Examens du secondaire : Carton rouge aux porteurs de perles

mercredi 10 juillet 2013 à 22h47min

Chaque année, au Burkina, à l’approche des examens du primaire et du secondaire, les chasseurs de perles so nt toujours au rendez-vous. Cette année encore, ils étaient de la partie. Et tout porte à croire que la moisson a été bonne et le bêtisier bien garni. Même si au-delà de ce que les élèves ont produit dans toute leur imagination, il y a lieu de s’interroger sur ce qu’il faut attendre ou ne pas trop attendre d’eux.

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Examens du secondaire :                                      Carton rouge aux porteurs de perles

Les perles (du CEPE, du BEPC ou du BAC) ne sont pas une spécificité burkinabè, convenons-en. Une certaine pratique tend ainsi à les associer de plus en plus aux « à-côtés » des examens du secondaire et parfois du supérieur. A tel point que certains attendent impatiemment ce moment. Sans doute pour décompresser.

Il est vrai que chaque année les candidats à la conquête du bonnet d’âne sont toujours aussi nombreux à se bousculer au portillon. Et qu’ils rivalisent d’ingéniosité, dans le mauvais sens du terme bien entendu. Avec parfois des réponses assez déroutantes aux questions qui sont posées par les enseignants.

A tel point que l’on se demande parfois si c’est le candidat qui traite le sujet ou si au contraire c’est le sujet qui le traine par le bout du stylo.

Phénomène marginal ou réelle problématique

A l’analyse il y a deux camps qui semblent se dégager. D’un côté il y a le camp de ceux qui estiment qu’il s’agit d’un épiphénomène, marginal par sa portée et sans conséquence notable sur la majorité des acteurs du système éducatif. Pour ceux-là, il faut bien admettre que les perles existent, comme une exception viendrait confirmer une règle.

De l’autre, il y a le camp de ceux qui pensent (et j’en fait partie) qu’il y a lieu de s’interroger sérieusement sur le contenu de ces perles qui traduisent de façon récurrente, un manque de culture générale, pour ne pas dire une baisse de niveau.

On peut ne pas être doué en classe pour telle ou telle discipline. Cela est compréhensible. Par contre que l’on soit totalement ignorant sur des questions relatives à l’histoire de son propre pays, voilà qui mérite un double carton rouge !

Juvénal somé

Lefaso.net

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