Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

mardi 22 janvier 2013 à 23h03min

La 23ème édition du Fespaco s’ouvrira en fin février sur la problématique toujours actuelle de la fermeture des salles au Burkina Faso et en Afrique. À Bobo-Dioulasso, l’Association de Soutien au Cinéma au Burkina Faso veur relever le défi de ré ouvrir une ancienne salle, le ciné Guimbi. Elle vient d’obtenir un soutien de taille : le parrainage de président de l’assemblée nationale.

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Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

Dans la ville de Bobo-Dioulasso, il n’existe plus de salle vraiment dédiée au cinéma depuis 2005. En effet, les salles du centre-ville que furent le ciné Houet et le ciné Sya ont été vendues à des opérateurs économiques qui les ont transformées en magasins ; le ciné Souroukou, salle privée du quartier Saint-Etienne est devenu un temple évangélique ; le ciné Sanyon, la seule salle couverte et climatisée de la ville rachetée par la Caisse nationale de sécurité sociale, est devenu une simple salle polyvalente. Dénuée d’équipements de projection et de sonorisation, elle est louée à qui la veut pour la forte somme de 250 000F par jour. De la sorte, les films qu’on peut y voir sont des lucioles programmées par des sociétés de production ou de diffusion venant dans la ville de façon épisodique, au gré de sorties quasiment aléatoires.

Cas particulier cependant : dans le quartier Koko, se dressent les vestiges du ciné Guimbi, vaste cour entourée de hauts murs. Délestée de ses bancs de ciment mais ayant encore sa cabine de projection sans toit qui bâille aux cornettes, le Guimbi est le seul cinéma qui n’a pas encore été transformé en magasin ou en église.

Face à cette mort programmée de la diffusion du cinéma en salle dans la ville de Sya, l’association de Soutien du Cinéma au Burkina Faso entreprend de rechercher les moyens pour rouvrir et mettre en exploitation la salle du ciné Guimbi.

Le ciné Guimbi a été ouvert en 1956. Cette salle éminemment populaire est un élément du patrimoine de la ville de Bobo-Dioulasso. Elle a contribué à la distraction et à l’ouverture au monde de générations de Bobolais qui sont nostalgiques à son évocation : l’histoire retiendra que Gaston Kaboré, l’un des monstres sacrés du cinéma burkinabè, a passé une partie de son enfance dans la cour qui contiguë à la salle. Ardiouma Soma, le directeur de la Cinématographie nationale se rappelle y avoir vu un film la veille du début de son bac…

Présidée par le réalisateur Berni Golblat (promoteur des Films du Djabajah et co-fondateur de Cinomade, une structure active dans le cinéma de sensibilisation sur les problèmes de santé) l’association de soutien du cinéma au Burkina Faso est présentement pleine opération de levée de fonds. Son objectif est de construire sur le site du ciné Guimbi deux salles couvertes (de 462 et de 156 places) disposant d’une administration, d’une cafétéria et, surtout, d’équipements audiovisuels modernes. La programmation du nouveau ciné Guimbi privilégiera les cinématographies d’Afrique et du monde dans une dynamique d’ouverture à toutes les esthétiques.

Des projets éducatifs en direction des jeunes et de certaines couches sociales (les femmes et les handicapés notamment), sont envisagés. Enfin, il est prévu l’organisation d’un festival cinématographique annuel qui renforcera l’offre artistique et touristique de la ville. En définitive, plus qu’un simple cinéma, le ciné Guimbi devra être un centre culturel à la fois ouvert à la vie culturelle foisonnante de Bobo-Dioulasso et intégré à l’économie de la seconde ville du Burkina.

Pour cela, des actions de recherche de partenaires au Burkina Faso et dans le monde sont mises en œuvre depuis le mois de juillet 2012. Un site web (www.cineguimbi.foliokit.com) a été lancé en septembre à cet effet.
Dans le même élan, l’adhésion de monsieur Soungalo Ouattara, qui a accepté d’être le parrain du projet, constitue une caution morale de premier choix. En rencontrant les promoteurs d’Il faut sauver le ciné Guimbi à son domicile le 6 janvier, le nouveau président de l’assemblée nationale leur a prodigué ses conseils et encouragements.

Il a en outre précisé que, dans un contexte national où la décentralisation est une réalité politique avérée, les initiatives locales portées par la société civile doivent être impérativement soutenues par les pouvoirs publics afin qu’elles puissent davantage s’enraciner dans le terroir et servir de points d’encrage pour d’autres actions de développement autocentré. Que peut-on dire de plus, si on sait que le thème du prochain Fespaco est « Cinéma et politiques publiques en Afrique » ?

