Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

mercredi 1er mai 2013 à 22h50min

Dans son discours sur la situation de la Nation le 4 avril dernier, le Premier Ministre a donné des informations sur le traitement réservé à certains dossiers de corruption relevés par l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat. Déjà le 30 janvier 2013, à l’occasion de sa Déclaration de politique générale, la corruption au Burkina Faso avait donné lieu à des débats à l’hémicycle.

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Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

La dernière rencontre syndicats-gouvernement a abouti à un engagement du Gouvernement à mettre fin à l’impunité sur la mauvaise gestion des deniers publics. Le REN-LAC se réjouit de la cristallisation des débats sur l’épineuse question de la corruption ; toutefois, le Réseau suivra de près la concrétisation des engagements du Gouvernement sur le terrain.

« La lutte contre la mauvaise gestion des finances publiques et la corruption doivent s’inscrire absolument dans les principes constitutionnels et les exigences de l’Etat de droit », avait conclu le Premier Ministre au chapitre du renforcement du contrôle, de la lutte contre la fraude, le faux et la corruption dans son discours sur la situation de la Nation du 4 avril 2013. Au total plus de 367personnes sont concernées par les rapports de l’ASCE avait affirmé Luc Adolphe TIAO devant la représentation nationale. Le Conseil des ministres du 13 mars 2013 a fait le point suivant de la mise en œuvre des décisions et recommandations du rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat :
L’apurement d’un premier lot de dossiers dont les personnes concernées se sont acquittées des montants dus. Cette catégorie concerne 142 personnes.
La transmission du lot des dossiers non apurés au ministère de l’Economie et des finances en vue des ordres de recettes aux personnes concernées. Cette catégorie concerne 33 personnes.
Enfin, la situation de celles qui contestent absolument les fautes qui leurs sont reprochées ; leur dossier a été transmis à la fois au ministre de l’Economie et des Finances et au ministre de la justice. Elles sont au nombre de 92.
Le décompte fait état de 267 dossiers, il manque des informations sur 100 autres cas de malversations. « L’ensemble des dossiers a été transmis au ministre de la Justice qui à son tour saisira sans délai les instances compétentes pour la suite judiciaire à donner à ces affaires » dira le chef du Gouvernement. Pour l’instant, peu de choses ont été faites dans ce sens au niveau du Palais de Justice si l’on s’en tient aux informations en notre possession. Des signaux forts pour débusquer tous les coupables, c’est le souhait des burkinabé excédés de voir le gouvernement couvrir des agents qui ont dilapidé les deniers publics.
6 nouveaux engagements lors des négociations gouvernement-syndicats
Au sortir de cette rencontre devenue maintenant une habitude, le gouvernement a pris le 21 mars 2013 une demi-douzaine d’engagements pour lutter contre la corruption et les crimes économiques.
Au titre du point D, le Gouvernement a pris les engagements suivants :
-  La traduction effective devant les tribunaux des auteurs de crimes économiques et de sang.
-  La mise à la disposition de la justice des moyens nécessaires pour faire la lumière sur les crimes commis à l’occasion des manifestations de février 2011 à Koudougou et des tueries de Guenon.
-  La prise de mesures concrètes et efficaces contre la corruption et la fraude notamment par la mise en œuvre des recommandations pertinentes issues des assises nationales sur la corruption tenues à Ouagadougou du 19 au 21 décembre 2012.
-  L’opérationnalisation des directoires et des cellules anti-corruption dont les syndicats sont membres, auprès de certains services sensibles du ministère de l’Economie et des Finances, et la soumission au Parlement d’un projet de loi anti-corruption, avant la fin de l’année 2013.
-  Le respect des textes réglementaires en vigueur en matière de procédure d’entente directe dans l’attribution des marchés publics et la reforme de la procédure de résiliation dans le cadre de la relecture des textes relatifs aux marchés publics.
-  La poursuite du recouvrement des créances de l’Etat en souffrance dues notamment par des responsables.
-  La poursuite judiciaire contre les contribuables coupables d’infractions fiscales graves.
Les récents mécanismes qui visent à lutter contre la corruption sont à saluer. Nous pouvons citer les assises nationales de la corruption organisées en décembre dernier, la création des comités anticorruption au ministère de l’Economie et des Finances et sans oublier les « 8 mesures » prises par le Premier Ministre lors de sa visite à l’ASCE en septembre 2012. Mais cela peut-il suffire sans une ferme volonté politique de punir les coupables de cas manifestes de corruption ? Depuis deux décennies, la stratégie du gouvernement en la matière ne convainc pas. En réponse aux nombreux cas de détournement, il a multiplié les institutions et les ateliers pour éviter d’affronter le problème.

Où sont les gros poissons ?
Il y a eu beaucoup d’engagements en 2012, trop dira t-on. 2013 a commencé avec d’autres promesses, on ne sait pas ce que la fin de l’année nous réserve, cependant il y a lieu d’émettre de sérieuses réserves sur cette volonté politique de combattre la corruption en demandant des comptes à tous ceux qui se sont rendu coupables de malversation.
Après les « 8 mesures d’Hercule », c’est le nom donné par la presse aux engagements du Premier Ministre à l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat à endiguer la corruption au Burkina, sur le terrain les actes se font toujours attendre. Huit mois après, certains mis en cause se trouvent en activité et ne sont nullement inquiétés. « Certains ont commencé à se justifier » explique le Premier Ministre quand la question lui fut posée à l’Hémicycle le 30 janvier dernier. Il doit être le seul à être au courant, car le constat de la grande majorité des burkinabé est tout autre.

Un des principaux concernés par les malversations selon le rapport 2011 de l’ASCE, l’ambassadeur du Burkina en France Pr Joseph PARE n’aurait reçu sa lettre de rappel que plusieurs mois après la publication des faits. Huit mois après avoir manifesté son souhait de se mettre à la disposition de la justice dit-on, on ne veut pas encore lui trouver un successeur.

Les scandales de détournement éclaboussent de plus belle l’Administration publique au 1er trimestre de l’année, un agent du Trésor aidé de plusieurs complices a tenté d’extorquer 57 millions à l’Etat. Il aurait réussi son forfait n’eût été la vigilance du service de contrôle. Au Fonds d’appui au secteur informel (FASI), Agence de Orodara, c’est un autre agent indélicat qui reprenait des dossiers de projets financés et les faisait de nouveau financer avec la complicité de certains de ses supérieurs à Ouaga.

Environ 54 millions de FCFA ont été détournés. 15 personnes sont aux arrêts dans cette affaire nous apprend la presse. Pour les deux cas ci-dessus cités, les mis en cause sont aux arrêts. Mais ce ne sont que des petits poissons, où sont les gros poissons tant promis ? Nous pouvons émettre légitimement des interrogations sur ces pratiques récurrentes de vouloir rapidement s’approprier l’argent du contribuable.

A priori les coupables ont été guidés par ce désir effréné de s’enrichir rapidement. En réalité, c’est un comportement qui se nourrit de la règle de l’impunité dont bénéficient certains responsables épinglés dans les différents rapports sur la corruption au Burkina. Une impunité qui a fait des émules, les agents indélicats ont tenté leur chance parce que d’autres avant eux s’en sont tirés à bon compte. Il est temps que le gouvernement montre des signaux forts en traduisant avec diligence en actes concrets ses engagements sur le terrain et en traitant les dossiers de malversations avec impartialité.

A quoi cela sert-il de prendre des engagements s’il faut toujours invoquer la séparation des pouvoirs pour justifier la lenteur et le déséquilibre réservés au traitement des dossiers de détournement devant les juridictions ? Les suspects doivent répondre devant la justice quel que soit leur poids politique ou économique.

Le Secrétariat Exécutif

Réseau national de lutte anticorruption (REN-LAC)
Tél : +226 50 43 32 83
www.renlac.org
renlac@renlac.org
Tél. Vert : 80 00 11 22

