Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

dimanche 10 mars 2013 à 21h10min

Sankara dérangeait, c’est pourquoi il a été assassiné. Cette opinion est largement partagée en Afrique et ailleurs. François Mitterrand en visite au Burkina en novembre 1986 n’avait-il pas lui-même avoué : « C’est un homme dérangeant, le capitaine Sankara. […] Il ne vous laisse pas la conscience tranquille […]. » Pour Paris, Thomas Sankara était un très mauvais scénario pour ses intérêts. Sur plusieurs dossiers en effet, le Burkina de Sankara et la France n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Sankara exprimait ouvertement ses désaccords qui ne plaisaient pas aux dirigeants de l’ancienne puissance coloniale.

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Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

Le premier couac entre le président Sankara et la France intervient deux mois seulement après la prise du pouvoir des « capitaines » à Ouagadougou. Sankara décide de se rendre au sommet France-Afrique de Vittel en octobre 1983 pour « apprécier et évaluer » ce type de rencontres jugées inopportunes et néocolonialistes par nombre de révolutionnaires burkinabè. A Paris, Sankara est accueilli à sa descente d’avion par un certain Guy Penne, bien connu dans le landernau politique burkinabè, pour avoir joué un rôle dans l’arrestation de Sankara le 17 mai 1983, alors Premier ministre. Une grave bévue protocolaire que le président Sankara ne laisse pas passer. Il menace de reprendre son avion pour Ouagadougou. Mitterrand dépêche son fils Jean Christophe et son conseiller, le philosophe Régis Debray, pour amadouer Sankara. Finalement, il reste, mais refuse d’assister le soir même au dîner donné en l’honneur des chefs d’État africains.

Cet incident serait passé inaperçu s’il s’était agi d’un autre chef d’Etat africain du pré carré. Ils avalent pire que ça sans broncher. Sankara annonçait donc les couleurs des nouveaux rapports qu’il compte instaurer entre son pays et la France. Deuxième incident, toujours en France, c’est l’arrestation et la mise en résidence surveillée en janvier 1984 de Vincent Sigué, ange gardien de Sankara. Il est aussi chargé de mission à la présidence et c’est dans ce cadre qu’il se rend à Paris. N’ayant pas respecté certaines règles dont l’interdiction de port d’arme, Sigué est arrêté à l’aéroport par des policiers français, malgré son passeport diplomatique. Sankara est furieux de n’avoir pas été mis au courant préalablement par les autorités françaises, même s’il reconnait les « erreurs » de Sigué. Il exige sa libération immédiate, faute de quoi, tous les expatriés français à Ouagadougou seront également mis en résidence surveillée. Paris obtempère.

L’accalmie sera de courte durée. En mars 1984, l’ambassadeur français est éconduit par Sankara après une petite entrevue suivie de l’expulsion de deux officiers français. Motif ? « Les sympathies de la France pour certains opposants qui jouent de réseaux d’amitié dont ils disposent dans les milieux de la majorité politique française » et qui « prépareraient une tentative de déstabilisation », explique Sankara à Le Blanc, l’ambassadeur français à Ouagadougou. Un autre coup de froid diplomatique entre les deux capitales intervient quand Blaise Compaoré, ministre de la Justice, délégué à la présidence, se rend à Paris. Le numéro 2 du Conseil national de la révolution (CNR) est en France pour une visite officielle, mais l’accueil est très glacial. Blaise est à peine reçu au niveau ministériel. Le Parti socialiste au pouvoir refuse toute entrevue avec lui.

Cette attitude serait dictée par les sympathies et les relations du PS français avec Ki-Zerbo (opposant exilé) dont le parti est membre de l’International socialiste. Sankara confie à l’ambassadeur français sa déception : « Comment nos rapports peuvent-ils s’améliorer ? Avons-nous une chance d’établir une compréhension mutuelle si la France se dérobe indéfiniment au dialogue ? Qu’avez-vous contre notre révolution ? Le discours tiers-mondiste de François Mitterrand [à Cancún au Mexique en 1982, NDLR] ne sert-il qu’à l’usage interne français et implique-t-il vraiment que, pour ce qui est de l’Afrique, on ne puisse bénéficier de la considération de la France que si l’on reste dans son giron ? » Au fil des années, ces incompréhensions débordent le cadre bilatéral pour s’étendre aux relations internationales.

Divergences sur des dossiers internationaux

Sankara ne cache pas ses divergences avec Paris sur des dossiers hautement sensibles pour les autorités françaises. Sur le conflit tchadien, tandis que la France soutient le président Hussein Habré, le Burkina apporte son aide au GUNT, l’opposition armée dirigée par Goukuni Ouadaï. Les principaux dirigeants de ce mouvement sont hébergés à Ouagadougou et voyagent avec des passeports diplomatiques burkinabè. Paris n’apprécie pas et classe le Burkina dans le giron de la Libye de Kadhafi qui est en conflit aussi avec le Tchad à propos de la bande d’Aouzou. Autre pomme de discorde, la politique complaisante de Paris avec le régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Sankara est scandalisé que la France, pays des droits de l’homme, de surcroit dirigé par des socialistes depuis 1981, accepte de dérouler le tapis rouge aux dirigeants du régime raciste.

D’abord, c’est le Premier ministre sud-africain Pieter Botha (juin 1984), puis le ministre des Affaires étrangères, Pik Botha (février 1985) qui foulent le sol français. Sankara adresse une lettre à François Mitterrand pour dénoncer « une complaisance coupable ». Parallèlement, il envoie une protestation au président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le Tanzanien Julius Nyerere. En visite au Burkina Faso en novembre 1986, sur le chemin de retour de Lomé où avait lieu le sommet France-Afrique boycotté par Sankara, le président Mitterrand est pris à partie pour avoir été « complice » de la visite en France de ces dirigeants sud-africains et de Jonas Savimbi (le leader de l’UNITA, la rébellion angolaise). En adoptant cette position, Sankara veut parler à toute l’Afrique pour exhorter les dirigeants africains à faire bloc contre le pouvoir de Pretoria.

Quand les Français se plaignent de probables répercussions de ses sorties médiatiques et diplomatiques, Sankara répond : « Je ne comprends pas que vous receviez un homme aux mains dégoulinantes du sang des Noirs d’Afrique du Sud alors que vous avez refusé de recevoir Blaise Compaoré sous prétexte que ses mains dégoulinaient d’un sang dont je ne vois pourquoi je devrais avoir honte. » Sankara se positionne également pour l’indépendance du Sahara occidental, territoire revendiqué aussi bien par le Front Polisario et le Maroc. Sankara est du côté des Saharaouis et dès 1984, il effectue une visite risquée sur le terrain du conflit. La diplomatie francaise, quant à elle, penche du côté marocain. Jusqu’à l’assassinat de Sankara, le Maroc avait suspendu ses relations avec le Burkina.

Des indices concordants sur l’implication de la France

En 1986, la droite francaise remporte les élections législatives et Chirac devient Premier ministre. Jacques Foccart est également de retour aux affaires avec ses fameux réseaux qui essaiment l’Afrique. Sankara est perçu comme un « phénomène » à surveiller de très près, vu ses influences sur la jeunesse des pays du pré carré et ses soutiens aux mouvements et hommes politiques progressistes du continent et d’ailleurs. Paris ne supporte pas par exemple le soutien du Burkina à la cause des indépendantistes de la Nouvelle Calédonie. La droite française, majoritaire à l’Assemblée nationale, s’agace de « l’outrecuidance » de Sankara. La position du Burkina est un casus belli pour les dirigeants français. Depuis lors, les services secrets français auraient été mis en branle pour s’occuper de Sankara. Des témoignages dans les médias attestent aujourd’hui du rôle joué par les services français. D’abord, dans les médias français. Le 23 février 2002, l’émission de Patrick Pesnot sur France inter, Rendez-vous avec M. X, est consacrée à l’assassinat du président Thomas Sankara. M. X, un ancien des services secrets, déclare : « Il est bien évident que, dès le retour de la droite aux affaires en France, nos meilleurs amis africains se précipitent sur leurs téléphones… pour demander à Jacques Foccart de mettre fin au scandale Sankara… »

Plus loin, le journaliste lui demande : « A votre avis, dès le retour de Foccart, on songe vraiment à se débarrasser de Sankara ? » Réponse du barbouze : « Bien sûr. » Puis à la question : « Les services secrets vont-ils jouer un rôle ? », M. X répond : « Comment pourrait-il en être autrement ? L’Afrique est truffée d’agents, des anciens qui travaillent directement pour des dirigeants africains ou des compagnies. Il y a ceux qui sont en activité et qui veillent à préserver nos intérêts là-bas. » Un autre témoignage vient corroborer celui-ci. En mai 2008, François Hauter, journaliste au Figaro, confie lors d’une conférence publique à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse : « J’ai le sentiment qu’on m’a utilisé pour assassiner Thomas Sankara. » Les faits remontent en septembre 1987.

Il a un projet de reportage sur la révolution burkinabè. Informé, Guy Penne, le Monsieur Afrique de Mitterrand, le contacte puis l’introduit auprès de l’Amiral Lacoste. Celui-ci appelle la Direction des renseignements généraux et lui propose de rencontrer le chef des Opérations africaines. Ce dernier remet au journaliste, dans un café, un dossier pour nourrir son article. Le dossier comporte des fiches de renseignements sur de prétendues exactions commises par le pouvoir burkinabè sur des populations civiles : tortures, intimidations et menaces de mort. Le journaliste se rend à Ouagadougou, mais n’arrive pas à vérifier ces informations. Il revoit Guy Penne qui le rassure que c’est crédible. Son article hostile à la révolution et à son chef est publié. Deux semaines après, Sankara est assassiné. Il se rend compte qu’il a été utilisé comme un autre journal, le Matin de Dakar, qui a publié dans la même période, un article faisant état d’exécution d’une dizaine de colonels burkinabè par le CNR. « J’en ai parlé avec Guy Penne…

J’ai eu envie de lui balancer à la figure… », déclare le journaliste français, très déçu. Il a tenu à faire son mea culpa devant ses confrères africains réunis à Dakar en 2008.

D’autres témoignages parus dans des médias hors de l’Hexagone mettent également en cause la France et ses services secrets. A ce propos, les témoignages de Libériens recueillis par le journaliste d’investigation italien, Silvestro Montanaro, pour la réalisation de son documentaire « Ombres africaines » sont dignes d’intérêt. Le documentaire a été diffusé en trois parties, du 15 au 29 juillet 2009, sur la chaîne italienne Rai 3. Il tente de décrypter les dernières heures du chef de la révolution burkinabè à travers les propos de plusieurs acteurs de l’époque dont les proches du chef de guerre Charles Taylor. Sont notamment questionnés, Jewel Howard Taylor, sénatrice et ex-femme de Taylor, Momo Jiba, général, ex-chef de camp de Taylor, Cyril Allen, ancien responsable du National Patriotic Front of Liberia (NPFL), ancien parti de Taylor, ex-président de la Compagnie pétrolière nationale du Liberia, Prince Johnson, ancien chef de milice durant la guerre civile libérienne, sénateur, Moses Blah, ancien vice-président du Liberia.

Dans ce reportage, l’assassinat de Thomas Sankara y est décrit dans le détail comme le résultat d’une « intrigue internationale », mêlant la France et la CIA américaine à plusieurs personnalités dont Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré, chef d’état-major particulier à la présidence du Faso et véritable chef des renseignements généraux du Burkina. Le nommé Cyril Allen déclare : « - Le piano fut accordé par les Américains et les Français. Il y avait un homme de la CIA à l’ambassade des Etats-Unis au Burkina qui travaillait en étroit contact avec le chef des services secrets de l’ambassade française, eux ont pris les décisions les plus importantes… Et les services secrets français décidèrent de mettre hors-jeu Sankara. Ainsi sont les faits. »

Tous ces témoignages ont besoin d’être recoupés et renforcés par d’autres. C’est l’objectif visé par la demande déposée par le Front de gauche et les verts. Ils pensent que l’ouverture d’enquête parlementaire pourrait clarifier la situation en répondant à certaines interrogations : « pourquoi Thomas Sankara a-t-il été assassiné ? Comment cet assassinat a-t-il été rendu possible ? Quels rôles ont joué les services français et les dirigeants français de l’époque ? La DGSE savait-elle ce qui se tramait et a-t-elle laissé faire ? »

Ce qui est sûr, Sankara ne convenait pas à la politique française en Afrique. Son panafricanisme et son anti-impérialisme ne pouvaient pas faire bon ménage avec certains intérêts occidentaux en Afrique.

Abdoulaye Ly

MUTATIONS N° 23 du 15 février 2013. Bimensuel burkinabé paraissant le 1er et le 15 du mois (contact :mutations.bf@gmail.com)

Sources : www.Jeuneafrique.com, les dépêches diplomatiques de l’ambassade de France entre 1983 et 1987 relatées dans l’article « Sankara et la France : secrets de famille » en octobre 2007

www.thomassankara.net, dossier de presse sur la demande d’enquête parlementaire

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Vos commentaires

  • Le 10 mars 2013 à 16:50, par Tapsoba® (de H)
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Simplement à en pleurer !

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  • Le 10 mars 2013 à 18:05
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    dans l’assassinat de thomas sankara,on connait notre "assibou" mais il oublie que ces pays n’ont pas d’amis,ils n’ont que leurs intérêts à préserver. c’est pour cela que notre pays contnue à être vendu depuis 87.

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  • Le 10 mars 2013 à 18:30, par Filou
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Laissez la France tranquille,

    Sankara a été tué par les burkinabè, pour les burkinabè.

    Entre 1983 et 1987, nous avons tous vu l’excellence du travail abattu. Mais en depit de cela, nombreux sont les burkinabè qui ont oeuvré à sa mort.

    Beaucoup disaient, ce singe (peul)n’a pas le mérite de nous(mossi et alliés) diriger. ceux d’entre vous qui ont connu cette période et qui sont honnetes le reconnaitront.

    De nombreux burkinabè ont combattu d’une maniere ou d’une autre la politique de sankara tout simplement par ce qu’il s’attaquait à certains maux. Paresse, corruption, enrichissement illicite, pauvrété.

    Combien etiez-vous à refuser de porter le faso dan fani(qu’on cachait dans le sac et qu’on ressortait brusquement lorsqu’il y’a controle ?

    Combien etes vous à sortir volontairement lorsque nous devions poser les rails en direction de Tambao ?

    Où étiez vous quand on faisait "Opération mana mana" ?? Pourquoi aujourdhui personne ne veut même balayer devant sa propre cours ? As ton besoin de l’Etat pour cela ?

    Quand on déguerpissait Bilbambili, qu’avons nous pas entendu contre Sankara ?Etes vous content de la cité en III aujourdhui ?

    Beaucoup d’entre vous qui étiez étudiants à l’époque vous avez lutter clandestinnement contre sankara bien qu’étant boursier et possedant une L2(Sankara ou le CENOU m’a sauvé) ??

    Les enseignants grevistes licenciés par sankara, ne l’avez vous pas combattu ?
    Fonctionnaire dégagés, que n’avez vous pas fait contre sankara ?

    Arrêtez donc d’accuser autrui, ou Blaise !

    Nous avons tué sankara car nous les NOIRS, nous sommes maudits à jamais. Nous ne savons pas ce que nous voulons. Nous voulons une chose et son contraire. Nous ne connaissons que le bâton pour progresser.

    Cessez de vous reclamer de Sankra ! Vous êts tous pourris !

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    • Le 11 mars 2013 à 13:53
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      bravo filou,aujourd’hui tu as dit beaucoup de choses vraies car meme le bon dieu ne s’apitoie plus sur le sort des africains.

