Georges Marie Compaoré aux Instituteurs principaux : « Soyez des acteurs qui agissent, et non des fonctionnaires qui fonctionnent »

vendredi 27 septembre 2013 à 22h00min

Durant trois jours, les instituteurs principaux de la région du Centre ont réfléchi et échangé autour du thème « Le projet d’école, un outil de renforcement du management des écoles pour une éducation de qualité au Burkina Faso », dans le cadre de leur conférence annuelle. La cérémonie de clôture de cette conférence est intervenue le 26 septembre 2013 à Ouagadougou, sous la présidence du gouverneur de la région du Centre, Georges Marie Compaoré, en présence de plusieurs personnalités de la communauté éducative.

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Georges Marie Compaoré aux Instituteurs principaux : « Soyez des acteurs qui agissent, et non des fonctionnaires qui fonctionnent »

La conférence annuelle 2013 des instituteurs principaux du Centre s’est tenue à seulement quelques jours de la rentrée pédagogique pour l’année scolaire 2013-2014. Elle a réuni plus de 350 participants venus des établissements d’enseignement opérationnels dans la région du Centre. Et à en croire Manègbemba Zoungrana, directeur régional de l’éducation nationale et de l’alphabétisation du Centre, « cette conférence est toujours un cadre d’échanges et de partages entre les premiers maillons de notre système éducatif que sont les instituteurs principaux et les institutrices principales  ». Cette année, ces maillons se sont attelés, trois jours durant, à s’approprier le concept de projet d’école pour une école de qualité dans notre pays.

Le projet d’école se rapporte en effet, à un plan qu’il faut mettre en place au sein de l’établissement d’enseignement pour faire face aux éventuels problèmes dont la résolution incombe aux premiers acteurs d’école. Et le gouverneur de la région du Centre, Georges Marie Compaoré, dit y voir « un instrument de pilotage, une approche collective de changement et un outil efficace de gestion opérationnelle  » qui permette d’anticiper les éventuels dysfonctionnements des établissements d’enseignement.

L’appropriation de ce projet par les instituteurs principaux, augure de belles perspectives pour les solutions endogènes aux problèmes des écoles. De telles solutions sont, à en croire Georges Marie Compaoré, « plus efficaces, plus porteuses que celles qui sont venues d’autorité, car elles ne cadrent toujours pas avec les réalités des administrés  ».

Et après avoir émis le vœu de voir les participants faire preuve d’un « sens élevé d’engagement et de responsabilité  » de retour à leurs postes respectifs, M. Compaoré les a invités à développer le réflexe de recourir chaque fois que la nécessité s’impose, au processus du projet d’école dans une approche coopérative et proactive. « Soyez des acteurs qui agissent, et non des fonctionnaires qui fonctionnent », leur a-t-il lancé.

« La formation doit se poursuivre et se consolider par l’action », leur a-t-il aussi conseillé, avant de les inviter à faire en sorte que « le projet d’école soit une réalité dans nos écoles dès la rentrée prochaine  ». Et Manègbemba Zoungrana de rassurer, «  à la fin de cette conférence, c’est une satisfaction totale et l’engagement de chacun à mettre en place dès son retour, un projet d’école de qualité dans son établissement ».

En attendant, les participants ont solennellement pris «  l’engagement de mettre en application, les acquis de la présente conférence ».

Signalons que le député Aminata Wandaogo, institutrice principale aussi, est venue galvaniser ses collègues dans leur noble combat pour une école de qualité au Burkina Faso.

Fulbert Paré

Quelques participants apprécient

Mme Ouédraogo Catherine, directrice de l’école Kossodo B, de la CEB/Ouaga 5.

Avec le thème axé sur le projet d’école pour une école de qualité, nous avons beaucoup appris. Une fois arrivés dans nos écoles, nous allons nous atteler à nous investir dans la mise en œuvre de ce que nous avons appris, afin de pouvoir améliorer les rendements scolaires de nos élèves. Une fois que l’école se porte mieux, les élèves aussi réussissent mieux.
Pour une école de qualité au Burkina, il faut la conjugaison des efforts de plusieurs acteurs, dont l’équipe d’école, les collectivités locales jusqu’au plus haut sommet. L’union des efforts de ces acteurs permettra de réussir cette mission.
Mon engagement personnel en tant que directrice d’école, c’est d’abord de travailler à unir l’équipe école, à m’entendre avec les couches de base, pour qu’avec le projet d’école, chacun puisse jouer pleinement sa partition afin que nous puissions ensemble réussir.

Emile Bonkoungou

Ces trois jours de conférence ont été mis à profit pour réfléchir autour d’un thème fructueux. Le projet d’école qui a surtout été au cœur des débats, nous a permis d’acquérir beaucoup de connaissances et ces connaissances vont vraiment nous permettre, une fois de retour dans nos écoles, de pouvoir mettre en place beaucoup de choses qui concernent ce projet afin que nous puissions mieux gérer nos écoles.

Les résolutions qui ont surtout retenu notre attention, se rapportent entre autres à la disponibilité des mesures d’accompagnement dans ce qu’on nous demande de faire, surtout dans le contenu du projet école ; de sorte que, lorsque nous allons mettre en place un projet, et que nous nous adressons aux partenaires, que ces derniers puissent vraiment nous écouter afin que nous puissions mettre sur pied des projets qui entrent dans le cadre de l’amélioration de la qualité des enseignements et des rendements scolaires.

Parlant de la violence en milieu scolaire, il faut reconnaître que l’enfant a des droits. Il va falloir que nous intégrions cela dans notre quotidien, afin que nous puissions effectivement reconnaître les droits des enfants dans notre pratique-classe.

Inès Goro/ Minoungou, de l’enseignement catholique dans le diocèse de Ouagadougou

Ce projet d’école s’inscrit en droite ligne des projets éducatifs de l’enseignement catholique.
C’est vrai, tout le débat était pratiquement tiré vers les établissements laïcs, mais nous avons aussi tiré notre épingle du jeu, parce que ce qui a été développé nous a permis de voir comment nous pouvons mettre cela en application dans nos écoles catholiques.

Pour une école de qualité au Burkina, je pense qu’il faut surtout raisonner en termes de bonne volonté de la part des acteurs. Il faut que tous les acteurs se sentent concernés, pour avancer ensemble dans la quête d’une école de qualité.

La violence en milieu scolaire, on n’en a parlé. Je pense que la violence est une question d’éducation. Nous devons éduquer nos enfants à l’école ; mais les parents d’élèves aussi doivent nous soutenir dans cette démarche. Avec des modules d’éducation morale et civique, nous pouvons arriver à faire de nos enfants, des citoyens de demain, honnêtes et responsables, pour gérer notre nation. Nous en avons beaucoup parlée, et chacun a pris la résolution de mettre du sien pour arriver à une école sans violence, à une école de qualité pour tous.

Propos recueillis par Fulbert Paré

Lefaso.net

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