Métier : Dans l’univers des ‘’ tapeurs de basins’’ à Bobo-Dioulasso

mercredi 5 juin 2013 à 18h22min

Le métier de ces hommes consiste à embellir les tenues et plus précisément les bazins des femmes. Travail qui nécessite beaucoup d’efforts physiques, mais très peu rentable. Néanmoins, ils en vivent et parviennent à subvenir à leurs besoins. Nous avons rencontré quelques uns, ce mercredi 5 juin 2013.

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Métier : Dans l’univers des ‘’ tapeurs de basins’’ à Bobo-Dioulasso

Ils sont généralement des hommes, en majorité d’origine malienne, mais aussi parfois burkinabé. Leur travail consiste à matraquer les bazins afin de les rendre lisses et brillants. On les retrouve dans les différents quartiers de la ville de Bobo-Dioulasso. Kassim Sidibé et Yacouba Koné au secteur 21, expliquent comment ils sont arrivés à pratiquer ce métier : « Nous sommes des Maliens installés au Burkina. Et c’est ici que nous avons commencé ce métier de ‘’tapeur de bazins’’.

On est dedans depuis 2008 (pour Kassim Sidibé) et 2009 (pour Yacouba Koné). Nous sommes au nombre de 4 dans notre atelier. C’est un métier difficile. Nos clients sont en majorité des femmes. Ce qui n’est pas toujours facile, car elles sont souvent exigeantes. Mais par la grâce de Dieu, on arrive à subvenir aux besoins de nos familles avec le peu qu’on gagne ». Ce qui n’est pas le cas chez Kifaya Keïta de nationalité malienne, qui travaille à Accart-Ville, un autre secteur. En effet, « On ne gagne pas assez. Pourtant nous payons les impôts, l’électricité et on a des familles à nourrir, le loyer à payer. En outre, on rencontre trop de problèmes avec les femmes. En cas de perte ou de dégâts sur l’habit, nous sommes obligés de rembourser. Moi je suis dans le métier depuis 2000 et c’est au Burkina que j’ai commencé ».

La plupart des « tapeurs de bazins » de la ville de Bobo-Dioulasso disent rencontrer les mêmes difficultés. Certaines tenues sont avec eux depuis 3 ou 4 ans ; les propriétaires ne viennent pas les récupérer et ils ne sont pas autorisés à les vendre non plus. En outre, les bois qu’ils utilisent comme outils de travail, les blessent souvent. Kifaya Keita et ses collègues disent ne pas avoir choisi ce métier. Ils le font à cause de l’indigence ambiante, du manque d’emploi satisfaisant et de leur analphabétisme. Il faut noter que les coûts de leurs prestations varient entre 250 f, 500 f ou 1000 f cfa selon la cliente.

Bénédicte TRAORE

L’Express du Faso

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