Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

mardi 23 avril 2013 à 05h04min

Selon l’article 244 du code des personnes et des familles du Burkina Faso « Le versement d’une dot soit en espèces, soit en nature, soit sous forme de prestations de services est illégal ». Mais dans les faits, une étude menée par Isabelle Akouhaba Anani en 2008 pour le compte de « l’Institut Danish Human Rights » a révélé sans surprise que la dot est incontournable pour la plus part des ethnies vivant au Burkina Faso.

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Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

En fonction des sociétés et des époques, la dot peut avoir plusieurs connotations. En droit romain par exemple, la dot est l’ « ensemble des biens apportés par la femme pour contribuer aux charges du ménage » ; en Afrique noire, surtout en Afrique de l’ouest, elle est pour la plus part des sociétés la part contributive du jeune marié et de sa famille à ce qu’on pourrait qualifier du « prix de transfert de la femme de sa famille vers la famille de son mari ».

Selon l’étude d’Isabelle Akouhaba Anani, les Dagaris, les Gourounsi, les Gourmantchés, les Touaregs, les Bobo… sont entre autres les ethnies les plus exigeantes en matière de dot au Burkina Faso.

Avec l’émulation de la société, l’aspect symbolique de la dot a laissé la place à des demandes souvent exagérées.

Ainsi, en janvier 2013, un jeune employé de commerce à Bobo-Dioulasso a vu sa demande de mariage traditionnel conditionné par le versement de 400.000 francs cfa de dot. Non content d’avoir soutiré une telle somme à un « débrouillard », la famille de la jeune fille a mis au compte du futur marié tous les frais relatifs à l’organisation dudit mariage (des voyages dans son village, des dons d’animaux, repas festifs, danses populaires). Au finish, sans le savoir le pauvre avait investi plus de 1.500.000f dans l’organisation de son mariage. Epinglé par son patron, l’infortuné a du fuir pour échapper à la prison. Laissant derrière lui sa femme chèrement acquise.

Cet exemple qui ressemble à bien d’autres à Bobo et à Ouagadougou relate des conséquences possibles de la surenchère dont certaines familles font preuve autour des demandes de mariages.

Toujours selon l’étude d’Anani, la dot se mue au gré des avancées technologiques. Au Togo et au Bénin par exemple, des familles demandent des réfrigérateurs, des téléphones portables, des voitures, des motos avant toute célébration de mariage.

La conséquence de ces surenchères, c’est que les célibataires et les filles mères se font de plus en plus nombreux.

Le silence des ONG

Et pourtant parmi la pléthore d’associations féminines, d’organisations non gouvernementales qui luttent pour le bien être des femmes, aucune n‘a encore eu la noblesse de mettre au premier plan la lutte pour l’applicabilité de l’article 244 du code des personnes et des familles burkinabè. Symboliquement la dot est le prix du transfert de la femme de sa famille vers la famille de son mari. De la passation de l’autorité parentale à celle du mari. Elle est donc par essence ce qui ouvre la voie à la domination, au port de la culotte par monsieur. Dans un monde qui se veut plus égalitariste que la nature, on a encore du mal à comprendre pourquoi les jusqu’au-boutistes du tout pour la liberté de la femme restent inactifs sur cette question.

Ousséni Bancé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 22 avril 2013 à 21:49, par Bila le fou
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Big’up Mr Bance. Tu as vu juste, en mettant sur la table ce debat. Mais la chose a ne pas negliger, et c’est la raison pour laquelle, les choses sont et resteront comme ca,c’ est que nos soeurs leaders, ne sont leaders que parce qu’elles baissent facilement la jupe. Regarder bien en face. On devient depute, parce qu’on a souleve la jupe dans le bureau de tel ministre ou d’un grand du CDP. C’est ca aussi le pays des hommes integres. Les femmes leaders par les idees n’ont pas droit a la parole.
    Je suis fou et fier de l’etre

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    • Le 23 avril 2013 à 07:29, par Zerbo
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Mon Dieu, Bobo 400.000 francs CFA pour une dote alors on comprend bien pourquoi la prostitution est familialement encouragée à Bobo, est elle plus rentable

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      • Le 23 avril 2013 à 15:46, par indjaba
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Je suis du Sahel mais je connais bien les Dagaris car je discute souvent avec ma belle sœur qui est Dagari. L’idée initiale de la dot chez les Dagari a été perverti avec le temps. Au départ il n’ y avait rien de commercial derrière la dot chez les Dagaris. L’essentiel de la dot était d’ailleurs offerte d’ailleurs aux Fétiches. C’est ainsi aussi que les parents d’une fille ne pouvaient pas réclamer à son conjoint une dot supérieure à ce qu’on a donné pour doter la maman de cette fille. Si une vache et 1000 cauris ont été nécessaires pour doter la grand mère, la maman et la petite fille seront dotées à une vache et 1000 cauris et pas plus sinon les ancêtres frappent. Pour davantage illustrer mon propos, je dirai que la dot des Dagaris est même remboursable en cas de divorce et de remariage de la fille. Enfin, je dirai que la nouvelle génération rejette ou se moque systématiquement de toutes nos pratiques traditionnelles passées sans se demander quel rôle ces pratiques là jouaient. On se croit plus civilisé, on se moque de tout et on ne cherche pas à comprendre. Au temps de nos ancêtres, il n’y avait pas de mosquée, d’église et de maire pour signer les liens de mariage comme on le fait aujourd’hui. Pour moi la dot était juste un moyen pour légitimer l’union, pour rapprocher les familles , pour protéger la femme , pour être en phase avec la religion traditionnelle et pour donner de la valeur au mariage et aux enfants. Il n’y avait rien de commercial et tout s’arrangeait dans la société et c’est ainsi que presque tout le monde (aveugles, sourds, handicapés moteurs, aptes etc) était marié dans les villages Dagara malgré l’apparent cout des dot. Aujourd’hui il n’y a pas la dot mais nos mariages coutent plus chers. Si on met ensemble l’essence des invités d’un mariage à Ouaga, l’amortissement des engins déplacés, la location des salles, les frais à l’église et à la mosquée, le lunch, les couts des robes et costume de mariage, les couts des photos et j’en passe, cela atteint souvent 10 briques. Pourtant Les dots chez les Dagaris tu envoies juste un ou deux témoins avec les sacs et c’est finis et tu attends pour aider ta belle mère pendant 2 ou 3 saisons pluvieuses. Il y’ a même possibilité de payer la dette en plusieurs tranches. Il y’ a même un système de garantie. C’est à dire que tu retiens une partie des dots (un bœuf des bœufs) que tu donnes après que la femme commence à enfanter sinon tu ne paies pas le reste.

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        • Le 24 avril 2013 à 05:05
          En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

          faut pas faire comme si l’article la ne concernait que la culture dagara. On parle de la dot en general. Tu fais semblant de defendre les dagara, or tu les mets dans le box des accuses en fait. Tu n’es pas le seul qui est malin. D’ ailleurs le mot Dagari n’ existe pas. Il va falloir que les gens aient un minimum de culture et appeler les autres par le nom qu’ ils veulent . Je perds le peu de chevux qu’ il me reste pour cause de calvitie tonsuro- frontale avancee quand je vois des gens censes etre intellectuels utiliser a la legere le mot dagari qui n’existe pas du tout.

          Un Dagara Vigilant

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      • Le 23 avril 2013 à 15:58
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Quitte dans ces genres d’idées, tu t’es déjà fait remarqué quelque part auparavant avec des arguments de ce genres. Il faut bien mesurer tes propos et poser un raisonnement solide, et arête d’indexer !

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      • Le 24 avril 2013 à 07:46, par indjaba
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Les dots ne sont pas pire que le mariage entre des gens de même sexe. Les blancs considèrent souvent nos pratiques comme sauvage et initient des pratiquent pires. Mais bon le Noir ne suit que ce que le Blanc lui dit.

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    • Le 23 avril 2013 à 11:13
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Non mon frère, ne faisons pas aveuglement du copier-coller. C’est nous qui faisons la loi et non la loi qui nous fait. Pour ce faire, je crois que c’est cet article 244 même qu’il faut revoir pour être en phase avec nos réalités. Coutumièrement beaucoup de burkinabè pratiquent la dot, religieusement la dot est obligatoire chez les musulmans. C’est dire qu’au moins 80% de notre population se reconnait dedans alors pourquoi l’interdire parce que seulement le code des blancs l’interdit ?

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      • Le 23 avril 2013 à 12:27, par homme
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Non, la dot n’est pas obligatoire en Islam. Ce qui est obligatoire en Islam qu’on traduit à tord par la dot, c’est l’argent que l’homme doit donner à sa femme pour le mariage, qu’on appelle le prix des ustensiles, or la dot c’est ce que l’homme donne à la famille de la femme.

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        • Le 23 avril 2013 à 12:51, par youl
          En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

          Mon frère on s’en fou de ce que dit l’islam ou pas ici nous parlons de nos traditions Africaines si pour vous les musulmans vous ne pouvez pas penser indépendamment en dehors de votre carcan religion cela n’engage que vous mais de grace ne viens ici polluer le sujet avec tes propagandes islamiques

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          • Le 23 avril 2013 à 13:33, par nobody
            En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

            youl es tu bête ou ignorant please controle ton language.tu t en fou de l islam c est ton deme bussness.sache ke ton religion est au dessus de ts.faudra etre un indivudi mal intentionne coe toi pr parler mal d une religionva te faire foutre a l air you re so danmy.on ne donne pas a boire a un ane ki n as pas soif.nalomaba..

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      • Le 23 avril 2013 à 14:54, par Son
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        bien vu mon frère mon frère. si les gens se laissent escroquer au nom de la dot c’est leur problème. la tradition reste la tradition.
        je me demande souvent si ceux qui on écrit cet article 244 sont des Africains ou du moins réfléchissent. on doit demander a ce que cette forme d’escroquerie s’arrête pour que les jeunes puissent marier convenablement comme dans l’ancien temps. ne confondez pas escroquerie et dot.

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  • Le 22 avril 2013 à 21:57
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    J’attends que la femme de Bobo qui disait qui disait que "LE PREMIER MARI D’UNE FEMME RESTE SON EMPLOI" vienne parler maintenant ! Vous voyez le monde ? Elle va se cacher et sortir pour parler un jour. Mme, il faut parler maintenant ! Je t’attends !

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  • Le 22 avril 2013 à 21:59
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Ce qu’il convient de critiquer c’est la déviation des pratiques du sens traditionnel.
    Sinon c’est même l’article 244 qu’il faudra supprimer. Les intellectuels Africains qui nous dirigent sont des cons. Ils n’ont jamais rien produit de bon pour nos pays, rien que toujours du copier coller très mal adapté qui renie à chaque fois qui nous sommes même. Jusqu’à present aucun de ces ignards n’a reflechi à comment adapter les textes pour la reconnaissance du marriage coutumier.
    Il faut que les journalistes reflechissent et soulèvent les bonnes questions et non pas nous plaquer des articles à la con redigés par des cons et votés par des cons pour que des peuples se renient.

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    • Le 23 avril 2013 à 08:39
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Tout à fait d’accord mon frère. Je milite pour la suppression de l’article 244. Si nous ne prenons garde, dans 10, 15 ans nous n’aurons plus de valeurs à défendre. Je ne suis pas pour les dotes énormes mais je n’en veux pas aux familles des mariées. Pour ma part, avant même d’entamer une démarche de fiançaille ou de mariage avec une fille quelconque, l’idéal voudrait qu’on se renseigne : qui est cette fille, ses origines, ses parents, leur histoire, les patriques chez elle, etc avant de s’engager.

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    • Le 23 avril 2013 à 11:33, par Lady Gaga du Faso
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Je partage votre avis... Rien que ce matin noua avons eu un débat houleux sur la question, au service sans savoir que je viendrait trouver un article sur ça ! bref, je suis femme, j’ai étudié le droit mais je ne suis pas d’accord avec tous ces copier-coller inadaptés là ! tout est plagié chez les blancs sans tenir compte de nos réalités. je me voit mal "donnée" en mariage à un monsieur sans qu’il n’est SYMBOLIQUEMENT fait le nécessaire....sur le plan traditionnel. Quand Le journaliste parle d’ethnies en citant les Bobo, il faut nuancer. Je suis bwaba, de la grande famille des Bobo mais chez nous on ne "fatigue" pas la future belle famille en matière de dot ! on ne doit pas raquetter les gens comme le font d’autres... voilà ! et quand ça chauffe, la fille bwaba a toujours son mot à dire ! finies les foutaises et insanités débitées par un mari qui croit nous avoir "achetée" !!!

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      • Le 24 avril 2013 à 10:21, par Faso de nous tous
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Moi je suis gourmantché et je dirai la même chose chez nous. Que ceux qui ont marié des filles gourmantché me disent le contraire : la dot est obligatoire mais elle est très symbolique. Elle est un signe que les 2 familles sont désormais unies. Je parle de familles car c’est avant tout 2 familles, 2 villages avant d’être 2 individus. Pour le reste, le jour des fiançailles, le futur mari a droit à un cadeau des futurs beaux parents (tiens, il me semble que ça existe aussi chez les dagaras). Ensuite, après le mariage, les biens de la femme (ce qu’elle avait chez elle, ce que ses sœurs et oncles maternels lui ont donnés) sont convoyés dans la belle famille. Il semble qu’avant on disait que c’était pour dire aux beaux parents que notre fille est venue avec ses richesses. C’est un partage, et non un fardeau.

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  • Le 22 avril 2013 à 22:33, par Benji
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Surtout quand les parents de la fille apprennent que tu viens d’Europe ou d’Amérique du nord,ils cherchent à te déplumer.Les femmes parlez kouéi, sinon vous allez rester vieilles célibataires,ce qui n’est pas souhaitable.

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    • Le 23 avril 2013 à 15:53, par Unknown
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Achi faux mon mari est un American d origine burkinabes mais mes parents l ont pas imposee des fortunes a notre mariage. Mes parents ont fait les necessaires, la dot c est la dot il a donne la dot normal Coe ts le monde. C est vraie k il ya des parents ki demande trop, c est pas normal . Le mariage n as plus de chance si le mari doit s endeter.voyons ca aussi sinon nos soeurs et filles n aurons pas de mari.

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    • Le 23 avril 2013 à 21:08
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Je ne decolere pas a lire cs analyses superficielles : les femmes sont de plus en plus celibataires a cause de la dot. Apprnez a reflechir. Ou taisez- vous. REcrire sur lefaso. net, vous n’etes pas obliges.

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  • Le 22 avril 2013 à 22:39
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Ah oui,belle analyse bravo

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  • Le 22 avril 2013 à 22:44, par gildas
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Bien vu mon frère ! you are rigth !

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  • Le 22 avril 2013 à 22:49, par Jamanatigui
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Je pense qu’ici il ne s’agit pas de lutte pour applicabilité de l’article 244 mais d’une lutte que nous devrons mener pour adapter le code des personnes et de la famille à nos us et coutumes.
    Pensez vous sincèrement que cette lutte contre la dot vaut elle la peine d’être mener dans ce faso qui à mille et un problème à résoudre ? Est il juste de prendre le cas de ce jeune qui déboursé 400 000 francs pour généraliser ? Je pense que dans un mariage il est difficle d’evaluer le coût de la contre partie donc n’extrapolons pas les choses.
    Que chacun de apprennent à mettre sa tête là où il faut. il ne s’agit pas d’aller faire le gros dos dans belle famile et pire sortir nous crier qu’on te fait depenser.
    Même si l’on supprimait la dot, que ferons les femmes pour réguler le coût festive de nos mariages ?
    Je pense qu’il appartient à chacun d’organiser son mariage selon budget et peut suivant la classe de la marié.
    En fin je pense sincère que le code des personnes et de la famille merite une relecture qui ne devrait pas être faite par les femmes devorcées seulement mais d’un echatillon representatif de la société Burkinabé.

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    • Le 23 avril 2013 à 00:13, par ADD
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Je suis d’accord avec vous. Il faut qu’on supprime cet article du code. C’est idiot de vouloir copier l’occidant. La dote en pays grounsi n’est pas un moyen pour s’enrechir. Chez nous les enfants d’une femme non dotée ne peuvent pas participer à certains rituelles. Les féministes ne font qu’opposer les femmes aux hommes par ce qu’ils gagnent leur compte. Sinon qui peut me démontrer que la socciété africaine n’a pas concédé de droit traditionnel à la femme ! Qui peut me dire que les femmes africaines ont due lutter pour avoir le droit de vote, au travail... Le peuple burkinabé à d’autres préoccupation que ces thèmes vagues et insensé. De mon avis on doit suprimer le ministère de la promotion de la femme car en dehors des djandjoba et la mobilisation des femmes lors des élections il sert à quoi d’autre. Un ministère pour les femmes en lui même les rabaisse d’avantage. Le 8 chaumé vous immaginez combien de millard ce pauvre pays perd par an à cause de cette journé vide de sens ! Les différents ministres de promotion de la femme en font grenier à sou. Immaginer le business derrière ces pagnes que des millions de femmes se procure pour juste la seule journée. Arrêtont car je n’ai vu un homme démissionner de son poste de travail par ce que son chef est femme. Si vous ignorz votre histoire, votre avenir n’est pas certain.

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    • Le 23 avril 2013 à 12:19, par kobi
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      jamanatigui, vous avez un problème avec les femmes divorcées ? cela devait être un plaisir pr vous de payer la dot, dans d’autres pays le mariage traditionnel est reconnu légalement et on n’a pas besoin de repartir débourser de l’argent à la mairie, je crois plutôt qu’il faut canaliser le mariage traditionnel et éviter les débordements, le code des personnes n’a pas été conçu uniquement par les femmes divorcées
      merci à vous

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      • Le 23 avril 2013 à 18:28, par Le diplomate
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Et que dire de certains religieux surtout certains prêtres qui refusent de célébrer le mariage religieux si vous êtes pas maries a la Mairie ?? Le mariage traditionnel a t-il un sens encore pour ces personnes quand très respectées ? Peut-on le canaliser avec de tels comportements ?

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        • Le 24 avril 2013 à 10:52, par Bulcimba
          En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

          Je suis surpris par ce que le Diplomate a écrit. Mariage religieux et civil, à ce que je sache n’ont aucun lien au point qu’un prêtre conditionne l’un à l’autre. A mon sens, les 3 (traditionnel, civil et religieux) peuvent être fondus pour faire moins cher. Ils sont tous d’ordre moral car il scelle le lien entre 2 personnes, 2 familles. Les gens ont tendance et c’est malheureux, surtout pour les femmes, de faire du mariage civil, un certificat, un refuge. Il ne l’est pas en réalité, pas plus que celui traditionnel et religieux qui eux, ont le mérite d’être faits dans un cadre de famille (traditionnel et/ou spirituel).

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  • Le 22 avril 2013 à 22:57, par chineur
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    M.BANCE la grande bêtise du BURKINA c’est de ne pas tenir compte de la dot dans le code de la famille. Et pour votre gouverne, ANANI elle même reconnait avec ANNA-CLAUDE CALVIN que la dot "est un symbole de l’alliance des familles" et un droit de transfert de femme. Aux yeux de la communauté la dot donne une certaine légalité mais surtout une légitimité au mariage. Alors laisser la dot en paix.ET, que dire du poids des religions sur les futures mariés !

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  • Le 22 avril 2013 à 23:15
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Bien dit. Demandez plutôt à celles qui ont écrit le code des personnes et de la famille, pourquoi il n’est pas possible de poursuivre cette infraction ? Ici on écrit les lois sans tenir compte de nos réalités. On met souvent les boeufs avant la charrue et plus tard on se rend compte des erreurs commises et il est trop tard pour revenir en arrière. Les textes évoluent. Alors allons doucement. Ne copions pas bêtement ce qui se passe de l’autre côté pour leur faire plaisir parce qu’on a besoin de subventions.

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  • Le 23 avril 2013 à 00:00, par KRAZA
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Monsieur le journaliste,qui donc pour enseigner a nos populations comment il faut se marrier !D’ou vient cet article 244 dont personne n’en a jamais entendu parler ?Ces soient-disant lutteurs pour vos droits (Les Danois ici) en sont les vrais usurpateurs.Ces blancs la (pour faire plus clair) ne s’excisent pas,attendez qu’un jour ils vous assujettissent a des lois interdisant la circoncisions et l’on verra dans quelle poche l’on se mettra !Faisons bien attention a ne pas tomber dans l’acculturation totale !!!

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  • Le 23 avril 2013 à 00:49, par Le Prince
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    M. Bancé, cet article aurait pu bénéficié de beaucoup plus d’investigation, de profondeur et d’analyse. Des comparaisons avec la dot en Afrique du Sud, au Kenya, en Zambie, dans certains pays arabes et même chez nos voisins ghanaéens l’aurait davantage enrichi.
    Bref ! je sais pour ma part que la dot par exemple chez les lobi est un formidable mécanisme et outil d’émancipation de la femme. C’est pourquoi depuis la nuit des temps, la femme lobi est une des rares femmes au monde qui peut répudier un homme ! En effet la dote donnée (trois bœufs généralement mais le prétendant peut pour « faroter » et montrer que sa femme est de taille, laisser agir sa prodigalité) avec le consentement obligatoire de la femme (eh oui !) peut être retournée à son propriétaire des années plus tard si la femme pour diverses raisons ne veut plus de l’homme et a une préférence pour un autre. Ce dernier, s’il réussit à permettre à la femme de rembourser la dote par la procédure coutumière, celle-ci est « juridiquement » libre de tout engagement et le divorce est prononcée même si le mari veut toujours la femme.
    C’est pourquoi il n’est pas rare de voir des femmes intellectuelles exiger que leur époux s’acquitte de la dote.
    Ceci pour dire que la dote n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Ce n’est pas elle qu’il faut supprimer M. Bancé mais les déviances que la cupidité actuelle y a ajouté.
    Pour le jeune employé qui a puisé indûment dans la caisse de son service, l’exemple est bien chétif pour justifier que l’on jette l’anathème sur la dote. Des gens utilisent des moyens de l’état (voitures, carburant, le personnel, la caisse…) pour aller se présenter devant le maire et même plus audacieusement aller se présenter devant Dieu sans confession !
    Ceci dit, évitons de toujours copier servilement sinon on finira par copier « le mariage pour tous ».
    Par ailleurs M. Bancé, je sais que tu sais que les ONG ne sont pas forcément l’étoile polaire. Certaines d’entre elles sous le couvert de l’humanitaire ont transporté des armes pour appuyer des factions rebelles. Lisez les documents sur la guerre au Kossovo ou encore au Congo.
    Burkinabé, nous sommes capables de refléchir pour nous-mêmes et par nous-mêmes. Alors réfléchissons !

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    • Le 23 avril 2013 à 13:27, par Jamanatigui
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Merci pour cette extrapolation avec les autres cultures car nous ne sommes pas les seuls habitants de cette planète. Mais ce qu’il faut retenir c’est que ces gens ne sont pas frustrés par ce qu’ils sont. Je veux fair cas spécifiquement des sud Africains, on a beau dénigrer par exemple la polygamie, eux ils sont resté imperturbable. Même au sommet de l’Etat la polygamie demeure. Donc ils ne sont prêts à changer pour les financments de quelqu’un. Mais que pouvons nous faire quand notre pays s’est inscrit dans le registres des mendiant sinternationaux ? si aujourd’hui on finançait même le paricide le Burkina allait elaborer des projets dans ce sens et continuer à se rénier

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      • Le 24 avril 2013 à 10:45, par Bulcimba
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        Tu as tout à fait raison. Prenons garde à ratifier et accepter tout, juste pour avoir des financements. Le Burkina est maître dans l’art de ratifier tous les traités du monde. Les gens diront que c’est le prix pour un pays pauvre d’avoir certains financements mais attention ! Les mêmes qui financent votre engagement aux droits de l’homme (le MBDHP qui se plaint des exécutions extrajudiciaires, ses membres sont bunkerisés donc ne connaissent pas les agressions à domicile) vous demandent d’accepter que les homosexuels sont des personnes normales et leurs cousins financent des églises ou des mosquées ou l’on prône la haine de l’autre qui aspire croire à un autre Dieu.

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    • Le 23 avril 2013 à 21:06
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Je suis content du contenu des debats sur lefaso.net. C’est tellement riche et instructif. De veritables traites d’ anthropologie, souvent. Quel est ce minable- la qui demandait a ce que tout le monde signe de son nom et adresse pour toute contribution ? C’est les contributions qui sont importantes ou bien c’est les gros titres que vous voulez voir deballer ?

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  • Le 23 avril 2013 à 00:54, par Un Dagara
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Chers journalistes, on dit "les Dagara" et non pas "les Dagaris" (une faute habituelle). Un(e) Dagara, les Dagara, le Dagara... Notez que "Dagara" est INVARIABLE.

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  • Le 23 avril 2013 à 02:53
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Moi, je suis le patron des dagara, pas les dagari, arretez cette maniere de ne pas etre cultive. La langue, c’est le dagara, l’individu c’est un ou une dagara, plusieurs c’ est les dagara, en somme le mot dagari n’existe pas. Pardon, si ce n’est pas un manque de respect pour ma bellefamille et mes esclaves en mem temps, il ne faut plus utiliser ce terme dagari. Il y a 25 classes chez les mosse, cad, 25 manieres de former le pluriel, mais chez les dagara, c’est different. ex : un moaga, des mosse. biiga- kamba. Mais chez les dagara, c’est different. Le blanc , quand il a compris que le pluriel de moaga c’est mosse, il a voulu extrapoler cette maniere de faire les pluriels chez les autres peuples., ce qui aboutit a des aberrations linguistiques.
    Pour revenir au sujet du jour, cette loi est elle- meme un monstre juridique, une moqurie de nos manieres d’ etre. Quand je me suis marie a mon epouse et qu’ i fallait donner 3 boeufs et 30 mille cuairs, trois vaches, un mouton et une chevre plus six poulets et une pintade, j’ ai trouve que ca allait me revnir vraiment cher mais je n’ai pas bronche. Je me suis mis dans la logique de cette culture./ Je ne me suis pas dit qu’ ils vendaient leur fille. J’ ai donne deux boeufs et mes parents ont negocie pour que le troisieme reste une dette. Pourquoi les gens vont conclure que c’est illegal ? Par rapport a la legalite de qui ? Du blanc ou de l’ africain noir burkinabe ?Mais nous n’allons pas accuser les blancs. La faute revient aux noirs qui savent si mal copier. Il parait que certains africains repugnent a manger a la main come les blancs. Jusqu’ a demain, je suis fier d’ avoir satisfait aux demandes des coutumes de ma femme que j’aime profondement. Moi je peux dire meme que dans toues les cultures du Burkina il y a la dot, qu’ importe la quantite de ce qu’ on donne. Meme si tu donnes 3 noix de karite, c’est ca la dot et ca sacraliose le mariage. C’est tres dur de vivre avec un noir quand il devient blanc.

    JMV Fayama

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    • Le 23 avril 2013 à 09:08, par Omed
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Heeee je ne savais pas que mes petits buveurs de bandji pouvaient être aussi inteligents que moi....bravo pour ramener mes frères nêgres à s’assumer et être eux-mêmes,à d’abord connaître leure culture afin d’éviter chaque fois de faire du copier-collé du blanc.....bravo mon esclave et beau....

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  • Le 23 avril 2013 à 04:31, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    « DE LA FAMILLE : TITRE I : PRINCIPES GÉNÉRAUX :
    Art. 233 : Aucun effet juridique n’est attaché aux formes d’unions autres que celles prévues par le présent code notamment les mariages coutumiers et les mariages religieux ». Ce qui veut en clair, que ces mariages sont illégaux.
    Cette disposition a été bien précisée dans l’article 244, en laissant croire que seule la dot qui pose problème don. C’est pourquoi elle est frappée d’interdit. Or tout justement la dot est la consécration du mariage par l’union des deux familles. Et les religieux non plus ne font pas abstraction de cette union-là qui, en principe consacre à son tour la solidarité familiale et assure des repères sérieux à l’enfant. Comme on le voit, ce ne sont donc pas les coutumiers seuls qui sont des contrevenants : Evêques, prêtres, religieux, Imam et pasteurs, à vos marques prêts pour répondre de « vos turpitudes devant la loi » (si je puis m’exprimer ainsi). Webmaster s’il vous plaît publiez mon post si c’est vraiment votre désir d’informer. Merci d’avance.

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    • Le 23 avril 2013 à 09:17
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Les rédactrices de notre code des personnes et des familles ce sont mis le doigt dans l’œil. Elles ont travaillé contre les femmes tout en pensant faire pour leur bien. Comment peut-on être contre les mariages coutumier et religieux et se positionner en défenseur des droits de le femme. A cause d’elles, plusieurs femmes ont perdu la chance de voir leur situation légitimée parce qu’elles ne sont pas allées devant l’officier de l’état civil pour concrétiser leur union. Même le colonialisme avait perçu cet instrument de défense des droits de la femme voila pourquoi il avait reconnu légaux les mariages coutumier et religieux. En incriminant la dot, elles n’ont fait que priver des millions de femmes qui vivent en concubinage ou sous les mariage coutumier et religieux de leurs droits les plus élémentaires. Il n’est toujours pas tard de restaurer nos valeurs traditionnelles et tout n’est pas mauvais dans nos us et coutume.

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    • Le 23 avril 2013 à 09:26, par consciencieux
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Mechtilde Guirma, tu es vraiment acculturé. Le code de la famille dont tu fais cas, peux tu nous donner la génèse ? Connais tu son histoire ? Apparemment tu n’es pas fier d’être africain. Est-ce que l’Afrique est "née" avec des codes ? Il ne s’agit pas de faire une faculté de droit pour se mettre à citer des codes qui nous sont importés pour dire qu’on est dans la logique. Je suis désolé de ton point de vue. Tu vois qu’à force de t’attacher à la culture occidentale, tu n’as pas pu éclairer les gens par rapport à l’article ? J’ai un ami magistrat qui me disait à propos de la dot que c’est un sujet sensible et que par conséquent aucun juge ne va prendre le risque de condamner quelqu’un parce qu’il a pratiqué la dot. Pour ma part la dot est relève d’une culture africaine et nous devons être fiers de la pratiquer n’en deplaise aux acculturés qui sont sans repère.

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    • Le 23 avril 2013 à 09:46
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Et voyez vous ? On pense que la vie d’une société se réduit au droit, à la légalité... On ramène tout et tout au droit, à la légalité, et on ne voit rien d’autre. Le culturel, le moral, le social, le spirituel... ça ne compte pas parfois pour beaucoup de politiciens qui voient tout uniquement en termes de droit et d’économie. Or il n’y a pas que le droit pour réguler et développer une vie humaine et sociale !
      En France par exemple à partir de demain, il deviendra légal pour deux hommes de se marier entre eux, comme pour deux femmes, en attendant peut-être d’autres aberrations anthropologiques. Mais pour les gens de là-bas, il restera encore illégal et même "impensable" de payer une dot... C’est une question de choix de société, et attention pour ne pas vouloir tout transposer d’un pays à l’autre...

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    • Le 23 avril 2013 à 21:14
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Merci Mechtilde. Moi j’aimerais avoir la liste de tous ces tares qui ont travaile sur le draft d’ une telle loi si miserable. Merci de m’ informer que mes ancetres vivaient dans le concubinage parce qu’ ils ne se sont pas maries devant un maire voleur et anti-democratiquement elu. Merci de m’ aprrendre que je suis moi- meme un batard, mon pere et ma mere n’ ayant pas cru bon d’aller voir un maire pour consacrer leur mariage. Ils se sont contentes de donner un e calebassee de cola rouge avec un gros porc plus du to. Mais tout le monde a mange et bien mange ce jour- la et la famile a ete benie. Je comprends pourquoi on dit que le negre est un singe. Il apprend toujours a singer les autres et il hait tout ce qui vient de lui. Je vis actuellement en espagne depuis 30 ans mais j’ai donne volontairement la dot pour ma femme et aujourd’ hui, je suis meme pret a redonner encore parce que ca donne de la solennite a notre union. Quittez- la bas ouais avec vos histoires de faux blancs. Tant pis pour ces losers qui pensent que le mariage coutumier et le mariage religieux sont frappes de nullite. Ca n’ engage que leurs turpitudes.

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      • Le 24 avril 2013 à 01:31, par Mechtilde Guirma
        En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

        À l’anonyme voilà mon post réponse à consciencieux que le faso.net censure je ne sais pourquoi. D’ailleurs vous m’avez très mal lu dans le premier. Relisez-le bien pour saisir l’énigme. En tout cas voilà le second.

        WEBMASTER NE ME CENSUREZ PLUS S’IL VOUS PLAÎT

        Monsieur Consciencieux, je vois que vous êtes tout neuf dans le Burkina. En plus vous ne me connaissez pas. Sachez que dans les Grandes Conférences organisées par le ministère de l’Information et de la Culture, à la tête duquel se trouvait le Ministre Mahmoudou Ouédraogo, et dont les organisateurs étaient les anciens Ministres de la culture (sauf Alimata Ouédraogo) dont notre cher regretté Nurikior Claude Somda, le ministre Kaboré Francis, j’ai été Co-conférencière avec Monseigneur Der Raphaël qui était à l’époque encore Abbé et directeur de la Fondation Jean Paul II. Le thème de la Conférence était : "la dot et son importance dans le mariage traditionnel". Monseigneur a traité la partie sociologique et la moi la partie juridique. Nous avons tous les deux relevé à notre manière et dans le cadre qui nous était imparti, qu’avec ces codifications nous courrons tout droit vers la suppression de la famille. Par la suite j’ai tiré des sonnettes d’alarme dans mes articles, attirant l’attention sur le fait que nous allons vers une déconstruction totale du mariage pour une autre forme et que les signes précurseurs étaient « la lutte contre la pratique de l’excision » et le mariage dit « forcé ». J’ai même expliqué que le mariage forcé a été le fait colonial lui-même parce que l’Afrique et notamment le Burkina, n’a pas payé seulement un lourd tribut pendant les guerres mondiales en matière de collecte des vivres des biens de nos brousses et forêts, mais également en investissement humain : d’abord la conscription, puis les travaux forcés : agriculture à l’office du Niger, plantations de café et de cacao en Côtes, et surtout, je dis bien surtout, chemins de fer Bamako-Dakar, puis Abidjan-Niger qui devait s’arrêter seulement à Bobo ville charnière et cosmopolite parce qu’un carrefour avec d’autres pays, n’eût été l’intervention de la chefferie coutumière le moro Naba Koom en tête. Tout cela a dénaturé le mariage coutumier en son fond qui, du « système de la donation » (don des femmes) est devenu forcé dans sa forme et pour cause, le Burkina fournissait à tous ces efforts (ci-dessus cités) la fine fleur de ses fils ne laissant sur place que les vieux. L’Église catholique s’investit pour protéger les filles. Elle subit l’ire des coutumiers qui ont voulu en découdre avec elle avec des machettes dans les paroisses. Soit dit en passant Mr consciencieux, que mon propre grand frère qui était curé dans une paroisse d’un village l’a échappé belle si ses paroissiens à leur tour ne s’étaient pas armés pour aller à la rencontre des agresseurs. Bref l’administrateur coloniale prit fait et cause pour les coutumiers parce que lui même bénéficiait de cette coutume des dons des femmes par chantage et sa force pour s’entourer de concubines dans son palais. En plus elle voulait la paix, car sans la famille son système colonial risquait de devenir chaotique (songez aux cultures de rente et à l’impôt de capitation). Aujourd’hui, les familles ont tendance maintenant à être remplacées par les agro-business dont Korô Yamyéllé (pour le taquiner et rire car il ronfle trop sur ses champs, ses semences et ses engrais ou fumures).
        Pour en revenir au mariage, c’est l’Église catholique qui, voyant la dérive, mandata la sœur Marie Andrée de Sacré pour étudier le problème de la femme en Afrique de l’Ouest. Il en sorti de cette étude un code pour contrer celui de l’administration coloniale qui ne reconnaissait pas le mariage religieux ni coutumier, sous le Ministre français Mendel plus d’autres amendements plus tard.
        Ce fut le code Mendel-Jacquinot qui a régit le mariage traditionnel jusqu’à la révolution de Sankara. Soit dit en passant qu’il y avait alors deux codes au Burkina : le code français et le code indigène. Vous pourrez maintenant comprendre pourquoi les métis qui naissaient des concubines n’étaient pas reconnus. Sur leur acte de naissance on marquait toujours : « né de père inconnu ». Certains n’ont été reconnus seulement que, qu’après l’indépendance en devenant des personnalités politiques importantes en Afrique. Tandis que d’autres ont carrément refusé la reconnaissance et se sont consacré corps et âmes au pays de leur mère qui était devenus maintenant leur véritable patrie.
        En 1985 à la fête de la clôture de la décennie de femme, lors de la rédaction précisément de ce code des personnes et de la famille, je faisais partie du bureau, mais on m’expulsa par la suite du fait de mon refus d’avaliser la monogamie comme seule forme valide du mariage, et aussi la suppression de la dot. J’ai expliqué que contrairement à ce qu’on pourrait pensé, je suis catholique très pratiquante et il ne me serait pas agréable d’avoir des coépouses, mais que je n’étais pas là pour moi pour ce que je veux, mais pour tout un peuple pour le défendre dans ses valeurs fondamentales. 28 ans après, les faits me donne raison ici même en Occident. Comble d’ironie c’est précisément le pays, dont les ressortissantes m’ont combattue à cause de ces positions, qui s’apprête à se raviser sur un cas délictueux. Il s’agit d’un homme riche qui a fait des enfants hors mariage avec une concubine et cette dernière, à présent, revendique les mêmes droits que l’épouse légitime. En effet J’avais dis à l’époque des débats sur l’élaboration du Code des personnes et de la famille, que tout dépendait du cœur de l’homme et de sa parole donnée. Voilà les points sur lesquels les religions devraient se pencher davantage et non compter sur des lois coercitives qui ne sont pas des lois de Dieu mais des humains.
        Mr Consciencieux lorsque j’ai tiré la sonnette d’alarme sur le fait que les luttes contre les dits mariages forcés et contre l’excision, n’étaient que des prétextes pour des futurs législations en faveur du mariage gay, que ne m’a-t-on pas traité de tous les noms d’oiseaux. J’ai été même menacé parce qu’on disait sur Internet que j’avais la chance de m’être retirée dans un pays où il y avait la liberté. J’ai prévenu les religieux qu’ils pourront un jour être traînés devant les tribunaux pour non respect de la loi parce qu’ils continuent à faire ce qui est défendu. J’ai dénoncé la corruption de nos coutumiers en leur faisant comprendre que leurs droits (encore moins ceux de la femme) n’étaient pas reconnus (de façon implicite bien entendu) même constitutionnellement du fait du hiatus entre la Constitution qui prétend reconnaître leur pratiques religieuses alors que leur mariage, qui est le fondement même de leurs pratiques, n’était pas reconnu et de façon explicite, dans le code des personnes et de la famille et que par la grâce du tripatouillage de la Constitution la question de l’harmonisation de l’esprit (reconnaissances des pratiques coutumières) de cette Constitution se posera (ou s’opposera ?) un jour à la lettre (non reconnaissance des pratiques) du Code des personnes et de la famille. Et j’ai insisté pour dire qu’avec ce plomb dans l’aile de la coutume qu’est le mariage (qui est la base sociale de toute organisation humaine en tant qu’entité ethnique tribale, clanique ou religieuse), les Institutions coutumières et Traditionnelles pourraient être à court, à moyen, ou à long terme purement et simplement supprimées et remplacées par des musés, fantômes d’un passé dit glorieux. Le pire est qu’il n’ont pas encore compris les réformes qui leur attribut un Sénat qui se voudrait indépendant ! Le moro naba (et la chefferie coutumière tout entière du Burkina-Faso) se rend-t-il seulement compte que le mur de son pouvoir (ou de leur pouvoir) s’est depuis fort longtemps lézardé et que de pans commence à tomber à partir du moment où des parties politiques se disputent ses ministres ou ses homologues ?
        Bref cher Monsieur Consciencieux j’ai dit dans ma conférence (c’était entre 98-2000), que quelque soit l’imperfection du Code Mendel-Jacquinot, il devrait rester l’une de nos sources de droit, car il fut le modèle parfait de la première esquisse du dialogue inter-religieux, sous l’initiative de l’Église catholique qui avait déjà repéré en matière du mariage coutumier, beaucoup de valeurs positives. Mr Consciencieux, je tiens à vous répéter que ces connaissances que j’ai, ne sont pas seulement des acquis de mes études en Occident, mais avec la conjugaison de mes origines princières, de mon éducation religieuse et de mon évolution dans un milieu de dialogues permanent interculturel. Je le dis avec beaucoup de fierté parce que moi-même je m’ignorais. Maintenant si dans mon zèle à vouloir toujours partager pour qu’ensemble on trouve des solutions à notre sens de la vie, on voit en moi un manque d’humilité, croyez-moi je le regrette infiniment.
        Mr. Consciencieux, je tiens à vous rassurer que vos remarques ne m’offensent guère, au contraire j’en suis heureuse, parce que je vois par votre réaction, le signe enfin d’une prise de conscience des dangers qui nous guettent. Et j’espère que cette jeune génération comme vous qui montez, saura se ranger dans la partie de la vraie sagesse qui nous permettra d’avoir des institutions fortes comme le dit tout justement le souhait du président Obama en faveur de l’Afrique. Je vous félicite encore de votre réaction. Moi je milite pour la convocation d’une Constituante qui nous aidera à mettre en place la Vème République.

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  • Le 23 avril 2013 à 04:32
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    c’est bien dit. mais c’est aussi regretable de prendre tout ce que l’occident prone comme cline. L’Afrique doit etre indepandante. je souhaite une bonne analyse de nos normes que de nous alligner chaque fois derniere les normes importés. c’est mon opinion

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  • Le 23 avril 2013 à 05:31, par Zoumana
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Dites moi, a votre connaissance quel est ce droit international qui tire ses origines d’Afrique ? je n’en connais pas. Dites mois quels sont ces droits africains qui tirent leur origine d’Afrique, je n’en connais pas. Dites moi quels sont ces droits africains qui tirent leur origine hors d’Afrique j’en connaissais beaucoup pour ne pas dire tous les droits Africains. Il n’y rien de mauvais dans la dot. les pratiques déviantes ne sont pas à généraliser. Moi, si je suis amoureux d’une fille, sa famille ne pourra jamais m’escroquer sinon ça veut dire que la fille n’est pas amoureuse de toi. J’aime votre fille parce qu’elle m’aime. Mon cousin Samo s’est marié à une Mossi. je faisais parti de la délégation qui devait aller chercher la mariée chez elle. Nous solmmes arrivés à 20h. la famille a passé son temps à nous tourner en rond, mangez ceci, buvez ceci, etc. A 22h, elle nous information que la mariée nous appartient mais qu’elle a disparut que de nous lever pour la chercher et si on ne la trouve pas, il faudra payer des gens qui vont nous aider à la retrouver. Ma délégation était assez fatiguée des dépenses imprévues. Nous avons dit à la famille qu’on était pas préparer à cela, que nous allons revenir chercher la mariée le lendemain à une heure de notre convenance. lorsque nous avons commencé à monter dans nos voitures sans la mariée, la belle-famille nous a supplié et est sortie nous donner notre femme. EN Afrique, le mariage est une question de rapport de force dans la plaisanterie entre les 2 familles. c’est un jeu pour renforcer le dialogue et pouvoir prévenir les crises plus tard.

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  • Le 23 avril 2013 à 05:37, par Bakary
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    A Bobo-Dioulasso, une vraie femme Bobo de Dioulassoba, une femme originale et non une copie conforme à l’originale se marie à 7775 f cfa (12€) sans la cola, les dattes et les bonbon. Ya pas pantalon pour papa, pagne pour maman, etc. Ce n’est pa sparce qu’il y a des escroquerie que la chose est mauvaise. il y a des maladies dans les rapports secuels mais ce n’est pas pour cela qu’on dit que ces rapports doivent être interdits. on cherche à l’améliorer. C’est la loi burkinabè un pays de croyant ou chacun doit avoir du respect pour la croyance des autres qu’on copie des lois bêtes pour vouloir les appliquer chez nous.

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  • Le 23 avril 2013 à 06:42, par Le frère
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    je propose que la loi recadre certaines de nos valeurs et ne pas copier tout des autres sinon on risque d’adopter tôt ou tard les mariages homme - homme ou femme- femme ce qui est abominable

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  • Le 23 avril 2013 à 07:10, par Miroir du Peuple
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Au dela de cet article 244 qui interdit la dot ou de l’article 233 qui considere comme caduque, nul et non avenue toute autre forme de mariage que celle celebrée par l’officier de l’état civil, c’est toute la problematique de l’adaptation du CPF actuel qui est posée. Copié collé du modèle français, son texte fait fi des réalités de notre contexte, ignore royalement nos valeurs culturelles et coutumieres. Une révision dans le fond de l’actuel CPF s’avère plus que nécessaire !

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    • Le 23 avril 2013 à 17:34
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      slt a tous moi je ne suis pas contre la dote mai je suis contre la dote qui atteint plus de 300000 je prend l’exemple des dagara la dote est trop couteux il n’on qu’a revoir cela a la baisse car les temps sont durs pour ma part ca devait etre symbolique par exemple 50000 c’est raisonnable merci

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  • Le 23 avril 2013 à 07:19, par Ghost
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    C’est ca l’inconveniant du copier coller que l’on fait des pays occidentaux ! On rédige des lois et articles sans tenir compte de nos coutumes. Comment voulez vous que ca marche ?

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  • Le 23 avril 2013 à 07:35
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Bien dit monsieur le journaliste, et ça montre comment nos lois sont conçues par les actuels dirigeants de notre pays. On copie l’occident ou le pays voisin et après on se rend compte qu’elle ne sont pas applicables, car elles se heurtent aux réalités socioculturelles, économiques etc. Souvenons nous de la loi sur le port du casque. On a copié l’exemple d’un pays voisin tout en oubliant que nos populations sont dans l’extrême pauvreté, sucées jusqu’à l’os par le CDP et ses institutions taillées sur mesure. Nos fameux députés n’ont aucune intelligence pour façonner des lois qui s’approchent des réalités sociologiques. Ils copient, ils ne connaissent pas l’agora. Mais que voulons nous ? on est devenus modernes sans l’être.

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  • Le 23 avril 2013 à 08:34, par JINAZOUM
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Je suis en parfait accord avec vous. On copie aveuglément les lois des Blancs sans respect pour nos coutumes. Et après, nous sommes frustrés d’être traités comme des sous-hommes par ces mêmes Blancs. Eux, au moins, sont logiques. Ils envoient leurs religions, on abandonne les nôtres, on les copie. Ils envoient leurs prénoms, même chose. Et pire, on refuse qu’on nous appelle par notre prénom traditionnel qu’on appelle "botanique" pour ne pas dire "sauvage". Pitié pour nous !

    Cet article 244 n’a pas son sens. En réalité, contrairement à ce que dit Isabelle Akouhaba Anani, la dote n’implique pas une chosification de la femme. Elle est un symbole, c’est un effort qu’on demande à la famille du futur marié. Sinon on n’achète pas un être humain à 1 500 000 F. Toutefois, je reconnais que nos anciens ont perdu le nord et sont tous devenus véreux. Ce n’est pas la tradition. Ça aussi, c’est l’influence négative du modernisme avec sa course effrénée à ’argent.

    Ce qui est sûr, même les magistrats, ceux qui ont écrit ce code en 90 et les hommes de lois continuent à payer la dot.
    Pour finir, je voudrais dire que la vrai cérémonie de mariage ce n’est pas celle de la Mairie, mais plutôt ces PPS ou mariage traditionnels. On accepte dépensé 2, 3 millions pour le mariage civil, et pour 100 000 f de PPS, on crie haro sur le baudet ! Ressaisissons-nous !
    Et je voudrais dire à Anani que ce n’est pas dire que l’homme et la femme ne sont pas égaux mais complémentaires. Je n’ai pas dit non plus que l’homme est supérieur à la femme.
    Vous ne vous plaignez pas lorsque l’homme ouvre la portière du véhicule pour la femme, lorsqu’on cède une chaise à une femme…
    J’aimerais savoir si c’est Isabelle qui a fait les démarches dans la famille de son époux pour demander la main de ce dernier ou c’est le contraire. Les traditions chez les peuples burkinabè veulent que ce soit l’homme qui demande la main de la femme. Allez-y voir en cela encore un mode de domination.

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  • Le 23 avril 2013 à 09:18, par La femme
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Merci M. BANCE pour cet article sur la dot. A mon humble avis, la dot n’est pas mauvaise en soi. Sans être sociologue, je ne pense aue que la dot au Burkina Faso représente le prix de transfert de la jeune femme de sa famille d’origine à celle de son époux. En aucun cas, la dot ne saurait constituter le prix d’échange d’un être humain, la femme en l’occurence.
    Si dans la partique certaines familles pensent se tirer de la pauvreté en demandant un prix fort ou des biens matériels, c’est une deviance qu’il faut lutter contre avec la dernière énergie. Même dans les societés que vous semblez prendre en exemple (les societés occidentales) la dot existe belle et bien.
    C’est une composante essentielle de notre culture africaine qu’il ne faut pas jeter en pâture. De plus en tant que la voie qui mène au marriage coutumier ou traditionnel c’est à dire la reconnaissance des deux familles par une alliance scellée entre elles, la dot demeure un élément à perenniser dans notre societé. Ce qu’il convient de faire est de lutter contre les déviances et les pratiques peu raisonnables dans les différentes familles (comme exiger une forte somme).

    N’oubliez pas que ce qui rencherit les coûts des fiançailles, des mariages, c’est aussi l’organisation. Chacun veut imiter son ami qui a dépensé un million pour son pps ou son mariage.

    Ne bradons pas notre culture.

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  • Le 23 avril 2013 à 09:24, par Ib
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    mon ami il y a bcp d’autres articles dans les divers codes burkinabe qui ne sont pas appliqués et ton fameux article 244 n’est pas le plus important. si on n’en parle pas c’est que cela ne dérange pas. au lieu d’adapter votre droit à votre manière de vivre, vous avez copiez aveuglement ce qui est venu des codes des blancs. le résultat c’est que bcp d’article ne seront jamais appliqués. que des familles exagèrent sur la valeur de la dot, cela est bien condamnable. il revient à chaque soupirant de réfuser lorsque le montant demandé par la belle famille est au delà de ses capacités. en attendant essayons d’appliquer l’article de notre constitution qui dit que tous les burkinabe naissent libre et égaux en droit.

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  • Le 23 avril 2013 à 09:26, par Béléna
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Monsieur le journaliste, je pense comme les autres que vous auriez dû parler de la déviation de nos moeurs que de la supression de la dot. vous ne savez pas ce que reprensente la dot lors des unions. Quand nos sociétés n’avaient pas d’église, mosquée, temple et mairie, qu’est ce qui consolidaient les unions ? c’est bien le versment de la dot. penses- vous que le mariage à la mairie légitime mieux votre union que le versment de la dot ? vous pouvez me dire oui selon que vos croyances. mais moi je pense que lorsqu’un homme se déplace dans le village de sa femme pour non seulement se presenter mais aussi verser la dot, il montre le serieux de son engagement et la valeur de la femme qu’il veut épouser. il montre que la femme avec qui il vit n’est pas tombée du ciel, qu’elle a une famille et a de la valeur aux yeux de celle ci d’où le prix fixé pour donner leur fille. refléchissez au terme "donner". je suis femme et je suis fière de la dot qu’on versera pour m’avoir. elle me valorisera et me donnera du poids dans mon foyer contrairement à ceux qui pensent que le versement de la dot est un achat de la femme.

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  • Le 23 avril 2013 à 09:46, par VV
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Avec le homo, qui va doter qui ? C’est un débat d’arrière garde car depuis la nuit des temps, il y a des gens qui vivent ensemble sans mariage. C’est un choix de doter ou de ne pas doter, je ne sais pas quoi cela est nuisible à la société. En plus, ne soyons pas naif, le mariage civile avec ces paillettes est une dote autrement plus couteuse que notre POG POU SOUM (PPS) qui est de plus en plus alégé. Les ONG ont raison de s’occuper à autre chose, pour certaine spolier les populations.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 10:18, par Tcha
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    J’ai honte à la place du Mr qui a dû payer 400 000F pour la dot pour se retrouver à la prison. Dit-on pas "si tu voit un margouillat coudre un pantalon il sait comment gérer sa queue" s’il a accepter aller voler de l’argent pour doter une fille sait qu’il est de moralité douteuse, ce qu’il a fait est très loin de l’ expression d’amour. Surement c’est lui qui a prêté le flan pour que la belle famille l’escroque. Et puis il peut accepter de aire ça pour se venger de la fille après chose qui n’est digne d’un homme. l’homme doit avoir des principes que lui même ne doit pas laisser tomber dans n’importe quelle situation.

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  • Le 23 avril 2013 à 10:25, par nabayouga
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Salut à tous . Moi je ne suis pas contre la dot , surtout lorqu’il s’agit de sa dimension symbolique . Payez quelques noix de cola , du sel et quelques pagnes pour cimenter deux famillles permet de consolider des liens .Cependant ces liens ne doivent pas etre une entrave à la liberté de la femme ; elle doit pouvoir dissoudre ce mariage si elle n’est plus heureuse . C’est pour cela que les dots à cout de millions qui s’apparentent à "l’achat de l’épouse "doivent etre combattus . D’alleurs , la journée du 8 mars , journée de la femme ne doit pas se limiter à la fabrication de pagnes pour des femmes citadines , enrobées et souillées par une alimentation trop riche. Le femme , c’est aussi celle de la campagne .

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  • Le 23 avril 2013 à 10:25, par ka yaandé
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    d’abord commencons par bannir cet article de ce code de la famille quoique boiteux. ensuite, il faut aussi que les familles arretent de speculer sur la dot. la dot qui se faisait aux moments des aieux n’etait que symbolique mais plein sens et de d’encrage social. c’est ce genre de dot qu’il faut ressuciter.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 10:38, par fobengué
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Il est certes verifié que le surenchère du mariage en Afrique et plus précisement en Afrique subsahérienne est tès récurent. Mais est-il nécessaire qu’on rappel que c’est un phénomene qui survol les conditions de formes prévues par les législations nationales. Au Togo par exemple, en vertu de l’article 56 du code des personnes et de la famille :"La dot a le caractère de symbole. Elle peut être payée en
    nature ou en espèce ou sous les deux (02) formes. Son montant ne peut
    excéder la somme de dix mille (10 000) francs". Alors l’avenement des refrigérateurs,portable et consors sont tout simplement liés aux moyens dont disposes le futur époux. le texte n’oblige en aucun cas que la dote exède 10000fr(tjr cas du togo).Ainsi dit, la législation Burkinabè semble ne pas reconnaitre la dot puisqu’elle décrete son "illégalité" .En tout cas le silense des femmes peut se bien se comprendre car tout le monde veut un renom de l’évènement qui est le sien !

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  • Le 23 avril 2013 à 11:02, par Yélé Sirèziri Zirisirè
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Article digne d’intérêt à au moins six (6) niveaux : - la loi, - l’inertie des politiciens et du coutumier en la matière - l’exagération de la dot par les parents de la sollicitée, - le doublement au moins de cette exagération de la dot par la sollicitée elle même qui exige d’être entretenue et des biens matériels préalablement à tout engagement et/ou démarche (sans compter les lendemains sans suite quand à ce dernier volet), - le silence des associations féminines, - le silence des ONG agissant dans le domaine de l’émancipation de la femme et de la société.

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  • Le 23 avril 2013 à 11:04, par TANKOANO G.ARMEL
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    je suis d’avis à ce que la dot soit aboli. car dans certaine localité il y a des jeunes qui sont des célibataires parce qu’ils ne peuvent pas donner la dote. conséquence il reste sans femmes. et c’est un défi aussi dans d’autres localités et cela amene les femmes à devenir plus esclave de l’homme. les hommes se disent qu’ils ne peuvent pas maitre une telle somme pour acquérir une femme et ne pas l’exploité comme il se doit.donc si cela ne s’arrête pas on a beau fait pour l’émancipation de la femme je pense qu’on ne verra pas ce jour.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 11:41, par Lady Gaga du Faso
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    j’oubliais ! nos réformateurs là gagneraient à relire le code des personnes et de la famille et modifier sinon abroger ce fameux article 244 là !
    ouvrez les yeux, la Ministre des femmes, les ONG et associations féminines, au boulot ! de la manière dont on ne peut pas vouloir revendiquer des droits à une femme dans un foyer fondé uniquement sur un mariage coutumier "non reconnu officiellement", de cette même façon on ne peut pas laisser une disposition qui de par son "dépassement" ne favorise pas la sécurité et l’épanouissement de la femme, tant recherchés...

    Le passage entre le droit coutumier et le nouveau droit hérité de la colonisation n’a pas été bien opéré ! voilà les conséquences...

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  • Le 23 avril 2013 à 11:46, par Parole de h
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Avant tout propos, Dites moi à qui profit la dote ? à qui est-elle remise ? la dote est encore un moyen pour les homme de profité et asservir la Femme comme la majeur partie de nos us en rapport direct avec la Femme. Mais je suis totalement d’avis avec vous qu’il faut la supprimé (la dote) ou du moins revenir à sa vraie valeur car il faut reconnaitre que de nos jours le symbolique de la dote a été bafoué pour en faire un outil d’enrichissement sur le dos de la futur marié.
    Sinon chez moi, on dote les filles avec une natte, un mouton, un poulet, du sel ; une paire de chaussure en peau et une somme d’argent (30 735 le mois passé pour ma sœur et moi j’ai eu 25f et deux cola, lol), pour dire que ça doit rester un rituelle avec tout la symbolique./.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 11:51, par le gaou
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    la loi sur la dot est anti_sociale anti- spirituel, car elle vient de Dieu aucune religion même animiste ne peut prouver le contraire .Notre gouvernement est loin du couper -coller de nos jours pour preuve il a rejeté la récente loi portant sur l’abolition de la polygamie que l’occident voulait imposer .le Sénégal est aussi un bon exemple de refus du couper-coller avec la loi sur la dépénalisation de l’homo .

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 12:23, par Siidnooma
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    si j’étais président de ce pays, je ferai respecter l’article 244. Pas de dot. Car c’est de l’achat de sa femme. Il faut évoluer quand meme. on ne peut continuer avec ces pratiques rétrogrades et moyennageuses comme l’excision, telle famille ne marie pas de forgeron, un bobo ne doit pas épouse une fille peuhle. C’est ça qui nous met en retard. La femme et l’homme sont égaux, il n’y a pas lieu que l’un achète l’autre.

    Répondre à ce message

    • Le 23 avril 2013 à 16:31, par Moi
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Siidnooma, je suis désolé pour votre réflexion, il est sera ainsi. Appartenance à une ethnie donne droit à des avantages et des inconvénients. ’’ telle famille ne marie pas de forgeron, un bobo ne doit pas épouse une fille peuhle’’, il faudrait plutôt chercher à savoir les raisons, à mon avis qui sont nobles. Si vous êtes du groupe de population qui n’a pas d’union de mariage avec les forgerons, par raison de respect et considération. Les prétendants ne peuvent pas trouver une personne dans l’une ou l’autre famille, qui pourra cautionner un mariage entre 02 familles, la seule solution sans changer d’ethnie et abandonner votre ethnie origine.

      Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 12:36, par TIENFO
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Bel article. Faisons la part des choses Mr BANCE et très internautes. Je n’ai rien contre la dot. La dot est pour le mariage traditionnel à l’image des signatures à la mairie pour le mariage civil, à la Mosquée et à l’Eglise pour le mariage religieux. Renier la dot, c’est renier nos valeurs traditionnelles qui constituent à n’en pas douter un socle pour la réussite de nos foyers. Aucune bénédiction n’a une valeur monétaire. D’ailleurs tout mariage religieux (à la Mosquée et comme à l’Eglise) commence par le mariage coutumier. D’où l’intérêt des publications de ban pour se rassurer que tous les proches ont été associés à la procédure du mariage. Ce qui est en cause ici, c’est l’abus et les dérives de la dot par certaines familles, je dirai même certaines personnes. Tout comme un fusil peut être utilisé pour abattre un gibier (par un chasseur), il est malheureusement utilisé souvent pour abattre des innocents (par un brigand). Je crois qu’il ne s’agit pas de supprimer la dot qui constitue pour des valeurs morales et culturelles à préserver, mais de sensibiliser certaines personnes et sociétés contre les abus. D’ailleurs les montants se discutent à l’avance par les deux familles pour tenir compte des capacités financières des uns et des autres. C’est ça l’Afrique.
    CHERS PARENTS, UN MARIAGE RÉUSSI ET ÉQUILIBRE APPORTE PAR LA SUITE DES RETOMBÉES SOCIALES ET FINANCIÈRES PLUS GRANDES QUE LA DOT.

    Répondre à ce message

    • Le 26 avril 2013 à 18:43, par ndivaler
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Bonjour
      j’ai bien doté ma femme et j’en suis fier je l’aime bien, elle a aussi a bien aimé ça. En islam c’est la femme qui choisi sa dot. Et elle a demandé un livre coran symboliquement. Elle n’est ni exploitée ni soumise juste le respect et le respect. Les filles matérialiste
      C’est vous qui monnayez tout qui pensez que dès que vous payez la dot la femme devient un objet pour vous.

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  • Le 23 avril 2013 à 13:11
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    félicitations pour cette réflexion. Tu as mon soutient de lectrice et de femme.

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    • Le 24 avril 2013 à 05:00
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Luuter contre ce que vous pouver lutter. Perdez pas votre temps a lutter contre des moulins a vent. Ils n’existent pas en premier lieu. On appele la gendarmerie qcomme quoi des voleurs ont casse un immeuble a 5 niveaux et sont toujours en train d’ operer. les gendarmes arrivent et constatent que l’ immeuble a 5 niveau est trop grand pour mettre la main sur ces bandits dangereux, Alors, pour faire commode, ils decident de s’attaquer a une maison de 20 toles a cote. Moralite de l’ affaire. C’est comme ca au Burkina. Au lieu de s’ attaquer aux vrais problemes qui sont certes durs, on cree de dfaux fronts pour divertir les gens. Ou est votre probleme si des individus sont prets a mettre le prix pour l’ etre cher qu’ ils estiment ? Vous ne perdez rien a perdre le temps dess gens. Et le votre. A biiga san pa rataa, ta manh gussi ya, a gni mi tologussi yeh....Vous etes trop ch...

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  • Le 23 avril 2013 à 13:15, par Ah bon !
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Ah bon ! La dot est illégale ? Si c’est le cas, je vais de ce pas dans ma belle-famille reclamer qu’on me la rembourse et vite. Ils savent que c’est illégal et ils ont passé leur temps à me mettre la pression jusqu’à ce que je la paie. Maintenant c’est moi qui vais leur mettre la pression. Je veux le remboursement de la dot que j’ai payée.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 13:23
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Le fameux article 244. Je suis homme et la dot, je vais la payer. C ’est ce qui me différencie des autres peuples. En inde, c’est la mariée qui paye la dot. C’est ce qui fait aussi leur singularite. En tous cas, la dot, moi je vais la payer pian.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 14:32, par Buama
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    On n’est fier de notre culture au Burkina car cela fait le plaisir du pays. Nous sommes tous nee trouver nos cultures, alors n’essayer pas a les eleminer. Je suis contre l’excision seul pas la dot. La dot fait le symbole de respect et de loyalite d’une famille j’adore. Je suis gourmantche, on ne pratique pas la dot gourmantche dans notre famille, mais musulmande qui n’est pas trop cher.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 14:33, par la fille de l’autre
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    La Dote est normale. Nous la reconnaissons tous quand elle est symbolique. Mais de nos jours, surtout chez les mossis là, chacun prie bon Dieu pour avoir 10 filles. car avoir un fille est plus rentable qu’avoir un garçon.
    Mais il ya des garçons qui l’on compris. ils partent pour la dote, ils prennent la liste "de fournitures" s’ils savent qu’ils ne peuvent pas honorer, ils disent simplement à leur bien aimée qui n’est souvent pas complice des parents : ma chérie tu sais que je tiens à toi , si je pars deux jours tu ne voit pas tu viens me rejoindre. et le coup est joué.
    Mes frères c’est comme ça maintenant pour avoir sa bien aimée sans avoir à payer 10 ans de popote à la belle famille "mossi".

    quand on ne connait pas faut demander.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 14:44, par dohoun
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    M. BANCE je ne suis pas du tout d’accord avec toi. tu oublie que les lois de certains pays européens sont inspirées des "traditions" judéo chrétiennes. Pourquoi nous ne gagnerons pas à nous inspirer de nos us et coutumes ?
    Allez vous nous imposer les bagues de fiançailles, les bagues de mariés, les lunes de miel.
    Non, la dot est un symbole.
    Chez nous au Faso chaque ethnie celèbre son mariage coutumier à sa manière. Les mossis (lesbrésiliens du faso) perdrent leur temps à "extorqué leur futur beau père. chez nous les samos, seule la parole est donnée.
    si je suis ta logique un maria unit deux individus et non deux familles. il faut banir alors les fiançailles. tu oublies que ce sont ces artifices qui donnent de la saveur au mariage. Lors du mariga d’un ami mossi, après le mariage religieux et le PPS, la belle famille nous a dit de patienter car l’une des grands souers de la mariée n’est toujours pas rentrée de son voyage. Las d’attendre nous avons demarré en leur disant de garder leur fille. Mais ils nous ont rappelé dare dare en nous disant que c’était de la plaisanterie.
    Tu vois c’est ça le mariage à l’africaine.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 14:44, par joss
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    C’est un bon article en partant, mais decu par les commentaire des confreres.

    Nous devons trouver la solution a ce probleme mais pas pas des insultes. Un disait que nos politiciens ou nos dirigeants ne nous apporte rien cest vrai mais le probleme en grande partie cest nous le peuple, quand on nous donne l’occasion de nous exprime et de trouve des solutions comme ce article on passe tjrs a cote avec des insultes sans raison et non fonde.

    Quelque soit ton rang social et religion, ca rien a voir avec ce probleme. J’ai ete moi meme victime de ce cas. Nos familles deconne surtout quand il sagit de mariage tjrs profiter de ca et comment soutirer plus d’arrgent. cela met la femme surtout dans une mauvaise position. cest la femme, nos mere, nos soeur celle qui ki rend porte la vie qui est materialise et cela est honteux. La simplification ne veut pas dire echec ou que le mari ne considera pas son epouse.

    Merci pour cet article, Bravo et merci encore.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 14:45, par Freeman
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    tu sai pourquoi mon frèr ces ONG feminin n en parle pas ca parce que se sont les femme les beneficiaire de ces dots

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 15:18, par Raobiiga
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Si quelqu’un peut m’eclairer, a savoir si au moment de la redaction du code des personnes et de la famille, les religieux et coutumiers ont ete associes ?

    Répondre à ce message

    • Le 24 avril 2013 à 03:54, par Mechtilde Guirma
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Non monsieur Raobiiga. Pas du tout parce que c’était en 1985 pendant la révolution à la clôture de la decennie de la femme et à la suite de laquelle le Bureau de la« Direction de la Mobilisation et de l’organisation des Femmes (DMOF) » futur « Union des Femmes du Burkina » (UFB) fut mis en place. les coutumiers et les religieux étaient considérés comme des réactionnaires donc indésirables. Et le mariage religieux a été codifié illégal au même titre que la dot pour éviter des frustrations comme elles l’ont dit. Donc tous sur le même pied d’égalité. Je faisais partie du comité des débats mais on a dû m’expulsé pour cause de ma réaction contre l’illégalité du mariage religieux et de la dot. L’article que je cite la-haut a été subtilement réamenagé, et je vous invite à bien me lire, la suppression de la dot et du mariage religieux sont à la même enseigne, faisant des religieux et des coutumiers des contrevenants qui pourront repondre tout ou tard de leurs "turpitude". Remarquez que je suis gentille en les prévenant car ils ne semblent pas être conscients de ce qui les attend.

      Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 16:55, par ESSAI
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    la dote reste et restera toujours pour vue que nos fideles gardiens de nos traditions et civilisations continue a nous inculquer le savoir etre.Non a la depravation de nos bonnes moeurs et que triomphe toujours la valeur de la femme africaine.

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  • Le 23 avril 2013 à 17:28
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Arrêter vos commentaires débiles sur Bobo ; je suis bobo, mariée mais mes parents n’ont rien demandé à mon mari. C’est lui le Mossi, qui a voulu faire le PPS que nous bobo nous ne connaissons pas. Chez nous on demande juste au marié de venir avec une délégation de sa famille, ils achètent de la boisson qu’on partage autour d’une présentation de famille. Rien de commercial. C’est nos coutumes avant tout.
    C’est la nouvelle génération qui veut se montrer qui fait des PPS grandioses.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 17:51
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    le sujet est passionnant et je suis bien sur contre ceux qui abusent dans l’application de cette pratique. cependant ma compréhension de profane de l’article suscité est la suivante (les juristes voudront bien me corriger).

    Aux termes de la loi, le mot illégal ne veut pas dire interdit . ça veut dire simplement que la pratique actuelle et séculaire ne tombe pas sous la juridiction de la loi civile. Autrement dit, la dot n’est pas reconnue comme une condition sine qua non pour la célébration d’un mariage à l’état civil.

    La dot n’est cependant pas interdite. elle est toujours en vigueur dans le droit coutumier. Mais en cas de litige, ceux qui la pratiquent ne peuvent se présenter devant une juridiction moderne pour quelque règlement quelconque. ils doivent le résoudre selon les dispositions du droit coutumier à leur risque et péril.

    Répondre à ce message

  • Le 23 avril 2013 à 20:02, par Koana
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Je bien lu l’article, je dirais simplement que l’auteur de l’étude est hors sujet et partiale. ce qui rend du coup les résultats de sa recherche sombre. Selon le code de la famille, de quelle famille vous parlez ? est ce que quand le Burkina signait ce code, il avait étudié nos sociétés ? il avait prit en compte leurs mode de vie ou les avaient consultés ? le pays a transposé des textes calqués sur d’autres peuples. c’est ne même pas le seul cas. nous allons toujours échouer dans ces genres de couper coller . ici c’est ne pas le principe de la dote qui est mauvais, non c’est la manière dont les gens le pratique maintenant. le fait que c’est cher est du à l’ évolution des sociétés et la plus part c’est les maris qui ont rendu ça cher, car chacun veut qu’on dit qu’il a amené la dote la plus chère depuis que les dotes se font dans telle ou telle famille. je assistais à beaucoup des dotes précisément à l’Est de notre pays, la belle famille n’ exigée pas un montant à la dote de leur fille au contraire arrivé un certain montant et si les parents du marié veut continuer elle refuge de prendre. pour ça il y a une phrase que je ne peux pas traduire ici que le doyen de la belle famille prononce et là, la famille du marié sait que leur hotte n’apprécie plus leur geste. quand on veut faire une étude , il faut aller au fond, à la source pour bien comprendre. sous couvert de l’égalité entre femme et homme (terme difficile à comprendre) et de la violence faite aux femme (c’est le domaine ou il y a à manger aujourd’hui) des gens se lancent dans des jeux qu’ils ne comprennent pas au risque d’intoxiquer la population et surtout de porter atteinte à nos mœurs et cultures. Il y a des pratiques qui dégradent et diminues l’espèce humaine tel que la pédophilie, l’homosexualité (contre nature) et plein d’autres, orienter vos études vers ces fléaux qui sont en train de détruire notre humanité.

    Répondre à ce message

  • Le 24 avril 2013 à 07:58, par Homme
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    bien voilà des impositions qu’il faut lutter, moi je suis marier la semaine surpassé mon beau m’impose que je fasse le mariage à la mairie avant que la femme ne vienne, j’avais commencer à faire les papiers malgré son imposition j’ai laisser et j’ai prévu en décembre et son le beau n’est pas du tout content. j’ai dis à la fille si elle vient il n y aura pas mariage, son exigeait qu’il repart en côte-d’ivoire que y a personne dans sa plantation. les rites des dots ont été accomplie le mariage à la mairie c’est le choix du couple le beau père et la belle mère n’a rien avoir dans notre échange, leur droit c’est nous encourager les vieux de nos jours il vont faire des choses et vous voyez c’est pas claire quand tu parle ils vont dire que voilà les jeunes d’aujourd’hui ont les froid et ils n’ont pas peur des vieux il faut qu’il laisse ça sinon ils vont chasser les maries de leurs filles. moi j’avais décider si il exigeait toujours le mariage je laisse tomber entre moi et la fille. je fais des choses selon mes moyen (il ne faut jamais se laisser faire).

    Répondre à ce message

  • Le 24 avril 2013 à 09:15, par Chris2Dieu
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    Pardon, nous savons tous comment, par qui et pour qui notre code des personnes a été institué. Y aaako, pauvre peuple qui bouté hors du pays l’intégrité de ces hommes.

    Répondre à ce message

  • Le 24 avril 2013 à 09:44, par Un dagara
    En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

    A bas cet article insensé ! Je pense plutôt, qu’il appartient au gouvernement et plus particulièrement au ministère de la Culture dont on ne connais le sens réel de mener des études sur la question et de fournir un rapport à l’assemblée nationale. Je suis Dagara et il est vrai dans notre milieu actuellement il ya beaucoup de déviation à ce sujet. La dot aujourd’hui en milieu Dagara n’est pas ce que pratiquait nos ancêtres : il y a de la spéculation liée au coût de la vie.

    Répondre à ce message

    • Le 25 avril 2013 à 18:00
      En réponse à : Illégalité de la dot : Les femmes n’en parlent pas

      Salut,
      la question est assez délicate. La dot a toujours existé ds nos sociétés. au départ , c’étais des trucs simbolique (cauris, chèvre, mouton, boeuf, cultiver ds le champ de ses beau etc...) ces valeurs sont propre à notre société ; et dénote même le caractère sacré du mariage, car si l’on ne pourvoi pas à cette condition, je me dis que ’époux doit se sentir "bizare" ds sa société pire ds sa belle famille...
      mais de nos jours les exagérations tendent à faire perdre le sens même de la dot et partant du mariage.........

      Répondre à ce message

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