Vision Express sur… : La famille pour l’économie ou l’économie pour la famille ?

lundi 8 juillet 2013 à 10h23min

« Papa et maman sont encore partis. Ils ont demandé à la femme de ménage de bien veuiller sur moi. Malgré tout, je me sens seul ». Ainsi racontait un jeune garçon à la présidente d’une association de promotion des droits humains et de la promotion de la femme. L’air véritablement malheureux, le « petit jeune-homme », en se confiant ainsi à la bonne dame espérait trouver une solution au problème de famille qu’il traversait. Ses parents ne sont jamais présents à ses côtés.

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Lui, qui, à son âge, a besoin de l’affection de ses géniteurs doit se contenter malheureusement d’une « bonne » de maison, qui ne sait rien de lui, ainsi que d’autres bonnes volontés, à l’image de la présidente de cette association. L’on se demanderait, au regard de la recherche vaille que vaille du bien-être social, si la famille est primordiale pour certains parents au Burkina Faso. Lieu de référence, d’identité, de formation de l’homme de demain… toute personne, comme le stipule la déclaration universelle des droits de l’Homme, a droit à une vie en famille. Pour ainsi dire que la famille est fondamentale pour un enfant. Et même pour les parents. Qu’il soit légal, coutumier ou même sans soubassement… un couple, lorsque les deux parents décident de « regarder dans la même direction », se doit de définir certaines priorités. Telle la consolidation de la famille par tous les moyens.

Le constat est cependant amer sous nos cieux. En effet, en plus des enfants hors mariage qui se voient souvent élevés par la grande famille (généralement la grande mère) ou au mieux, par l’un des deux parents, bien d’autres enfants, pourtant nés dans des unions légales ne sont élevés par leurs parents. Des parents qui sont toujours partis à la recherche du matériel. Sans doute pour assurer à ces enfants un meilleur avenir, un bon confort, pour les inscrire dans des meilleures écoles, ou pour leur offrir les dernières high-techs… Mais, cela suffit-il pour leur bonheur ? Evidemment non ! Si bien que l’on se pose la question de savoir s’il s’agit de la famille pour l’économie ou de l’économie pour la famille ? Des parents ont-ils mis la recherche du gain au-dessus de leur propre famille ? De toute évidence, c’est tout comme. En effet, de la « famille élargie » en passant par « celle nucléaire » ou encore « recomposée », des parents de nos jours foulent aux pieds la vie en famille.

Entre deux avions, deux cars… ou toujours au bureau toute la journée, certains parents n’ont plus la notion de la famille, qui somme toute, est l’institution d’où sont enseignées les valeurs sociétales. La famille, faut-il le rappeler, est très importante dans les sociétés africaines. Socle de tout développement, aucune économie soit-elle importante, ne doit évincer la notion de famille. Les enfants qui, comme dirait l’autre, « n’ont pas demandé à venir au monde » ; ils ne doivent donc pas être privés d’amour parental pour quelle que raison que ce soit. Accordez, ne serait-ce qu’un petit moment à ses bambinos, ne pourra que renforcer les liens familiaux. C’est aussi en cela que l’amour régnera…et que la société sera plus épanouie.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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