Cinéma : « Je veux ta femme », un amour malaisé …

vendredi 7 juin 2013

Le paysage cinématographique burkinabè s’est enrichi avec la sortie en salle du film baptisé : « Je veux ta femme » du réalisateur Ibrahim Olokunga. Avec sa 3e œuvre, après « Le Royaume de Zabota » et « 15 avril », le réalisateur relate la vie d’un homme obligé de donner son épouse afin d’obtenir du travail.

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Cinéma : « Je veux ta femme », un amour malaisé …

« Je veux ta femme » cette phrase n’est pas seulement le titre du dernier film de la structure Africamov. Ce titre récapitule en réalité la question principale du dernier film d’Ibrahim Olukunga.

En effet, Edy est au chômage, il arrive difficilement à joindre les deux bouts. Chaque fois qu’il se retrouve en face d’un bienfaiteur, celui-ci propose à Edy d’une manière ou d’une autre un échange qui se résume à cette phrase : « Je veux ta femme ». C’est donc l’histoire d’un homme doublement confronté à un besoin économique et à un devoir moral.

Tout au long des 102 minutes de scènes, le film met Edy et son épouse Fanta au centre de plusieurs incidents imprévus. Au cours desquels, Edy et Fanta sont victimes d’humiliation, de violence et d’harcèlement sexuel. Les spectateurs s’aperçoivent qu’Edy ne sait plus à quel saint se vouer. Il devient par moment triste. Faut-il livrer sa femme contre de l’argent ? Cette question angoisse Edy. Mais le réalisateur arrive à réconforter l’émotion du spectacle.

L’artiste Greg intervient avec les mélodies de sa voix et sa guitare afin de rompre la situation de désespoir qui se présente à l’écran. Sur l’ensemble du déroulement du film, les spectateurs retiennent que cette démarche artistique renforce la beauté du film.

Le film n’a pas uniquement une coloration musicale bien que la musique de Greg permet la sortie et l’entrée en scène progressive des acteurs comiques que sont Ladji, Adams et Da Costa.

En alliant la note musicale au ton comique, la structure Africamov intégre la star system dans ce dernier film avec la vedette Greg. Toutefois, il convient de donner de la précision à la direction des acteurs pour évoluer vers un véritable septième Art. Néanmoins, il faut signaler qu’avec l’environnement difficile à la production cinématographique, Ibrahim Olukunga signe, avec ce long métrage son troisième chef d’œuvre.

Victor Kabré

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Messages

  • Film assez violent, mais la réalité sociale actuelle l’est d’avantage.

  • "Il faut signaler qu’avec l’environnement difficile à la production cinématographique, Ibrahim Olukunga signe, avec ce long métrage son troisième chef d’œuvre." Chef d’œuvre ? le mot est bien grand. On comprend aisément que soit vous ne vous y connaissez pas en techniques cinématographiques, que soit vous faites de la complaisance en tombant dans le pathos du misérabilisme africain qui veut que tout ce qu’il fait, le plus médiocre soit-il soit forcément apprécié, ou que soit enfin vous êtes trop bon pour appeler un chat un chat et dire tout simplement que ceci est un très bon film de série B ou Z mais assurément pas un chef d’œuvre. Rien qu’a lire le pitch, les connaisseur et vrai cinéphiles savent que c’est une pale copie du classique américain Proposition Indécente. Mais bon, on est en Afrique, au Burkina, et on applaudit tout ce qui est fait sans critiques acerbes ni remise en cause véritable et tout le monde va bourrer les salles obscures pour s’esclaffer des effets spéciaux ridicules qui nous seront servis a la sauce Somzita, Dossiers Brulants, Aux Royaumes Des Infidèles et autres navets qui intoxiquent notre culture cinématographique...