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    • Le 11 mars 2013 à 14:07, par Le Lutteur
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      Merci cher (e) Filou pour cette reaction. Nous sommes (Nous les NOIRS) inclupes de tres pres par cet assassinat. Sankara avait bien dit : "Nous sommes la pour commencer la lutte, et vous, pour la continuer, coute que coute." De grace arretons de pleurer car ca ne va pas le ramener. La Justice viendra tres tres tard et le Burkina a rater completement son developpement. Nous avons tous une tete et des bras. Que celui qui veut, devienne Leader et devienne le 2em Sankara, sinon, arretons cette nostalgie qui ne nous fera pas progresser du tout.

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  • Le 10 mars 2013 à 22:45, par Thomas
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Sankara n’a pas été assasiné. Il est tombé sur le champs de batille les armes à la main.

    C’est une mort naturelle pour un militaire.

    C’est pareil pour toutes les personnes mortes sous la révolution

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  • Le 10 mars 2013 à 23:47
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Pourquoi en vouloir à la France qui n’a pas d’amis mais ses intérêts à défendre ?A partir du moment où le Capitaine THOMAS SANKARA gênait ses intérêts au Burkina et au delà pouvait gêner ses intérêts dans la sous région,dans toute l’Afrique et même hors Afrique avec son charisme et son aura auprès de la jeunesse africaine et mondiale,ses services secrets se sont mis en branle en étudiant la psychologie des très proches du Capitaine THOM SANK.C’est à partir de ces portraits psychologiques qu’ils ont su identifier l’assibou de service à savoir le traite afin qu’il le liquide moyennant des promesses farfelues,des cadeaux,des billets de banque etc.Donc si ce assibou n’avait pas succombé aux gains faciles et la lumière surtout qu’avec le charisme de THOM SANK,ce assibou n’était que l’ombre de lui même,le coup des services secrets français allait échouer et le coup d’état du 15 octobre n’allait pas avoir lieu.Ca prouve que ce assibou n’avait aucune conviction révolutionnaire,n’aime pas le Burkina,n’aime pas l’Afrique car ce qui compte pour lui et ses comparses c’est le gain facile,le luxe puisqu’ils sont tous devenus maintenant des multi milliardaires et par ricochet,ils ont tué notre espoir.Conclusion,au lieu d’aller chercher des poux aux Français,c’est au assibou et ses comparses que le peuple burkinabè doit demander des comptes mais inch allah,ce jour n’est pas loin.La patrie ou la mort,nous vaincrons !!!

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  • Le 11 mars 2013 à 00:53, par Sony
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    La France avait de quoi detester le Burkina. Thomas Sankara avait il pour objectif de mener le Burkina en guerre contre la France ?? Une personne meme diplomatique n’a absoluement pas le droit de rentrer sur le territoire Francais avec de l’armement. Pensez vous que c une reponse approprie pour un grand homme de vouloir arreter aussi tout les expatries francais (qui eux par contre ont respecte le droit Burkinabe) et les mettre en residence surveillee en echange de la liberation de son ami ? Il faut etre plus sage, reflechi, strategique et methodique dans la maniere de faire pour ne pas metre en peril la nation et ses interet. C justement parce que cela a manqué a notre hero national que au final c lui qui perd

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  • Le 11 mars 2013 à 01:54
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Il revoit Guy Penne qui le rassure que c’est crédible. Son article hostile à la révolution et à son chef est publié. Deux semaines après, Sankara est assassiné. Il se rend compte qu’il a été utilisé comme un autre journal, le Matin de Dakar, qui a publié dans la même période, un article faisant état d’exécution d’une dizaine de colonels burkinabè par le CNR. « J’en ai parlé avec Guy Penne…

    J’ai eu envie de lui balancer à la figure… », déclare le journaliste français, très déçu. Il a tenu à faire son mea culpa devant ses confrères africains réunis à Dakar en 2008.

