Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

dimanche 7 juillet 2013 à 14h27min

Ironie de l’histoire : c’est le dimanche 28 juillet 2013 que les conseillers municipaux burkinabè sont appelés à élire les 39 sénateurs représentant les collectivités territoriales. Le jour où les Maliens devraient élire leur président de la République. Le Burkina Faso n’est pas le Mali mais l’implication de Blaise Compaoré dans la résolution de la crise a occulté, au cours des années 2012-2013, l’activité politique du « Pays des hommes intègres ».

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

Rappelons que Blaise a été réélu, sans surprise et sans enjeu, à la présidence du Faso en novembre 2010 alors que les Burkinabè et l’Afrique de l’Ouest n’avaient d’yeux que pour la présidentielle ivoirienne.

Tandis que le grand voisin sombrait dans la « guerre » entre leaders politiques, guerre dont la population ivoirienne fera les frais, le Burkina Faso était confronté à une crise majeure : les régiments, y compris la garde présidentielle, se sont mutinés. Vols, viols, meurtres… On pouvait craindre le pire. Mais le pays a trouvé en son sein l’énergie et les voies et moyens d’enrayer la crise politique annoncée.

Tertius Zongo fera les frais de ce drame ; Luc Adolphe Tiao prendra sa suite à la primature. Comme après l’autre « affaire Zongo » (le meurtre du journaliste Norbert Zongo), où un « Collège des sages » avait été institué, les mutineries de 2011 vont appeler des « réformes politiques ». C’est Bongnessan Arsène Yé qui, avec le titre de ministre d’Etat, va en être chargé.

Le mercredi 7 décembre 2011, 1.510 citoyens burkinabè se réuniront dans l’enceinte du Palais des sports de Ouaga 2000, pour examiner et adopter, « en toute souveraineté », les propositions du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP). Le CCRP, qui rassemblait des représentants des partis de l’opposition et de la majorité, des religieux, des coutumiers ainsi que des membres de la « société civile », s’était réuni du 23 juin au 14 juillet 2011 avec pour tâche de « créer de nouveaux cadres d’expression et de liberté », « d’améliorer la gouvernance dans le sens d’un rééquilibrage des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire », enfin « d’améliorer la gouvernance électorale ».

Devant les délégués des « Assises politiques », le nouveau premier ministre, Tiao, se dira : « convaincu que la démocratie est une construction permanente et sujette à des réajustements continus, les présentes Assises nationales doivent demeurer, en toutes circonstances, l’instance d’approbation des propositions faites par le CCRP et enrichies par toutes les régions du Burkina ». Il ajoutait alors : « Soyez rassurés, les recommandations qui sortiront de cette démarche globale seront immédiatement mises en œuvre pour ce qui est consensuel et les voies indiquées pour approfondir les éléments non consensuels seront également empruntées sans tergiversations. C’est à ce prix que la paix est possible, que la paix sera à notre portée ; elle qui assure incontestablement les conditions favorables à l’approfondissement de la démocratie ». Les « Assises nationales » s’achèveront le vendredi 9 décembre 2011.

Quelques semaines plus tard, le 25 janvier 2012, le conseil des ministres va créer un comité de suivi et d’évaluation de 30 membres qui fonctionnera sous la supervision de Yé. Le 2 décembre 2012, un an après les « Assises nationales », le Burkina Faso va réaliser un exercice en vraie grandeur : les « élections couplées », députés et conseillers municipaux

L’année 2012 est aussi celle où le Mali s’effondre : le MNLA déclare la « guerre » à Bamako ; ATT est renversé par une junte militaire ; les « islamistes radicaux » parviennent à conquérir le Nord-Mali. Le Burkina Faso se retrouve impliqué dans la résolution de cette crise malo-malienne.

Ouaga pouvait penser que les « réformes politiques » étaient sur les rails et que le train gouvernemental pouvait avancer comme il l’entendait. Sauf que Zéphirin Diabré s’est mis en travers de la voie. De façon inattendue. J’ai toujours pensé qu’il était plus « technocratique » que « politique » (cf. LDD Burkina Faso 0357/Mercredi 24 avril 2013). Mais il a accédé, le 9 avril 2013, au job de chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) à la suite des élections couplées du 2 décembre 2012.

« Zeph » vient du sérail : député de l’ODP/MT (alors parti présidentiel) ; ministre du Commerce, de l’Industrie et des Mines, puis de l’Economie, des Finances et du Plan ; président du Conseil économique et social (CES) ; conseiller économique de Blaise Compaoré ; directeur de sa campagne dans la province du Centre-Sud, avant de se consacrer à une carrière internationale (PNUD) puis multinationale (AREVA).

