L’éducation au Burkina Faso : Un véritable cauchemar !

mercredi 25 septembre 2013 à 20h37min

A moins d’une semaine de la rentrée des classes, les parents d’élèves, les enseignants, les élèves et tout le monde éducatif sont mobilisés à leur manière pour que la reprise soit effective pour tous, malgré les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent.

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C’est le 1er octobre que s’ouvrent officiellement les classes sur toute l’étendue du territoire Burkinabè. Si pour les élèves, cela constitue une période de retrouvailles et de partages de souvenirs des vacances, elle est au contraire pour les parents une période d’insomnies. Ces derniers, en ces temps-ci, courent de gauche à droite pour trouver de quoi payer les frais d’étude de leurs enfants. Pour ce faire, tous les moyens sont bons pour les assurer.

A la recherche de quoi payer les frais scolaires

Pendant que d’un côté les fonctionnaires et autres travailleurs de bureau comptent sur leurs revenus mensuels pour solder ces dépenses, la masse paysanne, les commerçants et autres travailleurs manuels ne comptent que sur les revenus tirés de leurs travaux physiques pour se tirer d’affaires. Pour la majorité du deuxième groupe composé de pauvres et de nécessiteux, ces périodes sont un calvaire en cette période où les frais de scolarité depuis un certain temps ne font que croître.

Les causes…

Depuis les années 1991, notre pays est allé au Fonds monétaire international (FMI). Il a été placé sous Programme d’ajustements structurels (PAS) devenu aujourd’hui SCADD. Sa politique éducative est depuis lors, déterminée et dictée par la Banque mondiale (BM). Cette collaboration exige de faire prendre en charge par les bénéficiaires, les élèves, étudiants et leurs parents une plus grande partie des coûts réels des services qui leur sont offerts.

Cette attitude permet de comprendre aisément pourquoi les tenants du pouvoir tiennent absolument depuis un certain temps et au cours des états généraux qui viennent de se tenir, à procéder aux augmentations de frais d’inscription dans les universités qui doivent passer de 15000f à 50 000f. Même chose dans les établissements secondaires publics dans lesquels les frais grimpent de près de 10 000f dans les années 2000 à plus de 30 000f aujourd’hui. Ces augmentations vont s’opérer dans un contexte de pauvreté où 44 % de la population vit en dessous du seuil national de pauvreté. Cela veut donc dire que les enfants des pauvres n’auront pas accès aux études, puisque ne disposant pas de moyens pour assurer la scolarisation de leurs progénitures.

Autres difficultés que rencontre ce monde

A ces problèmes financiers il faut ajouter la fuite du corps enseignant des établissements publics au profit du privé, plus rentables occasionnant ainsi un manque criard.

Selon l’annuaire statistiques 2011-2012 des Enseignements secondaire et supérieur, le « nombre d’enseignants dans les universités publiques est de 843. Et le ratio étudiant par enseignant du supérieur public est quatre fois plus élevé que la norme de l’UNESCO. Il est de 111 étudiants par enseignant alors que la norme de l’UNESCO est 25 par enseignant. Et c’est l’université de Koudougou qui bat le record avec 372 étudiants par enseignants. Il faut également noter l’abandon des classes par les élèves au profit des sites aurifères suite au boom minier que connait notre pays.

Quelques solutions pour une sortie de crise

Pour résoudre tant soit peu les difficultés que rencontrent les établissements publics au Burkina Faso, des mesures idoines sont en train d’être prises par le gouvernement. Il s’agit entre autres, de la construction d’infrastructures, du recrutement de personnels et d’un renforcement du système de communication entre le gouvernement et le monde éducatif, qu’il soit du public ou du privé. Mais il faut reconnaître que beaucoup reste à faire pour le développement du système éducatif au Burkina Faso.

Adama Manakounou
sieadamo@gmail.com

L’Express du Faso

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Vos commentaires

  • Le 26 septembre 2013 à 09:57
    En réponse à : L’éducation au Burkina Faso : Un véritable cauchemar !

    Tout ca pour ca ? un titre attrayant pour rien. PAS # SCADD. la SCADD n a pas pour pere le PAS. Aussi la desertion des classe au profit des sites ne date pas d’aujourdh’ui. la recherche traditionnelle de l’or( orpaillage) est un vieux probleme. et c’est ce qui occupe les parents pauvres vous avez tantot parlez.. Votre article merite d etre revu vu sa pertinence.

    Répondre à ce message

  • Le 2 mai 2016 à 17:55, par Vital Gaudreault
    En réponse à : L’éducation au Burkina Faso : Un véritable cauchemar !

    Il faudrait peut-être penser à des nouvelles façons de faire...
    L’association Kamalpha a développé un logiciel qui une fois dans un ordinateur permet d’enseigner toutes les matières prévues au programme scolaire du Burkina Faso pour le primaire et le secondaire et cela, sans utiliser d’enseignant. Une solution pour les villages éloignés. Un établissement qui offre tous les services éducatifs gratuits sans utiliser d’enseignant, seulement des ordinateurs.
    www.kamalpha.org
    vitalgaudreault@gmail.com
    Si on veut réellement améliorer l’éducation, il faut penser à de nouvelles solutions...

    Répondre à ce message

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