    • Waouh quelle analyse ! l’une des plus belles qui m’ait été donné de voir sur ce site . Et dans un style franc et tellement vrai. Chaque jour je dis du mal du cinéma ivoirien de ces dernieres années , qui veut adopter un certain modele ultra occidental(contrairement aux grands films populaires des années 90 comme "Rue Princesse"), nous on est en train de faire aussi cette erreur de plagiat. Soyons nous meme, soyons créatifs, disons la vérité quand c’est pas bon ; on s’en balle de l’égo de tout un chacun, seule la vérité nous fera progresser ; peace and love

    • Merci Rico. Hé oui... Cet age d’or la du cinéma africain résonne au lointain. Rue Princesse, Silmandé Le Tourbillon, Sya Le Rêve Du Python et j’en passe, voila ce que je qualifierais de chef d’œuvre. Maintenant, les scenarii sont pondu en quelques minutes et tiennent sur une seule page, les acteurs sont des jeunes sans formations qui sont recrutés par biais de népotisme, les réalisateurs sont des férus du numérique qui montent les films comme ont monte un clip vidéo, et les téléspectateurs sont des acculturés qui se contentent du strict minimum. Quant a la critique, elle ferme sagement sa bouche car de toutes les façons, personne ne l’écoute sauf pour la traiter d’aigri, d’anti-africain, d’occidentalisé...

    • Monsieur "Je serai pendu car ma langue l’est deja" vous etes un critique et chacun a pu reconnaitre votre plume dans cette critique de .... la critique.
      observant à distance les choses, votre comportement n’est que du denigrement... jalousie peutetre malsaine. la critique na jamais fait l’unanimite me semble til

  • j’espère que ce n’est pas un plagia du film américain "proposition indécente", comme les Tahirou Sawadogo qui ne peuvent rien créer de bon si ce n’est plagier les films des autres

  • Avant toute chose, je voudrais saluer les efforts immensément déployés dans la œuvres cinématographiques pour encourager nos artistes dans leur création. Pour autant, je ne voudrais pas être un oiseau de mauvais augure, malheureusement la critique ne semble pas être la chose la mieux partagée pour tous. Ces précautions prises, je me permets de dire que "Je veux ta femme" peut être considéré comme un plagiat de "Proposition indécente" avant R. Redfort et D. Moore comme acteurs principaux. Le scénario est pratiquement le même, à moins que l’on ne me dise qu’il s’agit d’un scénario à la sauce africaine. Je crois qu’il faut qu’on arrête ces africanités pour rester dans l’originalité et l’authenticité. Je veux bien que l’on crée, mais en restant nous même sans user maladroitement de l’idée de quelqu’un d’autre. Accepter toutes mes excuses si ma langue (mon écrit je veux dire) est allée plus loin que ma pensée.

  • et voici enfin notre futur étalon du Yennenga au Fespaco 2015. vous appelez ca un film..
    A ce rythme, il faut attendre Fespaco 5875 pour espérer être à Cannes, pardon pour remporter l´étalon du Yennenga..
    Courage mon cher réalisateur, la route est encore longue..
    Tenga..

  • Le journaliste doit éviter de tomber si bas.Ce n’est pas parcequ’une belle histoire défile sous tes yeux que cela fait du film un chef d’oeuvre.Heureusement pour le cinéaste car son film qui n’est autre qu’une copie (plagiat) du film américain (Proposition Indécente) restera dans les minables salles obscures de nos quartier pour épater qui ?J’ai envie de rire.Mais bof...

  • les films burkinabé ont de moins en moins de quoi nous faire partir en salle de ciné. je me souviens du jour où j’ai été suivre le film "entre le coeur et la raison" ça a été une perte de temps et de sous. et ce que je regrette c’est que nos réalisateurs non conscients de faire des productions sans histoire de fond de surcroit avec des acteurs qui récitent leurs textes, ils sont les premiers à se plaindre du fait que le public ne remplissent pas les salles. Mais franchement est on tenu de dépenser sont argent pour des cinéastes et acteurs de troisième rang pendant qu’il ya d’autres loisirs ? cultivons l’excellence et l’amour du travail bien fait !

  • J’ai suivi le film samedi. C’est un parfait plagiat du film américain "propostion indécente". Il faut plus de créativité. Cessez les singéries et faites des vrais films africains. J’ai comme l’impression que ces réalisateurs sont en manque d’inspiration.

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