’est vrai que ces immigrants étaient heureux. Il ya vraiment des écervelés qui se sentent bien dans la déchéance. Il ya bien longtemps que nos peuples ont perdu leur dignité et leur honneur aux yeux du reste du monde. Prenons des statistiques de n’importe quel expert, vous verrez que le reste de l’humanité a décidé d’aller de l’avant sauf nous qui avons décidé de faire des pas en arrière. Allons nous un jour retrouver ces valeurs ? Si oui, à quel prix ?
    Arrêtez aussi d’accuser nos dirigeants car ces gens sont le produit de nos sociétés et de nos cultures. Quand on n’apprend pas à un enfant le respect du bien public, ce n’est pas en devenant dirigeant qu’il l’apprendra.

  • Salut mom frere Sango,tu viens de mettre en lumiere une triste realite.C’est une belle missive lancee a nos chefs d’état.

  • Belle analyse,selon moi c’etait un destin collectif.que les ames reposent en paix.

  • Salut mom frere Sango,tu viens de mettre en lumiere une triste realite.C’est une belle missive lancee a nos chefs d’état.

  • Salut mom frere Sango,tu viens de mettre en lumiere une triste realite.C’est une belle missive lancee a nos chefs d’état.

  • Point de vue très pertinent. Il n’y a plus rien à redire. Que Dieu accepte ces innocents partiels au paradis. Gouvernants de nos pays et du monde, revoyez profondément vos copies par rapport à l’emploi des jeunes et du minimum vital pour la dignité humaine, sinon, ce ne sera pas le dernier drame ! Que Allah protège ses enfants !!!!

  • merci, pour votre belle analyse et votre réflexion, mais c’est une triste réalité. tout cela me donne l’envie d’une vengeance au premier plan.

  • Seul les les africain peuvent se libérer, si on avait tjrs Sankara

  • Analyse interessante .arguments convaincants. Continuez de nous battre ce tam tam pour que l’Afrik se reveille !

  • Belle analyse tout les leviers de leconomie nationale burkinabè sont pris par un petit clan il faut que cela change pour permettre à nous jeunes de pouvoir creer nos entreprises

    • Bien dit. Il faut que ca change. Plus de 30 ans au pouvoir ou l’on sait que chacun protege et aide les ressortissants de son village et allentours.im faut que la roue tourne. Tous les grands du pays sont presque des gents de ziniare. Y’en a marre de tout ca. Les resultats des concours sont truques a l’avance. Le futur aeroport a ziniare et bientot la future presidence aussi. Y’en a marre de tout ca..vive e changement.

    • il ne suffit pas de dire belle analyse...mais plutôt chercher les voies et moyens pour q cela change....ns devons pas dormir sous nos lauriers et laisser ce clan posséder en eux les clés de notre avenir..il faut se battre.

    • OUI,YAMSOOBA a dit une verité incontestable.Mais quelle solution vous preconisez ?

  • De toute les façons, les occidentaux doivent savoir que la relative bonne gouvernance, la relative force et indépendance de l’institution judiciaire et de la presse, le fonctionnement non partisan de leurs institutions, et le mieux-être qui y attirent mortellement les jeunes africains ne vont pas de soi.
    Pour les sauvegarder et les maintenir durablement chez eux, il faut qu’ils combattent systématiquement leur dévoiement en Afrique, parfois en faisant fi des intérêts très immédiats. Il se trouve que non seulement ils ne le font pas de façon cohérente et compréhensible, mais il seraient même entrain d’être contaminé insidieusement par la mal gouvernance en provenance d’Afrique.

  • Grâce à la Clairvoyance de son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso et Président du Conseil des Ministres, notre pays est sur la voie du développement ! Son Programme politique pour l’émergence du Burkina Faso est source de d’espoir pour la jeunesse et pour l’ensemble des citoyens de ce pays. Que Dieu Bénisse son Excellence Blaise COMPAORE et lui donne les Forces nécessaires pour conduire ce pays encore pour très longtemps ! Vive Son Excellence Blaise COMPAORE, Vive la modification de l’article 37 par voie référendaire, Vive le peuple Libre du Burkina Faso !

  • Je n’ai accune responsabilité dans ce qui est arrivé à ces pauvres migrants. Merci de m’enlever de votre "tous et individuel"

  • Je partage votre analyse. La misère du peuple est loin de troubler le sommeil de nos dirigeants africains.
    Piller les ressources de son pays uniquement pour soi et pour son clan est devenu malheureusement le mode de gouvernance des dirigeants africains et ce au détriment de leurs peuples qui croupissent dans une misère dont l’irréversibilité est entretenue par ceux-ci .
    Nos dirigeants doivent se raviser et savoir que nul n’a le droit d’être heureux tout seul, disait Raoul Follereau.
    Aussi, le peuple en désespoir de cause pourrait inéluctablement se transformer en cauchemar pour ces dirigeants inhumains.

  • Nous avons besoin d’articles pareils pour illustrer les actions machiavéliques du gouvernement.

  • Si l’horizon est bouché et le desespoir au rendez vous, que reste t il à faire ? Partir vers de lendemains meilleurs si possible. On dit communément que cabri mort n’a pas peur du couteau. Il reste à nos dirigeants politiques à nous faire espérer.

  • C’est à peine 1/100è des postulants qui pourraient être recrutés et non 1/10è comme vous le dites par erreur de frappe. Et dans le 100è, 70% au moins seront des recommandés. Eh oui, on est tous responsable.

  • Belle et profonde analyse, comme toujours. Mais n’attribuez pas la responsabilité de ce drame à tous et à chacun. ça ne veut rien dire concrètement. Aussi ne vous inscrivez pas dans ces déclarations si loin de nos réalités qui soutiennent que pour sortir les Africains du désespoir, il faut créer des Etats forts et des institutions solides. trop simple. Avec quoi fait-on tout ça ? et pourquoi n’arrivons nous pas à le faire ? Nous savons tous comment être en bonne santé : bonne hygiène, bonne alimentation, voir le médecin en cas de pépin. Mais on ne le fait pas, parce qu’on n’a pas les moyens. Alors commençons par travaillez dur, en dépit des entraves. C’est ainsi qu’on s’en sortira. Désolé pour votre ami qui a choisi la facilité d’aller investir ailleurs.

  • pour résumer votre commentaire, vous avez fait ressortir la loi 20/80 ou celle appelée ABC...les économistes comprendront de quoi je parle...tout ce qui se passe dans nos sociétés ont été bien élucidées par ces deux lois................

  • Nous avons besoin d’articles pareils pour illustrer les actions machiavéliques du gouvernement.

  • Sango, je t’ai toujours reproché ta "tautologie"...mais bon, la répétition est pédagogique dit-on. je n’ai plus assez de salive. tu es plus jeune, fais encore quelque effort.

  • Je ne vois pas en quoi je suis responsable de ce qui est arrivé à ces pauvres malheureux à titre individuel ou même collectif !

  • Merci grand frère pour cette eclairage. Que Dieu te benisse.

  • Je suis resté sur ma faim : l’article détaille avec satisfaction les parts respectives de responsabilités des occidentaux et des dirigeants africains, en occultant toutefois de nous éclairer sur la part de responsabilités des citoyens que nous sommes...Si nos frères sont prêts à prendre le risque de l’aventure périlleuse, n’est-ce pas d’abord et avant tout à cause du silence coupable de ceux qui, témoins de leur précarité, "ferment" pourtant les yeux sur les mauvais traitement qui leur sont faits ? Pour moi en effet, si mon voisin part à l’aventure pour raison de précarité, d’oppression ou de mal être consécutif à la politique d’un gouvernement quelconque, ce n’est pas la faute à ce gouvernement. Non ; c’est d’abord et avant tout, la faute du citoyen que je suis, qui laisse maltraiter son concitoyen au point de ne lui laisser que l’alternative de l’aventure, sans bouger le petit doigt, sans entreprendre la moindre action, pire, sans même m’en indigner...OUI, Monsieur Sango, je crois que votre article pêche, contre son titre (Drame de Lampedusa ! nous sommes individuellement et collectivement responsables !), en ne mettant pas à nue le pouvoir de notre silence coupable sur le sort de nos concitoyens !
    Respectueusement votre !

  • Ils voudront emigrer, Prof. Puisqu’ ils quitteront leur payer. C’est les pays qui recoivent qui doivent parler en termes d’ immigration puisque’ il y a entree dans leur territoire, entree, in leur territoire.

  • Je ne trouve pas juste de pointer du doigt uniquement les dirigeants Européens, car ce ne sont pas leurs compatriotes qui se sont noyés.
    L’Afrique est un continent riche en ressources naturelles, mais elle figure parmi les plus pauvres. Tant que la corruption, l’irresponsabilité, l’individualisme, le manque de transparence, le vandalisme étatique… perdurera dans nos pays, nous assisterons encore et toujours à ce genre de drame.
    Quand allons-nous apprendre à pêcher plutôt que de tendre tout le temps la main ?
    Pourquoi vivre dignement en Afrique est devenu un droit réservé à une minorité de privilégiés ?
    Quand est-ce que nos dirigeants vont cesser de se remplir les poches en ne laissant même pas des miettes pour leurs concitoyens ?
    Combien de gens doivent encore mourir pour que les choses changent ?
    En tant qu’Africaine je suis révoltée et en colère ! Arrêtons ce massacre !

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés