Industries extractives : le 2e rapport de l’ITIE rendu public

jeudi 14 mars 2013

Permettre à la population de savoir où va l’argent versé par les industries extractives au Burkina. Tel est l’ambition de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) qui produit régulièrement des rapports. Après l’élaboration de son 2e rapport, l’ITIE a convié, ce jeudi 14 mars 2013, des députés, des représentants des sociétés extractives et des cadres de l’administration burkinabè afin de leur présenter le contenu dudit document.

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Industries extractives : le 2e rapport de l’ITIE rendu public

En 2010, l’Etat burkinabè a encaissé 22 milliards de francs CFA au titre des taxes versées par les sociétés. C’est une des conclusions mentionnée par le 2e rapport de l’ITIE. « Nous parlons juste d’argent frais qui est rentré dans les caisses de l’Etat. Nous ne parlons pas encore des IUTS et autres fonds prélevés », a précisé Dakar Djiri, secrétaire permanent de l’ITIE. C’est donc au tour de ce rapport que les responsables de la structure ont convié élus nationaux, représentants de sociétés extractives et des cadres de l’administration burkinabè. « Nous avons invité les sociétés extractives afin de nous assurer qu’elles jouent effectivement le jeu de la transparence et les cadres de l’administration afin qu’ils certifient ce que l’Etat a encaissé comme argent », a indiqué le secrétaire général du Ministère de l’Economie et des finances, Tibila Kaboré.

Après avoir obtenu le statut de « Pays Candidat » de l’ITIE, le 15 mai 2009, le Burkina a été déclaré « Pays conforme » par le conseil d’administration de la structure lors de sa session tenue les 26 et 27 février 2013. Pour le secrétaire permanent de l’ITIE, ce nouveau statut permet de rassurer les investisseurs qui voudront faire des affaires au Burkina. « Le statut de Pays conforme signifie que les investisseurs peuvent venir investir au Burkina sans risques. Si vous prenez le domaine des mines, ce sont des investissements colossaux qui sont faits. Essakane a par exemple, avant d’extraire le premier lingot d’or, investi près de 400 milliards de francs CFA. Pensez-vous que quelqu’un investirait autant d’argent s’il n’est pas rassuré ? », a précisé M. Djiri.

Selon Tibila Kaboré, ce sont les efforts accomplis depuis plusieurs années par le Burkina qui sont ainsi reconnus. Ces efforts, de l’avis de M. Kaboré, ont permis de mettre les différents acteurs à un même niveau de compréhension. « Les actions ont constitué de véritables tremplins dans l’élévation du niveau de compréhension des populations et de leur capacité à négocier avec les sociétés minières et à mieux apprécier l’impact de l’activité minière sur leur vécu quotidien », a indiqué le secrétaire général du Ministère de l’Economie et des Finances.

Une série de sessions a été initiée par l’ITIE afin de faire connaitre le contenu de ce rapport.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

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