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FESDIG 2013 : La confirmation d’une dynamique de valorisation culturelle de l’Est du Burkina

Accueil > Actualités > Culture • • dimanche 17 février 2013 à 23h47min
FESDIG 2013 : La confirmation d’une dynamique de valorisation culturelle de l’Est du Burkina

A Tiantiaka, village de la commune rurale de Tibga situé à 27 kilomètres de Fada N’Gourma et 112 kilomètres de Ouagadougou, le Festival Dilembu au Gulmu (FESDIG) 2013 bat son plein. C’est le ministre de la Culture et du Tourisme, Baba Hama, qui a prononcé, ce vendredi 15 février 2013, l’allocution d’ouverture de cette dixième édition de la manifestation, destinée à la valorisation de la culture et du potentiel agro-sylvo-pastoral de l’Est Burkina, le Gulmu.

Dans cette partie du pays, les traditions, loin d’être phagocytées par le modernisme, progressent et restent résolument tournées vers les autres cultures et le développement. Cela grâce à l’engagement des initiateurs, en particulier le directeur Alfred Ouoba et le soutien des partenaires, notamment le Festival Esperanzah en Belgique ; les autorités culturelles nationales et régionales, les populations qui se sont apparemment approprié l’initiative du FESDIG.

Les richesses culturelles du Gulmu à l’honneur

En effet, au regard de ce qui a été donné de voir au cours de cette 10e FESDIG, l’on ne saurait dire que la culture est en décrépitude au Gulmu. Que ce soit à travers la danse des masques, les compétitions de lutte traditionnelle ou les prestations des artistes-musiciens sur scène, les différents acteurs ont donné la pleine mesure des richesses artistiques, et culturelles du Gulmu, du Burkina Faso.

Depuis des années déjà, la célébration annuelle de la culture à Tiantiaka se fait sous le signe d’une inter-culturalité, qui va au-delà des frontières nationales avec notamment le partenariat gagnant-entre le FESDIG et le Festival Esperanzah.

Au FESDIG, la culture ne signifie toujours tout ce qui nous reste quand on a tout perdu. Au contraire, elle est facteur de création de richesses. Pas seulement de l’ordre immatériel, mais aussi de richesses économiques et financières.

Opportunités d’affaires pour les opérateurs locaux

Chaque édition offre des opportunités d’affaire aux artisans, aux operateurs agricoles et aux différents acteurs du marché local, surtout avec la venue des touristes occidentaux. De la vendeuse de beignets au vendeur de bovins en passant par la vendeuse de dolo ou de riz.
De jour comme de nuit, il y a du monde sur le site du festival réalisé à presque 100% de matériaux locaux (banco, seccos, bois). Il suffit d’y faire un tour pour prendre la mesure des affaires qui s’y mènent. Daouda Ouoba, vendeur de viande de caprins, nous assure qu’il tue au moins trois chèvres par jour, ce qu’il ne peut pas à faire en temps ordinaire.
Zenabo est vendeuse de bouillie et n’entend pas pour sa part s’en tirer avec moins de 25 000 F pendant cette 10e édition du FESDIG.

La culture, un pilier de la croissance au Burkina

Alfred Ouoba se dit conscient de l’impact socioéconomique de son festival sur la région et souhaite que cela le soit davantage avec l’appui des autorités et des partenaires. Un cri de cœur qui n’est pas tombé dans l’oreille de sourds.

René Georges, représentant du festival Esperanzah, a d’abord souligné avec force le rôle important que joue le FESDIG dans la valorisation du potentiel culturel et agro-sylvo-pastoral de la région avant d’exprimer toute la disponibilité de son festival à renforcer le partenariat avec le FESDIG.

« Le gouvernement du Burkina Faso en adoptant la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), a clairement identifié le secteur de la culture comme pilier de croissance. Cette vision ouvre de nouvelles perspectives pour la mobilisation des ressources nécessaires à la promotion de notre culture qui en dépit de l’unanimité faite autour de ses nombreuses valeurs sociales, économiques, et existentielles, peine toujours à obtenir des financements. L’Etat s’engage donc à jouer sa partition », a indiqué pour sa part le ministre de la Culture et du Tourisme, Baba Hama.

10 ans, âge de la pleine croissance

« 10 ans ce n’est pas l’âge de la maturité mais 10 ans c’est l’âge de la pleine croissance. Le FESDIG, vous l’avez créé, mais il ne vous appartient plus. Il apparient au patrimoine culturel du Gulmu, du Burkina Faso et du monde entier », a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Salif Ouédraogo, co-parrain du FESDIG 2013, s’est félicité de l’action menée par l’Association Todiyaba pour la Culture et le Développement (ATCD), structure initiatrice du festival. Tout exprimant la disponibilité des co-parrains (Jean Koulidiati et lui), le ministre Ouédraogo a également insisté sur la protection de l’environnement dans la région.
Pour rappel, la 10e édition du FESDIG qui s’achève ce dimanche 17 février 2013, a pour thème : « Développement local, culture et résilience et au changement climatique ».

Grégoire B. BAZIE
Lefaso.net

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