On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

mercredi 27 février 2013 à 20h12min

Il a été rapporté à Kantigui que tout ne tourne pas rond à la cité des Forces vives de Koudougou. En effet, selon les sources de Kantigui, certains attributaires de parcelles voient sortir de terre, de nouvelles constructions sur leur parcelle qui était en chantier. Les « nouveaux » attributaires démolissent purement et simplement ce que les premiers attributaires avaient déjà entrepris. Kantigui a même appris que des protagonistes mécontents se sont proférés des menaces de mort. En visite le 25 novembre sur cette cité créée à la faveur de la commémoration de la 52e fête de l’Indépendance, les plus hauts responsables de l’Etat avaient dit d’arrêter les chantiers toujours en construction. Après les festivités du 11-Décembre, tous les attributaires qui n’avaient pas pu achever leur chantier ont vu leur titre de propriété remis en cause.

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Les dossiers ont été reversés à la mairie et les attributaires initiales toujours prioritaires devaient s’acquitter des taxes au prix de la parcelle pour être autorisés à continuer leurs travaux.
C’est avec étonnement que Kantigui a entendu que ces parcelles dont les constructions sont inachevées, sont en train d’être vendues comme des cacahuètes au détriment des premiers attributaires qui n’auraient pourtant pas renoncé. Kantigui se demande qui sont à l’origine de ces reventes de parcelles et espère vivement, que l’autorité compétente intervienne pour clarifier la situation.


SOS véhicule pour la MACO de Ouahigouya

Kantigui a été témoin de scènes insolites à répétition dans la cité de Naaba Kango. En effet, les conditions dans lesquelles les détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Ouahigouya (MACO) sont convoyés vers le Tribunal de grande instance (TGI) en vue de leur procès sont déplorables. C’est à pied, menottes aux poignées que les pensionnaires de la MACO sont, chaque fois, escortés par les gardes de sécurité pénitentiaire vers le TGI, et cela sous les regards médusés de badauds. Selon certaines indiscrétions, la pratique est récurrente à telle enseigne qu’il n’émeut encore personne. Alors, il est superfétatoire d’offrir ces personnes en spectacle dans la rue, quand on sait que leur culpabilité n’est pas encore prouvée. En outre, cette forme de convoi est sujette à des risques de nature diverse, a dit un responsable avisé à Kantigui. Il est donc impérieux de trouver un véhicule qui va assurer le transport en toute sécurité des détenus car, vaut mieux prévenir que guérir.


La première force de l’opposition en conclave dans la Sissili

Kantigui a ouï dire que les députés de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) vont se rendre bientôt à Léo, dans la province de la Sissili, pour réfléchir sur les actions qu’ils comptent mener à l’Assemblée nationale. Ces premières journées parlementaires du parti de Zéphirin Diabré (le nouveau chef de file de l’opposition), auront lieu du 1er au 3 mars 2013 dans la « cité de l’igname ». En marge des communications et des débats, selon les sources de Kantigui, le chef du groupe parlementaire UPC, Louis Armand Ouali, et ses camarades vont rencontrer les militants du parti et effectuer des visites notamment au « Safari de la Sissili », le ranch de feu Norbert Zongo.


Accès à l’eau et à l’assainissement : 6 communes rurales à la loupe

Kantigui a été informé que les résultats de l’enquête de satisfaction des usagers de services et d’ouvrages du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement (PN-AEPA) seront disponibles à partir de ce mercredi 27 février 2013, au cours d’un atelier organisé par le Secrétariat permanant des Organisations non gouvernementales (SPONG).
Selon les sources de Kantigui, l’objectif de cet atelier est de contribuer à l’appropriation des résultats de l’enquête par les structures gouvernementales, les partenaires techniques et financiers, les Organisations de la société civile (OSC), les collectivités territoriales, les parlementaires et les médias.
L’enquête effectuée dans 6 communes rurales (Baskouré, Ziga, Kindi, Boni, Foutouri , Banzon) a permis de mesurer le niveau de satisfaction de 1 077 bénéficiaires en vue de disposer d’éléments pertinents pour l’amélioration des phases ultérieures.


Des chefs de parlements de la CEDEAO bientôt au Burkina Faso

De passage à l’Assemblée nationale, Kantigui a appris au détour de conversations que la première session ordinaire de la Ve législature s’ouvrira le 6 mars prochain. Cette session sera un « baptême de feu » pour le président Soungalo Appolinaire Ouattara et les nouveaux députés, mais pas seulement eux.
En effet, Kantigui a ouï dire que l’ouverture de cette session de la Ve législature connaîtra la présence de nombreux invités de marque. Parmi les noms cités, Kantigui a retenu les chefs de parlements de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), comme ceux du Mali, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. En dehors de l’espace CEDEAO, le président
du parlement gabonais est également annoncé.
La présence de ces éminentes personnalités à l’occasion de la cérémonie est certainement le signe de la vitalité de la diplomatie parlementaire burkinabè.


Des rencontres pour déterminer l’après-OMD

Kantigui a appris que dans le cadre de la détermination de l’agenda post 2015 pour le développement en remplacement des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui arrivent à terme en 2015, des consultations régionales sont en cours.
Selon les informations parvenues à Kantigui, l’objectif de ces consultations régionales est de stimuler un débat inclusif sur cet agenda afin de proposer de nouvelles orientations de développement plus consensuelles.
A cet effet, des experts séjourneront dans les différentes régions afin d’échanger avec les acteurs-clés de développement répartis dans des focus-groupes bien déterminés. Les rencontres de la région du Centre se tiendront du 25 au 27 février et se termineront par un atelier de restitution, le jeudi 28 février 2013 à Ouagadougou.


Braquage à main armée

Kantigui a appris que des confrères de retour d’une mission à Kongoussi, ont failli être victimes d’une attaque à main armée le mardi 26 février 2013 entre Malou et Dapelgo. Alertés par les occupants d’un véhicule qui ont entendu les coups de feu et qui ont rebroussé chemin, les confrères ont eu la chance de ne pas tomber dans le guet-apens. Ils se sont arrêtés au poste de Douane de Malou, où ils ont pu recueillir quelques témoignages. Selon une victime, l’opération a débuté vers 11 heures et c’est aux alentours de 13 heures que l’on a vu la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) en provenance de Kongoussi, débarquer sur les lieux.
Les agents de Sécurité ont trouvé que les braqueurs avaient déjà pris la clé des champs. Cette victime a été dépouillée d’une somme de 1 200 000 francs CFA et affirme avoir vu 4 personnes armées et masquées. Kantigui a ouï dire que les braqueurs obligeaient les passagers à descendre de leur véhicule. Couchés sur le goudron, chacun était minutieusement fouillé et dépouillé de tout, même les papiers. Un autre dépouillé de tout son argent est arrivé tout en larmes, invitant la douane de Malou à aller sur les lieux pour arrêter les bandits et l’aider à retrouver son argent.

Les douaniers, sous-prétexte qu’ils n’ont pas d’armes, n’ont pas intervenu. Selon les témoignages des habitants de cette localité, le braquage est devenu un évènement récurrent dans la zone. « Il y a deux semaines de celà, ils ont vécu une situation similaire. Des bandits avaient braqué un car, tuant un passager », ont –ils déclaré.

La population interpelle les autorités à prendre à bras-le-corps ce fleau qui prend de l’ampleur dans « le pays des Hommes intègres ». Kantigui espère que leur appel sera entendu et que les autorités déploieraient des moyens, pourquoi pas l’armée, pour délivrer les populations de ces braqueurs qui apparemment opèrent soit les mardis soit les jeudis

Kantigui

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 27 février 2013 à 20:28
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    ça veut dire que nos douaniers,quand il s’agit de poursuivre un supposé pauvre fraudeur civil,ils usent de leur arme mais quand ces délinquants corrompus que sont nos douaniers se trouvent à quelques mètres de coupeurs de routes,ils se défilent. c’est a ne rien comprendre. je pense que ces douaniers sont de mèche avec ces coupeurs de routes ! que ces coupeurs de route et leurs cimplices douaniers aillent tous en enfer. tchurrrrrrrrr

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    • Le 28 février 2013 à 09:19, par Patriote
      En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

      "Les douaniers, sous-prétexte qu’ils n’ont pas d’armes, n’ont pas intervenu." Foutaises
      Au Burkina tous les douaniers sont armés. Le braquage a eu lieu à quelques mètres seulement des douaniers et ils n’ont pas internevu !!! ça veut dire ce que ça veut dire.
      Je pense que ces "braqueurs" sont des douaniers ou leurs acolytes, je sais de quoi je parle. Le papa d’un ami a été enfermé pour braquage à main armée : il était militaire et il a utilisé le pistolet automatique (que l’armée leur donne pour leur propre sécurité) pour braquer un commerçant qui l’a réconnu ; il a été arreté et enfermé.
      Au sein du gouvernement, certains détourne des milliards, d’autres des millions et ils ne sont pas inquiétés. L’armée est sous-payée et ils braquent pour augmenter les fins de mois.
      C’est le peuple qui souffre dans tout ça.
      ON A TUE SANKARA ET ON EST EN TRAIN DE PAYE.
      Que Dieu sauve le Burkina Faso

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    • Le 28 février 2013 à 10:06, par Adama
      En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

      Ouais ; et que dire du fait qu’il a fallu 2heures à la CRS pour arriver sur les lieux ?
      Pas étonnant que les braqueurs se soient enfuiis.

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    • Le 28 février 2013 à 10:09, par Bila
      En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

      Soyons sérieux ! Chaque corps de métier a ses attributions et ce n’est certainement pas aux douaniers de se substituer aux forces de police qui je crois sont classées en 3 catégories : Police, Gendarmerie, Armées avec bien sûr des protocoles d’intervention. La mission des douaniers n’était peut être donc pas d’intervenir dans cette situation.

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    • Le 28 février 2013 à 17:10, par Filou
      En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

      Intervenant de 20h28, Toi même TChrrrrrrr,

      C’est comme cela vous faite et quand on vous repond, vous dites qu’on parle mal, qu’on vous manque de respect alors que vous ête effectivement entrain de faire des critiques déplacées

      Ce ne sont pas les prérogatives de la douane de lutter contre le banditisme. Ces derniers ne sont pas outillés à cet effet.

      Imagines l’armement dont dispose la douane : Pistolet, PM chinois, et rarement des kalach. Et en face, les bandits ont de vrais armes de guerre Kalach et autres.Maintenant quand la douane est attaquée, elle se défend tout comme le fera un autre citoyen, c’est de la légitime défence.
      Si tu as des problèmes personnels avec la douane, ce n’est ni le lieu ni le moment de les regler.

      Est ce quand tu fais la diarrhée, ta femme accourt pour appeler ton voisin soudeur qui est devant ta porte ou le mécanicien d’à côté ??

      Pauvre burkinabè ! Maintenant on critique pour critiquer sous prétexte qu’on a accès à un clavier derriere lequel on se cache pour étaler sa vie.

      Quelle malhonnêteté intellectuelle !!!!!!

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  • Le 28 février 2013 à 09:01, par noura
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    c est ça aussi la mal gouvernance , comment comprendre que des douaniers en service n aient pas d armes, avec ça vous criez a chaque fois que vous vous souciez du peuple, mon œil dite plutôt que c est l argent du peuple qui vous intéresse, aidez moi a comprendre sil n y a pas de budgets pour les armes ? les douaniers ont seulement pour fonctions de faire rentrer les devises ? ne peuvent ils pas intervenir pour la protections des personnes ?

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  • Le 28 février 2013 à 10:23, par le fils du pays
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    traquer les bandits armés ne faits pas partie des rôles de la douane

    Répondre à ce message

  • Le 28 février 2013 à 10:30, par Uncitoyen
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    des douaniers sans armes dans poste de douane, je ne crois pas à cela. On ne leur demande pas d’aller se faire tuer mais ils auraient pu se cacher quelque part et tirer des coups de sommation. Cela pouvait effrayer ces braqueurs et sauver les biens de ces passagers.

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  • Le 28 février 2013 à 10:39, par Maslow
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    A chacun son travail.
    Sur leur ordre de mission il n est pas dit qu ils doivent aller à Malou chasser des coupeurs de route

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  • Le 28 février 2013 à 10:42, par Le fou
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    C’est véritablement un affront à l’autorité de l’Etat. Comment peut-on opérer à 60 km de Ouagadougou pendant deux heures de temps et en plein midi sans être inquiétés ? Notre système de sécurité est à revoir. Il est concentré sur la protection des personnalités et des institutions pendant ce temps c’est le citoyen lambda qui cherche sa pitance quotidienne qui fait les frais. Quand je pense que les meilleures armes sont cachées à Kossyam et que les hélicoptères qui auraient pu servir à poursuivre ces braqueurs sont utilisés seulement pour libérer des otages au Mali. Quel pays !

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  • Le 28 février 2013 à 10:52, par Maslow
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    Je crois bien que les attributaires n ont pas pu respecter leur engagements c est à dire construire avant le 11 dec devraient etre dechu de leur titre de propriété. c est ecrit noir sur blanc dans les TDR.
    les terrains sont amenagés pour une cause bien precis et domage pour les plaisantin. si on leur accorde une clemence, je prendrai un terrain dans toute les ville ou y aura 11 dec et je mets pas en valeur

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    • Le 28 février 2013 à 11:42, par YEYE
      En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

      Mon frère tu as raison. C’est parce que je sais que je pouvais pas construire avant 11 décembre à Koudougou, ma ville, que j’ai pas pris. Donc ceux qui ont pris et qui ne peuvent pas, sont illico déchus de leurs droits. C’est des marchands de sommeil. Après c’est les mêmes qui vont vendre leurs parcelles à des millions et faire monter la spéculation foncière. On vous a eu. C’est bien fait !!!

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  • Le 28 février 2013 à 16:23, par Mouss
    En réponse à : On murmure : Que se passe-t-il à la cité des Forces vives de Koudougou ?

    Monsieur le journaliste,le verbe "intervenir" s’emploie toujours avec l’auxilliaire être.

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