Réfugiés maliens à Bobo-Dioulasso : Finalement, ils sont partis à Ouagadougou

mardi 22 janvier 2013 à 20h54min

Comme décidé, les réfugiés maliens installés au stade Wobi de Bobo-Dioulasso sont partis mardi 22 janvier 2013 dans la matinée. Malgré eux, ils ont chargé les bagages dans un camion en présence des autorités de la province et du UN-HCR.

Réfugiés maliens à Bobo-Dioulasso : Finalement, ils sont partis à Ouagadougou

Fatim n’a pu retenir ses larmes. « Je ne veux pas partir de Bobo-Dioulasso », disait-elle au député et ex-première adjointe au maire sortant de la commune de Bobo-Dioulasso Assita Ouattara. Visiblement attristés, les réfugiés n’arrivaient toujours pas à croire à leur départ pour Sagnogo. Pourtant le véhicule qui allait transporter leurs bagages était bien stationné à l’intérieur du stade. La main posée sur les joues, les femmes et leurs enfants regardaient les hommes charger leurs affaires. Nandi Somé/Diallo, haut-commissaire de la province du Houet, une fois de plus, leur a expliqué le bien fondé de ce déménagement.

« Vos conditions de logement étaient précaires. Il s’agit donc de vous trouver un meilleur cadre de vie », a-t-elle précisé. Ajoutant que : « Vous ne manquerez de rien. Vos enfants continueront les études ». Ces mots de réconfort du Haut-Commissaire ont rassuré la plupart des refugiés qui ne voulaient pas quitter les lieux. « Environ 2.500 Maliens (réfugiés) sont à Bobo-Dioulasso et d’autres continueront certainement à venir, et nous ne savons pas où ils seront logés. Nous sommes très inquiets », souligne un des réfugiés qui loge dans un quartier de la ville. Assita Ouattara reconnait que les réfugiés s’étaient bien intégrés. Mais, a-t-elle dit, votre transfèrement est une nécessité. Après donc les avoir remerciés pour cette compréhension, Assita Ouattara et le secrétaire général de la mairie Benjamin Kanfado ont prié pour que revienne la paix au Mali.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

Messages

  • que Dieu bénisse le Burkina faso pour son hospitalité et la grandeur d’esprit des burkinabè.

  • Des réfugiés maliens sont aussi arrivés en France, à Montreuil,en particulier, où la commune ne sait comment les héberger. Ici, c’est l’hiver, le froid, la neige. Impossible de survivre dehors et les centres d’accueil d’urgence débordent ; il faut aussi compter les SDF (sans domicile fixe) qui souffrent beaucoup.
    "Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil" dit une chanson française. La misère est pénible partout ; les hommes cesseront-ils de se battre augmentant ainsi la misère des peuples ?

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