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Vos commentaires

  • Le 30 avril 2013 à 22:28, par Ouaga inter
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    La corruption n’est plus à combattre dans notre pays, il est trop tard car notre président est prisonnier de ses collaborateurs corrupteurs, il ne peut plus lever le doit contre qui que ça soit à cause de la corruption, car sa propre famille est l’exemple. Guiro et Paré seront des conseillers et formateurs de la corruption a la présidence en 2015. Notre premier ministre n’est qu’un pignon à jouer pour endormir le peuple, il n’a aucune autorité pour inquiéter ceux qui puisent dans la caisse de l’Etat. COMMENT pouvons-nous expliquer qu’un simple ancien directeur de la douane de ouaga inter affecter sur BOBO puisse avoir des immeubles une villa secteur 17, un restaurant discothèque, une entreprise des travaux publique, combien gagnait par mois ce directeur de la douane de Ouaga inter ? Monsieur le premier ministre, enquêtez sur les deux derniers directeurs de la douane de Ouaga inter et récupérez leurs biens mal acquis et équiper notre hôpital pour sauver des vie. Ma femme est morte dans notre mouroir de dit hôpital par manque de moyen de matériels hospitaliers. Je suis un honnête douanier et sert mon pays avec fierté et loyauté, mais le laissez aller de nos gouvernants dépasse les limites. La seule solution pour combattre la corruption et relancer l’économie du pays est le changement du pouvoir, car notre président ne contrôle plus rien. Ouaga inter

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  • Le 1er mai 2013 à 08:11, par Beurk
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    Au stade où nous en sommes,le Burkinabè n’a peur que d’une seule chose aujourd’hui à savoir la mort. Au temps des tribunaux populaires révolutionnaires,les gens se tenaient correctement dans la gestion des affaires publiques car ils avaient une peur bleue de la honte qui s’abattrait sur le nom de leur famille mais maintenant sous la compaorose compradore,c’est devenu un titre de gloire quand un agent ou un homme politique s’enrichit sur le dos du peuple et de l’Etat.Alors si vous voulez une proposition,j’en ai une et elle est radicale et le pays risque d’être complètement dépeuplé,tant la déprédation publique touche toute la société:faire passer de vie à trépas toute personne convaincue de détournement ou de racket dans l’exercice de ses fonctions.Mais vu que chacun d’entre nous connaît un être cher ou un bienfaiteur susceptible d’être mis en cause,personne ne peut mettre en oeuvre cette proposition au Burkina d’aujourd’hui sous Blaise Compaoré,car de près ou de loin,nous sommes tous acteurs de la corruption dans ce pays.

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  • Le 1er mai 2013 à 09:06, par Ouaga inter
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    La corruption n’est plus à combattre dans notre pays, il est trop tard car notre président est prisonnier de ses collaborateurs corrupteurs, il ne peut plus lever le doit contre qui que ça soit à cause de la corruption. Notre premier ministre n’est qu’un pignon à jouer pour endormir le peuple, il n’a aucune autorité pour inquiéter ceux qui puisent dans la caisse de l’Etat. COMMENT pouvons-nous expliquer qu’un simple ancien directeur de la douane de ouaga inter puisse avoir des immeubles des villas s, un restaurant discothèque, une entreprise des travaux publique, combien gagnait par mois ce directeur de la douane de Ouaga inter ? Monsieur le premier ministre, enquêtez sur ces personnes et récupérez leurs biens mal acquis et équiper notre hôpital pour sauver des vies. Des personnes meurent dans notre mouroir de dit hôpital Y, par manque de moyen de matériels hospitaliers ; le laissez aller de nos gouvernants dépasse les limites. La seule solution pour combattre la corruption et relancer l’économie du pays et libérer le peuple, est le changement du pouvoir, car nos dirigeants ne contrôlent plus rien, une nouvelle génération d’équipe arrivera à diminuer la corruption. Ouaga inter

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  • Le 1er mai 2013 à 14:02
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    DU REN LAC, que peut il sortir de bien ? je veux parler d’enquête bien faite !
    Je pense sous silence les nombres de déclarations de citoyens honnêtes qui ne sont pas pris en compte et dans le pire des cas les informateurs sont dénonce aux corrompus qu’il sont sensé poursuivre, et celui ci n’hésite pas tout mettre en œuvre pour nuire a l’informateur.
    Que faites vous pour protéger vos informateurs qui prennent le risque, et c’est un devoir citoyen, que de dénoncer la corruption et dire qu’aux USA ils prennent cela au sérieux au point où il arrive même a l’État de changer identité et la face de leurs informateurs.
    Prenez au sérieux nos informations, soyez aux bons soins de vos informateurs, et diligentez vos enquêtes.
    La gestion du carburant dans un projet BKF est scandaleuse et le RENLAC ne dit rien.
    La passation nébuleuse des marchés publiques dans les EPE et le RENLAC ne dit rien. Et que sais je encore.....

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  • Le 1er mai 2013 à 19:12
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    Moi je propose que le peuple même mette en place partout sur l’ensemble du territoire des sortes de brigades anti corruption où tous ceux qui seront suspectés devront s’expliquer. N’attendons plus rien de ce régime et de ses juges acquis.

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    • Le 2 mai 2013 à 07:19, par le fonceur
      En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

      Je veux dire à "Par Ouaga Inter qu’il est très malhonnête car :
      - il n’est pas un douanier parce que tout douanier sais qu’on ne dit pas directeur de Ouaga inter mais chef de bureau selon le jargon de la douane ( je le dis sous le contrôle des douaniers),
      - ta plainte vise une personne que tu déteste certainement car étant proche de lui et jaloux de lui ;
      - peux-etre que tu ne connais pas le passé de l’homme que tu jalouse,
      - mets toi au travail et grouille pour avoir aussi des maquis et gère les bien pour construire tes immeubles,
      - ne lie pas la mort de ta femme (paix à son âme) à la personne de celui que tu connais,
      - cette personne au moins libère son génie créateur pour chercher l’argent par les maquis et son entreprise ( renseigne toi bien à quel moment il a cette entreprise : avant ou après ouaga inter),
      - départis toi des analyses faciles parce que tu es aigre,
      - j’aime la justice et la justice ne poursuit pas quelque parce qu’a de l’argent,
      - tu dois être aussi poursuivi pour manque d’effort, manque d’initiative, pour paresse, et pour non engagement et accomodation volontaire à la pauvrété.
      Bregf ! mon frère, je veux juste te faire comprendre de n’est pas passé ton temps à rester jaloux mais lève toi et cherche pour toi. Fixes toi des objectifs et essaie de les atteindre. sois ambitieux et déterminé et tu y arriveras. L’energie que tu perds en critiquant pourrait t’aider à atteindre des buts. C’est ce que les Burkinabè doivent comprendre et non passer le temps à se lamenter. Dès que l’on ne se trouve pas à la place de celui que l’on envie, on trouve qu’il y problème. Nous avons les même droit mais la psosession des matériel depend de chacun. C’est ma manière de voir les choses mais si tu n’aimes pas, il faut japer !!!

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      • Le 2 mai 2013 à 12:48, par Sidpasata - Veritas
        En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

        Monsieur "Le fonceur", qui de toi et de "par Ouaga inter" dit la vérité ? C’est la parole de l’un contre celle de l’autre ? Qui doit-on croire ?........................... Voilà pourquoi dans ce Burkina "émergeant" mais très développé en corruption, il serait bon que le régime accepte enfin qu’on intègre dans le code pénal le fameux "délit d’apparence" qui donnerait l’occasion à ceux qui sont injustement soupçonnés de pouvoir s’expliquer à la justice et être définitivement blanchis. ............. Mais les voyous se battent pour que l’Assemblée Nationale de vote jamais cette loi pénale sur le "délit d’apparence" parce qu’elle permettrait à l’État de rattraper par la justice tous les petits filous qui ont échappé aux structures administrative de contrôle. ....................... SINON, VOUS POUVEZ TOUJOURS PARLER, VOUS NE CONVAINCREZ PERSONNE ; ET CHACUN DE NOUS CROIRA CE QU’IL VEUT DE CE QU’IL CONSTATE.

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      • Le 2 mai 2013 à 13:32, par dasansanollo
        En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

        je vais pas reagir comme ouaga inter mais souffrez qu.on vous dise mr l.ancien chef de buro d waga inter que c.est pas tous les pauvres qui cherche pas a quitter de leur situation com vs le dites. la c.est insulter l.intelligence des burkinabes. je sais pas comment tu acquis tes biens.peu etre honnetement mais il faut savoir raisonner. quelqu.un qui te connais bien et qui t.envi pas. coordialement.

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      • Le 2 mai 2013 à 14:09, par dera
        En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

        il ne suffit pas d’attaquer par ouaga inter inutilement mais de lui prouver la provenance des biens de ton soit disan "chef de buro" comme tu en sais trop. evite de tourner au tour du pot et nous dir quand est ce qu’il a eut ses entreprises comme toi tu t’es déjà renseigné. sinon tu te tais

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      • Le 2 mai 2013 à 14:53, par dera
        En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

        au lieu d’attaqué inutilement par ouaga inter,explique nous la provenance des biens de ton soit disant "chef de buro" com tu t’es bien renseigné deja.SINON tu te tais

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  • Le 2 mai 2013 à 07:01, par M Ba BAGA
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    quand, au lieu de renforcer le REN LAC, le gouvernement créait la Haut Autorité de Lutte Anti Corruption, le peuple avait déjà compris. c’est la politique de tuer pour mieux soigner.

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  • Le 2 mai 2013 à 07:56
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    La corruption touche au coeur meme de ce regime ! Elle est la consequence du laissez-aller et du laisser-faire prone depuis longtemps pour recompenser tous ceux qui ont vite retourne leurs vestes apres le 15 octobre. On ne peut donc pas demander a ce meme regime de remettre en cause cet "acquis" qui est maintenant devenu un poison pour lui ! Peut-il se faire lui-meme hara-kiri ?

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  • Le 2 mai 2013 à 08:13
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    On met en prison les voleurs de poulets ou de moutons mais, surtout, pas des Guiro, qui ont détourné des milliards. A quand son procès ?
    Le jour où le peuple va se lever contre ces voleurs aux cols blancs, il y aura des dégâts car l’impunité finira bientôt dans ce pays.

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  • Le 2 mai 2013 à 12:10, par GO
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    Un gouvernement tout pourri. Quand on laisse les gens volé et ne pas être inquiéter, c’est normal que le prix du gaz s’augmente.
    Si on publiait les noms, nous on allait refuser leur à ce qu’il accèdent à leur bureau tant que le jugement n’est pas fait.
    C’est ce que ce gouvernement veut. Il faut que nous même forcions les choses, sinon, c’est toujours nous qui allons payer tout ça.
    C’est vraiment la merde dans ce pays.
    Avec tout ça ce sont ces mêmes qui sont décorés et un première ministre qui lui voit le petit policier qui a pris 1000f.
    Un première ministre qui parle comme si lui même est concerner et craint d’être citer par ces mecs épingler.
    Mais on voit le puissant Karim wade en prison. ça va venir.

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  • Le 2 mai 2013 à 20:21, par Ouaga inter
    En réponse à : Lutte contre la corruption : Que d’engagements mais toujours rien sur les faits !

    Fonceur, quand j’ai réussi à mon concours de la douane, je crois que vous n’étiez pas né. Les chefs de bureau des sections douanière burkinabé sont surnommés Mr. LE DIRECTEUR par ses collaborateurs. Le jargon chef de bureau cache l’humiliation que peut avoir le DG s’il entendait directeur par-là directeur par ci, autrefois il y eu confusion dans l’administration et ils ont optés Chef de bureau ou responsable de bureau, mais une section comme Ouaga inter reste un directoire avec un directeur. Voir les archives. Vous n’êtes qu’un planton du bureau du chef, et qui reçois les arrangements corrompu des commerçants pour remettre a votre chef de bureau, vous pouvez ajouter cela dans votre jargon de douanier corrompu. Il est temps que notre pays avance, et le budget de la douane est le vrais moteur Rolls-Royce pour le développement de notre pays, mais des personnes comme vous et des chefs de bureaux ou directeurs, ou responsables, appelez les comme vous le voulez, qui détournent la rentrée des fonds de la caisse de la douane burkinabé freine l’avancer de notre pays. .Je ne suis pas jaloux de qui que ça soit, et si je l’étais, voilà 25 ans que je suis dans le circuit, j’aurai pu dire plus, même témoigner au risque de ma vie. A présent j’alerte à tous ceux qui sont conscient du danger de la corruption ouverte, surtout au nom de nos enfants et leur avenir dans un pays où il faut être un proche parent d’un corrompu pour pouvoir manger à sa faim. Les menteurs comme vous ne croit pas aux honnêtes personnes, pourtant il y a encore aux pays des hommes intègres de T. Sankara des personnes avec dignités et honnétété. A la porte de ma retraite, et au nom de tous les burkinabé qui souffrent impuissamment de la corruption, j’ai dit ce que je vois et de ce que je pense, car trop c’est trop. Fonceur si vous êtes un douanier corrompu, ne m’en voulez pas car j’aime mon pays, et ce pays mérite de poursuivre son avancement avec des chefs de bureaux honnêtes et respectueux.

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