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  • Le 11 mars 2013 à 03:43, par ablo new york
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    hahahah safair rire ki ai et tomas sankara svp nai revenir pas en narhiere si blaiso navue pas fair sa il jallie tous mouri comli avec peple burkinabe le aucsidantaux jallie nou tue touse svp arette cest debas aue la vie du peple burkinabe vas elle coninu nous re merson boucout cpaine blaiso pourqoi pqsse que ille tue tomsank avec cest gard esque vous pouvuex me dir nombre de libiyen ou iraken ki son more nou nai pouvon pas conte svpsvp svp nou remerson en core une foi blaiso merci bravo bravo ton pere landaogo compaore ta pas mi alecole pourien ni gatte son largent en t,amenna a ecole militaire camirounai pourien il savai que tu etain capable de sovuex la vie de tout un peple bravo brvo blaiso

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  • Le 11 mars 2013 à 04:10
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Pour moi Sankara etait un messi qui est passe’ en Afrique pour nous montrer le chemin de la reussite Mais toute l’afrique consciente s’acharne toujour sur les responsables de sa mort comme si Sankara a ete enterre’ avec ses ideaux. Sankara nous a montrer la force de l’union d’un peuple, il nous a aussi reveller la force de l’esprit creatif, le bien etre de l’exercise physique pour preserver une nation forte et en bonne sante’. Personne n’applique les ideaux. Les gens ne font pas le sport, et beaucoup meurrent de crise cardiate, ed diabete, et bien d’autres sale maladies cause’ par le manque de sport et la bouteille verte.Monsieur le journaliste au lieu de condamner encourage la jeunesse a pratiquer ses idees.

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  • Le 11 mars 2013 à 07:35
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Tres bel article...

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  • Le 11 mars 2013 à 11:11, par ANNAN
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    chaque peuple métite ses dirigeants. Vous méritez d’être dirigés par Blaise Compaoré, malgré ce qu’on sait de lui, pendant 3 décennies. Pourquoi vous irritez ? Nous sommes tous complices de cette forfaiture et répondrons devant l’histoire de notre passivité. Assibou porte en lui le profil réel du Burkianabè post-Sankara. Nous sommes façonnés pour trahir nos frères, nos amis, en un mot tous ceux qui nous sont très chèrs. c’est ça le burkinabè de 1987 à nos jours.

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    • Le 11 mars 2013 à 11:24
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      Vraiment bien dit mon frère. C’est ça le burkinabè de 1987 à nos jours. "Assibou" a appris la leçon depuis 1987 et il l’a bien retenue.

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    • Le 11 mars 2013 à 15:16, par Le pionnier
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      Tout a fait d’accord avec vous Annan. Comme vous, je l’ai répété plusieurs fois sur ce forum que nous sommes tous complice de l’état actuel du pays et que si le pouvoir actuel a perdure, c’est parce que nous le lui avons permis. Les leaders politiques, les intellectuels, les étudiants, en un mot le peuple burkinabé a permis ce qui se passe donc on ne doit point s’étonner de ce qui se passe. Le pouvoir actuel est a l’image de ce que nous sommes. Combien de "Sankara" faut-il assassiner pour nous réveiller ? Cependant, j’ose espérer que tout espoir n’est pas perdu. Un slogan, reflet de la personnalité du leader assassine, raisonne dans nos têtes nuit et jour. On ne peut le nier. Il est la, présent comme une gangrène. Un slogan que nous avons tous de la peine a oublier malgré la tentative faite de l’éradiquer de nos mémoires. Cela me donne une lueur d’espoir : "La patrie ou la mort, nous vaincrons".

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    • Le 11 mars 2013 à 15:39, par Rawende
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      Tout à fait d’accord avec toi.

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    • Le 11 mars 2013 à 15:48, par LeVOLTAIQUE
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      Mon frère ANNAN tu as compris trooop comme disait l’autre.
      C’est dommage mais c’est ça la BURKINABITUDE.
      Ça va se savoir (ana woome).