Diabré émerge sur le devant de la scène politique burkinabè à un moment clé. Il reste à peine plus de deux ans avant la prochaine échéance présidentielle, le débat est vif sur la question de la mise en place d’un Sénat (un faux débat, d’ailleurs, puisque ce projet est inscrit dans la Constitution) et du fameux article 37 (là encore un faux débat puisque son abrogation n’est pas, jusqu’à présent, à l’ordre du jour) et Diabré a en mémoire la victoire de Macky Sall au Sénégal, à la tête d’une coalition « anti-Wade » hétérogène, une victoire dont il voudrait faire un modèle de conquête du pouvoir.

Sénat + 37 = 29.6.13. La « marche » du samedi 29 juin dernier (cf. LDD Burkina Faso 0369/Lundi 1er juillet 2013), qui a tourné court (il s’agissait, semble-t-il, de remettre une lettre au premier ministre ; et sa finalité politique est loin d’être évidente), a été un succès populaire incontestable. Qui traduit les préoccupations des populations urbaines, notamment celles de Ouagadougou ; mais n’exprime pas que l’opposition soit nécessairement perçue comme étant capable de répondre à ces préoccupations.

Quoi qu’il en soit, si Ouaga 2000 et le gouvernement sont sereins, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti présidentiel, n’entend pas laisser la rue à l’opposition. Le mercredi 3 juillet 2013, il a convoqué une « marche-meeting » dans la capitale pour le samedi 6 juillet. Marche contre marche. Pour « la paix sociale, la consolidation de la démocratie et le développement ».

Assimi Kouanda, Secrétaire exécutif national (SEN) du CDP – par ailleurs directeur de cabinet du président du Faso avec le titre de ministre d’Etat – a évoqué la nécessité, à cette occasion, d’apporter une « information juste, une information non tronquée, une information non maquillée, une information saine ». Il n’est pas certain que cette façon de se déterminer par rapport à l’opposition (quid, d’ailleurs, des partis d’opposition qui n’ont pas appelé à « marcher » le 29 juin ?) soit politiquement payante. C’est laisser penser que le débat ouvert par le CFOP-BF est légitime, or il ne l’est pas : le Sénat est constitutionnel, même s’il peut paraître inutile, et l’article 37 est, jusqu’à présent, un fantasme de l’opposition et de la population.

Ce qui est légitime, c’est la perception par la population burkinabè que la situation sociale du pays se dégrade alors que, globalement, elle s’améliore pour la classe politique au pouvoir et ses alliés. D’où cette fameuse « rupture du lien social » (cf. LDD Spécial Week-End 0564/Samedi 22-dimanche 23 novembre 2012) qui est l’expression d’un monde où « le cynisme et l’arrogance règnent » tandis que « le social se retrouve seul face à l’économique ».

Il est peu probable que la manifestation du 6 juillet 2013 permettra de retisser ce lien social. « Nous sommes des sociaux-démocrates, me disait Yé l’an dernier, le 27 avril 2012, alors qu’il était de passage à Paris. La juste répartition des richesses entre tous les citoyens est une de nos priorités idéologiques ». Il faisait bien de le souligner car il n’est pas évident que le parti présidentiel soit ainsi perçu aujourd’hui. Même si on ne peut nier le fait que le Burkina Faso a échappé (exception faite des mutineries de 2011), au cours du quart de siècle passé, aux drames qui ont marqué l’histoire de beaucoup des pays voisins, qu’il s’agisse de la Côte d’Ivoire et du Mali (guerres civiles), de la Guinée et du Niger (coups d’Etat militaires et crises de succession), du Togo (crise politique)… Et que la corruption est ici moins flamboyante qu’elle ne l’est au Sénégal et, surtout, au Bénin. Normal, le Burkina Faso ne se positionne-t-il pas comme « le pays des hommes intègres ».

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 6 juillet 2013 à 07:09, par Non au Sénat
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Mr. Bejot, est-il approprié d’appliquer quelque chose inscrite dans la constitution, si celle-ci est catégoriquement rejetée par la majorité de la population ? Est-ce que vous pensez un peu à ce peuple qui croupit sous la misère ?
    En parlant de la corruption, je pense que vous êtes plus corrompus que n’importe qui au Burkina pour dire que "Et que la corruption est ici moins flamboyante qu’elle ne l’est au Sénégal et, surtout, au Bénin. Normal, le Burkina Faso ne se positionne-t-il pas comme « le pays des hommes intègres »."
    Lisez le journal evenement.bf, et renseignez-vous sur le problème qu’il y a à la CSM. Vous comprendrez mieux ce qui se passe au Faso en terme de corruption. Je vous rappelle que les recommendations du Collège des sages étaient plus consensuelles que le CCRP. Je vous rappelle également que la TDC était inscrite dans la constitution. L’a t-on appliquée ? Vous êtes plus corrompu que le CDP. NON AU SÉNAT.

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 07:14, par O.S
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    BEL ARTICLE IMPARTIAL...ET qui indique malgre tout que le peuple est fatigue & a soif du changement. THAT IS TRUE !

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 07:22, par ka
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Mr. Bejot, même si c’est pour aller en enfer, le peuple burkinabé continuera la course jusqu’à ce que le pouvoir corrompu laisse la place à des personnes capable de faire avancer le Burkina pour l’avenir de la nouvelle génération. J’encourage l’opposition de continuer à troubler le présidente et son équipe corrompu, car les tra là là du sénat n’a qu’un seul but, réviser l’article 37 pour que Mr. Blaise Compaoré puisse se représenter en 2015. Les barons du CDP savent qu’ils ont commis une erreur en acceptant et en tremblant les conditions de collège des sages a cause du drame de Sapouy. Il est claire qu’ a la révision de l’article 37 en 1997 conforme à l’alinéa 164 alinéa 3 de la constitution, l’alternance politique est obligatoire, surtout un président qui a eu ses 2 mandat doit se retirer, se reposer 5 ans, et peut-être revenir plus tard pour se représenter. Les sages et les magistrats étaient juridiquement catégorique : c’est-à-dire respecter les règles du jeu démocratique et accepter le principe de l’alternance politique tant au niveau des institutions que des partis politique. J’encourage l’opposition de continuer à serrer l’étau pour empêcher le président et son équipe de manipuler par la pression pour violer nos constitutions. La limitation du mandat présidentiel est inviolable rendu obligatoirement par la constitution de 1991 et sceller par le collège des sages et les magistrats, et les pr. Loada ou Ibriga peuvent le confirmer s’ils sont de bonne foi. Mr. Le président la ruse ne marche plus avec un peuple affamé et tromper. La corruption ouverte a fait des dégâts, laissez l’alternance recoller les morceaux.

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 07:42, par Levissionnaire
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Pour montrer le dégré d’amateurisme des responsables de la direction du CDP et du mépris qu’ils ont pour leurs cadres , les députés ont été invités à participer à la marche le vendredi dans l’après midi. La panique est à son paroxisme au niveau du SEN de ce parti.

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 09:41, par Neblaneda
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Décidemment, M. Bejot a du mal à cacher son parti pris et son mépris pour certaines parties du monde. Il ne s’agit pas d’un débat sur l’article 37 et sur le sénat, il s’agit de dénoncer les velléités de révision de l’un et de rejeter l’autre pour ce que nous savons au Burkina.
    Lorsque l’opposition ne fait pas preuve d’anticipation on le lui reproche et lorsqu’elle le fait vous lui reprochez de combattre des fantômes.
    Vous pouvez vous démarquer des luttes actuelles de certains peuples, vous ne pouvez pas affirmer qu’elles sont sans fondement.

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 10:48, par la paix
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    wend songdo, sinon ya ko-kaydem...

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 13:07, par TOGUESSIDA
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    merci pour votre analyse de l’actualité politique de notre pays. il est effectivement très intéressant de se demander où vont les marcheurs et notamment ceux du congrès pour la démocratie et du progrès(CDP). de quoi ont ils peur ces CDPistes ? si des gens disposant du pouvoir d’Etat, de l’ appareil de répression (police, gendarmerie) ; d’une majorité à L’Assemblée Nationale(70 députés) sont dans la rue, il devient très inquiétant pour notre cher pays et pour notre démocratie toujours en construction. la question que l’on peut se poser est simple ; tout cela durera combien de temps ?
    au delà du CDP, c’est le Président Blaise COMPAORE (Assimi KOANDA, ministre d’Etat , Directeur de cabinet de Blaise COMPAORE, François COMPAORE, conseiller spécial de son frère de Président...) qui est entrain de marcher. ce comportement est digne d’un régime aux abois, d’un régime qui se cherche sans se trouver ; annonciateur d’une fin de règne à la" Laurent GBAGBO"
    ce qui me conforte dans ma pensée que notre pays est plus que jamais à la croisée des chemins. ceux qui nous dirigent ne savent plus où ils vont. cependant ils doivent avoir le courage politique de se retirer, et faire la place à d’autres Burkinabés porteurs d’idées nouvelles, qui vont servir dignement le FASO.

