Inscription à l’Université de Ouagadougou : les anciens bacs seront au régime « salarié »

mercredi 6 février 2013 à 18h56min

L’université de Ouagadougou connaîtra-t-elle enfin un moment de répit dans la crise qui la secoue en ce moment ? Telle est la question que l’on peut se poser au vu de ce qui s’y passe actuellement. Dernière mesure en date et qui ne fera sans doute pas plaisir à beaucoup de gens, c’est celle dite de reversement des anciens bacheliers dans le régime d’inscription ‘’salarié’’. Nous nous sommes rendus sur le campus de l’université de Ouaga 1 pour tenter de nous faire une idée exacte de la situation.

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Inscription à l’Université de Ouagadougou : les anciens bacs seront au régime « salarié »

C’est une déclaration conjointe signée de l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) et de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) en date du 31 janvier 2013 qui nous a mis la puce à l’oreille.
Dans l’un des paragraphes de ladite déclaration, les deux structures affirment : « … Cette année, les autorités universitaires ont décidé de reverser les anciens bacheliers dans le régime salarié ».

Poursuivant leur analyse, les deux organisations ajoutent ceci :
« De ce fait tous les bacheliers de 2011 et antérieurs s’inscrivant nouvellement sont considérés comme des salariés ». Par voie de conséquence, « ils doivent donc payer 50 000 Fcfa comme frais d’inscription au lieu de 15 000 Fcfa et sont privés du bénéfice des allocations sociales ».

En fin de compte, et semblable à une sentence, il est écrit ceci : « N’est-ce pas là un signe que nos autorités ont peu de souci pour la question de l’éducation ? ». Et pour cause, l’idée aurait été selon ces mêmes sources, de chercher les raisons qui ont prévalu à ce qu’un bachelier ne puisse pas s’inscrire immédiatement après son BAC, au lieu de préférer lui durcir les conditions de vie et d’études… »
Nous voici donc en route en ce mercredi 6 février 2013 pour avoir la version de l’administration sur cette nouvelle pomme de discorde qui est loin d’être la dernière.

Direction, la Présidence de l’université de Ouaga1 à Zogona.

Sur place nous découvrons que la présidence a emménagé dans ses nouveaux locaux, mais toujours sur le même site. A la différence que les bureaux actuels sont à vue d’œil plus spacieux que les anciens et la peinture encore toute fraiche. Un contraste saisissant qui tranche nettement d’avec la situation vécue par l’institution depuis plusieurs années déjà et qui a fini par lui donner le surnom peu flatteur de ‘’Guantanamo’’ par les étudiants eux-mêmes. Sans doute pour témoigner des conditions difficiles dans lesquelles ils évoluent.

Du reste en ce début d’année, nous trouvons encore des étudiants qui s’attèlent toujours à sacrifier aux formalités d’inscription administrative. Le visage fermé, ils laissent deviner une évidente nervosité. Quant aux marchands ambulants que l’on croise ici ou là aux abords de l’université, leur présence achève de donner un air de marché à ce coin de savoir.

Oui, mais…

A la Présidence de l’Université, l’on admet sans difficultés, avoir eu vent de l’information au sujet du reversement des ‘’anciens BAC’’ comme les appelle, dans le régime salarié. Cependant, nous fait-on savoir, il est mieux de prendre attache avec la DAOI, la Direction des affaires académiques, de l’orientation et de l’information pour plus de précisions. Car c’est elle qui s’occupe des questions relatives aux inscriptions. Par conséquent, elle seule pourrait mieux situer sur les tenants et les aboutissants de la mesure qui a été prise.

Direction donc la DAOI, située à quelques mètres seulement de la Présidence de l’Université Ouaga1. Après avoir décliné l’objet de notre visite au secrétariat du directeur, nous patientons en compagnie de quelques personnes. Une dizaine de minutes plus tard, nous entendons demander : « Où est le journaliste qui veut avoir des informations sur l’inscription des anciens bacheliers ? »

Le Directeur nous explique alors qu’il est très occupé en ce moment. En témoigne dit-il, le nombre de visiteurs qui affluent et qui attendent toujours à sa porte, alors qu’il est plus de 11h. Sur ce, il nous propose de revenir le rencontrer le lundi dans la matinée. Avant de s’engouffrer dans son bureau.

Promesse ferme du directeur, il nous donnera à cette occasion, toutes les explications possibles par rapport à la question qui nous intéresse. Ou plus exactement par rapport à la question qui intéresse les étudiants et les parents d’étudiants au Burkina. Car cette augmentation de 33 % qui a été décidée, si elle venait à être confirmée, ce sont eux qui devront l’assumer.

J.SOME
Lefaso.net

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