« Agenda de la jeunesse » : Plaidoyer pour un allègement de l’imposition sur les entreprises de jeunes

vendredi 19 juillet 2013 à 22h50min

Le National Democratic institut pour les affaires internationales (NDI), avec l’appui de l’USAID met en œuvre au Burkina un programme dénommé : « opportunités pour un engagement politique pacifique des jeunes ». Ce programme a permis à des jeunes issus de 12 partis politiques et 20 Organisations de la société civile de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Fada N’Gourma d’élaborer un document dénommé « agenda de la jeunesse ».

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
« Agenda de la jeunesse » : Plaidoyer pour un allègement de l’imposition sur les entreprises de jeunes

Cet agenda recense les préoccupations majeures des jeunes burkinabè. Son élaboration fait suite à un colloque national tenu à Ouagadougou du 23 au 24 novembre 2012 sur initiative du NDI. « Agenda de la jeunesse » fait actuellement l’objet de diverses actions de plaidoyer à l’endroit des autorités locales et nationales.

Après plusieurs rencontres de concertations avec différents acteurs, le groupe ayant travaillé sur l’allègement de l’imposition des nouvelles PME/PMI des jeunes par des exonérations fiscales et d’autres mesures adaptées a rendu sa copie. Il a présenté les résultats de leurs recherches ainsi que les recommandations formulées au ministre de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi le 12 juillet 2013 pour présenter. Au sortir de cette audience, ils ont tenu une conférence de presse pour rendre public le rapport de plaidoyer.

Coût de formalités et fiscalité élevés

Ledit rapport propose deux axes d’interventions :
- prise de mesure pour réduire le coût des formalités de création d’entreprise pour les jeunes et alléger la fiscalité des entreprises de jeunes ;
- prise en compte de la fiscalité dans les programmes de formations des jeunes en entreprenariat

Dans l’élaboration de leur document de plaidoyer, Thomas Tiama, coordonnateur de ce groupe, et ses camarades sont partis d’un constat : la population burkinabè est à forte dominance jeune. Environ 51% des jeunes de 15 à 29 ans seraient sans emploi. Pourtant, il ne s’agit pas d’un manque d’instruction. Loin s’en faut. 45% des demandeurs d’emplois ont un niveau de secondaire et 20% un niveau supérieur.

L’entreprenariat comme alternative

La fonction publique ne pouvant employer tous les jeunes diplômés, l’auto-emploi se présente alors comme l’alternative. Mais, là encore, des obstacles sont légion aussi bien dans le processus de création d’entreprise que dans la gestion même des entreprises créées par les jeunes.

« Il est plus que jamais impérieux de prendre des mesures pour encourager davantage l’entreprenariat des jeunes en leur accordant des facilités pour la création et dans le fonctionnement des entreprises surtout dans les premières années », plaide Thomas Tiama. Ce plaidoyer vise, en clair à obtenir des autorités politiques et administratives « un allègement de l’imposition au profit des jeunes de 18 à 30 ans qui créent ou souhaiteraient créer des micro-entreprises ou PME/PMI ».

Ainsi, ce groupe de jeunes demandent des mesures incitatives. A travers un certain nombre de recommandations aux ministères concernés ainsi qu’à l’Assemblée nationale.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Les recommandations

A l’endroit du ministère de l’économie et des finances

- qu’il ait une exonération de trois ans de l’impôt sur le revenu pour les PME/PMI des jeunes de 18 à 30 ans nouvellement créées
- qu’il ait une exonération de trois ans de la TPA pour les PME/PMI des jeunes de 18 à 30 ans nouvellement créées
- que le contrat de bail à usage commercial où le PUH soit des documents exemptés de la liste des pièces requises pour les jeunes de 18 à 30 ans souhaitant créer leur entreprise
- que le coût du RCCM pour les nouvelles PME/PMI des jeunes de 18 à 30 ans soit réduit à 15 000f CFA
- que le coût de la prestation du CEFORE pour les nouvelles PME/PMI des jeunes soit réduit à 5 000f CFA
- que les jeunes aient gratuitement accès aux revues des marchés publics
- que la TVA soit exonérée de trois ans pour les entreprises des jeunes et dès qu’elle prend effet, qu’elle soit reversée le mois suivant le mois auquel elle a été versée

A l’endroit du ministère de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi

- que les programmes visant à faciliter l’entreprenariat des jeunes à travers la formation intègrent des formations sur la fiscalité
- que les jeunes soient formés sur la gestion comptable de leur entreprise

A l’endroit de l’Assemblée nationale

- qu’elle adopte une loi (ou le projet de loi qui lui sera soumis à cet effet par le gouvernement) qui prend en compte les doléances de ce présent plaidoyer.

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 20 juillet 2013 à 07:45, par Télécritiqueur
    En réponse à : « Agenda de la jeunesse » : Plaidoyer pour un allègement de l’imposition sur les entreprises de jeunes

    Bonjour

    Je suis un jeune , mais je n’adhère pas totalement à l’idée de ce plaidoyer qui veut des avantages sur tous les aspects du Commerce et du monde des Affaires. Les avantages ne saurait dépasser 1an et je propose qu’on les fasse sur les aspects qui ne relèvent pas d’une loi. En plus cela va contribuer à fausser le jeu de concurrence des entreprises. imaginer que les vieux aussi demandent des avantages en argumentant que c’est eux qui s’occupent des familles et ont plus de charges que les jeunes( ce qui est vrai).
    Par exemple quand les jeunes demande qu’on démunies les pièces nécessaires pour faire un contrat de bail, je pense que c’est aberrant et c’est un début d’incivisme. En plus il faut retenir qu’un jeune doit prendre du temps pour accumuler des connaissances et vivre des expériences avant de penser à la création d’une société. Ce qui se savent capables de venir sur le marché du business n’ont qu’a tout simplement se préparer. Ce plaidoyer est à parfaire. Merci pour l’initiative que je salue au passage.

    Répondre à ce message

  • Le 20 juillet 2013 à 09:48
    En réponse à : « Agenda de la jeunesse » : Plaidoyer pour un allègement de l’imposition sur les entreprises de jeunes

    Mes amis, ça me semble trop vos doléances : "que la TVA soit exonérée de trois ans pour les entreprises des jeunes et dès qu’elle prend effet, qu’elle soit reversée le mois suivant le mois auquel elle a été versée". Demandons ce que nous pouvons obtenir.

    Répondre à ce message

  • Le 20 juillet 2013 à 12:07, par sidzabda
    En réponse à : « Agenda de la jeunesse » : Plaidoyer pour un allègement de l’imposition sur les entreprises de jeunes

    Ne soyez pas trop borne en limitant l’age à 30. Il faut aller jusqu’à 40ans pour permettre aux jeunes qui sont à leur première expérience de pouvoir entreprendre.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés