Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

vendredi 31 mai 2013

Longtemps annoncés et attendus, les états généraux de l’enseignement supérieur au Burkina Faso auront lieu du 13 au 15 juin prochains à Ouagadougou. Que doit-on attendre de ce grand forum ? Des réponses dans cet article.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

Depuis la création du Centre d’études universitaires (CEU), embryon de l’Université de Ouagadougou (1974), l’enseignement supérieur public burkinabè a connu en 40 ans, d’importantes restructurations.
Aujourd’hui, en plus des universités de Ouagadougou, de Ouaga II, de Koudougou et de Bobo-Dioulasso, l’enseignement supérieur public burkinabè s’est décentralisé avec la création des centres universitaires polytechniques de Fada N’Gourma, Ouahigouya et Dédougou.

Si ces profondes mutations témoignent de la dynamique de l’enseignement supérieur burkinabè, on constate cependant que depuis quelques années, l’enseignement supérieur burkinabè va mal. Il y a comme un grand malaise qui s’est saisi des universités publiques burkinabè.

Incompréhensions entre acteurs de la communauté universitaire, manque d’infrastructures, chevauchements d’années académiques, insuffisance d’enseignants, insuffisances des prestations sociales, grèves et crises à répétitions… Aujourd’hui, les institutions universitaires se trouvent fragilisées au point d’hypothéquer l’avenir des universités burkinabè.
Et la situation est telle que pour l’ensemble des acteurs et des partenaires, il faut une thérapie de choc. Comme le dit l’adage, « aux grands maux, les grands remèdes ».

C’est du reste, fort de cela que les plus hautes autorités du pays ont décidé de mener des réflexions profondes sur les universités d’où la tenue des états généraux de l’enseignement supérieur.

« L’objectif général de ces états généraux consiste, au regard des difficultés avérées, à rechercher les voies et moyens pour promouvoir un enseignement supérieur de qualité au Burkina Faso », lit-on dans les termes de références des travaux de ces états généraux.

Ceci étant, que peut-on attendre de ces états généraux ? D’après le document de référence, ce grand forum sur l’enseignement supérieur devrait aboutir à six importantes conclusions, notamment les solutions aux problèmes de gouvernance dans les Instituts d’Enseignement supérieur (IES), un plan d’offres de formation, un mécanisme et des indicateurs de suivi-évaluation du système Licence-Master-doctorat (LMD) et une stratégie de généralisation de l’utilisation des TIC dans les IES, ainsi qu’un plan stratégique de recrutement et de formation des ressources humaines d’une part et un plan de construction et d’équipement des infrastructures d’autre part, un plan stratégique de développement de la recherche, de la coopération et du partenariat, un plan de financement et d’autonomisation de la gestion des IES et une politique de la promotion des œuvres universitaires et enfin une stratégie de développement de l’enseignement supérieur privé.

Pour ce faire, six commissions seront installées et les travaux se dérouleront sous forme de communications, de travaux en commissions et de plénières.

Pour le Directeur général de l’enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Salaka SANOU, l’attente est grande : « Ce qui est sûr, c’est qu’au sortir de ces états généraux, nous devrions trouver des solutions à long terme pour notre enseignement supérieur au Burkina Faso. Je pense que c’est l’objectif global visé, c’est-à-dire trouver des solutions à l’enseignement supérieur au Burkina Faso pour nous sortir de l’hésitation, du racolage, du bricolage, parce que jusqu’ici nous bricolons »

DCPM/MESS

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 30 mai 2013 à 20:12, par esprit En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

    Je relève qu’il y a beaucoup de confusion dans le document de référence dont la DCPM donne des éléments dans l’article.

    Ces etats genraux concerne t-ils les l’enseignement public seulement ou c’est l’ensemble y compris le privé. les deux n’ont les meme realité.

    Ensuite n’y a t-il pas de différence entre institut d’enseignement supérieur et Université ? Le problème c’est surtout dans les université.

    Enfin, les conclusions attendues de ces etats généraux présuppose déjà les problèmes qu’il y’a, or ce sont ces états généraux qui devaient permettre de poser le diagnostic. En regardant de près ces conclusions attendues, je me demande si c’est le rôle des etats generaux d’etablir des plans de recrutement d’enseignant ou de constructions des infrastructures ? Serieusement.

