Eau, hygiène et assainissement au Burkina : 700 millions de FCFA dans le panier commun Lonab-Usaid-Wa-Wash

vendredi 22 mars 2013

La question de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement est importante dans les politiques publiques, qu’elle influence fortement. La signature d’un protocole d’accord de partenariat entre la loterie nationale burkinabè, la LONAB, et le Programme USAID Afrique de l’ouest pour l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène, USAID WA-WASH, le 22 mars 2013 à Ouagadougou, s’inscrit dans la dynamique d’une recherche de solutions durables à cette problématique.

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Eau, hygiène et assainissement au Burkina : 700 millions de FCFA dans le panier commun Lonab-Usaid-Wa-Wash

Les experts sont formels. Bien maîtrisées, les questions, d’eau, d’hygiène et d’assainissement permettent à elles seuls d’atteindre 40% en moyenne dans les objectifs de développement.

Dans un pays à l’image du Burkina ou à peine 10% de la population a effectivement accès à des latrines dignes de ce nom, le choix d’un engagement collectif est plus que nécessaire.

Mutualisation et synergie d’action

En rappelant que « l’union fait la force », Amélie Tamboura, la directrice générale de la LONAB, a mis en avant l’opportunité et la pertinence du partenariat qui lie son institution à l’USAID WA-WASH pour quatre ans.
Il s’agit plus précisément à travers le projet, d’offrir aux burkinabè, un cadre de vie plus sain et propice à un développement social et économique harmonieux.

Toute chose qui passe par trois étapes majeures. A savoir, « l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène » ; vient ensuite « l’adaptation aux changements climatiques » et enfin, « la sécurité alimentaire ».

Appui technique, sensibilisation, formation

Le coût total du projet est de 700 millions de FCFA, financés à part égale par les deux partenaires. Séance tenante et après la signature des documents relatifs au protocole d’accord de partenariat, la LONAB a remis à Lakhdar Boukerrou, directeur régional de USAID WA-WASH, le chèque de 350 millions de FCFA matérialisant sa contribution dans « le panier commun ».

Dans la pratique, les fonds sont destinés à une intervention à trois niveaux comprenant celui des communautés, les actions ciblées dans le traitement d’eau à domicile et dans le dernier point, l’appui à la formation universitaire, pour l’encadrement de travaux de recherches.

L’USAID, faut-il le noter, c’est l’agence américaine pour le développement international. Le but principal de son programme WA-WASH sur la période 2011-2015 c’est l’augmentation de l’accès à l’eau potable et l’assainissement ainsi que l’amélioration de l’hygiène au Burkina Faso, au Niger, au Ghana et au Mali.

Juvénal SOME
Lefaso.net

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Messages

  • Bonjour,
    je me réjoui d’avoir l’occasion de soulever un problème qui me tenait, moi ainsi que bon nombre de Burkinabé bénéficiant des actions de l’ONEA dans le domaine de l’assainissement à cœur. .
    En effet, il est très ecoeurant, voir insultant de savoir que les fonds publics permettent à des individus de constituer une véritable entreprise privée, avec la complicité des responsables de l’ONEA. Il s’agit en effet des financements de constructions des latrines où l’ONEA finance les matériaux de construction à savoir les briques au nombre de 250, les dalles au nombre de 7, une tôle et une porte. Force est de constater avec regret que les contrats de confection de ces matériaux devant être exécutés sous la supervision, l’expertise et le contrôle de l’ONEA sont tout simplement passés à des individus sans scrupules qui les confectionnent sans tenir compte d’aucune norme de sécurité.
    Si l’ONEA n’est pas complice d’une telle forfaiture, il est difficile à croire que cette activités très florissantes pour les agents de l’ONEA puisse prospérer.
    Ayant sollicité ces matériaux, je me suis senti obligé de les abandonner pour confectionner mes propres matériaux car leur qualité laissait à désirer. Pour une première fois, j’ai attiré l’attention de l’agent en charge de saaba qui a effectivement constaté la qualité médiocre des briques et qui a procédé a leur remplacement. Mais celles remplacées également ne répondaient manifestement pas les garanties de qualité et donc je me suis senti obligé de les abandonner. Par la suite, les dalles qu’ils m’ont livrées présentaient également des fissures avant même leur pose. Je n’ai donc été obligé malgré moi et malgré la modicité des moyens, et nonobstant la contribution des 17 000 FRCS que j’ai eu à payer auprès de l’agent pour pouvoir bénéficier de l’expertise et du soutien de l’ONEA, de confectionner tous les matériaux nécessaires à la construction de mes latrines. Il faut préciser que mon conseil en la matière était mon maçon.
    Au delà des enjeux financiers, c’est la vie des citoyens Burkinabè qui est mis en danger. l’agent ONEA en charge de Saaba n’a pas manquer de dire que certaines latrines s’écroulent pendant les saisons pluvieuses du fait de la mauvaise qualité des matériaux. Cet aveu le disculpe-t-il ?
    Il semble laisser entendre que ces matériaux sont achetés auprès des revendeurs de briques sur la place du marché, et c’est ceux qui sont chargés de contrôler la qualité qui ne font pas leur travail. Sur ce point, le commerçant ne cherche qu’à maximiser son profit.
    Ce sont des fonds publics qui sont mis en jeu et nous demandons seulement que chaque acteur fasse sont travail à quelque niveau que ce soit.
    J’espère que les responsables de l’ONEA auront oreille attentive et que les plus hautes autorités travailleront, comme ils le souligne dès que l’occasion se présente, à nous rassurer qu’ils travaillent pour le bien être de tous les Burkinabè.
    Nous attendons un audit de la gestion de l’ONEA et que les responsabilités soient situées. Nous osons espérer que c’est pas une prêche dans le désert.

  • Bonsoir

    Parlant de l’eau, le problème est preoccupant à Gorom-gorom car depuis un mois,une seule goutte ne sort des fontaines de l’ONEA, la situation est invivable et tout le monde reste muet.

    A toutes les bonnes volontés, les gens de medias,et les ONG de bien vouloir denoncer cette situation, car l’etat comme les collectivités territoriales restent insensibles face à la situation.
    Quant à l’ONEA, elle se fout royalement de la population et offre un service pitoyable car comment comprendre pour une ville comme Gorom ,il n’ya qu’un seul employé et qui est permanament absent

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