GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

mercredi 3 avril 2013 à 18h39min

Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) observe une grève générale de 96 heures depuis le mardi 2 avril à 0 heure, et ce jusqu’au vendredi 5 avril 2013 à 24 heures. Ceci pour protester contre le licenciement d’un agent de santé et l’affectation « arbitraire » d’un autre.

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GRÈVE DU SYNTSHA :  Après le sit-in, la grève

Après son sit-in du 14 au 29 mars 2013, de 7 heures à 10 heures, le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) durcit le ton par une grève de 96 heures du mardi 2 avril 2013 au vendredi 5 avril 2013. Ainsi, des agents de santé vont être absents de leur service pendant quatre jours sans discontinuité. Au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHUYO) tout comme au Centre pédiatrique Charles de Gaulle, des « mesures » ont été prises pour faire face à la situation. Au premier jour de la grève, le service des urgences médicales du CHUYO n’a pas manqué de personnel soignant. Des étudiants de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) et de l’Université de Ouagadougou, en majorité, étaient au chevet des malades. « Nous avons pris des dispositions, depuis que la grève a été annoncée, pour que les services puissent normalement fonctionner… », a rassuré le directeur général du CHUYO, Robert Sangaré.

La chirurgie, la difficulté

Pour lui, il y a un personnel contractuel qui assure le service. En outre, l’hôpital peut compter, a-t-il poursuivi, sur ses stagiaires et sur l’appui des médecins-militaires même s’il reconnait que des ralentissements ne peuvent pas manquer. C’est le cas, par exemple, a-t-il mentionné, du bloc opératoire où le travail se fait en équipes entre chirurgiens et anesthésistes. L’absence de l’une ou de l’autre, a-t-il indiqué, peut avoir un impact sur le programme de l’intervention.

Un tour du côté de la maternité a permis, en effet, de faire le constat. Des accompagnantes se lamentaient sur le sort de leur malade. Beaucoup n’ont pas reçu de soins depuis un moment. Mme Tiendrébéogo, drépanocytaire y est transférée depuis la veille mais attend toujours que l’on vienne s’occuper d’elle. Le DG du CHUYO, Robert Sangaré, a déclaré que le point de la journée va être fait afin que des mesures idoines soient prises. Du côté du Centre pédiatrique universitaire Charles de Gaulle, le service incombe présentement aux médecins en situation de spécialisation, au personnel paramédical et aux agents propres de l’hôpital, a indiqué le premier responsable, Malick Djébré. Ceux-ci ont été redéployés, a-t-il ajouté, afin que la continuité du service soit assurée. Pour lui, c’est également au bloc opératoire que les difficultés existent. « Pour notre cas, nous avons un modus vivendi qui fait qu’en cas d’urgence, nous pouvons faire appel à un médecin, fût-il en grève », a précisé M. Djébré. Pendant ce temps, à la bourse du travail, le SYNTSHA, par la voix de son secrétaire général, Raphaël Nanema, a appelé ses membres à relever le défi de la mobilisation à la hauteur de la « gravité » de la situation. Le syndicat dénonce, en effet, la révocation prononcée en Conseil des ministres du 6 mars 2013 de Nonguebzanga Kaboré au motif de « non-assistance » à une patiente et d’autre part par l’affectation de Aoué Gomgnimbou pour « nécessité de service ». Pour M. Nanéma, les motifs avancés par le gouvernement sont « faux » et visent à briser les grèves du syndicat.

Asdara SAWADOGO

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 4 avril 2013 à 07:00, par yoss
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    bonjour.Journalistes,utilisez les termes tels que prononcé en conseil de ministre.Je pense que c’est bien dit LICENCIEMENT et non RÉVOCATION. Il y’a une grande différence entre les termes.Bravo SYNTSHA. Vivement que la population comprenne que c’est le gouvernement qui est responsable du désordre dans le secteur de la santé

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  • Le 4 avril 2013 à 07:12, par l’internaute du soir
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    Moi je voudrais simplement savoir ou est passé le bon sens de diallogue du gouvernement ?

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  • Le 4 avril 2013 à 09:48, par Oued-Math
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    Tant que nous aurons affaire à des politiciens cupides qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes, nous les pauvres citoyens, on en pâtira. Qu’est ce que ça fait au gouvernement de réagir positivement et rapidement au lieu de laisser mourir les gens dans les centre ? Combien de personnes subiront le sort de la défunte ? Je ne suis pas du corps mais vu les circonstances, le gouvernement est pire que le révoqué de Séguenega.Prière vous occuper des gens qui vous ont mis là ou vous êtes.

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  • Le 4 avril 2013 à 10:51
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    Ainsi donc, entre les deux points de revendication du SYNTSHA et la mort de dizaines d’innocents, le gouvernement a choisit la mort. Dites donc, entre l’infirmier de Séguénéga et le gouvernement, qui est plus soucieux de la vie des burkinabè ?

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  • Le 4 avril 2013 à 11:27, par AVENIR
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    Ce sont les cliniques qui marchent actuellement. Monsieurs les journalistes visitez les cliniques pour constater vous même. Les malheurs des autres font le bonheur des uns. Le pauvre à tore. Et les malades qui sont dans les villages, ils meurent silencieusement. Monsieur le premier ministre fait quelque chose pour nous SVP. SYNTSHA, tu dis tu luttes pour injustice mais tu crées une autre injustice. PAUVRE BURKINA ??????????????????????

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    • Le 4 avril 2013 à 17:58
      En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

      Monsieur avenir, ne jugez pas trop vite SVP , l’affluence dans les cliniques ne veu pas forcément dire gain heureux comme vous pensez savoir, quand 2 ou 3 ambulances viennent de la province après avoir fait le tour de Ouaga sans succès, que vous êtes obligés de les opérer parceque vous pouvez pas les laisser mourir alors que vous savez qu’ils ne pourront pas vous régler je n’appelle pas ça se frotter les mains, (témoins de 3 cas d’ hier nuit à ce matin)...

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  • Le 4 avril 2013 à 12:10, par LE CITOYEN
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    POUR VOUS QUI SOUTENEZ SANS DISCERNEMENT LES ACTIONS DE GRÈVE DE CE SYNDICAT, VOUS CHANGEREZ DE RÉACTIONS LE JOUR OU VOS PROCHES OU VOUS MÊMES SEREZ ABANDONNES SANS POSSIBILITÉ DE VOUS SOIGNER EN CLINIQUE, une question : si le gouvernement ne revient pas sur les décisions que ferra ce syndicat ? ALLER EN GRÉVE ILLIMITÉE ? C’est parque le gouvernement manque d’autorité et recule depuis un certain temps face à ces pressions, sinon combien d’entre vous continueront la grève si le salaire en contrepartie n’est pas versé, car selon la loi aucun salaire n’est en principe versé pour la période de la grève , comme quoi" pas de travail, pas de salaire" ! le syntsha est un syndicat assassin. pour vos intérêts égoïstes, vous laissez périr les faibles ? pourtant vous savez que vous devez beaucoup à ces pauvres populations ; car combien d’erreurs médicales , de fautes de négligence DE LA PART DES AGENTS DE SANTE ont entrainé la mort de plusieurs, sans que personne ne dépose plainte contre vous pour homicide involontaire ? ce que vous reprochez au gouvernement se trouvent aussi chez vous ; mais un jour viendra où le PEUPLE SE RÉVEILLERA et où les patients prendront conscience de leurs droits ; ce jour là finira la tyrannie des gouvernants ; et les agents de santé ne joueront plus avec la vie des malades,

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    • Le 5 avril 2013 à 19:17, par PIE
      En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

      homicide involontaire ? oui ! la faute est partagée. les unes attribuables aux agents inconscients pour négligeances et les autres de grande importance au gouvernement pour :
      - avoir demandé à la plus part du personnel de santé à aller au dela de leur taches ;
      - insuffisance de formation du personnel ;
      - non equipement des service de santé ;
      - absence de motivation des travailleurs,
      - retentions des ressources lié a la subvention
      - etc..........
      tout ceux qui frequentent les structures sanitaires constatent les consequences qui y emanent.
      il y’a bcp de chose a regler d’abord pour pouvoir affirmer son autorité.

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  • Le 4 avril 2013 à 13:40, par chacool
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    Voyez vous meme, pour ne pas subir le meme sort que le Mr de seguenega, tout le personnel de santer ds les 45 province a deserter son poste. Combien de mort on va compter cette foisçi ?

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  • Le 4 avril 2013 à 15:55, par loi
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    L’aide anesthésiste a la chance. à sa sortir de la prison il pourra faire un autre job. Mais le Monsieur à perdu pour toujours sa femme et son enfant.

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    • Le 4 avril 2013 à 17:32, par AKODI
      En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

      Le médecin aurait du évacuer la femme. Il avait tous les moyens de la faire. Il est le vrai responsable de cette mort. Et comme c’est un collège du SG, le pauvre infirmier anesthésiste a subi les conséquences. Webmaster, faut laisser passer aujourd’hui au moins.

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  • Le 4 avril 2013 à 16:00, par loi
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    des gents demandent a la population de soutenir le SYNTSHA. comment voulez vous qu’on soutiennent des assassins ? ceux qui content le nombre de morts pour évaluer la réussite de leur grève ?

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    • Le 4 avril 2013 à 17:58, par BM
      En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

      Chaque peuple a les dirigents qu’il mérite !
      Si les gens ne se donnent pas la main, comme un seul homme, nos souffrances seront encore plus atroces. Le régime a montré ses limites. Il n’est pas là pour le peuple. Peuple ! Connait pas. Mais je crois que comme l’a si bien dit Mouboutou : " si le fruit est mur, un simple vent le fait tomber. Mur ou pas mur, quand l’ouragan passe, il tombe !".
      Courage, militants et militantes du SYNTSHA ! Si la grève échoue qui ira demain en grève ? Accepterons-nous tous entrer dans les rangs ? Quel avenir pour ce pays, s’il nya plus d’hommes intègres ?

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    • Le 4 avril 2013 à 18:06, par Fatou
      En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

      Je pense tout simplement que le SYNTSHA manque de bon sens et d’humanisme.
      La population ne mérite pas le sort que vous lui faite subir. C’est des comportement de ce genre qui finissent par amener les gents à vouloir se rendre justice eux même. Vous êtes purement et simplement dans une logique de rapport de force dans lequel c’est le faible et le pauvre qui paye le prix fort. On a l’impression que pour les ténors du SYNTSHA, peu importe le nombre de morts que leur intransigence entrainera. C’est curieux et même révoltant que ceux qui sont enprincipe former pour soigner les malade se "foutent" de la vie de ces même malades. En pénalisant les malades, vous vous trompez d’adversaire.

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      • Le 4 avril 2013 à 22:54, par PIE
        En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

        Ah Fatou ! quelle analyse plate ! c’est dommage que vous qui connaissez lire et écrire réagissez de la sorte. Le peuple souffre c’est vrais. Mais le SYNTSHA aussi. Ceux qui font souffrir le peuple sont les mêmes qui font souffrir le SYNTSHA. Nous avons un ennemie commun qui est ce gouvernement irresponsable. Le SYNTSHA ne décide de rien dans ce pays. Il lutte simplement pour la survie de ses membres et le reste de la population devrait en faire autant contre la malgouvernence.

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    • Le 4 avril 2013 à 18:26, par Ksur
      En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

      Il te faut un psychiatre en clinique évidemment parce que toi mème tu sais que dans le publique,on ne lachera pas prise. Crois moi,ça te fera du bien ! Meilleure Santé !

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  • Le 4 avril 2013 à 17:46
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    le PM a tranché,il ne reculera pas

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  • Le 4 avril 2013 à 18:12, par povr
    En réponse à : GRÈVE DU SYNTSHA : Après le sit-in, la grève

    si vous saviez que nos responsables politiques sont directement ou indirectement actionnaires dans les cliniques vous comprendrez pourquoi rien n’est fait pour améliorer la situation des médecins, encore moins d’éviter les grèves.

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