Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

lundi 15 avril 2013 à 22h40min

« Le Premier bien est dans la santé. » Cette maxime de Platon semble être enterrée depuis que les antagonismes entre le SYNTSHA et le gouvernement ont pris l’allure d’une tragédie nationale. Comment en est on arrivé là dans un pays réputé pour sa tradition de tolérance et de dialogue ?

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 Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

En rappel, le conflit s’est enlisé suite au décès par crise d’éclampsie de madame Minata TRAORE le 17 décembre dernier dans le district sanitaire de Séguénéga en pleine période de grève des agents du SYNTSHA. En réaction, le gouvernement désigne le responsable en la personne de l’anesthésiste KABORE qu’il licencie en Conseil des Ministres du 06 mars 2013 « pour avoir tenu des attitudes contraires aux principes du code de déontologie mais surtout doublées de son refus de la réquisition de l’autorité ». Or, il ressort clairement que compte tenu de l’insuffisance du plateau technique du bloc opératoire de Séguénéga, aucune crise d’éclampsie depuis au moins cinq ans ne pouvait être prise en charge.

Le PAREN tout en exprimant sa profonde compassion à la famille de madame TRAORE ainsi qu’à toutes celles qui ont été victimes de cette crise, tient à faire une observation : dans ce drame que nous vivons, le pouvoir a décidé de faire de la diversion pour tenter de masquer les plaies puantes de notre système de santé, objet de la revendication du syndicat. En effet, pendant qu’on nous vend des illusions futuristes dans des discours hallucinogènes, notre tableau de sante reste effroyable :

-  Insuffisance en qualité et en quantité des infrastructures, matériels, consommables et équipements de santé ;
-  Insuffisance du niveau de couverture sanitaire ;
-  Services d’urgences démunis et dégarnis de spécialistes transformés en couloir de la mort pour ceux qui y viennent à la recherche du salut. Dans les urgences traumatologiques, un homme en visite finit toujours par s’agripper à ses plus solides fibres masculines pour ne pas éclater en sanglot à la vue de l’état des malades plongés dans l’enfer de la douleur et du désespoir. Sur ce point, on attend toujours la réaction du gouvernement sur le rapport accablant de la commission d’enquête parlementaire de mars 2012 qui faisait état du détournement des subventions accordées aux urgences de l’hôpital rendant ainsi ineffective les prises en charge sans prépaiement.
-  Taux de mortalité a 12%0, et mortalité infantile toujours supérieure à 80%0.
-  Près de 5 millions de cas de paludisme chaque année, une maladie qui constitue 40% des causes du décès. En 2012, le palu a tué près de 12 000 personnes. En 2010, cette maladie a fait 9000 morts dont environs 8000 enfants de moins de 5 ans. Près de 29 ans après le discours historique de Thomas SANKARA en octobre 1984 à l’ONU où il parlait, entre autres, « au nom des femmes qui voient mourir leur enfant de paludisme et de diarrhée alors qu’il existe des moyens simples pour les soigner », le mal est toujours plus profond. En six mois seulement au premier semestre de 2010, le palu a exterminé 654 personnes dans le Tuy. Pendant ce temps, des moustiquaires financés par un fonds mondial et qui devraient être distribués gratuitement se retrouvent dans les marchés et yaars ;
-  La méningite continue de tuer chaque année (4 4 21 cas en 2010 avec 630 décès).

Pour celui qui veut voir, il se rendra compte que la santé des Burkinabè n’intéresse pas ce régime qui préfère se perdre dans des projets superflus comme le Senat, l’augmentation du nombre de députés et de ministres, le CCRP (500 millions). Et pourtant, selon une enquête du CGD, la santé figure parmi les 4 premières préoccupations du Burkinabè.

Une petite illustration pour s’en rendre compte : du 1er juillet au 15 juillet 2011, le bloc opératoire de l’hôpital Sanou SOUROU de Bobo-Dioulasso a cessé de fonctionner, faute d’un autoclave (matériel de stérilisation). Pendant deux semaines, combien de famille ont été victimes de cette carence ? Sur le plan budgétaire, de 2001 à 2010, la part du budget alloué à la santé a oscillée entre 6 et 8% pour n’atteindre que 12% dans le budget 2013. Or, la conférence des Chefs d’Etat d’Abuja de 2001, conscient des enjeux, préconisait un pourcentage minimum de 15%. Ce n’est pas non plus des appuis qui ont manqué (PASRP, CASRP, CSLP, etc.) pour lutter contre la pauvreté avec plusieurs centaines de milliards engrangées sans effet réel sur le système de santé. 33% des 779 milliards de l’initiative PPTE ont été consacrés à la santé.

Pour le PAREN dans son programme de gouvernement qui est un tout cohérent et bien agencé, une vraie politique sanitaire doit se situer au confluent de quatre exigences : prévenir les maladies (création d’une équipe mobile de prévention sanitaire et couverture vaccinale totale), rapprocher le soignant du malade, rendre abordable le coût des produits et soins médicaux, garantir la qualité de ces produits et soins. En plus de l’enseignant, le PAREN considère que l’agent de santé doit être le mieux motivé sur le plan salarial car l’éducation et la santé constituent le moteur de tout développement.

Face à la détresse des populations et au regard des mots d’ordre de grève encore annoncés par le SYNTSHA, le Chef de l’Etat doit descendre du sommet de l’olympe et s’expliquer devant le peuple au nom de l’article 36 de la constitution qui lui donne le pouvoir d’orienter la politique de la nation et de faire respecter la constitution. Selon cette même constitution qu’il est censé faire respecter, ses articles 18 et 26 reconnaissent le droit à la santé. Notre régime ne s’accommode pas avec l’attitude d’un chef qui observe, blasé et indifférent à la souffrance de son peuple sans rien faire. Nous ne sommes pas dans une monarchie moderne ! Quand les chiffres du chômage ont grimpé en France, Francois Hollande a été moralement contraint de s’expliquer devant les français à qui il doit rendre compte.

En outre, le PAREN :
-  Invite le chef de l’Etat à faire désormais toutes ses consultations à l’hôpital qui porte son nom et qui est non loin de son palais. Il doit également instruire tous ses ministres, présidents d’institutions et autres DG à en faire autant. Les dépenses d’évacuations sanitaires (900 millions par an) seront ainsi affectées au relèvement des plateaux techniques de nos hôpitaux pour éviter le malheureux cas de madame TRAORE ;
-  Renouer un dialogue franc avec le SYNSHA en ayant à l’esprit cette vérité de Jean Marie Petit Clerc, « Le plus difficile dans l’art du dialogue, ce n’est pas de parler, c’est d’apprendre à écouter ».
-  Demande au SYNTSHA d’étudier d’autres formes de protestations qui ne mettent pas en péril la vie des populations innocentes déjà rongées par la misère.

Cette déclaration qui s’inscrit dans la politique de veille et d’éveil adoptée par le PAREN est une interpellation sincère. Quand on est un chef surtout d’un pays à la croisée des chemins comme l’a reconnu le président en 2001, on ne doit pas se laisser entrainer par des courants. On doit montrer le cap à atteindre et mettre toute son énergie pour orienter le navire vers ce cap. Blaise COMPAORE doit réagir et agir avant que le vent de l’irréparable ne souffle dans le cadre de cette crise.

Tahirou BARRY
Président du PAREN.

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Vos commentaires

  • Le 15 avril 2013 à 22:30, par sekou
    En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

    L’autoclave est un appareil qui sert à la stérilisation du matériel médical et non pour la sonorisation.
    Merci.

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    • Le 16 avril 2013 à 01:22, par Sorcier k
      En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

      Comment tu reflechie toi on te parle du manque de plateau technique de bobo et autre partie du bf qui te parle de definition de lautoclave mr je connais tou.

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      • Le 16 avril 2013 à 09:10, par micheline
        En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

        Sekou, où tu as laissé tes lunettes ??? c’est écrit "Une petite illustration pour s’en rendre compte : du 1er juillet au 15 juillet 2011, le bloc opératoire de l’hôpital Sanou SOUROU de Bobo-Dioulasso a cessé de fonctionner, faute d’un autoclave (matériel de stérilisation)" .

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        • Le 16 avril 2013 à 18:20, par micheline
          En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

          le PAREN n’a qu’à se fusionner à l’UNIR PS puisse qu’ils ont tous Sankara Thomas Isidore comme repère. je cite "Près de 29 ans après le discours historique de Thomas SANKARA en octobre 1984 à l’ONU où il parlait, entre autres, « au nom des femmes qui voient mourir leur enfant de paludisme et de diarrhée alors qu’il existe des moyens simples pour les soigner », le mal est toujours plus profond. En six mois seulement au premier semestre de 2010, le palu a exterminé 654 personnes dans le Tuy. Pendant ce temps, des moustiquaires financés par un fonds mondial et qui devraient être distribués gratuitement se retrouvent dans les marchés et yaars ; "

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    • Le 16 avril 2013 à 08:53, par Shahid
      En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

      Laisse les considérations de seconde zone là de côté et occupe-toi de l’essentiel. Ici, il s’agit d’une situation réelle et alarmante peinte par le PAREN sur notre système de santé. Et effectivement, notre président est toujours muet sur les questions cruciales touchant la vie de la nation. La vie et la survie de la population ne le préoccupe guère avec ce mépris qu’il nous sert. Tout ce qu’il affectionne c’est se pavaner à la recherches de titres ronfleurs du genre médiateur international, facilitateur,… Tout ce qui peut le remuer c’est la menace de son trône (on se rappelle de la mutinerie en 2011 qui a vu le président s’adresser à la nation pour une des rares fois en dehors des discours de nouvel an ; même l’accident de circulation en 2009 qui avait coûté la vie à 66 personnes a été royalement ignoré par le président, c’est tout dire). Un président qui a pour seul stratège de laisser les gens se démerder jusqu’à ce que survienne une crise avant de venir dissoudre le gouvernement pour changer de premier ministre. Ce n’est pas la faute véritablement à Luc Adolphe TIAO et aux autres gouvernement qui l’ont précédés s’il n’ont rien pu faire en matière de développement : c’est le dernier souci du Blaiso qui constitue même un obstacle machiavélique à tout développement car développement sonne avec émancipation, éveil des consciences, liberté et menace de tout nam basé sur la mal gouvernance

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      • Le 16 avril 2013 à 09:22, par Omed
        En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

        Salut à tous,mon frère Shahid à te lire je suis rassuré de savoir que bon nombre de burkinabè ont pris la mesure de notre problème qu’est Blaise.....tellement préoccupé par son trône et son naaaaaam,et se pavanne de gauche á droite pour recolter des titres ronflants qui ne lui serviront à rien....mais nous l’attendons de pieds ferme en 2015,s’il veut il n’a qu’à dormir mais 2015 arrivera quand même.A bon entendeur salut.

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  • Le 15 avril 2013 à 22:49
    En réponse à : Situation à la sante : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer.

    Merci aux partis politiques pour leur clairvoyance . Cependant l’article comporte des chiffres de mortalité incorrects qu’il faudra corriger.
    que le SYNTSHA se mefie des derives telles que demander le depart du DRS de ouahigouya ou du MCD DE SEGUENEGA, On ne peut pas manifester sa solidarité envers KABORE et appliquer une vindique injuste sur d’autres agents de santé

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  • Le 15 avril 2013 à 23:28
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Comment ont-ils pu écrire une telle bêtise ? S’il vous plaît, évitez de parler de ce que vous ne savez pas ! C’est quand même grave que cela soit publié ! SVP, webmaster, laisse passer.

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  • Le 16 avril 2013 à 00:02, par Phil
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Les responsables de ce parti politique n’y entendent rien en matière de santé. S’il veulent être crédibles, ils auraient intérêt à s’attacher les service d’un spécialiste. En utilisant en avril 2013 des chiffres de 2010 on se demande ce qu’ils veulent démontrer, sans parler des chiffres erronés qu’ils utilisent. Copie à revoir

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  • Le 16 avril 2013 à 02:18
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Blaise meme quel est son role ? Il s’en fou de nous ! C’est mieux qu’il s’en aille !

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  • Le 16 avril 2013 à 05:00, par soyando
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    c’est avec regret que je suis l’evolution du bras de fer entre le gouvernement et le syndicat des agents de la sante. chacun se bat pour sa survie et j’encourage le syndicat a tenir. pas d’abdication pas d’autres considerations en prendre en compte pas question de revoir sa plateforme revendicative. l’occasion est donne aux populations de se battre pour sa survie, et dans ce cas ils doivent s’organiser pour se faire entendre, la societe civile doit les accompagner. le combat c’est pour le long terme. je voulais rappeler le syndicat que c’est maintenant ou jamais l’heure du changement a sonne . si le peuple ne peut pas vous accompagner que ceux qui ont les ressources aillent en clinic et ceux qui n’ont pas les moyens payent le prix fort et nous espererons que cela va sonner leur revolte et leur prise de conscience. aucun developpement ne s’opere dans la lachete et dans la compassion et aucun acquis se realise sans actions. ces actions naturellement ne seront pas sans consequences mais le syndicat devra se focaliser sur les resultats. laisser les chiffres en perte de vie humaine exploses et vous verez la suite. rappelez vous des causes du printemps arabe la chute du regime de Moussa Traore au mali. je suis de nature conciliatif et suis desole de tenir ce genre de propos mais c’est parce que j’aime mon pays. si les dirigeants sont incapables qu’ils demissionnent dans le cas contraire le peuple doit le contraindre.

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  • Le 16 avril 2013 à 05:36, par kouma fola
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Notre démocratie est biaisée. Comment comprendre que devant une situation aussi délétère que le président Compaoré soit muet ? Son va -t- en guerre de premier ministre n’a plus la confiance de la majorité du peuple à cause de ses fuites en avant. Si le président Compaoré aime son peuple, qu’il lui parle ; meme s’il n’a pas les solutions immédiates, lorsque le papa d’une famille parle à son enfant, il arrive souvent à le calmer et ramener la serenité. C’est un devoir du président surtout au moment ou BLAT n’est plus le BLAT dès son arrivée à la primature. Le système mis en place par le CDP lui a fait "des mutations chromosomiques" avec des repercussions sur son comportement. Meme s’il doit partir avec son gouvernement, qu’il parte. Que le président prenne ses responsabilités devant l’histoire !
    Un président muet nous n’en voulons pas. Dans les vrais démocraties, devant un problème national, on entend la voix du premier magistrat du pays parfois aidé de personnalités influentes. Alors mon président, reveillez vous ! Les burkinabè veulent vous entendre sur la situation nationale :

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    • Le 16 avril 2013 à 08:43, par laski
      En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

      je crois que vous avez trop compris la democratie,pour des problemes simplistes d affectation d un agent et lirresponsabilité d autre il faut que le chef de l etat parle oh vous aussi.quant au paren il reconnaitre quand un parti n a pas d assise il passe son temps a ecrire que dans les journaux se faire voir ou etait le paren pendant les elections ?

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      • Le 16 avril 2013 à 13:17, par Manglé
        En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

        Honte à tous ceux qui pensent que la grève des agents de santé est un problème simpliste. Ils sont des apprentis sorciers. C’est parce que vous n’avez pas encore perdu un proche que vous parlez ainsi. Vous n’avez pas honte ? Le problème des agents de santé est crucial et demande que le chef de l’Etat intervienne. Il doit se prononcer comme le PAREN l’a si bien dit. Et puis vous parlez d’élection, sans avoir un parti pris, je suis d’accord avec la déclaration du PAREN. Voilà un parti qui se souci des problèmes des burkinabé. Je les suis depuis le début de cette année( 2013). Ils valent mieux que ces vauriens (autres partis de l’opposition) qui ont recueilli les voix des populations et aller s’asseoir bouffer les millions du peuple sans souci. Je ne sais pas ce qui les empêche de s’exprimer comme le PAREN SUR les sujets brulants de l’actualité. Honte à eux aussi. S’ils continuent dans leur mutisme, ils seront qualifié d’apprentis sorciers voir de daible, satan. Honte honte honte.
        Honneur au PAREN. Nous vous encourageons sur ces déclarations qui ne font que soualger les populations. Même si les chiffres que vous avaez annoncés ne sont pas corrects, je pense qu’ils ne sont pas loin et l’idée a été comprise. Courage M. TAHIROU et son président d’honneur BADO KILACHIU.

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    • Le 16 avril 2013 à 09:31, par vision
      En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

      chaque peuple mérite ses dirigeants.Blaise n’écoute pas ,le peuple t’a voté à plus de 50 pour cent en 2010.

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  • Le 16 avril 2013 à 07:18, par Chlarstin72
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Merci au paren qui, même n’utilisant pas des données rescentes arrive à dépeindre ce tableau sombre. surtout j’encourage mes collègues à garder le cap, nous n’avons pas de fusils pour nous faire entendre cependant sachons que le silence d’une seringue est aussi une voie qui porte loin. Restons souder.

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  • Le 16 avril 2013 à 07:48, par Le faso
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Mr le peulh,continuer à enflammer le pays.Le jour J on verra les vrais hommes.Si vous étiez au pouvoir vous allez faire pire que ça.On se connait assez.

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  • Le 16 avril 2013 à 08:25, par Le mamba noir
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Merci au PAREN pr cette politique de veille et d’éveil des consciences, j pense que les masses laborieuses ne doivent plus dormir, il est temps de demander des comptes aux gouvernants srtt quand ils feignent mem d’ignorer notre existence et ne ns disent rien sur les problèmes et leurs solutions. Au moins interesser vs un p a votre peuple mem si vs etes incapables de trouver des vraies solutions

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  • Le 16 avril 2013 à 08:31, par Raymsom
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Le mépris de ce gouvernement et du chef de l’État pour son peuple est incommensurable. Dans une vraie démocratie, le président doit s’expliquer mais ici on s’en fous de son peuple.
    Le peuple comprendra un jour...........

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  • Le 16 avril 2013 à 08:57, par Par lui même
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Il ne faut pas trop demander Mr BARRY,à moins que vous même vous fassiez grève de la faim pour demander la sortie du président, je ne pense pas qu’il modifiera son agenda qui est de trois sorties pour le peuple chaque année : présentation de vœux de nouvelle année, journée du paysans et la foire !!!!! Pauvre Burkina.

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  • Le 16 avril 2013 à 09:32, par VAGABOND
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Belle analyse, qui tombera dans l’oreille du sourd...

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  • Le 16 avril 2013 à 09:43, par languedebois
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    le PAREN parle de l’enseignement et de la santé. Quand on fait une analyse, je pense qu’elle doit etre générale. quand le PAREN dit "l’agent de santé doit etre le mieux motivé" il pense à quoi ? est que dans ce pays là c’est l’agent de santé qui fait tout ? on parle de gestion systémique lui raconte d’autres choses. aussi pouqoui il ne sait pas prononcer proprement sur le licenciement ? c’est à cause des analyses simplistes que le PAREN souffre

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  • Le 16 avril 2013 à 09:43, par le véto
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Le président na plus le temps de son peuple,cè les crise internationales qui le préoccupe et il laisse les DJ Tiao prendre les décisions a son nom,mais......................

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  • Le 16 avril 2013 à 10:00, par mef
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Rectification Monsieur Tahirou : le CLSP était notre référentiel de éveloppement et non un appui. Merci pour votre déclaration très pertinente.

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  • Le 16 avril 2013 à 10:12, par indjaba
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Ce qui me "fume" c’est que les Guiro qui devaient être licenciés ne le sont pas et c’est le pauvre infirmier qu’on se presse de sanctionner pendant que Guiro malgré son abandon de poste depuis plus d’un an perçoit toujours son salaire aux vues et aux sus du ministre de la fonction publique et de celui de l’économie. Quelle injustice quand on sait que les enseignants sont convoqués tous les jours à la radio pour abandon de poste depuis 2 mois. En tout cas après 2015, tous ces ministres et l’actuel DG douane, viendront dire au peuple pourquoi un fonctionnaire percevait son salaire salaire depuis 2 ans sans travailler pendant que d’autres fonctionnaires dans la même situation sont licenciés parce qu’ils ils ne travaillent plus. Personnes (ministre fonction pub, ministre économie, DG douane) ne dira en ce moment qu’il ne savait pas que Guiro n’était plus en poste. En tout cas monsieur le ministre de la fonction publique , monsieur le ministre de l’économie, monsieur le DG de la douane, vérifier que que sieur Guiro est en poste sinon entamer la procédure de licenciement sinon vous nous rendrez des comptes après 2015. Avant 2015 c’est pas possible pour les rasions que chacun sait. Si Guiro a repris service, dites nous aussi dans quel service du ministère de l’économie il a été affecté.

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  • Le 16 avril 2013 à 10:13, par LE KOOL
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    JE SUIS DÉSOLÉ, LE BLAIZO N’A PAS LE TEMPS IL A DES MÉDIATIONS EN VU A L’EXTÉRIEUR. IL YA DES DJ POUR S’OCCUPER DES PAUVRES BURKINABÉ

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  • Le 16 avril 2013 à 10:35, par le vigilant
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Voici un jeune qui a de l’avenir et j’espère qu’il saura se demarquer de la lacheté et de l’irresponsabilité de la vieille garde des hommes politiques. C’est vrai que son parti le PAREN n’a pas pu avoir un député à l’hémicycle mais c’est un parti qui compte sur la scène politique notamment à cause de la pertinence de ses analyses et de son projet de société.
    L’article est de belle facture meme si les données sont un peu dépassées mais au Burkina tout le monde sait que les données sont toujours mis à la dispositions des citoyens avec au moins deux ans de retard. Nous n’avons pas une culture des statistiques dans ce pays. Donc, à ceux qui disent que ces données sont erronnées, j’aimerais dire que Mr BARRY ne s’est pas assis dans son salon pour les inventer.
    J’espère que le chef de l’Etat prendra le temps de lire cet article. J’apprécie cette attitude de veille et d’interpellation du gouvernement en situation de crise auquelle se livre le PAREN à chaque fois que l’occasion se présente. N’en déplaise à ceux qui sont muets comme une carpe et qu’on entend qu’à l’approche des consultations électorales. Bon vent au PAREN.

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  • Le 16 avril 2013 à 10:41, par REBEL
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Bravo au PAREN pour la qualité de l’analyse. Les données sont parlantes meme si beaucoup datent de 2010. Mais cela est d’actualié. Continuez d’interpeller ces apatrides qui ne sont plus dans ce pays et qui préfèrent se faire soigner à l’extérieur pendant que le pauvre paysan se meurt dans un CSPS ou il manque jusqu’au paracétamol.
    Mr encore BARRY et bon vent à toi. Tu es jeune et tu as l’aveneir devant toi.

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  • Le 16 avril 2013 à 10:43, par Lakbé
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Cela c’est du concret, ceci montre l’incapacité complète d’asseoir un système viable sous l’ère Compaoré et sa suite. Ce gouvernement pillent et appauvrit son propre peuple. J’ai honte de mon pays mais surtout de son gouvernement.

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  • Le 16 avril 2013 à 10:49, par rawa
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Belle analyse ! Mais pensez-vous que blaise vous lira. Il est depuis longtemps déconnecté des réalités locales. Depuis quelques années il ne gouverne plus, mais il règne. Il n’apparait que lorsqu’il y a des foires, fetes et autres audiences. Vous le verrai à Banfora faire semblant de se préocccuper du sort des paysans que lui et ses ministères spolient leurs terres.
    Encore merci et je prens toujours du plaisir à vous lire BARRY. Courage et avancez.

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  • Le 16 avril 2013 à 11:27, par Conscience du Faso
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Proposition de marche de protestation d’abord sur le Premier Ministère du SYNSHA, autres syndicats, Associations, Société Civile, la population de Ouaga. Même chose dans toutes provinces du Faso. Après, une grande marche de toute la population de Ouaga sur Kosyam pour entendre le PF qui ne sait plus quoi faire mais qui ne veut laisser la place à quelqu’un d’autre, même de son parti.
    Aux dirigeants du SYNSHA, autres syndicats, association, etc. lancez le mot d’ordre de ces marches de potestation et on verra la suite. Surtout large information. Trop, c’est trop pourque le gouvernement de BLAT et le pouvoir de Blaise Compaoré laissent mourir les innocentes populations, pendant qu’eux s’envolent pour aller se soigner ailleurs.

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  • Le 16 avril 2013 à 11:40, par Bibega
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Burkinabes sechons nos larmes. notre printemps c’est pour bientot

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  • Le 16 avril 2013 à 11:56, par Lady Gaga du Faso
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    En tout cas c’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase ici... Blaiso c’est cette grève là qui va te faire partir ! continue de faire la politique de l’autruche !
    Les agents de santé, maintenez le cap !

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  • Le 16 avril 2013 à 12:30, par gnomi
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    au district sanitaire de yako, le groupe electrogène a pris feu depuis le mois de decembre fermant ainsi le bloc operatoire. nous sommes toujours dans l’attente

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  • Le 16 avril 2013 à 12:43, par divrai
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    A mon humble avis la revendiction du Syndicat des agents da la santé est noble mais il faut qu’il fasse attention à ne pas trop penaliser nos pauvre population qui paye et souffre le martyr dans ce bras de fer. nos autorités ne se soignent pas ici, ils se traitent en europe, donc c’est nous (les citoyens qui vont payer le plus) il faut egalement que le ministere de la santé fasse des assises sur ce secteur et revoir toutes les pratiques qui gangraine le systeme a savoir : la coruption, à l’hopital yalgado, pour que ta femme puisse accouché dans des conditions acceptables il faut debouser 25 000 fcfa mini voir plus sinon on la laisse se debattre sur des tables souillées de sang avec tous les risques et quand tu veux te plaindre personne ne répond, "attendez dehors mr, elle va accoucher quand son heure va arriver" propros tenu par un agent de la maternité. Au finish on se demande pourquoi ils ont opter pour la santé parce c’est tout comme n’importe quel crimmel que vous rencontrez dans la rue et qui est prêt à vous flanguer une balle dans la tête.
    sincerement il faut prier dieu chaque jour pour qu’il nous accorde la santé sinon au burkina il n’y a plus d’agent de santé mais plutôt des bouchers et des commercçants, tous ont une clinique ou ils y passent la majeure partie de leur temps au detriment du public, oubliant que c’est l’argent du contribualbe bbé qui a financé ses etudes, combien de bbé peuvent se soigner dans une clinique ?
    Faite pardon cher agent de la santé revendiquer c’est de votre droit mais un peu d’humanisme dans vos actes de tous les jours et epargner le pauvre citoyen tant que c’est possible.

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2013 à 13:02, par veritevraie
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    restez tranquille, cette crise sera plus qu une mutinerie si on garde cette immobilite qui est devenu la regle a kossiam :
    ne pas reagir a ca c est vouloir le feu
    Chers JOURNALISTES "HONTE A VOUS" si depuis cette crise dans le domaine de la sante PERSONNE NE SORT DES STATISTIQUES SUR LES VICTIMES EN MANQUE DE SOINS "maladie prolongée, décès"
    HONTE A L OPPOSITION ET A TOUT LES PARTIS POLIRTIQUES QUI NE RENDENT PAS COMPTENT AU PEUPLE SUR LE CARNAGE DU AU AMNQUE DE SOINS DU A LA CRISE au ministere de la sante

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    • Le 16 avril 2013 à 13:45, par Blaise me fait de la peine, pitié pour mon pays
      En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

      Blaise dort tranquillement à kosyam. Vos petits problèmes de santé, d’éducation etc... il s’en fou. Le jour où il sort c’est pour s’occuper de ses affaires et les affaires du Burkina il s’en fou. Vous pouvez critiquer, bavarder, souffrir de vos problèmes lui il s’en fou. Son seul souci c’est d’être président, vivre dans le luxe, le confort, recevoir vos honneurs, et des comptes bancaire bien rempli, le peuple du Burkina doit chercher à résoudre son problème, tout en sachant qu’un Burkinabè a dit que le problème du Burkina c’est Blaise Compaoré. Réfléchissez bien et vous trouverez la solution.
      DIEU SAUVE LE BURKINA.

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    • Le 16 avril 2013 à 15:02, par VAGABOND
      En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

      Bien vu ! Les journalistes nous informent par le biais des rumeurs... Ton analyse est pertinente..

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  • Le 16 avril 2013 à 13:29, par Uncitoyen
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    C’est comme cela qu’un parti doit réagir quand ça ne va pas dans le pays. Malheureusement notre président ne parle pas chez lui pour se faire craindre et il parle dehors pour se faire respecter. On a dit au président que comme il ne parle pas beaucoup alors c’est mieux qu’il ait un premier ministre qui parle beaucoup pour embrouiller les gens et donner l’impression qu’il s’occupe bien du pays. En France le président sait qu’il doit rendre compte au peuple parce que c’est le peuple l’a élu par contre en Afrique, même sans le peuple le président sera élu.

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  • Le 16 avril 2013 à 14:07, par VAGABOND
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    L’âge de la maturité
    Le Burkina Faso, à l’instar de nombreux pays africains, est à la croisée des chemins. Beaucoup de burkinabé commencent à connaître leurs droits et veulent en jouir de façon juste et consciente. L’immolation, les grèves de la faim, les descentes dans les rues suivies de casses, les sit-in et autres formes de grèves ou de mouvements ne sont pas nouveaux. Ils ont été réadaptés et sont la résultante de beaucoup de facteurs combinés, qui sont entre autres l’injustice, l’impunité, le délit d’apparence, la gabegie financière des tenants du pouvoir, le népotisme, le parachutage politique, le besoin de renouveau, l’exclusion professionnelle et sociale etc. Le burkinabé ne vit pas sur une île ou sur une terre isolée, où il est coupé des réalités du monde. Le printemps arabe tunisien avec la mort par immolation du jeune Mohamed Bouazizi a donné le coup d’envoi de la chasse aux dictateurs dans les pays arabes africains. L’exemple tunisien, même si elle avait été récupéré par l’opposition burkinabé avec comme slogan « Blaise dégage », n’avait pas fait trop d’échos. Ce silence ne signifie pas que les gens se sont désolidarisés de la cause, mais bien au contraire. La stratégie du « reculer pour mieux sauter » peut être vue dans ce cas de figure.
    1. L’immolation
    L’immolation tire sa source du latin immolare, c’est à dire offrir un sacrifice. Cet acte peut être posé par le biais de l’eau, du feu, de la terre, du bois, du fer ou par tout autre moyen. La forme la plus connue de l’immolation est celle par le feu, c’est à dire l’auto-immolation. Avec l’ère moderne et selon la translation culturelle que l’on fait de ce concept, l’immolation revêt un nouveau sens et signifierait : le massacre, le carnage, la tuerie. D’une culture à une autre, le mot revêt divers sens. Que se soit chez les juifs ou chez les gaulois en passant par les romains et les grecs, l’immolation se définit différemment. Dans la société burkinabé, l’immolation se présente comme une nouvelle de lutte et un moyen de pression sur la conscience collective. Notre société est une société en pleine mutation avec de nombreuses pratiques importées et parfois difficilement imposables. Si le jeune occasionnel de la SOFITEX a voulu utiliser ce moyen pour se faire entendre, il a bien ses raisons profondes qu’il n’osera jamais étaler au grand jour. Le suicide est encore un acte condamné et condamnable dans nos sociétés et le traitement infligé parfois à la dépouille mortelle des suicidés est une sorte de message de dissuasion pour le commun des mortels (ce traitement varie d’une société à une autre). Le désespoir, le fatalisme, la peur d’avoir un avenir confisqué et les conditions de vie devenues insupportables peuvent conduire un être à s’auto-immoler par le feu et de façon spectaculaire pour que les conditions de vie s’améliorent (bien sûr pas pour lui, au cas où la mort s’en suit, mais pour les vivants). L’immolation est donc un acte suicidaire commis sur sa propre personne pour une raison bien donnée. Elle peut aussi être un acte collectif (d’une communauté extrémiste ou fanatisée). Par exemple, les gaulois préféraient s’immoler par le feu que de se rendre à l’ennemi. En tant que forme de revendication, l’immolation est un acte de désespoir. Dans la plupart des cas, l’auto-immolé meurt seul ou peut se laisser mourir avec un nombre important de personnes ou en passant par la destruction considérable de biens communs ou privés (cas de l’agent de a SOFITEX, qui n’est certes par mort, mais avait décidé de s’immoler sur le patrimoine de sa société). Vouloir la mort par l’auto-immolation au Burkina Faso est un acte interpellateur, non pas seulement de l’autorité politique, mais aussi de celle religieuse et traditionnelle. Cet acte montre des injustices existent dans le système, qu’il faut s’atteler à les réparer.

    2. La grève de la faim
    La grève de la faim est un phénomène du XXème siècle. Elle a existé en Afrique, du moins dans ma culture pour mieux préciser les choses. Lorsque le chef de famille était mécontent de sa conjointe, il faisait une petite grève de la faim (boycott du repas de midi ou du soir) pour mieux se faire entendre et comprendre. Dans l’évolution de l’histoire, on a pu constater plusieurs formes de grèves de la faim pour des causes diverses et humaines. Les exemples sont multiples et divers. De l’Angleterre (le droit de vote des femmes) en l’Algérie (lors de la guerre d’Algérie) en passant par la France (les sans papiers) et la Chine (Tibet), les hommes de différentes cultures et de différentes régions du monde ont utilisé la grève de la faim pour se faire entendre ou attirer une attention particulière sur leurs causes. Si certains ont eu gain de cause, d’autres par contre ont du essuyer des échecs cuisants. La grève de la faim, dans le contexte burkinabé, peut être appréciée de diverses manières. Les faibles salaires au pays assignent déjà aux travailleurs (un travailleur burkinabé est responsable d’au moins une vingtaine de personnes) une forme de vie modeste. Le burkinabé est déjà en grève de la faim, car appelé tous les jours à manger presque même chose ou à se priver pour répondre aux nombreuses sollicitations. Si l’immolation assure à l’auto-immolé une morte rapide et douloureuse, la grève de la faim s’avère être une mort lente, mais longue. Le gréviste voit son poids diminué considérable et est parfois pris de terribles hallucinations. Si ses interlocuteurs ne lui prêtent pas une attention particulière, il peut en mourir ou s’en tirer avec des séquelles profondes. La grève de la faim peut être donné la teneur et de la conviction à la cause défendue pour peu que l’on ait devant soi des hommes sensés ouverts au dialogue et aux compromis. Si l’acte de l’agent de FILSAH a été aussi médiatisé que celui de GSP, par contre celui des étudiants en son temps non bénéficiaires de l’aide et du prêt FONER au ministère des enseignements secondaire, supérieurs et de la recherche scientifique sous le ministre Laya Sawadogo n’avait pas fait tâche d’huile. La grève de la faim n’est donc pas une première au Burkina Faso, mais juste une forme de lutte réadoptée et réadaptée pour mieux se faire écouter. Surseoir à la nourriture pour se laisser mourir pour une cause jugée noble est un acte sacrificiel de haute valeur humaine. Mais être réellement entendu ou écouté à travers cette forme de revendication par ses interlocuteurs, n’est pas toujours un acquis et dépend du type de société dans laquelle l’on vit. Le burkinabé peut-il comprendre son concitoyen en grève de la faim ? Il faudra à ce niveau former les hommes de mesures dans la diffusion de ces types d’informations, qui requiert une approche psychologique et anthropologique.
    3. Les sit-in, les marches et les casses
    Les sit-in, les marches et les casses étaient encore jusque là les moyens de luttes les plus prisés des burkinabé. On se rappelle que les marches ont fait engranger au peuple burkinabé beaucoup d’acquis sur le plan des libertés. De 1919 à nos jours, plusieurs formes de marches ont été entreprises par notre peuple pour dire non aux abus et aux exploitations. On a encore en mémoire la révolte des bwanîi (pluriel de bwaba) contre l’autorité coloniale française répressive (1916-1918). La chute de la première République est due aussi en partie aux marches syndicalistes et plus tard à un soulèvement populaire. En 1985, les enseignants marcheurs se virent punir par le CNR, mais cela n’a pas pour autant diminuer l’ardeur revendicatrice du peuple burkinabé en quête permanente de justice, de dignité et d’intégrité. Les différentes luttes des étudiants et des élèves se soldent toujours par des marches suivies parfois de casses (chose que je condamne), car le pouvoir s’adonne toujours à un bras de fer parfois injustifié. L’assassinat de Norbert Zongo en 1998 a fait naître une période de frayeur et de marches intempestives et répétées pour la bonne cause, celle de la justice. L’assassinat de Justin Zongo et de bien autres scolaires et universitaires mirent la machine de la marche et des casses en action. Les manœuvres politico-politiciennes des tenants du pouvoir pour modifier l’article 37 radicalisent davantage les positions et promettent des périodes riches en grèves et marches de toute sorte : Les uns mangent, les autres regardent, ainsi naissent les révolutions (Feu Thomas Sankara).
    4. Que retenir ?
    Le mercure monte de plus en plus au pays, car le peuple d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui et celui d’aujourd’hui ne sera pas celui de demain. Les causes réelles de ces formes de grèves sont liées à des frustrations diverses (voir dans toutes premières lignes). Le boom minier n’a rien changé dans les habitudes du Burkinabé, qui, pour la plupart du temps, paupérise. Les « maigres ressources » du pays sont reparties entre des clans favorables au pouvoir en place. Le décor politique donne une forte senteur d’une administration politisée. Que faut-il faire avant que la bombe sociale n’explose pour nous emporter tous ? Tant qu’il y aura des injustices criardes, des exploitations de tout genre, les détournements de fonds validés, une jeunesse laissée a elle-même sans destination précise, un système de retraite sociale quasi-inexistant, une justice à double vitesse, un pouvoir à vie etc., personne ne pourra plus jamais dormir en paix dans ce pays. De nouvelles formes (même si certaines ont été réadaptées) de luttes collectives ou solitaires (immolation, grève de la faim…) radicalisées seront toujours présentes. Il faut pour cela faire la liste des injustices sociales et essayer de trouver des solutions durables, en ne passant par la corruption et en renforçant l’éducation. Pour ma voilà une liste d’injustices sociales à réparer :
    • Instaurer un cadre de concertation permanent pour réfléchir sur les problèmes en vue de les prévenir
    • Instaurer dans les écoles et les universités, une cellule de crise crédible, afin d’essayer de solutionner les problèmes avant qu’ils prennent des ampleurs incontrôlées
    • Eviter de tenter le diable en voulant modifier vaille que vaille l’article de toutes les discordes l’article 37 (je suis pour son verrouillage)
    • Dépolitiser l’administration publique
    • Combattre la corruption et les détournements de fonds
    • Juger tous les dossiers restés impunis
    • Implication réelle de l’état dans le fonctionnement du privé pour éviter des abus
    • Freiner le train de vie de l’état en diminuant le nombre de député à l’Assemblée nationale
    • Surseoir à la création d’un sénat budgétivore
    • Ecouter davantage les étudiants (plateformes revendicatives)
    • Séparation effective des pouvoirs (exécutif, législatif et judicaire)
    • Offre de stages de formation continue aux agents de la fonction publique à l’intérieur et à l’extérieur du pays
    • Revaloriser la fonction publique avec des salaires attrayants
    • Renforcer les budgets alloués aux ministères, des droits de l’Homme, des Enseignements, de la femme et de la justice
    • Accepter l’opposition comme partenaire au développement et au dialogue constructif
    • Renforcer le programme d’alphabétisation pour les adultes
    • Doter les écoles de moyens conséquents pour un fonctionnement réel
    • Renforcer et accélérer le programme de décentralisation déjà entrepris.
    • Doter le pays d’une politique éducative saine et potable
    • Faire un bilan réel de l’exploitation minière dans le pays et faire un état des lieux de ce secteur pour le futur (ITIE ne fait pas l’unanimité)
    • Etc
    Par un étudiant ivoiro-burkinabé vivant dans l’hexagone
    Vagabond

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2013 à 15:27, par ka yaandé
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Moi, je vous laisse mediter un peu sur ce propos.’’Un individu conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis » MAHATMA GANDHI’’
    le vrai probleme au burkina c’est ca. depuis lors que les gens de Kossiam ont compris que le burkinabé est endormis, il fait tout ce qu’il veu meme laisser les gens mourir

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2013 à 16:01, par Aurore
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    M. Tahirou BARRY,
    Pouquoi attendre toujours que des syndicat manifeste pour en profiter ? Tout ce que vous décrivez existe depuis longtemps !!!
    C’est que l’Etat ne prend pas ses reponsabilités ou même qu’il se montre souvent irresponsable face aux problèmes que connaît notre pays. Mais vous aussi, soyez un peu objectif dans votre façon de dénoncer les faits. Prenez l’initiative et n’attendez pas de profiter des manifestations des autres pour proferer des injures. On peut dénoncer sans forcement insulter.... Et vous exagérez souvent dans vos prises de position. La question n’est pas de se faire remarquer. De grâce comportez-vous en intellectuel c’est-à-dire en personne intelligente. J’ose croire que vous savez faire la différence entre un dipômé et un intellectuel.

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2013 à 18:04, par VV
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Combien de CSPS construire, combien de vies sauver avec le scandale des 34 millions du PAREN (Affaire Bado & Blaise) ? Si les hommes politiques n’étaient plus corrompus, alors le changement pourra commencer. Merci de nous respecter !

    Répondre à ce message

  • Le 16 avril 2013 à 19:00, par Oracle
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Big up petit "peuhl". Bonne action.

    Répondre à ce message

  • Le 17 avril 2013 à 09:48
    En réponse à : Situation à la santé : Le PA.RE.N demande au Chef de l’Etat de s’expliquer

    Merci à tous ceux qui commencent à croire à la lutte juste du synstha. Faites un banc syntsha pour l.unir/ms, pour le paren, pour tous les forumeurs, un banc syntsha pour tous ces ministres qui se cahent derrière leurs tablettes pour lire nos forums, ils apprendront beaucoup de choses. Un banc syntsha pour le directeur d.un hopital au lieu d.entrer en conflit avec les agents , il a choisi son style de management de collaborer avec la section du synstha de la structure, bravo à lui car il a décidé de reculer pour mieux sauter, ainsi des vies humaines ont été sauvées. Un banc synstha pour mr kaboré qui a été injustement licencié pour sa lutte pour la qualité de soins. Nous déplorons tous les effets collateraux de la grève mais qui est juste on ne serait pas arrivé là s.il y avait un dialogue sincère. Une lutte pour ne plus parfois ruminer intérieurement qu.ai je pas pu faire, si j.avais ceci si j.avais cela, si je pouvais, si l.autre était là....une lutte pour que nos sandales ne usent pas, va à tel lieu faire tel examen, prend ce prelevement va à telle clinique...ouf quelle galère. Dieu chasse le diable qui hante notre gouvernement pour qu.il récule pour mieux sauter.

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