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 16:28, par anti sénat
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    "Ce qui est légitime, c’est la perception par la
    population burkinabè que la situation sociale du
    pays se dégrade alors que, globalement, elle
    s’améliore pour la classe politique au pouvoir et
    ses alliés. D’où cette fameuse « rupture du lien
    social » (cf. LDD Spécial Week-End 0564/Samedi
    22-dimanche 23 novembre 2012) qui est
    l’expression d’un monde où « le cynisme et
    l’arrogance règnent » tandis que « le social se
    retrouve seul face à l’économique »." rien que ça je suis content .

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2013 à 16:57, par PRESERVONSLAPAIX
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    "la paix sociale" est la plus importante image que notre pays a depuis des années. Et même à l’international cela est incontestable, non pas par des médias, mais , j’ose dire, par ma propre expérience (car les étrangers n’ont jamais cesser de me poser cette question : "Comment se fait-il que dans ton pays, il y a plusieurs ethnies mais il n’y a jamais eu de gros affrontements entre elles ?. Et d’autres m’interrogent : "quel est votre secret de préservation de la paix ?"
    comme réponse, je leur dis que cela est dû à la volonté de la population d’édifier ensemble un avenir radieux au profit des générations futures, et sous un autre angle, le système politique qui prend en compte toutes les couches sociales dans lequel se mêlent les cultures occidentale et locale...
    ....Franchement je sens une grande déception aujourd’hui car je laisse couler parfois des larmes lorsque je pense à l’avenir de notre très chère patrie qui veut partir en flamme......A l’instant même je n’ai sais plus quoi dire mais, chers compatriotes, faisons de notre mieux pour ne pas ternir l’image du pays....MERCI

    Répondre à ce message

    • Le 8 juillet 2013 à 15:10
      En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

      Oui, au nom de cette "paix", la grande masse Burkinabè s’est toujours tue devant les faits et gestes de mal gouvernance du pouvoir en place. ça ne peux pas continuer ainsi. Et pour plus de paix, je crois qu’il faut bien que le parti au pouvoir sache écouter les cris de coeur qui s’élèvent maintenant plutôt que d’organiser des marches pour contrecarrer la marche de ceux qui veulent simplement leur signifier qu’ils ne sont plus d’accord avec leur système, leur façon de gérer les affaires du pays. Est-ce vraiment la "paix" dans un pays comme le Burkina où on sait que le peuple croupit dans la misère pendant que ceux qui le gouvernance sont dans l’oppulance, l’arrogance..?

      Répondre à ce message

  • Le 8 juillet 2013 à 11:53
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Pour moi le régime actuel a atteint ses limites, objectivement. Je n’ai jamais été ni ODP ni CDP mais je pense que pour le moment nous parions sur un mauvais cheval ; Zephirin DIADRE a trop servi ce régime pour être encore honnête. J’ai pas confiance à ce Monsieur ; je conseille beaucoup de prudence et de vigilance aux gens. Ce type là va vous tromper.

    Répondre à ce message

  • Le 8 juillet 2013 à 12:22, par Kha
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Moi je pense que c’est une très bonne chose que d’aimer son pays mais il faut faire attention au triomphalisme aveugle. Des pays comme le Sénégal et la Cote d’Ivoire sont entrain de faire des pas de géants. Pour le Burkina il faudra tout faire pour surmonter l’incertitude du post-Blaise. Il faut tout faire pour négocier un départ sans problème de Blaise (biensur le moment venu, parce qu’on le veuille ou pas ça va venir, qui sait quand).

    Répondre à ce message

  • Le 11 juillet 2013 à 15:40, par MADOUCE
    En réponse à : Au Burkina Faso, tout le monde « marche ». Pour aller où ?

    Monsieur , le premier ministre nous avons été enlevés de nos postes dans la fièvre de vos début de pouvoir , et jusqu’au nous sommes sans poste , d’autre sont députes à l’assemblée nationale . mais nous posons le problème pourquoi de poids deux mesures , ou si les moins puissants vous avez sauté. dans les cas toute chose à une fin

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2016 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés