Accident mortel sur l’axe Ouaga-Bobo : Le trafic bloqué pendant 5h d’horloge

jeudi 12 septembre 2013 à 14h26min

Une fillette a perdu la vie dans un accident de la circulation, sur la nationale n°1, le jeudi 12 septembre 2013. Suite à ce drame, les populations ont manifesté leur mécontentement en barrant la route, pendant cinq heures d’horloge.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Accident mortel sur l’axe Ouaga-Bobo : Le trafic bloqué pendant 5h d’horloge

La route a encore frappé mortellement. En effet, une fillette d’environ 11 ans a été fauchée par un mini car de transport en commun de la société TSR sur la nationale n°1, au niveau de village de Yimdi, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou. Selon les témoignages des riverains, le drame s’est produit entre 9 heures et 10 heures, le jeudi 12 septembre 2013. La défunte, prénommée Amandine, venait d’avoir son entrée en sixième. « Elle vendait des marchandises au bord de la route parce que c’est le temps des vacances afin d’avoir un peu d’argent à la rentrée prochaine. Elle devait aller au collège cette rentrée scolaire  », a expliqué un témoin. Suite à cet accident, les populations ont bloqué la route, de 10 heures à 15 heures passées.
Selon les manifestants, leur colère a monté lorsque la brigade de gendarmerie de la commune rurale de Tanghin-Dassouri a demandé au chauffeur du mini car de rejoindre le poste de gendarmerie, sans avoir fait, auparavant, le constat. « Ce n’est pas normal que les gendarmes disent au chauffeur de partir alors qu’ils n’ont pas fait de constat. Nous avons bloqué la route pour leur demander d’appliquer la loi en matière d’accident. Nous n’avons fait de mal, ni au chauffeur, ni à quelqu’un d’autre et nous n’en avions pas l’intention  », a expliqué un manifestant.

La gendarmerie, quant à elle, a expliqué vouloir éviter le pire en demandant au chauffeur de conduire le véhicule au poste, parce que les gens ont pris l’habitude, ces derniers temps, lorsqu’un accident survient, de brûler l’engin ou de s’en prendre aux conducteurs. Selon le commandant de la compagnie de gendarmerie du Kadiogo, le lieutenant Issa Paré, ses éléments n’avaient pas l’intention d’enfreindre la loi en matière d’accident de la route. « Le déplacement du véhicule ne pouvait pas avoir une incidence sur le déroulement du constat. Des mesures avaient été prises à cet effet. La menace d’incendie était réelle. C’est le comportement des gens qui provoquent les délits de fuite. Il faut qu’ils cessent d’attaquer les chauffeurs lorsqu’un accident survient », a insisté l’homme de sécurité.

Le premier adjoint au maire de Tanghin-Dassouri, Boniface Nana, tout en déplorant les désagréments que ses administrés ont pu causer aux usagers de la nationale n°1 en cette journée, a salué la sagesse qui a animé la jeunesse du village. « Ils n’ont agressé personne. Ils ont simplement exigé que la gendarmerie ramène le car avant de faire le constat. Tout de même, je leur demande de toujours laisser les autorités faire leur travail convenablement, dans de pareilles circonstances. Il ne sert à rien de bloquer la route  », a-t-il lancé.
Finalement, c’est autour de 15 heures 30 minutes que la population a commencé à libérer la route pour permettre au trafic de reprendre.

Steven Ozias KIEMTORE
kizozias@yahoo.fr

Sidwaya

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés