Bobo : Des présumés voleurs et un faux militaire ‘’gourounga’’ aux arrêts

dimanche 29 septembre 2013 à 19h11min

La Brigade de Recherche de la Gendarmerie de Bobo-Dioulasso a tenu un point de presse dans la soirée du jeudi 26 septembre 2013. Il s’est agi pour les pandores d’avertir l’opinion nationale de l’arrestation de présumés malfaiteurs. Dont Bazié Yiki, un présumé usurpateur de titre qui se faisait passer pour un militaire.

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              Bobo : Des présumés voleurs et un faux militaire ‘’gourounga’’ aux arrêts

Aux journalistes, le Lieutenant Adama Sawadogo, Commandant la Compagnie de Gendarmerie de Bobo et ses hommes sont revenus sur le cas des présumés malfaiteurs aux arrêts. Présumés auteurs de vols d’engins, de cambriolages et de recels, les sieurs Sanou Stéphane, Ouedraogo Boureima, Traoré Karim, Ouedraogo Dramane, s’apprêtaient à vendre des motos à vil prix quand ils ont été appréhendés par la Gendarmerie grâce à un informateur.

Tous membres du même gang, ces hommes qui se présentaient comme étant des employés de commerce reconvertis en orpailleurs ont été démasqués après des investigations. Des investigations qui ont permis à la Gendarmerie de mettre la main sur 15 motos encore en leur possession.

Arrêtés, ces présumés voleurs seraient passés aux aveux. Ils ont ainsi avoué à la gendarmerie, leurs actes délictueux de vols d’engins dans des domiciles par agressions dans des quartiers périphériques de la ville de Bobo-Dioulasso ou dans des lieux publics (parkings, magasins, alimentations…). Notons que ces présumés bandits agissaient de jour comme de nuit.

Tous aussi cambrioleurs présumés, Palm Ollé et son acolyte en fuite formaient le deuxième gang présenté à la presse. En leur possession, deux engins volés et d’autres activement recherchés par la Gendarmerie.

Egalement à mettre à l’actif de l’investigation des gendarmes, ces présumés brigands ont avoué opérer comme suit. En observant minutieusement les engins mal gardés, isolés ou placés dans des lieux publics (mosquées, maquis, bar…) Un des membres du groupe, grâce à une clef ‘’passe-partout’’ s’accapare d’une moto et disparaît.

En même temps que son complice qui était sur un autre engin. Autres moyens de voler, ces présumés brigand se faisaient passer pour de bons samaritains. En offrant leur aide à des personnes en panne d’essence notamment à des femmes. Une fois la moto en main, ils font le maximum pour devancer le propriétaire de l’engin à la station d’essence la plus proche. Et si par malheur ils arrivent à se ravitailler bien avant l’arrivée du propriétaire de l’engin, ils disparaissent avec.

Le faux militaire

Un gourounssi (parent à plaisanterie des bissa) à la tête bien dure. Tour à tour, Sergent Zongo Ousmane, Sergent Yameogo Yanick, ou encore Sergent Michaël Sanfo, bref Bazié Yiki est un civil qui se veut militaire avec plusieurs identités. Bien aidé par des équipements militaires qu’il a soutiré à un soldat de 1ère classe à Ouahigouya, ce natif du village de Kion, âgé de 24 ans était dans le viseur de la Gendarmerie.

Militaire dans sa tête, il a fait la connaissance de mademoiselle X le 07 septembre 2013 au cours d’une matinée dansante à Bobo. Après s’être présenté comme étant un Sergent de l’armée Burkinabè, le sieur Bazié a pu obtenir un rendez-vous avec la demoiselle en question dans le maquis Saloon, sis au secteur 25 de la ville de Bobo-Dioulasso.

C’est au cours de ce rendez-vous que les choses vont dégénérer. Car après une virée nocturne, Bazié a mal pris le refus de sa compagne d’un soir de se rendre chez lui. S’en suit une tentative de viol, selon la déposition de la fille et des témoignages. Alertée, une équipe du Centre de surveillance et d’Intervention de Gendarmerie (CSIG) se rend au maquis Saloon pour interpeler mademoiselle X et le supposé Sergent Zongo Ousmane, matricule 396 000 22, de la classe de 2005 ou de 2008. Grâce à son faux matricule, la gendarmerie démasque Bazié Yiki et depuis lors, il attend de passer devant les juges.

L’appel de la Gendarmerie

Le 16 pour la Gendarmerie, le 10 10 pour le Centre national de veille et d’alerte (C.N.V.A) relevant du M.A.T.S à Ouagadougou, le 17 pour la police, sont des numéros mis à la disposition gracieuse des citoyens pour d’éventuelles dénonciations de cas délictueux dont elle aurait connaissance.

Car pour le Lieutenant Sawadogo Adama «  interpeler les services de sécurités, c’est assurer sa propre sécurité  ». En plus de ces numéros, la Gendarmerie interpelle la population, notamment les filles à plus d’attention. Qui doivent faire attention à des personnes qu’elles rencontrent dans les débits de boisson. Car le pire peut vite arriver.

Ousséni BANCE

Lefaso.net

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