      Unité..Travail..Justice

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    • Le 11 mars 2013 à 16:34, par KOFFI
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      ANNAN, tu es l’un des aigris !!!! sache que ceux qui dirigent ne sont que ceux qui dominent même s’ils ne sont pas les meilleurs. Demain, eux aussi seront trahis et la roue continue et continuera de tourner. rien de nouveau dans ce monde. des gens ont brillamment marqué leur emprunt dans le monde par la scélératesse. On prefère oublier leurs ignominie et magnifier leur pôle reluisant. Chacun est toujours complice quelque part.

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  • Le 11 mars 2013 à 13:23, par mossi
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    " Le dossier comporte des fiches de renseignements sur de prétendues exactions commises par le pouvoir burkinabè sur des populations civiles : tortures, intimidations et menaces de mort. Le journaliste se rend à Ouagadougou, mais n’arrive pas à vérifier ces informations".
    Quand on est professionnel, on ne plublie pas d’infos sans vérifier

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  • Le 11 mars 2013 à 14:04, par KIKD
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Il y a eu un reportage sur France 2 à l’occasion du 20ème anniversaire de la mort de Sankara qui allait dans le meme sens. Ce reportage mettait notamment l’accent sur le retour de Chirac qui a rappelé pour service Foccart. Il va sans dire que la Côte d’Ivoire et les officiels Burkinabe en poste labàs à cette époque en savaient quelque chose....Le puzzle est facile à reconstituer, car je me suis amusé à le faire !

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  • Le 11 mars 2013 à 14:23, par lavictoire est au bout
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    tout se dvoile et se devoilera, c’est Dieu qui est fort

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  • Le 11 mars 2013 à 14:37, par Alexio
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Maintenant l Afrique occidentale est entre l etau de la France avec la guerre au Mali.Ce que je deplore de cette guerre est que le retour du neo-colonialisme francais. Ou etait ce pays quand les terroristes au nord du Mali faisient leurs enlevements des Europeens ? Avec leur service de reseignement. Ils ont tombes la Lybie de Mouamar aux yeux de tous les Africains. Blaise Compaore a pris ses distances.Un pays qui aide le Burkina financierement.Quand a la mort de Sankara c etait prevu. A Abidjan la nouvelle courrait apres l echec d une bombe plassee dans l hotel ou Sankara allait loger en 85.Houphouet Boigny a jouer aussi en role de complicite. De 87 a nos combien de burkinabe qui mange, boit a sa faim ? La sante er pour tous ?

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  • Le 11 mars 2013 à 17:15, par Koudpoko
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Malheureusement nous sommes tous coupables, et je pense que notre peuple ne devrait plus se venter d’être Burkinabè. Vous dites le pays des hommes intègres, le pays des hommes indignes oui !!!

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    • Le 2 avril 2013 à 04:25, par Amour du prochain
      En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

      Nous jeune burkinabé attendons ce jour ou nos responsables actuelles accepteront de nous dire la vérité sur l’assassinat de l’œuvre de construction du pays qui s’était amorcé. Cette vérité libèrera leur conscience pour le restant de leur jour et soulagera de nombreux jeunes burkinabé et africains. Nous attendons ce jour...!

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  • Le 2 avril 2013 à 11:32, par koffi
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    Halte aux usurpateurs de pseudonymes. Le "vrai koffi" c’est moi,mais un farfelu utilise mon pseudo et le comble,c’est que sa culture et sa lecture de l"info sont truffées de carences congénitales. Les vrais patriotes se feront fort de le démasquer. C’est un du genre "assibou",collabo et sans scrupules.
    Courage les frères dans votre envie d’approfondir la culture éducative de nos jeunes frères. Nous sommes constamment peinés du niveau rampant de certains intervenants sur le forum. Ils ne sont pas à la hauteur.
    Pauvre de nous Burkinabé !

    Répondre à ce message

  • Le 7 août 2013 à 16:31, par sayos
    En réponse à : Relations France-Burkina : Quand la France détestait Sankara

    celui là n’est pas l’homme de la situation ; et ça serait grosse erreur pour le peuple mali que de déraciner la plante pour en replanter une autre de même espèce.

    Répondre à ce message

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