Palais de justice : Il porte plainte contre son père

jeudi 28 février 2013 à 22h08min

Agé d’environ 30 ans, Arouna vivait avec une femme que son père avait mariée pour lui. Cette dernière a fini par le quitter sous prétexte de l’atmosphère délétère qui prévalait dans la cour familiale. Employé de commerce de profession, les affaires de Arouna ne marchaient pas convenablement par la suite. Pourtant, la famille avait la garde d’une fille d’environs 10 ans.

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Cette dernière en classe de CE1, passait tout le temps, aux dires d’Arouna à se moquer de lui. Dès qu’il rentrait à la maison, la « petite » le boudait, comme si elle était manipulée par un membre de la famille. Se retenant en vain face aux moqueries de la « petite », Arouna porta des coups sur elle. Toute la famille se mobilisa et porta plainte contre lui. Il en fera autant contre son père à son tour. Ces faits remontent en 2011.

Et ce n’est que le 23 novembre 2012, et ce, suite à une autre mésentente de famille, qu’un mandat de dépôt a été décerné contre Arouna. Appelé à la barre du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso (TGI) le mardi 26 février 2013, il n’a réfuté les faits, mais il soutient qu’il voulait juste corriger la fille qui lui semblait mal éduquée. Aussi, a-t-il estimé que les mésententes entre son père et lui sont dus au fait qu’il ne travaille plus. Il ne contribue donc plus aux charges familiales, une déclaration que son père soutient fermement. Ce dernier estime qu’il ne reconnait plus son fils. « Il ne fait rien à la maison. Et même, une fois, je voulais réparer ma moto.

Il me manquait 5000FCFA et il a refusé de m’en donné. Le lendemain, il est allé s’acheter une moto crypton », explique le père aux juges. La petite qui était, elle aussi présente à l’audience ne dit pas le contraire de ce que le vieux raconte. Tout ébahi des propos de son père, Arouna n’avait que la tête pour exprimer sa désolation. Pour le substitut du procureur, il peut bénéficier de circonstances atténuantes puisqu’au moment des faits (quand il tapait la fille), il traversait une période catastrophique. Trois mois de prison ferme et une amende de 50 000 FCFA ont été requis contre lui. Le délibéré est prévu pour le 5 mars prochain.

Le chauffeur et le propriétaire du véhicule, tous sans permis de conduire

Bassirou et Adama ont tous les deux comparu à la barre du TGI de Bobo-Dioulasso pour des faits de défaut de visite technique, défaut d’assurance et défaut de permis de conduire. En effet, le 13 février 2013, Adama, 30 ans et marabout de profession, donnait son véhicule à Bassirou pour un essai. Quand ce dernier a pris le véhicule et commencer à le conduire, il dandinait dans sa circulation. Cette inconstance dans sa conduite alerta les forces de l’ordre et de sécurité. Interpellé, il indiqua le domicile du vrai propriétaire, qui n’a pas lui aussi, un véritable permis de conduire. Il déclare aux juges qu’il ignore la catégorie et l’école dans laquelle il a fait son permis. Reconnaissant tous les faits, ils ont présenté leurs excuses aux juges. Ce qui est évident, de l’avis du président du tribunal, c’est que l’acte posé par les deux prévenus s’appelle de l’inconscience absolue. Il est donc temps, a-t-il averti, qu’ils se ressaisissent. Les faits d’infractions routières sont bien établis et le parquet à requis une amende ferme de 100 000 FCA pour Adama et 200 000 FCA contre Bassirou. Délibéré, 5 mars 2013.

Libéré en 2012 par sursis, il va pour de bon à la MACB en 2013

Moussa croupit à la prison de Bobo-Dioulasso pour 18 mois à cause des faits de vols multiples. Il s’agit de postes téléviseurs, d’une moto, des numéraires, des clés USB, un lecteur DVD, un appareil « boomer »…. Il restera dubitatif pendant des minutes avant de reconnaitre son acte lors de l’audience du mardi dernier. Il est récidiviste et demande la clémence des juges, sauf que le parquet estime que la MACB semble beaucoup plaire à Moussa (27 ans). Ainsi, a-t-il requis une peine de 12 mois fermes. Moussa trainait une peine de sursis de 6 mois en 2012. La requête a été suivie par le procureur. Moussa devra donc purger son sursis de 6 mois de 2012 et celui de 12 mois requis contre lui. C’est ainsi parti pour 18 mois de prison.

Rassemblées par Bassératou KINDO

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