Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense : « Il va y avoir des élections au Mali, il faut qu’elles se tiennent ».

samedi 9 mars 2013

Après un bref séjour au Mali pour ragaillardir les forces de l’opération « Serval » et échanger avec les autorités maliennes, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été reçu en audience au palais de Kosyam ce 9 mars 2013 par le président du Faso, Blaise Compaoré.

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Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense : « Il va y avoir des élections au Mali, il faut qu’elles se tiennent ».

A sa sortie d’audience, le ministre Le Drian dit être allé « au Mali pour encourager les forces armées françaises et les soutenir ». Avant de prendre son envol du retour, il est venu saluer et remercier le président du Faso pour, dit-il, « les facilités logistiques qu’il a mises à notre disposition pour nous permettre d’intervenir au Mali ».

L’occasion a également été celle pour Jean-Yves Le Drian de féliciter son homologue ministre de la défense et président du Faso, de « la participation des forces du Burkina à la force africaine ». En effet, un contingent des forces armées burkinabè se bat dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), aux côtés des forces armées françaises.

A Bamako, les responsables de l’état-major de la MISMA ont également reçu la visite du ministre Jean-Yves Le Drian.

En rappel, c’est la MISMA qui devra, avec les forces armées maliennes, assurer la sécurisation du territoire du Mali, une fois rétabli dans ses limites d’antan.

Mais en attendant, la voie politique de sortie de crise a fait l’objet d’échanges et avec le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, et avec le facilitateur de la CEDEAO, Blaise Compaoré. A l’issue de ces échanges, dira le ministre Le Drian « il va y avoir des élections au Mali, il faut qu’elles se tiennent ». Et de préciser, « cela m’a été confirmé hier ». Dans ce sens, le mois de juillet est prévu pour voir se tenir l’élection présidentielle au mali.

Il faut, parallèlement à cette démarche politique, que la réconciliation et le dialogue aient lieu. Et cela relève, a indiqué le ministre français, « de la responsabilité des Africains » à partir de « l’initiative du gouvernement malien ».

A cet effet, on peut déjà saluer la décision prise le mercredi dernier par le gouvernement malien de mettre en place une commission de dialogue et de réconciliation. Et à en croire le ministre français de la Défense, le président Blaise Compaoré partage cette vision.

Fulbert Paré
Lefaso.net

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