Opportunités d’emplois et de formations : De l’espoir pour les déflatés de SN-Citec et de Jossira

mercredi 20 février 2013 à 21h00min

Plusieurs fois interpellé pour des questions de réinsertion socioprofessionnelle, le gouvernorat des Hauts-Bassins a initié une rencontre d’échanges et d’informations sur les opportunités d’emplois au profit des déflatés de Jossira SA et de SN-Citec. Elle a eu lieu, mercredi 20 février 2013 à Bobo-Dioulasso.

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Opportunités d’emplois et de formations : De l’espoir pour les déflatés de SN-Citec et de Jossira

Ils ont été « mis à la porte » de leurs différents entreprises en 2009. Eux, ce sont les travailleurs de la SN-Citec et JOSSIRA (deux sociétés de fabrique de savon et d’huile alimentaire) et de Jossira SA. Si les premiers cités ont bénéficié de droits de licenciement, les seconds sont toujours en attente. Si fait que dans la première semaine du mois de février, ils avaient décidé de faire une marche pour réclamer justice. Une marche qu’ils ne pourront tenir après une concertation avec le gouverneur Joseph Nébilma Bakouan. C’est donc suite à ces multiples interpellations sur des questions d’emploi, de justice… que le gouvernorat a décidé d’initier une rencontre avec les déflatés et les structures de financements et/ou formations…qui existent dans la région. « Cette rencontre s’explique par le fait que nous avons plusieurs fois été interpellés par ces personnes (déflatées) et qui pensent que nous avons des solutions à la situation qu’elles vivent. Ce sont pourtant des contrats de travail qui les liaient à leur employeurs et qui sont régis par des textes en vigueur », indique le Secrétaire général de la région, Joachim Somda. « Pour le cas de Jossira SA, ajoute le Secrétaire général, les dossiers peuvent être soit à la justice, ou encore au niveau de l’inspection du travail et seuls les textes en la matière peuvent donner une issue aux problèmes qui prévalent ». Conscient du rôle de l’autorité qui est aussi de trouver des voies et moyens pour l’épanouissement de ses administrés, le gouverneur n’est pas resté « motus et bouche cousue ». Espérant ainsi leur redonner une nouvelle perspective à travers cette rencontre.

De « nouvelles vies » à travers des perspectives d’auto-emploi

Quatre communications ont été présentées par l’Agence nationale de la promotion de l’emploi (ANPE), le Programme national de volontariat (PNV), le Fonds national pour les déflatés et les retraités (FNDR), la Direction régionale de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (DRJEFP). Il ressort cependant qu’il y a trois catégories de déflatés, à savoir la « catégorie jeune » qui peut toujours s’intégrer au monde du travail. Les deux autres comme les déflatés qui sont « à un pas » de la retraite, et, ceux qui sont « pratiquement » à la retraite, peuvent rencontrer quelques fois des difficultés de réinsertion socioprofessionnelle. Tout compte fait, il y a toujours de l’espoir quand on y croit. Des opportunités d’auto-emploi existent et qui peuvent naturellement prospérer durablement. C’est ainsi que les différentes prestations tels que les entretiens, les conseils, les orientations et réorientations, les sources de financements, la conception de projets, d’idées… ont été exposées à l’assistance.

Ils s’attendaient à une autre solution !

L’initiative a été fort appréciée par les ex-travailleurs des deux sociétés. Malgré le réconfort apporté par l’action des autorités régionales, Bakari Ouattara, déflaté de Jossira SA précise qu’il ne s’attendait pas seulement à des échanges d’informations avec les structures financières de la région. « Nous avons été informés hier soir (19 février 2013, ndlr) d’une convocation du gouverneur. Nous ne connaissions pas l’objet de la rencontre, mais pour nous, il ne pouvait s’agir que d’échanges relatives à la récupération de nos droits, notamment les arriérés de salaires, de licenciement abusif… », fait-il remarquer. Pour l’heure, la priorité pour eux (les déflatés de Jossira SA) est de se pencher sur cette question plutôt que d’échanger avec les structures de financements et d’emploi pour une réinsertion socioprofessionnelle. Emilienne Da/Kabré, une déflatée de la SN-Citec juge, elle aussi, positive cette initiative. Elle estime cependant que les espoirs sont minces pour des personnes comme elles d’avoir des appuis financiers. « Je veux seulement un boulot », dit-elle déconcertée.

Bassératou KINDO

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