CHRONIQUE : Le choléra, notre ennemi "préféré"

jeudi 3 octobre 2013 à 12h23min

Un quidam qui défèque à même le sol, en plein air, à quelques pieds de son foyer et avale le lendemain la poussière de sa propre bombe, un homme qui sort des toilettes à la sauvette, fait une pipette au bouche-à-bouche à sa bouilloire et bondit sur le plat commun de la famille, sans même laver les mains de la ‘‘merde’’ au savon, qui le sauvera
du choléra ?

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Même dans un château de luxe, on peut attraper le choléra si le locataire héberge la saleté. La preuve, Monsieur ‘‘le Boss’’ s’est tapé l’année dernière, son choléra, après avoir succombé à la tentation de goûter aux menus fretins des trottoirs. Et voilà les déboires. Il était riche, mais de sa poche, il a payé sa propre catastrophe. Pendant deux jours, ‘‘le Boss’’ a vomi et élu domicile au WC pour mieux faire face à l’inondation de ses diarrhées intenses et insolentes. Pour avoir mangé n’importe quoi, il l’a appris ses dépens.

Aujourd’hui, il a recouvré la santé, mais se souviendra toujours de la leçon du choléra : ne mange jamais par hasard et au hasard sous les hangars des bazars de tares. Ces restaurants où le cordon bleu sue à grosses gouttes sur la sauce et se mouche à narines ouvertes au pied du foyer. Ces gargotes où les potes sûrs du festin sont des mouches qui pullulent comme des libellules sous le regard du cuisinier vendeur sans scrupules. Comme c’est ridicule !

Regardez dans nos marchés ‘‘potopoto’’ : les femmes étalent à même le sol et la boue, dans la poussière, des légumes destinées à nourrir nos familles. On y crache comme des serpents venimeux, et où les étals sont arrosés de flaques d’eau à chaque passage de véhicule. Et si vous remontez la pente, vous vous rendriez compte que l’eau utilisée pour arroser ces ingrédients depuis le jardin, est un cocktail Molotov fermenté à l’eau souillée et bien riche en dose de bactéries et microbes nuisibles et dangereux.

Le choléra survivra et sévira, tant que nous mangerons les mains sales, dans des plats sales, contenant de la nourriture de pourriture, préparée dans une cuisine sale, par un homme ou une femme sale, avec de l’eau sale et des condiments malpropres.

On a beau crier et chanter par médias interposés, les risques de choléra, certains sont restés imperméables à la sensibilisation.
De la télévision à la radio en passant par les journaux, le message passe, mais le mot de passe semble ne pas passer. Et c’est vraiment dommage que les gens continuent de trépasser, pour avoir outrepassé les limites des bonnes manières en matière d’alimentation. Attention à vos tentations !

Tant que nous seron négligeant ou défaillants, le choléra racolera au bord de nos assiettes, pour nous infliger la sanction du péché hygiénique, par voie orale et anale et là, ça fait mal et ça peut même être fatal et final, après un régal.
Attention, attention, le choléra est là et la mort est parfois banale.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Sidwaya

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