À l’orée de cette 23ème édition du Fespaco, le besoin de ré ouvrir une salle est en plein champ de la problématique des cinémas africains (et même mondiaux) qui sont en butte à des questions nouvelles, venues notamment des TIC. Grâce aux opérations de promotion qu’ils entreprendront durant cette grand-messe, les promoteurs du projet Guimbi espèrent rencontrer l’adhésion des cinéphiles d’ici et d’ailleurs afin que soit préservé un patrimoine important de la capitale culturelle du Burkina Faso et du monde.
Sid-Lamine SALOUKA ( sidsalouka@yahoo.fr )

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Vos commentaires

  • Le 22 janvier 2013 à 23:43
    En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

    Bravo ! Très bonne initiative ! Il faut vraiment soutenir nos cinémas au burkina parce que cela permettra de sauvegarder certains acquis.

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  • Le 23 janvier 2013 à 08:27
    En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

    Soyons un peu plus serieux en posant les vraies questions :

    Comment et Pourquoi les salles de Ciné ont-elles été vendues à Bobo ?

    Ce sont des biens publics qu’il ne fallait pas brader à des fins privées. Si l’autorité communale a des difficultés à gerer l’infrastrucure, il fallait les réhabiliter ou transformer en magasins A LOUER PAS VENDRE.

    Et L’AVENIR ???

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  • Le 23 janvier 2013 à 09:06, par citoyen de bobo
    En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

    C’est vraiment dommage pour une ville comme Bobo-Dioulasso,reputée pour sa culture de disposer d’une seule salle de ciné certes mais reconnaissons haut et fort que le bobolais a perdu sa passion du ciné !! waga dispose de beaucoup de salles de ciné et ces salles sont toujours pleines !! ici une seule salle mais jamais plus de 100 personnes lors des séances !!j’ai assisté à des séances où il n’y avait pas plus 40 personnes.Comment peut-on batailler pour la construction de nouvelles salles si la seule salle n’est jamais pleine ?
    A mon humble avis, il serait judicieux de commencer par la culture du ciné !!car " qui aime la vie part au ciné"

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    • Le 23 janvier 2013 à 15:45, par Le Pionnier
      En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

      Bien dit "citoyen de bobo". Il ne s’agit pas de sauver le ciné pour le simple fait de le sauver. C’est une activité bien que culturelle est économique comme bien d’autres. En d’autres termes, Il faut que le ciné soit rentable pour qu’il existe. Dans la mesure ou ce préalable n’est pas satisfait, alors il est difficile de maintenir le ciné. La vrai question serait de se demander comment faire pour qu’un ciné soit viable a Bobo ? Peut-etre faudrait-il trouver moyen de recueillir l’avis des citoyens bobolais afin de voir dans quelle mesure un ciné serait non seulement rentable au propriétaire (qu’il soit publique ou prive) mais aussi bénéfique pour la ville, donc ses citoyens. Sinon s’il faut rouvrir et ciné et de nouveau faire face a une pénurie de cinéphiles, dans ce cas il n’y en a point besoin et peut-être aurait on avantage a se concentrer sur d’autres problèmes.

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    • Le 23 janvier 2013 à 17:19, par VINYI
      En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

      Si pour un film qui a déjà fait tabac dans les salle de ciné par-terre tu veux qu’on vienne payer 1000F ou plus pour regarder les murs du ciné Sanyon parce qu’on veux faire comprendre qu’on aime film a BOBO tu te trompe . Citoyen de Bobo , renseigne toi bien et relie bien l’article parce que tu n’a certainement pas compris que le ciné sanyon est au compte du privé et quand on y envoie un film c’est que le film a vieillit sur le marché et le prix du billet n’est pas a la porté de tous ca fait 6 ans que je n’y ai jamais vu un film a moins de 1000f de frais d’entré

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  • Le 23 janvier 2013 à 19:21, par Amadoum
    En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

    Si ton ventre n’est pas plein, quel interet as-tu a aller au cine ? Les priorites humaines ne mentent pas.
    Faisons de notre Bobo Dioulasso notre grenier alimentaire. Avec le temps tout viendra. La culture est difficile a manitienenir quand on a le ventre creux.

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  • Le 15 décembre 2013 à 18:31, par ancien membre du projet
    En réponse à : Soungalo Ouattara, parrain du projet, « Il faut sauver le ciné Guimbi »

    la grosse arnaque ?
    a supposer que tout ça soit vrai. Pourquoi ne pas dire qu c’est un couple qui pilote le projet ?
    Pourquoi la population locale est-elle tenue à distance du prjet ?
    pourquoi le budget de l’opération gonfle chaque mois ?
    pourquoi les autorités ont-elles des réserves sur le projet ?
    pourquoi l’association a-telle existé longtemps après la communication du projet.

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