Conseil supérieur de la magistrature du Burkina : La session 2013 s’ouvre dans un contexte de crise de la Justice

lundi 8 juillet 2013 à 21h29min

Ouverts ce lundi 8 juillet 2013 à Ouagadougou sous la présidence du Chef de l’Etat, les travaux de la session 2013 du conseil supérieur de la magistrature ont un menu bien chargé : Parmi les questions abordées, il y a la relecture du statut de la magistrature et la loi sur le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette dernière « est à un stade avancé », selon le ministre de la Justice, Dramane Yaméogo.

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Conseil supérieur de la magistrature du Burkina : La session 2013 s’ouvre dans un contexte de crise de la Justice

C’est une session du CSM qui s’ouvre à un moment de grandes turbulences au sein de la famille judiciaire du Burkina. Avec notamment cette affaire de 23 kg d’or, qui n’a toujours pas finie d’être commentée dans les lieux publics.

Tant elle aura défrayé la chronique et poussé les syndicats de magistrats à réclamer la démission de leur ministre de tutelle, par ailleurs 1er vice-président du CSM. Autant dire que le pouvoir judiciaire burkinabè est dans le doute.

La réunion ouverte ce matin, et placée sous la présidence du Chef de l’Etat, Blaise Compaoré, Président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), examine donc un projet de mouvement de magistrats, d’intégration et de nomination d’un nouveau magistrat ainsi que des questions diverses selon les services de la communication de la Présidence du Faso.

Dans son discours Dramane YAMEOGO, le ministre de la justice et garde des sceaux, a fait remarquer que le personnel de la magistrature a connu, ces derniers mois, « une certaine mobilité… » ; des magistrats ayant été appelés à d’autres fonctions.

Selon Dramane Yaméogo, le CSM procèdera ainsi à un mouvement de magistrats « afin de redonner aux juridictions et directions concernées par la mobilité leur composition normale », et fera des propositions sur les nominations et les affectations de magistrats à d’autres fonctions dans différentes structures administratives.

Le Garde des Sceaux a par ailleurs exhorté « l’ensemble des membres du CSM à mener les échanges dans un esprit de responsabilité avec une attention soutenue, afin de faire des choix éclairés de magistrats appelés à occuper les différentes fonctions tant juridictionnelles qu’administratives ».

Le ministre Yaméogo a enfin eu une pensée pour les magistrats disparus, avant de souligner que les textes sur la magistrature et le CSM, en relecture, « seront soumis très prochainement à l’examen du CSM ».

Juvénal SOME

Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso

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