    Je pense là qu’on attribue une fausse mission à ces etats genaraux qui a mon avis devait etre un cadre pour les acteurs de s’auto-diagnostiquer et proposer des solutions aux difficulté des universités publics.

    Répondre à ce message

  • Le 30 mai 2013 à 20:21, par YO En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

    Ou peut on trouver ces documents de reference

    Répondre à ce message

  • Le 30 mai 2013 à 21:34 En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

    J’ aurais aime voir une 7 eme commission : La commission financement de l’ enseignement superieur. L’ argent est le nerf de la guerre. Nous savons comment la question des bourses et des frais d’ inscription a cree des troubles et continuent de le faire sur le campus. Je pense que toute recherche de solution pour le systeme d’ enseignement superieur qui n’ integre pas la dimension financement est incomplete.

    C’est ma petite contribution au debat.

    Un Specialiste du Financement de l’ Enseignement Superieur et des mouvements estudiantins en Afrique

    Répondre à ce message

    • Le 31 mai 2013 à 07:44, par De Balzac En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

      Les plus gros problèmes de l’enseignement supérieur public au Burkina sont connu : Financement, Investissement infrastructurel, gestion des oeuvres sociales, formation de la relève académique. Le reste, c’est du folklore. On ne réussira jamais le LMD avec des effectifs de 2000 étudiants. Dans aucune université au monde cela n’est réalisable. Il même temps que chaque université ait son CENOU. Il est inutile que le Directeur général du CENOU soit à Ouaga, pendant ce temps les étudiants grèvent à Koudougou, Bobo ou Fada pour des oeuvres sociales. Chaque université doit avoir sa direction rattachée au président de ladite université, qui coordonne avec le Directeur du CENOU, toutes les questions de restauration qui peuvent être sources de perturbation pour les cours au sein des campus. Même comme le CENOU, c’est une question de gros sous et de mafia, on nomme un DG indépendant des université, et qui ne répond du président de l’université, mais directement du ministre parce qu’il y a beaucoup d’affaires à faire.

      Répondre à ce message

  • Le 31 mai 2013 à 08:34, par PRINCE de bel air En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

    C’est toujours des recommandations et des engagements que l’on va prendre et les ranger dans les tiroirs jusqu’à ce qu’il y ait des mouvements encore. C’est ce que j’attends ; pas plus.

    Répondre à ce message

    • Le 1er juin 2013 à 17:14, par Me Paul KERE, Avocat au Barreau de Nancy En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

      Bonjour à tous !

      Je souhaite que nos compatriotes vivant à l’étranger (aux Etats-Unis, en Europe, en Asie etc etc), et, de manière générale, tous ceux de nos compatriotes Burkinabè qui enseignent dans les universités de leur pays d’accueil soient intimement associés et invités à ces états généraux. Depuis 10 ans, dans l’avion qui nous ramenait de Paris à Ouagadougou, avec Le Professeur Augustin LOADA, nous avions évoqué les problèmes réccurents de l’Université au Burkina Faso.
      Comme il n’est jamais tard pour bien faire, et afin d’éviter que la montagne n’accouche d’une souris, nous suggérons au Ministère des Enseignements Supérieurs et Scientifiques d’associer le plus grand nombre de nos universitaires compatriotes de la diaspora pour cette exaltante et noble mission. Nos étudiants en ont vraiement besoin et c’est un facteur de paix sociale. Serions-nous entendus ? Paul KERE, Avocat au Barreau de Nancy.

      Répondre à ce message

  • Le 8 juin 2013 à 10:01, par aimawe En réponse à : Etats généraux de l’enseignement supérieur : Objectifs et attentes

    L’initiative est bonne et encourageable mais seulement les realites de nos universites ne sont pa meconnu par ces derniers le minitres lui meme a fait l’universite de bobo et a meme preside le campus.Mai laisser moi vous dire que nous etudiants nous prenons cours dans des ecoles bibliques,dans des stades et j’ajoute que ces derniers comptes ouvrir d’autre filiere comme geographie,just pour vous fair comprendre que nous manquons d’infrastructure mais nos dirigeant n’a fait pa un probleme.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2016 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés