Hommage à Jean-Baptiste OUEDRAOGO

mercredi 22 mai 2013

Maintenant que mon frère et ami Jean-Baptiste repose en paix en sa terre natale de Dôosê, cela me libère la parole. Mais j’aimerais d’abord implorer l’indulgence de mon éventuel lecteur, tant le ton que je vais adopter risque de heurter les règles de bienséance.

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Hommage à Jean-Baptiste OUEDRAOGO

Mais, par où dois-je commencer pour parler de cet homme, Jean-Baptiste OUEDRAOGO, qui vient de nous quitter, personnage charismatique aux multiples facettes ? En effet, comme tout homme, il avait sa part de noblesse mais aussi sa part d’ombre. Ainsi, pour m’y aider, qu’il me suffise d’évoquer cette formule d’Antoine de Saint-Exupéry : « L’essentiel, le plus souvent, n’a point de poids … Un sourire est souvent l’essentiel … Et la qualité d’un sourire peut faire que l’on meure » (Lettre à un otage).

Dès lors, il me faut avouer que jamais je n’aurais pu penser que ce sobriquet « Ecrou » dont on m’a affublé un beau jour au Petit Séminaire de Pabré, et qui m’a fait verser beaucoup de larmes, me réjouirait un jour le cœur, car prononcé par la voix de Jean-Baptiste, lorsque je le joignais au téléphone, à Padoue, où il a passé les dernières années de sa vie, et, pour être plus honnête, je devrais parler plutôt de son calvaire.

Ce sobriquet, il le répétait toujours deux ou trois fois, et de façon saccadée, pour ne pas manquer de souffle ! Puis, après, le cœur meurtri, je me retrouvais seul en ligne, sans interlocuteur : Jean-Baptiste s’étant encore enfermé dans le monde du silence qui était désormais le sien. Mystère des mystères, il est des moments où la cruauté du destin se joue de l’humaine condition ; pauvres de nous ! Comment cette voix d’ange qui était celle de Jean-Baptiste pouvait se résoudre au silence, comme pour rabaisser notre orgueil, comme pour mieux nous inviter à la méditation ( !) ?

Illustre et éclairé lecteur, c’est à vous de me répondre : le peu de philosophie que j’ai pu glaner dans quelque manuel, je l’avoue, ne m’est d’aucun secours.

J’attendais la Lumière du côté de l’Eglise

Mais, quelle ne fut pas ma déception, voire ma révolte, lorsque j’ai lu le communiqué officiel de l’Archidiocèse de Ouagadougou annonçant le décès de « l’Abbé Jean-Baptiste OUDRAOGO » !

Les termes, savamment choisis, étaient d’une froideur à réveiller les morts. Mais, cher Jean-Baptiste, cher frère, dors en paix ! Je ne voudrais pas te troubler dans ton dernier sommeil. Autant t’avouer que je t’en veux d’être parti un peu trop tôt (qui plus est, le jour de l’anniversaire de ton ami Joseph !) ; en effet, toi au moins, en homme d’Eglise (même si tu avais fini par admettre que l’habit ne fait pas le moine), aurais pu m’expliquer le contenu exact de ce communiqué, c’est-à-dire la complexité du Droit Canon. Mais j’ai bien peur que, si la possibilité t’avait été donnée, tu eusses partagé ma révolte.

Fallait-il te convoquer à nouveau devant le Tribunal divin de l’Eglise, comme pour te faire expier je ne sais quelle faute que tu aurais commise, toi qui as osé troquer la soutane contre la livrée des pauvres laïcs, toi qui, par honnêteté ou par naïveté, as pris à la lettre cette mise en garde christique : « L’esprit est ardent, mais la chair est faible » ? En effet, tu es allé jusqu’à succomber aux charmes d’une femme ; si seulement tu t’étais donné la peine de lire Le Tartuffe de Molière ; l’essentiel, ce n’est pas d’être en paix avec soi-même ni de s’en référer à sa conscience.

La gloire de l’Eglise vaut bien un sacrifice, ses cloches sont assez sonores pour couvrir toute sorte de scandale : ce n’est pas grave s’il y a des prêtres qui, çà et là, ont des maîtresses ou des enfants ; tout au plus peut-on déplorer le cas des prêtres pédophiles. Mais, là encore, il suffit de comprendre cet enseignement platonicien sur l’anneau de Gygès (Livre II de La République) : si l’impunité était assurée, tout homme serait injuste, voire mauvais ; l’essentiel, c’est de ne pas être pris en flagrant délit. Pourquoi as-tu donc « hélas ! abandonné le ministère et attenté un mariage civil » ? Tels sont les termes choisis par l’Archevêché de Ouagadougou pour qualifier ta situation fort incommodante, pour ne pas dire insupportable, dans laquelle tu avais mis les âmes bien pensantes.

Le Droit Canon, certes (« Dura lex, sed lex » / « La loi est dure, mais c’est la loi »), mais le formalisme juridique en arrive parfois à oublier que la loi est faite pour les hommes. Que n’a-t-on pas fait sur la planète terre au nom de la loi ? Les pharisiens étaient respectueux de la loi, Pilate a condamné Jésus au nom de la loi, et c’est au nom de la loi que l’Eglise a écrit jadis l’une des pages les plus sanglantes de son histoire, avec la Sainte Inquisition.

Hors de l’Eglise, point de salut !

Il fut un temps, cette formule était de rigueur.

Face à cela, la récente élection du pape François, ce pape lavant les pieds des prisonniers, même musulmans ( !), par un Jeudi Saint, jour de l’institution du sacerdoce, semblait marquer une véritable rupture avec le passé. On y voyait l’exaltation de la fraternité, la preuve de l’universalité de l’Eglise et de son ancrage dans le monde. Car l’Autre, à défaut d’être un autre que Moi, est avant tout un frère. Ce message inédit du nouvel occupant du trône de Pierre a requis l’unanimité ; on s’en est réjoui, même sous les tropiques, même à l’Archevêché de Ouagadougou. Mais, très vite, on s’apercevra, comme le souligne Marx, que les faits ont la tête dure, c’est-à-dire que l’Histoire bégaie. Sinon, comment expliquer ce message froid de ces hauts responsables de l’Eglise burkinabè ?

Etant resté au stade du petit séminaire, j’ignore tout des Saintes Ecritures. J’aimerais alors qu’un quelconque chanoine charitable, chancelier éclairé, évêque auxiliaire ou archevêque m’expliquât ce précepte que j’ai lu quelque part dans l’Evangile : « Vous êtes le sel de la terre » (Matthieu 5,13) ; ou encore : « Là où le péché a abondé, la grâce surabonde » (Romains 5,20).

On ne m’en voudra pas trop, j’espère, de mettre mon cœur à nu ; on me pardonnera aussi, peut-être, lorsqu’on aura compris que celui qui trace ces lignes, plus qu’un simple condisciple de Jean-Baptiste OUEDRAOGO (de la couvée 1971 du Petit Séminaire de Pabré), est surtout quelqu’un qui a été lui rendre visite, l’année dernière, au mois de juillet, et qui a passé trois jours avec lui, en compagnie de l’Abbé Joseph NIKIEMA, toujours prêtre et qui, tout au long de l’évolution de Jean-Baptiste, du sacerdoce au mariage puis la maladie, ne l’a jamais jugé, et encore moins abandonné.

Pudeur ou aveu d’impuissance, jamais de ma vie d’homme je ne pourrai relater à quiconque la souffrance (le terme n’est pas assez fort) de Jean-Baptiste : prisonnier de son corps, il l’était, sans communication aucune avec le monde, laissant seulement percevoir par moments ce que le souffle de la vie est capable de dicter au vivant. Jamais souffrance n’aura autant habité un homme, jamais le mystère du Mal ne se sera autant enfoui dans les profondeurs abyssales. Et j’ai peine à croire que ceux qui ont rédigé ce communiqué froid annonçant le décès de Jean-Baptiste ont vu son calvaire. Il semble pourtant qu’ils l’aient vu.

Toutefois, ces mots, je les écris non pas pour juger ni accabler ; je suis dans la disposition d’un frère qui s’adresse à un frère, en arrivant même à oublier son rang, sans que cela ne soit une offense, tant nous sommes tous pétris de la même pâte humaine. Et je ne peux que donner raison à l’Abbé Joseph NIKIEMA, qui, dans ce même contexte, soulignait, sous la plume de Monsieur Sibiri Nestor SAMNE : « Son expérience nous recommande de créer ou de consolider la fraternité, surtout sacerdotale, car aucun prêtre ne sait comment terminer ses engagements et nul n’est sûr des forces dont il dispose pour le reste du chemin ».

Monsieur SAMNE, je saisis cette occasion pour vous remercier, du fond du cœur, pour le vibrant hommage que vous avez rendu à notre regretté.

Comme pour appuyer cet hommage, j’ajouterais ceci : Jean-Baptiste, tu ne manquais pas d’humour. A mon tour, donc, de t’égratigner un peu. Ainsi, je t’appellerai « Souris ». C’est ainsi que nous t’appelions affectueusement (malicieusement ?) au petit séminaire, pour faire allusion à ta petite taille : toi qui, si menu, aimait pourtant t’aventurer dans la cour des grands.

Souris, mon cher Souris, maintenant que tu as entamé ton ultime voyage, je ne voudrais pas te troubler en te demandant de me dire si au paradis aussi il y a les chats que tu redoutais. En tout cas, ici, sur la terre que tu as quittée, voilà bientôt trois semaines, on trouve toujours des chats, et même des loups et des tigres. Drôle de spectacle que celui qui s’offre sur la terre où nous vivons : lieu d’intrigues et de coups bas ! Ainsi, jusqu’au dernier moment, on t’aura rejeté, on t’aura abandonné, comme pour te faire esquisser seul ce pas de danse vers l’au-delà, toi qui osais dire quelque part que Jésus est un danseur ; on aura fait de toi un paria, que dis-je ?, un profane ( !), puisque, étymologiquement, ce terme désigne celui qui se tient « hors du temple » et qui refuse d’y entrer. Sauf que toi, tu n’auras pas choisi : on a refusé de t’ouvrir les portes de l’Eglise pour y célébrer tes obsèques ; on a refusé de t’admettre là où, enfant, tu as été baptisé (comme tu méritais bien ton patronyme !), là où, adulte, tu as été ordonné prêtre ; on t’aura confiné à ta demeure familiale, là où ton cordon ombilical a été enterré. Le linge sale se lave en famille.

J’espère au moins que tu n’as pas oublié, avant de dire adieu aux tiens, de psalmodier cette belle antienne que nous chantions, quant nous étions tout petits, lors des chemins de croix : « J’attendais la pitié, mais en vain, j’espérais des consolateurs, je n’en ai pas trouvé » (Psaume 68).

Heureuse faute qui nous a valu un tel Sauveur

Cette formule de l’Exultet pascal, je voudrais la dédier à l’épouse de mon ami et frère Jean-Baptiste (P. - L.), celle qui a partagé sa vie lorsqu’il a cessé d’exercer le ministère sacerdotal, mais surtout celle qui l’a accompagné jusqu’au bout, avec amour et dévouement. Quand Jean-Baptiste disposait de la parole, il me disait, au téléphone, de remercier son épouse, car elle s’occupe très bien de lui. Cette formule m’avait paru un peu exagérée, voire déplacée. Il a fallu que je voie de mes yeux tout ce qu’elle faisait pour cet homme pour comprendre ... Comment ne pas penser ici à ce bon vieux proverbe de mes ancêtres les Moose : Wênd maanda yel laa ning a tiim (Dieu crée le problème en même temps que sa solution) ?

Sans faire de cette femme une Madone, j’aimerais, encore ici, dire combien je partage sa peine, et j’aimerais surtout mettre en garde tous ceux qui seraient tentés d’en faire une sorte de Marie-Madeleine, comme si, en tentatrice, elle avait poussé Jean-Baptiste hors de la voie royale du sacerdoce. Autant dire que je respecte et partage aussi la peine de la Maman de Jean-Baptiste (qui vit toujours), mais, sans en rien l’offenser, je puis l’assurer que, si elle avait été auprès de son fils, tout au long de son pénible chemin de croix, elle n’aurait pas fait mieux que ce que son épouse a fait pour lui. Et j’ai pesé mes mots, lorsque, l’année dernière, à mon retour de Padoue, je me suis adressé en ces termes à cette vénérable dame, comme pour la remercier, pour son exceptionnel dévouement à l’endroit de Jean-Baptiste, et cela depuis cinq ans : il est des saints qui vivent dans l’ombre. Qu’elle me pardonne surtout mon indiscrétion !

Ecrou (ecroupromo71@yahoo.fr)

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Messages

  • Témoignage émouvant ! Que des cœurs meurtris ! La douleur et la souffrance sont profondes. Que l’âme du défunt frère repose en paix ! Amen !!!

  • Très beau texte !!!
    Je crois qu’on est loin d’avoir compris le message du Christ y compris ceux qui dirigent l’Eglise.Il a surement voulu être en paix avec lui-même et envers Dieu et c’est cela qui lui a valu cette exclusion.Il n’a pas compris que le milieu est svt foncièrement hypocrite mais Dieu voit le coeur de chacun et c’est le plus important.On peut bien jouer avec les Hommes mais pas avec le Créateur !
    Paix à son âme et qu’il prie pour nous.
    Chapeau bas l’ARTISTE !!!

  • Rien ne vaut la simplicité dans le style. Vous tournez en rond avec une expression tellement lourde qu’à la fin l’on ne comprend pas grand’chose. A-t-on besoin d’être si long pour si peu ? Heureusement que vous avez pris soin de nous avertit dès le début... Merci pour ce que j’ai pu compris !

    • DAZ, si tu n’a rien compris c’est bon !!! Laisse tomber. Sache qu’un petit seminariste etait bon des le depart. Et quand il cause francais, il connait francais comme si sa tete va se casser. Quand il ecrit il choisit son souffle la longueur des phrases ou les phrases courtes veulent dire quelque chose. Quand cure ou avocat ou journaliste cause francais, il faut se taire et ecouter. ce sont des maitres de la parole.

    • Tu n’es pas oblige de tout comprendre. C’est un tres beau texte et c’est ca la litterature,- l’aesthetique.

    • "Expression tellement lourde", "si long pour si peu", "ce que j’ai pu compris" - ou quand un cancre veut donner des leçons de style à un intellectuel ... "Daz", s’il y a des cours du soir là où vous vivez, n’hésitez pas à vous inscrire. En début d’instruction, on y apprend des choses intéressantes du genre : b - a ba ; 1 bâtonnet + 1 bâtonnet ... Bon courage et bonne chance !

      Quant à Écrou (puisque l’appellation ne vous chagrine plus), l’ancien de Pabré que je suis (seconde, 67/68) tient à vous exprimer ses remerciements et ses félicitations pour ce témoignage qui, comme celui de S. N. Samne, nous éclaire à nouveau sur l’essentiel en replaçant les choses dans leur juste perspective.

    • Trouver a redire a ce chef- d’ oeuvre, alors la, je perds le nord. Ce texte est d’ une telle beaute litteraire que des profs doivent considerer de le donner a leurs eleves pour etude de texte. Au dela de son fonds qui est tres justifie. Pour ceux qui maitrisent un tantinet le francais, c’est vraiment avec gloutonnerie qu’ on devore cet ecrit. Vous parlez de simplicite, parlons- en. Le texte est d’ une simplicite trompeuse : l’ homme a une vaste culture interdisciplinaire devant laquelle je m’ incline. Mais a aucun moment on ne sent l’ envie de nous en mettre plein la vue. La propriete des termes, voila ce qu’ il a pratique de bout en bout. Dommage que beaucoup de gens aient perdu la notion du beau qui est tout simplement simple.
      En plus de la beaute du style et de l’ erudition de l’ homme, chapeau pour le beau coeur. Ce n’est pas tous les jours que l’ on voie un tel epanchement de sympathie, surtout pour un ami qui n’ est plus et qui ne peut plus nous donner a manger. Il parait que c’est ca la mesure de l’ homme maintenant a ouaga. Quand tu ne peux plus donner a manger, tu es fini.

      LOP

    • Ce français là tu ne peux pas le comprendre ...

    • tu as tout dit Mais tu sais il y en a qui ne peuvent pas s’elever un tantinet dans les hauteurs de l’esprit : les aigles ne volent pas a la meme hauteur que les mouches. Mais tout cela fait l’humain
      Somé Célestin

  • Merci pour le texte. Puisse l’âme du défunt reposer en paix. Le jour ou j’ai lu le même communiqué de sa mort j’étais aussi choqué de la froideur avec laquelle l’église annonçait son décès et le sort qu’elle s’apprêtait à lui réserver à l’arrivée de sa dépouille. Je préfère un prêtre qui renonce à son sacerdoce pour se marier à un prêtre pedophile ou qui couche avec les femmes et les filles de gens ( y en a beaucoup dans ce pays et l’église le sait). Lui au moins n’a pas voulu tricher et à préféré se marier officiellement. pour cela, vous lui avez tourné le dos comme si vous étiez éternels et connaissiez votre dernier jour. Pensez y et que Dieu soit le maître de notre vie.

    • SVP n’accablez pas les gens, et ne vous érigez pas en juge de qui que ce soit. Le Christ est le Juge Suprême, il vous jugera vous et moi. Alors, avez-vous encore le courage de jeter la pierre sur ceux que vous accusez (l’Eglise et ses pasteurs confrontés, dans le cas du décès de Jean-Baptiste, à une situation pénible qui indispose et interpelle la conscience) ? Si vous avez suffisamment d’autorité à la place de Dieu pour le faire, pour condamner parce que vous êtes frustrés comme nous tous, alors PRONONCEZ SOLENNELLEMENT VOTRE CONDAMNATION, vous qui êtes sans péché et infaillible, vous qui auriez souhaité avoir un cas malheureux pareil à traiter pour montrer l’étendue de votre miséricorde bien plus noble que votre sens de la justice. Que Dieu nous prenne tous en pitié ! Amen.

  • Les amis, le recoupement des différentes réactions me donne de faire cette réflexion : l’Abbé JB a rejoint aujourd’hui la maison du Père Eternel et il nous faut d’abord prier pour lui. La première mission de l’Eglise consiste à porter au coeur de la Miséricorde de Dieu, toutes les misères humaines, morales et spirituelles pour qu’il les transfigure par sa Lumière et sa grâce. Je constate donc que l’Abbé JB a connu beaucoup d’épreuves dans sa vie humaine et sacerdotale comme tout homme ! Mais en regardant la vie de l’homme, je constate qu’il y a eu un "avant" et un "après". Et ce qui est choquant, c’est que l’archidiocèse de Ouaga l’a jugé dans cette optique de "l’avant" (caractérisé par le "péché"). Seul Padoue a découvert cet homme dans la dimension de "l’après" (caractérisé par l’homme nouveau qu’était devenu JB après le tassement de toutes les souffrances reçues ou données). Dans cette dimension de l’homme nouveau, Dieu lui-même a rejoint JB en faisant de lui la victime du sacrifice, broyée par la souffrance, à l’image du Maître et Seigneur Jésus-Christ. En réalité, JB a vécu un deuxième sacerdoce encore plus fructueux au moment où il pensait avoir quitté le sacerdoce. Je crois que Padoue a bien saisi cette dimension qui a échappé à Ouaga (qui n’a pu voir en cet homme que le "pécheur radié" du ministère). Voilà pourquoi je me mets en ce moment à la place de sa famille : quelle souffrance pour elle ! d’avoir vu son fils quitter le ministère, de l’avoir vu longtemps malade et qui le reçoit aujourd’hui comme défunt... Et en plus, l’archidiocèse de Ouaga semble lui dire "il a eu ce qu’il a cherché, débrouillez-vous !" Si JB a "péché", sa famille humaine a-t-elle péché elle aussi ? C’est l’Eglise qui est à Ouaga qui devait porter cette famille(ainsi que la paroisse d’origine de JB) dans son Coeur de "Mère" en portant en même temps JB dans la Miséricorde. Tout le reste, les gens sauront le comprendre ! Je profite aussi porter une critique plus générale sur ce que nos Eglises vivent en Afrique : des raideurs de la "LOI", des rigidités pastorales, des amalgames culturels avec la foi,... comme si l’Evangile était une barre d’acier avec laquel on assomme les croyants ! Nos cultures humaines portent souvent des lâchetés que l’Evangile doit guérir ! Chasser de la maison sa fille mineure en grossesse n’est écrit nulle part dans l’Evangile ! Maudire "ad vitam aeternam" le fils fautif de la maison a une connotation plus culturelle que chrétienne et évangélique ! Et JB est entré dans la logique de cette "cruauté" culturelle et humaine ! L’Evangile du Christ est avant tout un message d’Amour et de communion avec Dieu dans un esprit d’humilité, d’humanité, de tendresse, de charité, de piété, d’espérance,... Nos pasteurs sont donc trop rigides ! La catéchèse est trop raide ! 4 à 5 ans ! Il faut réformer tout cela et rendre la foi plus accessible, plus joyeuse, plus vivante ! En tout cas, dès qu’il y a raideur, disons-nous que l’Esprit-Saint n’y est pas ! Alors, que cet Esprit-Saint, Esprit de Pentecôte, descende en abondance sur nos Eglises d’Afrique et les fasse mûrir dans le creuset de son feu et de son impulsion. Que l’Abbé JB repose en Paix. Amen

    • Merci à vous Sidbala et autres Ecrou qui donniez l’envie de continuer à lire ce forum par la profondeur de vos analyses et de l’objectivité dont vous faites preuve. Je pense que l’abbé JB a déjà fait sa propre prière afin d’être sûr d’hériter du royaume de Dieu. La loi de l’Eglise est d’abord humaine avant d’être Divine et c’est pourquoi il y aura toujours des conciles pour tenter de colmater un temps soit peu les brèches de la "logique temporelle des hommes". A mon humble avis, le plus "grand" péché qui puisse détruire l’homme à jamais, c’est quand il parvient à s’opposer à sa propre conscience, en créant par voie de conséquence, un dualisme destructeur appelé communément l’hypocrisie. On ne vit qu’une seule fois et après vient le jugement et Jean Baptiste a voulu montrer la voie à tous ceux qui croupissent dans une compromission sacerdotale enfouie judicieusement aux yeux des hommes. Etre ou Paraître ?, le choix c’est maintenant car si le voile entre L’ici bas et l’au delà était transparent, laissant entrevoir le salaire de la vie terrestre, alors comme le dit Sidbala, la foi allait être plus accessible, joyeuse, vivante mais surtout salvatrice. L’abbé, repose en paix auprès de ceux qui ont combattu le bon combat.

    • Merci à vous Sidbala et autres Ecrou qui donniez l’envie de continuer à lire ce forum par la profondeur de vos analyses et de l’objectivité dont vous faites preuve. Je pense que l’abbé JB a déjà fait sa propre prière afin d’être sûr d’hériter du royaume de Dieu. La loi de l’Eglise est d’abord humaine avant d’être Divine et c’est pourquoi il y aura toujours des conciles pour tenter de colmater un temps soit peu les brèches de la "logique temporelle des hommes". A mon humble avis, le plus "grand" péché qui puisse détruire l’homme à jamais, c’est quand il parvient à s’opposer à sa propre conscience, en créant par voie de conséquence, un dualisme destructeur appelé communément l’hypocrisie. On ne vit qu’une seule fois et après vient le jugement et Jean Baptiste a voulu montrer la voie à tous ceux qui croupissent dans une compromission sacerdotale enfouie judicieusement aux yeux des hommes. Etre ou Paraître ?, le choix c’est maintenant car si le voile entre L’ici bas et l’au delà était transparent, laissant entrevoir le salaire de la vie terrestre, alors comme le dit Sidbala, la foi allait être plus accessible, joyeuse, vivante mais surtout salvatrice. L’abbé, repose en paix auprès de ceux qui ont combattu le bon combat.

  • Si seulement l’eglise pouvait representer Christ dans son entierete. Ce Christ qui nous a aime pendant que nous etions encore pecheurs et qui nous a pardonne de nos fautes. "C’est en vous aimant les uns les autres que le monde saura que vous etes mes disciples". A quelque part il est dit encore que "lamour couvre une multitude de peches". Jean Baptsite a ete au moins honnete avec lui meme, avec les autres et surtout a fait la paix avec Dieu. Y’a t’il combien qui ont fait le voeux sacerdotal et qui mene une double vie ? Rendez-vous a la resurrection !!!

  • À la lecture d’un tel écrit, on ne peut en tant qu’ancien séminariste, être fier de son auteur. En effet, la profondeur, la logique de l’argumentation et l’exactitude des références scripturaires, sont sans équivoques. Cependant, je trouve dommage que l’auteur d’une si belle réflexion soit passé à côté de la véritable intelligence du comportement de la hiérarchie. Dieu seul sait combien de chrétiens laïcs, ont connu le sort de Jean-Baptiste, après leur décès : une prière en famille animée par un catéchiste avant la mise en terre, simplement parce qu’ils ont terminé leur vie terrestre dans une vie conjugale qui n’a pas été en conformité avec les dispositions disciplinaires de la Famille, l’Eglise. Ils sont légion nos chrétiens qui sont passés par là, et n’ont pas trouvé de défenseur en l’auteur de ce bel écrit ! Veut-il nous apprendre que dans notre famille, la loi est à géométrie variable et s’accommode des statuts sociaux ? Est ce parce que Jean-Baptiste a été prêtre de Jésus Christ avant de demander à retrouver la vie laïcale, qu’une fois rappelé à Dieu, on pèche en lui appliquant ce qui est prévu pour tous ? En félicitant l’auteur d’avoir pris de son temps et de ses moyens pour rendre visite à Wendzoodo à Padoue, je me laisse croire qu’il n’a cependant pas été au courant que comme lui, des évêques et des prêtres du Burkina ont fait le même trajet pour soutenir Wendzoodo dans sa souffrance. Ils n’ont pas eu besoin d’écrire pour le signifier convaincus qu’ils sont que le témoignage seul de Dieu suffisait. Les dates de ces visites, l’essentiel des échanges avec Wendzoodo sont disponibles pour l’histoire, car aucune hiérarchie eeclesiale ne se réjouit de voir un prêtre "perdre" l’état clérical et ne saurait tenir pour paria un chrétien qui a fait un bout du chemin avec le corps sacerdotal. Elle sait je le crois, mieux que quiconque, que le salut ne se renferme pas dans le fait d’être prêtre ou personne consacrée. Mais elle sait aussi qu’un groupe social fût-il ecclésial et donc sanctifié par la présence de l’Esprit Saint, ne peut se moquer de la règle. Au lieu donc de chercher à incriminer une hiérarchie qui après moult prières, réflexions et analyses d’idées s’est décidée à faire appliquer la loi, non sans peine, je pense qu’il y aurait plus de bénéfice à interpeler tous les chrétiens quels qu’ils soient consacrés ou laïcs, à aimer l’Eglise et ses préceptes, à s’appliquer à en vivre, et dans le cas d’échec, d’avoir la vertu évangélique de l’humilité pour accepter les décisions de la Famille.

    • Que d’émotions à l’annonce de sa mort ! Quand j’étais enfant, il passait souvent nous rendre visite à la maison à Abidjan. Son sourire, sa bonne humeur, voilà le trésor que je garde de mon tonton JB.
      Fin d’une vie terrestre mouvementée
      Entrée dans la sereine éternité

      Le tam-tam a changé de cadence
      Débute une nouvelle danse

      La chenille dans le cocon est morte
      Pour qu’un papillon en sorte

      Le train est prêt pour le départ
      Je pénètre dans la gare

      La mort n’est qu’un passage
      Que l’on traverse sans âge

      elle s’ouvre sur une autre vie
      elle me mène au paradis

      Je quitte muet la cité des mortels
      Pour chanter dans celle de l’Éternel

      Oh que je suis heureux
      De ce que voient mes yeux

    • Merci MOCOSO

      Just finir votre ecrit ( si vous le permettez)

      DURA LEX SED LEX

    • Merci mon frère Mocoso. Respectons notre loi même le christ l’as affirmé en disant que je ne suis venu pour l’abolir mais l’accomplir. Même JB de son vivant ne sera pas contre ce que l’as réservé l’Église. C’est la loi, et tenons à la respecter. JB n’est pas le premier sur qui c’est appliquer. J’en connais beaucoup : des religieux et des laïcs. JB repose en paix. Que puisse par la miséricorde de Dieu te retrouver au paradis.

    • Merci Mocoso. Ton point de vue semble plus équilibré que celui qui est défendu dans le beau et long article en hommage à Jean-Baptiste. Je me suis simplement demandé, en ce qui concerne la mesure de ne pas amener le corps de JB à l’église pour la prière, mesure qui s’applique à tous ceux qui sont dans une telle situation et pas contre JB : "Est ce dans sa vie sacerdotale, JB a déjà eu une seule fois à devoir appliquer une telle mesure au cas de décès d’une personne qui meurt en situation irrégulière ?" Si oui, ne pourrait-on pas nous en tenir là pour ce débat inutile, et consacrer plus de temps à prier pour son repos éternel en Dieu, et pour nous tous afin que demeurions fidèles à nos engagements de vie ? En tout cas, ne perdons pas le sens de la mesure et de la réflexion même devant la mort : il faut cesser de s’agiter, il faut comprendre simplement qu’une grande famille comme l’Eglise ne peut éviter le désordre qu’en veillant à une application des lois communes à tous non pas de façon rigide mais tout de même empreinte de vérité et de justice. Ces lois ne sont peut-être pas les meilleures, mais en attendant qu’elles changent il faut les suivre. Que l’Esprit Saint dont personne n’a le monopole, continue d’éclairer l’Eglise, surtout face aux farfelus champions en critique passés maîtres dans l’hypocrisie de faire croire aux autres qu’ils auraient fait mieux. Dieu nous voit tous, il saura reconnaître les siens.

    • Accepter les préceptes de l’Eglise oui !Mais y a t il deux Eglises ? A Padoue on l’accueille dans la maison de de Dieu pour l’absoute. 0 Ouaga à domicile, parce que jugé pêcheurs. En 93, il en a été de même pour Maurice Yaméogo, premier président de notre pays. Alors que le Christ est miséricorde, nous Eglise d’Afrique, voulons que nos frères soient jetés dans la géhenne, là où il y a des pleures et des grincements de dents. nous ne voulons pas qu’ils gouttent aux félicités de la vie éternelle. nous disons qu’ils sont pêcheurs. Alors que Jésus dit être venus pour les pêcheurs. Dans tous les cas, Ab JB a eu le courage de partir pour ne souiller le sacerdoce. Combien y sont toujours et c...les femmes de leurs promo etc. Dieu Nous sauve et ait pitié de nos âmes. nous comptons plus sur la justice divine que celle des hommes.

    • "Ces lois ne sont peut-être pas les meilleures, mais en attendant qu’elles changent il faut les suivre" Qui va changer ces lois si vous ne participiez pas ?

    • MOCOSO, je veux juste te dire que l’expression "aimer l’Eglise et ses préceptes" est trompeur. Les règles des églises en Italie, en France, et au Burkina sont différentes. Même au sein des diocèses du Burkina, elles sont différentes. Il n’y a pas une Eglise et ses préceptes, il y a seulement des églises et leurs lois. Les Eglises en Europe n’ont plus de fidèles parce que trop longtemps l’Eglise y a appliqué des règles bcp trop humaines au lieu de faire goûter la miséricorde divine. Ici en France on célèbre des obsèques même pour des non baptisés. Pour paraphraser : si l’Eglise n’enterre que les justes, que fait-elle de plus, même les païens en font autant". Nos Eglises sont en plein essor. Mais si ses législateurs n’y mettent pas plus d’humanisme, elles courent le même risque de l’abandon ou de l’indifférence. Ecroue a eu le mérite de s’indigner cela vaut aussi pour les laïcs qui sont rejetés après leur mort.

  • Je ne comprend pas, "que son ame se repose paix" ou ce repose t’il ? glorifié, aidé et donnée pendant qu’on a ai besoin.

  • Trop d’accord avec toi Mocoso. Il faut dire que nul n’est censé ignoré la loi, y compris la loi divine. On sait tous comment est la vie des prêtres, soeurs, ... on connait également les règles qui y sont appliquées ? Je voudrais tout en louant ce beau texte rappeler que l’on st tous des vivants et la tolérance, la sagesse et l’humilité sont des vertues à enseigner. Personne dans l’église ne l’a condamnée mais la loi a été dite pour lui et pour tous les autres.
    Moi je ne pourrait jamais être prêtre mais il y a des règles qui s’appliquent à moi petit croyant dictées par ces mêmes prêtres et j’accepte. A son tour il faut qu’il accepte et je pense qu’il a vraiment accepté et compris avant sa mort. Maintenant toi le vivant arrête de nous raconté des balivernes strictement inutiles et déplacés, lui a compris et c’est tout. Pourquoi tu n’est pas resté dans la ministère pascal ? Que son âme repose en paix et Dieu lui accorde toute sa miséricorde.

  • nous sommes des hommes ! nous restons hommes, juste des hommes. L’essentiel est dans ce que Jean-Baptiste a connu en tant qu’homme et qui l’a amené à prendre des décisions, à faire des choix qui lui prévalent la sentence des autres hommes. Sa trajectoire, son destin, pouvait-il l’éviter ?
    Jean-Baptiste a rempli sa part d’humanité, il nous reste à nous de poursuivre et nous ne sommes pas certains de ce que demain ferra de nous à travers cette part d’humanité.
    Qu’il repose en paix !

  • Il y a encore des gens qui savent donner du goût à la lecture.
    Le contenu est vraiment révélateur et plein de leçons, que faisons nous en tant que Hommes à l’égard de nos frères/sœurs. Toujours prêts à condamner alors que Dieu Lui - même nous a dit : tout ce que vous pardonnerez sur cette terre le sera au ciel et ce que vous condamnerez sera condamné. Et autre part il est dit : si tu prétends aimer Dieu que tu ne voies pas et déteste ton frère / sœur que tu voies, alors tu es un menteur ! Que nous enseigne l’Eglise à ce sujet ?
    Merci frère pour ton écrit très bien choisi et je dirait bien inspiré. Dieu garde la famille du défunt unie et dans la paix

  • chapeau bas à l’auteur pour sa constance dans un style tout aussi particulier. en revanche, j’aimerai savoir une chose : un prêtre pour convenance personnelle peut-il décider de ne plus être pêtre ?

    • La loi disait de la lapider ! DURA LEX SED LEX
      Mais lui (JC), que leur a-t-il dit ? A vous d’en juger !

    • Je reste convaincu que chacun de nous répondra personnelement de ses actes au Tribunal divin. Cela fait que l’hypocrisie du clergé n’ébranle nullement ma relation avec mon Dieu.

    • On peut perdre l’état clérical (le statut de prêtre en exercice), mais pas le pouvoir d’ordre, c’est-à-dire le pouvoir que confère l’ordination sacerdotale, puisqu’à l’image du Christ grand-prêtre éternel, le prêtre reste prêtre pour l’éternité. Comme le baptême et la confirmation, le sacrement de l’ordre est un sacrement à caractère reçu une et une seule fois pour toutes, c’est-à-dire que la grâce de ce sacrement imprime une marque indélébile à l’âme de celui qui le reçoit. Par exemple, on peut cesser de vivre sa foi chrétienne, renier son baptême en se convertissant à une religion autre que le chirstianisme, mais si on est déjà baptisé, on reste chrétien pour toujours. C’est pour cela par exemple que les catholiques ne baptisent plus une personne qui a déjà reçu le baptême chez les protestants. Le baptême est unique. On ne peut obliger personne à rester prêtre en exercice contre son gré. En prenant une telle décision, celle de quitter le corps sacerdotal, tout prêtre sait très bien ce qui l’attend ; il sait ce à quoi il s’est engagé devant témoins, et cela à la suite du témoignage favorable de la communauté chrétienne. S’il change d’avis par suite de difficultés de quelque ordre, ou s’il doit être suspendu pour faute d’une gravité extrême, le droit canonique a déjà prévu la procédure à suivre. Tout prêtre apprend cela au cours de ses longues études (au moins 15 ans pour ceux qui ont fait le petit séminaire ; aujourd’hui 16 à 17 ans d’étude de la 6e ou 7e à l’ordination). Alors, prions pour nos prêtres afin qu’ils demeurent fidèles à leurs engagements, et pour les laïcs aussi afin qu’ils soient fidèles à leur mariage ou à leur célibat.

    • Moi je ne vais pas m’aventurer dans le Français profond de ce monsieur " Ecrou" qui surement parle mieux français que moi. Mais une chose dont je suis sûr, l’église catholique n’a rien dit de mal en ce qui concerne le décès de l’abbé jean Baptiste OUEDRAOGO. Elle s’est contenter de donner une information aux catholiques il n’y a rien de mal en ce qui a été dit. Que voulez vous que l’église catholique dise à la place ? Je comprends votre acharnement contre l’église catholique parce que vous avez perdu un ami cher. Mais tout de même à vouloir incriminer l’église catholique à travers son communiqué est condamnable. JB a transgresser les règles de l’église catholique en toute connaissance de cause avec cette transgression il s’est lui même exclu de l’église. Que voulez vous d’autre que l’on fasse où l’on dise de plus de lui ? cher monsieur écrou rechercher bien votre vis afin de bien le serrer. Vous vous trompez de cible. Soyez réaliste et vous vivrez mieux.

    • Paix a son ame. Cet ecrit nous appelle avant tout a la tolerance, accepter son prochain sans le juger car Dieu seul est le seul juge. Quelqu’ un a eu a dire que l Eglise a des lois, mais ne dit on pas aussi dans la bible que tu ne jugeras pas ton prochain ? qui sommes nous pour juger, Quand je me rends a l eglise je me dis toujours je pars pour prier Dieu et non le pretre qui est en face de moi. Car personne n est parfait. Je pense que le corps de tout chretien a sa mort de par le bapteme a acces a la maison terrestre de Dieu qui est l Eglise.

  • Salut !
    Belle littérature dans forme ; dans le fond, j’admets ce texte comme un cri du coeur, qui pourrait avoir une valeur de thérapie pour son auteur, une valeur de catharsis. Nous aimons tous JB et avons regretté son départ du sacerdoce, sa maladie et sa mort, puis ces adieux célébrés hors cadre de l’Eglise. Mais la modalité des obsèques a surpris qui ? C’est une disposition critiquable sans doute, mais elle vaut pour tous, et des prêtres eux-mêmes en ont été frappés quand ils ont eu à enterrer leur père polygame ou en situation "irrégulière". Ne nous mettons pas en dehors du fruit pour le mépriser sous le prétexte qu’il est tout pourri à l’intérieur. Ne nous posons pas en donneurs de leçons, mais regrettons la disposition stable qui coure depuis des années déjà, et qui manque par bien des aspects du bon sens et de l’humanité. En Italie, JB a eu une messe et des obsèques dignes jusque dans la forme, parce que les disposition dans ce milieu le permettaient. Au Burkina on procède autrement. Je suis pasteur, et ce que je reproche à la disposition, c’est que l’enterrement n’est pas déjà en soi une récompense ou une canonisation. C’est un hommage d’une communauté humaine, une supplication à Dieu pour qu’il accueille le défunt dans son Royaume, et un abandon du mort à l’amour et au seul jugement de Dieu.
    JB est un homme de Bien, d’accord. Mais qu’il soit un saint, disons que non. Nul humain ne mérite ce qui lui est arrivé et ce qu’il a vécu. Ne faisons pas de lui un martyr, de qui ou de quoi que ce soit. Ne le posons pas en ange rejeté par des diables de responsables d’Eglise.
    Tu le sais, mon cher Ecrou, beaucoup d’autres prêtres ont quitté le ministère. Jusqu’à demain, s’ils meurent dans le même cas de figure, la disposition sera appliquée. Que cela scandalise, je peux comprendre. Combattons la disposition, et non son application à qui que ce soit, et quelle que soit sa valeur.
    Que Dieu reçoive l’âme de JB. Il a servi le Seigneur, il a configuré son être au Sacerdoce du Christ, il a trempé ses lèvres à l’amertume de la coupe de sa Passion, puisse-t-il recevoir de partager la Gloire de sa Résurrection.

  • La leçon que l’on tire de ce événement malheureux mais libérateur pour Jean Baptiste est que certaines lois sont d’une absurdité déconcertante.
    L’homme de dieu qu’il a été,de prête à laïque nous permet de dire au delà des commentaires que dieu saura reconnaître son œuvre car en réalité,la mission divine n’est pas seulement confiée aux ordres.
    Pour ma part,je dirai que Jean Baptiste a été un bâtisseur en tant que prêtre et laïc.son honnêteté doit être le ciment de ceux qui aujourd’hui,portent son deuil.
    À l’unisson,faisons monter des cantiques vers le ciel, ces cantiques qu’il aimait tant écrire et fredonner et qui l’enlèvent a tout jamais.

  • Je suis peiné en lisant le texte bien écrit du condisciple de Wendzoodo. Je suis peiné pour deux raisons :
    - Je suis peiné d’abord parce que l’auteur en bon ancien séminariste maîtrise et la langue de Molière et les Saintes Ecritures, mais malheureusement, l’homme de la promo 71 de Pabré, n’a rien compris en son Eglise, je refuse de croire qu’il ne l’aime pas. "Dura lex sed lex" faut- il le rappeler. Comment connaitre et aimer son Eglise et tenir une telle condamnation de la hiérarchie de l’Eglise de Ouagadougou ?. Fallait-il réserver à l’abbé JB les obsèques chrétiennes parce qu’il a été prêtre ? Ou bien appliquer au défunt les mêmes règles pour tous ? Telle a du être la question posée par l’Eglise de Ouagadougou à l’annonce de la triste nouvelle. La loi doit me semble- t-il être la même pour tous, hommes de vaste culture.
    L’Eglise à ma connaissance n’a point condamné l’abbé JB.
    - Je suis peiné ensuite parce que l’homme que ses parents, amis et connaissances pleurent aujourd’hui devait être un homme de principe. La vie consacrée, celle de prêtre a ses règles, ne pouvant plus vivre ces exigences, il décide de réorienter sa vie. Un tel homme ne comprendrait pas cette polémique sur la décision de l’Eglise qui est à Ouagadougou de ne point admettre sa dépouille dans le sein d’une église.
    Aidons les responsables de l’Eglise a être équitables avec tous les fidèles.
    Prions surtout pour le repos de l’âme de notre frère et ami.

  • merci grand frère ou tonton pour ce vibrant hommage. J’ai les larmes aux yeux ! Que son âme se repose en paix car la justice de Dieu est différente de celle des hommes, même ceux soit disant d’Eglise ! PAIX à ton âme JB !!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Je suis meurtri d’amertume à la découverte que l’auteur de cet écrit est un ancien séminariste ; je me demande ce qu’il est allé faire au séminaire et quelle sorte de témoignage il donne de sa vie de Catholique, mais j’avoue que c’est lamentable ! Un Français bien écrit, oui, je l’avoue, mais pour ne rien dire à la fin : c’est du luxe en façade. Bref, l’Eglise a des règles et personne, mieux que l’auteur ou le défunt n’est si bien placé pour le savoir et l’enseigner. Mais hélas ils en ont fait ce qu’ils veulent.
    Je ne suis pas mieux qu’eux, je ne les juge pas, puisqu’il ne m’appartient pas de le faire, mais l’Eglise n’a fait qu’appliquer des règles à quelqu’un qui n’y est pas profane. Il n’est pas mieux que les autres, il est comme tout le monde. Il mérite ce qu’il a planifié lui-même !
    C’est l’ami de l’auteur, je le constate, mais pas de favoritisme dans l’Eglise Catholique. S’il n’est pas satisfait il pourrait aller construire son "église".
    Paix à l’âme de JB !

    • Je suis parfaitement d’accord avec vous. C’est triste de voir un initié se comporter comme un profane. A quelle fin ? vanité des vanités. Mais il fallait de tels errements afin que l’on puisse rappeler à l’auteur de l’article cette règle élémentaire de l’Eglide de Dieu et ce, avec amour habituel du Christ vivant. Alléluia, Alléluia Christ est vivant.

  • Très émouvants ces écrits...beau texte. Puisse l’âme du défunt reposer en paix. Il a été honnête en renonçant au sacerdoce pour être avec une femme. Courage à la veuve dans cette épreuve...

  • Merci monsieur pour ce témoignage émouvant de votre part à l’endroit de votre frère et ami Jean Baptiste OUEDRAOGO. Que Dieu seul soit votre consolateur car comme la parole de Dieu le dit il n’ya pas un seul juste sur la terre. Donc christ n’est pas venu en vain. Soyez béni.

  • Paix à l’âme de l’Abbé Jean baptiste. Dans le communiqué de l’Église il a été précisé que l’Abbé a demandé à se décharger de ses charges sacerdotales et s’est marié à l"état civile. Que voulez vous que l’église fasse en de pareille circonstance ? l’église et les fidèles ont salué ses œuvres en faveurs de l’église.
    Vraiment prions pour lui afin qu’il repose en paix.

  • Saint-Exupéry : « L’essentiel, le plus souvent, n’a point de poids … Un sourire est souvent l’essentiel … Et la qualité d’un sourire peut faire que l’on meure » (Lettre à un otage).
    Ecrou, tu as nous as tout dit en cette assertion. Puisse Dieu consolider en nous la fraternité, la tolérance et le pardon. La justice des hommes ne sera jamais celle de Dieu. Dieu est miséricorde. Beaucoup de fidèles sont bouleversés par cette situation et peu comprendront que c’est la loi que l’Eglise a appliquée à Donsin. Repose en paix Abbé Jean Baptiste Ouédraogo.

  • Bravo écrou pour cet hommage à souris. L’essentiel est qu’il avait la paix dans le coeur. JB n’a jamais été hypocrite. La hauteur de ton message est à la mesure de la solidité de ta formation.

  • Merci pour ce bel écrit rempli de témoignage unilatérale : car l’auteur parle plus de son expérience auprès de l’abbé. il aura bien agrémenté son écrit en faisant ressortir plusieurs éléments des visites d’autre personnes (hommes ou femmes ,prêtres ou pas) auprès de l’abbé JB ; cela allait me permettre de bien savourer son écrit ; ce dernier est un peu teinté de subjectivisme et je percois( un avis très très subjectif de ma part) de la rancoeur dans le texte.
    L’abbé est mort : qu’il repose en paix et surtout qu’il prie pour nous les humains (laics et prêtres ) sur notre quete de la sainteté :’"soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait" (Mt 5,38)
    les circonstances qui ont entouré l’inhumation de l’abbé crée le débat....oui. Malgré sa souffrance, l’abbé connaissait très bien au soir de sa vie la situation qui l’attendant dans l’archidiocèse de ouagadougou ; et cette situation(loi concenant le traitement de nos morts) provient de la décision humaine de tous les membres de l’église famille. Comment de rencontres durant plusieurs années pour parvenir à ces décisions !!!!! Nous étions alors d’accord sur l’application de la procedure que la dépouille de l’abbé connu.....
    L’auteur parle d ’archidiocese de ouaga comme une personne physique (qui se son trone prendrait des décisons selon la direction du vent....non) Tous les fidèles se reconnaissent dérrière cette loi qui nous pèse et nous meurtrit....

    Soutenons nos prètres, soutenons nos frères dans leur vie ; car il arrive que ces derniers connaissent la solitude et ses conséquences.

    l’abbé JB prie pour les hommes de notre planete !!!!!

  • Merci à tous. Je pense que les dirigeants de l’église catholique sont en déphasage avec la volonté des fidèles si bien que partout dans le monde nos églises ne font que se vider.
    Dans toute organisation il faut s’adapter avec les réalités du terrain mais hélas notre église et surtout les dirigeant se comportent comme l’Autriche

    • Mon frère, l’Eglise n’a pas pour mission de suivre la volonté des hommes, mais celle de Dieu : "C’est à Dieu qu’il faut obéir d’abord, non aux hommes. (Ac 5, 29). Au lieu de chercher à ce que l’Eglise fasse votre volonté essayez aussi un tant soi peu de faire la volonté de Dieu. L’Eglise doit sans cesse s’adapter au monde, mais il ne faut pas oublier aussi qu’elle est d’abord là pour communiquer aux hommes la volonté de Dieu. Si on n’avait enterré l’Ab. Jean-Baptiste comme quelqu’un qui est en règle avec l’Eglise je suis sûr que beaucoup auraient également critiqué cela.

    • Je voudrais ajouter ma voix à la cacophonie générale, bien qu’il y ait eu des voix qui chantaient juste ! Au sujet d’Ecrou, je demande qu’on le comprenne. Il voulait hurler sa douleur, pleurer à chaudes larmes pour Souris. Je vois en lui, à la différence de quelques intervenants, que bien plus que de l’exhibition, il y avait aussi du pédantisme. Ce qui me chagrine, c’est qu’il fait aussi de l’amalgame entre son amour pour Souris (et là je ne souris pas du tout !) et sa rancœur pour l’Église et ses dispositions. Il n’est pas besoin de jeter la pierre aux ordonnés et consacrés parce qu’il en sait quelque chose sur l’inconduite de quelques brebis galeuses. Nous ne sommes pas des saints et je crois qu’il est bon de toujours raison garder quelle que soit la peine qui nous étreint. Prions les uns pour les autres !

    • Merci à Ché le précédent intervenant !

      Je viens moi aussi exprimer ma très lourde peine, suite au départ de l’Ab Jean-Baptiste Ouédraogo dit "souris", vers la maison du Père Eternel. Les circonstances permettent de comprendre un peu plus les obligations du prêtre, sans que personne ne condamne son prochain. Je suis prêtre comme lui et même que lui l’a été avant moi.
      Mais ne restons pas uniquement au niveau de la compassion ; il faut regarder la base de notre être chétien. Notre sort commun, celui du prêtre avec, est lié à son office et particulièrement à la célébration des Rameaux. Nous y célébrons la gloire et la croix, voire même si la croix n’est pas la gloire, du moins pour le Christ.
      Nous cherchons tous à discerner non pas à condamner et surtout laisser à Dieu sa part d’action ultime. Le décès de l’Ab Jean-Baptiste nous affecte nous prêtres plus que cela ne paraît.
      Mais n’oublions pas ce que St Paul dit au sujet des personnes consacrées : "...nous portons un trésor dans des vases d’argiles" 2Co4,7. Cela est vrai pour notre état de vie ; mais il est encore vrai pour notre charge d’intendants des biens pour les âmes. Voyez si la règle appliquée est différente entre nous tous, fidèles du Christ ?

  • Mon cher Ecrou, vous vous êtes trompé de titre pour votre texte. Il ne rend en rien hommage à JB. Vous n’honorez pas du tout sa mémoire ; vous l’utilisez pour régler vos comptes avec l’Eglise ou et sa hiérarchie. Vous êtes un aigri et un égoïste. Vous exposez JB à un tribunal qu’il ne mérite pas du tout. Faut-il qu’on juge ce qu’il mérite ou ce qu’il ne mérite pas ? Ce n’est pas le lieu. Laissez son âme reposer en paix. Pour un hommage, allez en apprendre de celui rendu par Jo Nikiéma, et celui rapporté par Samné.
    Je suis écœuré.

  • Merci a tous mais je vs femande de suivre ce mn doigt indique :

    1- arreterons de dire les lois de l’Eglise catholique, car bien que ce soit en partie vraie, c, est avant tout l, Eglise ki es a ouagadougou. La hierarchie de padoue n’est pas protestante. Dc ce sont des hommes de ouaga qui en ont decide autrema. Mais nous voyons souvent des situations irregulieres qu’ils ont forcer en situation regulieres. Ceux qui savent, connaissent ce dont je parle.

    2- Les autoritez le connaissaient bien ds sa longue epreuve de maladie. Un accompagnement pastorales pouvait aiider a regulariser la situation avant le pire. Mais c’est une entreprise empreinte d’amour pour le prochain. Ce n’est pas donne a tous. Il est facile d’appliquer loi que d’obeir a la recommendation de l’amour.

    3- JB a demander a partir du sacerdoce. Dc il n’etait plus des leur meme si l’ordre est indelibile. Donc meme mort, ses funerailles st a organiser par sa famille. Mais maintenant pourquoi ce "communiquer froid" des autorites avec des precisions unitiles. J, appelle ca, de " l’ingerance diffamatoire" sucitee plutot par le peu d’amour et la fierte cachee et une compassion moins catholique de dire a tous, voila comment il temine.4

    - ds tout ce que ns faisons ke l, amour prenne le pas sur tout .

    I

  • Webmaster s’il te plait laisse.

    Merci à tous pour la contribution. Je voudrais juste donner mon point de vue. Les debats que sucite notre frère JB est signe revélateur d’un malaise au sein de l"Eglise par rapport à bcp de points concernant la vie des fideles. Avec humilité nous pouvons tirer des lecons constructives.

    1- Evitons de dire les lois de l"Eglise catholique car bien que ce soit en partie vraie, la mesure prise par les authorités de Ouaga n’engagent pas toute l’Eglise catholique et ne sauraient lui etre imputées. C’est une option pastorale de l’Eglise Locale à Ouaga. Je respecte mais on peut y dire beaucoup selon la specificité de chaque cas. Nous avons vu des situations irregulières qu’on a forcé en situation regulière. On en q vue bcp et que ces authorités connaissent aussi. Discretion oblige, je me tais donc. 2- De l’intervention des authorites dans les funerailles de JB. Il fut pretre mais a demandé entre temps a partir. Ce qui fut accepté. Alors il n’était plus des leurs. Donc la gestion de ses funerailles incombaient en première position à sa famille. Ce qui n’exclut pas une compassion de tous. Mais le "communiqué froid" du secretariat de l’archeveché, pas signé par l’Archevech metropolitain est moins "catholique". Un communiqué avec qui indexe ; j’appelerai cela de "l’ingerance diffamatoire". 3- Ces authorités et bcp des pretres proches de JB qui l’ont cotoyé dans sa maladie( puisqu’ils sont allés le voir selon un internaute) ; connaissaient certainement sa situation irregulière. Je me dis qu’un accompagment pastoral pourrait arranger les chose avant le pire. Cela aurait été mieux que d’attendre sa mort pour proclamer a tous et tout haut qu’il vivait une situation irregulière. 4- Il faut reconnaitre que le communiqué lui-meme et les mots choisis ont peché par leur indiscretion. On peut y entrevoir la volonte de dire a tous " voyer comment il termine". Autrement ; c’etait pas à l’archeveché de devancer la famille pour un communiqué d’un tel contenu, accusateur. Acceptons avec humilité que cela n’a pas été tres inspirée. Reconnaitre cela est digne d’un effort pour un plus grand bien dans le future. 5- Encore une fois de plus, evitons les amalgames car ce qui est decidé à Ouaga ne peut avoir la prentention d’engager L"Eglise Catholique.
    Que l’amour prenne la pas surtout ce qui peut etre fait.

    Que Dieu nous garde et nous protège, que nous puissions etre des instruments vivant de son amour au milieu des autres. Merci a tous pour vos contributions.

  • Monsieur Ecrou, que savez vous de Marie Madeleine ? n’êtes vous pas entrain de la juger ?

  • Que la terre libre du Burkina Faso lui soit légère.Qu’il repose en paix, et que le Seigneur le seul juste juge l’accueil dans son royaume.

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