Dr Dramane Konaté : « Ce qui est édifiant dans les recherches que nous avons effectuées, c’est l’omniprésence de la dimension triadique »

vendredi 11 janvier 2013 à 00h47min

Au terme d’une soutenance le samedi 22 décembre 2012, Dramane Konaté est jugé digne du titre de docteur avec la mention très honorable à l’unanimité du jury. La thèse portant sur les « Théories de la connaissance universelle », Dr Konaté revient ici sur un bref résumé du travail, aborde les enjeux de l’étude, expose les conclusions de la recherche et parle de ses perspectives.

Dr Dramane Konaté : « Ce qui est édifiant dans les recherches que nous avons effectuées, c’est l’omniprésence de la dimension triadique »

Dites-nous brièvement en quoi a consisté votre travail de recherche ?

La thèse portant sur les « Théories de la connaissance universelle » consiste en une application sémiotique pour l’étude des représentations cognitives, culturelles et axiologiques de l’humanité (sous-titre). Globalement, cette thèse considère le vaste champ d’étude des civilisations comme un système langagier. De façon schématique, les universaux de la connaissance sont les suivants par ordre classificatoire en bibliologie : généralités (0), philosophie-psychologie (1), religion (2) société (3), langues (4), sciences exactes (5), sciences appliquées (6), arts (7), littérature (8), histoire-géographie (9). Il y a lieu de préciser que le paradigme cognitif de la société regroupe entre autres les sciences sociales, la culture, l’éducation, le droit, l’économie, la politique, etc. J’avais déjà montré le lien diachronique entre les 10 ordres du savoir fondamental dans mes travaux antérieurs ; il restait à procéder à une analyse des signifiants intellectuels, spirituels et culturels dans le cadre de la thèse de doctorat.

Quel est l’apport de ce travail de recherche en matière de création de la connaissance ?

Eurêka ! C’est de montrer que la tripartition du signe en sémiotique procède de la rationalité de la dimension triadique de la connaissance dans toutes les cultures et les civilisations.
C’est difficile à comprendre pour ceux qui ne sont pas du domaine. J’évoquerai volontiers quelques exemples si vous m’en donnez l’occasion. Cependant, notre thèse n’a pas pour ambition de « créer la connaissance » ce qui est évidemment prétentieux, mais de faire « découvrir les lois » ou encore les « fondements de la connaissance » à partir des universaux tels que déclinés dans la réponse à votre première question. De nos jours on parle plutôt des « enjeux » de la recherche et non d’un simple « apport » qui relèverait du stade élémentaire d’un assez long processus. Parfois même une confusion s’établit dans les esprits entre le but de la recherche qui est évidemment de « trouver » ou de « comprendre » et les objectifs qui en découlent. Il y a la dimension fondamentale de la recherche dans laquelle s’inscrit pleinement notre travail, et les autres dimensions qui ne sont rien d’autres que les objectifs stratégiques : l’application, l’action ou l’évaluation. Nous retrouvons le plus souvent ces volets dans le domaine des sciences pures, exactes ou appliquées : santé, agriculture, économie, physique, génie civil, ingénierie, architecture, etc.
En regard de ce préalable, les enjeux de notre travail sont d’ordre scientifique, heuristique et critique, parce que cette thèse consiste prioritairement en l’application des outils de la sémiotique en vue de l’interprétation des signifiants cognitifs, des schèmes de pensée ainsi que des représentations culturelles de l’humanité. C’est pourquoi les sciences du langage convoquent nécessairement les méthodes de la sociosémiotique, de la psychosémiotique et de l’ethnosémiotique. L’analyse de la thèse dans ces différents ordres sémiotiques faite par le Pr Yves Dakouo en tant que co-directeur et membre du jury est fort édifiante.
La partie critique se rapporte à la remise en question de certains fondamentaux de la connaissance, c’est-à-dire des évidences jusque-là admises par la communauté scientifique ou même simplement par l’opinion publique. Cela relève de l’audace, ce que le Pr Guy Lavorel de Lyon 3 n’a pas manqué de qualifier d’inattendus, de curiosités ou de mystères sur les chemins de la connaissance. Justement, cela vous étonnerait lorsque vous découvrez par exemple que la démocratie n’est pas une invention de la société politique ou civile, mais de l’armée en Grèce antique ! De même, la tyrannie était un absolutisme nécessaire à l’épanouissement de la cité et des hommes. Pour preuve, le long règne du Tyran Pisistrate (521-528 av. J.-C.) sera le garant de la démocratie. Cela vous étonnerait aussi de savoir qu’il existe l’évangile de Judas, un texte rare, authentifié et classé comme apocryphe. Nous l’avons lu, mais pas exploité d’autant que ce n’est pas un écrit canonique, c’est-à-dire une version admise par l’Eglise. Bref, cette thèse est un compendium (et non une compilation) qui comporte entre autres des extraits de textes rares, éléments du corpus, soit environ une trentaine de pages sur l’ensemble des 3 volumes. Le reste de la thèse est consacré à l’analyse sémiotique et herméneutique (interprétative) des variants et invariants des universaux de la connaissance, qu’elle soit d’obédience épistémique, philosophique, anthropologique, culturelle, religieuse, etc. C’est pourquoi le Pr Joseph Paré, qui a dirigé d’une main de maître ce travail, et à qui je rends un vibrant hommage pour sa haute stature intellectuelle, parle de « thèse à tendance encyclopédique » portant sur un sujet qui suscite de l’intérêt et de la curiosité. La preuve, la plateforme d’échanges de votre rédaction a presque battu le record de discussion en fin d’année, ce qui honore la société savante à plus d’un titre, nous faisons fi bien sûr des commentaires de bas étage (rire) !

Quelles sont les conclusions auxquelles vous êtes parvenu ?

Les déductions (après observation et analyse des données) sont de trois ordres.
Premier ordre déductif : la rationalité de la connaissance repose avant tout sur les signes inducteurs de la logique formelle qui s’établit autour des réseaux organisés et hiérarchisés du monde, autrement dit, les items de connaissance sont en relation avec l’évolution des sociétés. Mais ce qui est édifiant dans les recherches que nous avons effectuées, comme nous l’avons signalé, c’est l’omniprésence de la dimension triadique (semiosis) de la connaissance dans toutes les cultures et les sociétés. Déjà dans l’Antiquité, la triade thébaine se composait d’Amon-Rê, le père ; Mout, la mère, et Khonsou, le fils. La triade osirienne regroupe Osiris (le père), Horus (le fils) et Isis (la mère ou l’esprit saint). L’homme comprenait trois entités : Khet, le corps ; Ba, l’âme ; Ka l’esprit. En philosophie, les pythagoriciens parlaient de la dimension ternaire du monde : métacosmos, microcosmos et macrocosmos. Blaise Pascal distingue trois instances du savoir en l’homme qui sont la chair (sensation), l’esprit (raison) et le cœur (passion). Montesquieu établit une trilogie du pouvoir : le législatif fait les lois, l’exécutif les applique et le judiciaire les protège. Freud trouve trois instances psychiques : la conscience (le moi), le subconscient (le surmoi) et l’inconscient (le ça).

En religion, dans la Thora (Loi), nous avons la trilogie Eloha (Dieu), Neebim (Ecrits) Ketoubim (Prophètes) ; dans le christianisme il ya la trinité le Père, le Fils, le Saint-Esprit ; en islam, nous retrouvons le lien ternaire Allah, le Coran, le Prophète. J’ai pu visiter quelques temples en Asie. Le principe bouddhique repose sur trois préceptes fondamentaux : L’Eveillé (Buddha), la Loi (Dharma), le Culte (Samgha). Sur un autre registre, idéologiquement, au temps de la guerre froide, il y avait trois blocs : le bloc occidental, le bloc soviétique et les non-alignés (le Tiers-Monde). En sciences du langage, Le juridisme universel repose sur la pierre angulaire du droit à la vie, du droit à la liberté et du droit à la paix. Bien sûr qu’il existe des déclinaisons de cette triade juridique. Les théories de l’éducation médiévale ont commencé par le trivium grammaire, rhétorique et logique. Mgr Anselme Titiaman Sanon identifie trois systèmes de valeurs dans la société : le culturel, le cultural et le cultuel. L’initiation en Afrique est une modalité ternaire virtualisante, qualifiante et réalisante. Les sociétés secrètes, à l’instar de la franc-maçonnerie, ont en usage plusieurs symboles triadiques de la géométrie sacrée (référence aux pyramides d’Egypte), tels que l’emblème du compas mi-ouvert imbriqué dans l’équerre, l’hexagramme (sceau de Salomon) ou le pentagramme avec une projection de figures coniques, ou encore le credo ternaire liberté-égalité-fraternité. Dans le postmodernisme, avec la phénoménologie de la mondialisation et de la cyberconnaissance, nous assistons à un tryptique de crises : la crise du réel, la crise du sens et la crise des valeurs…Vous voyez donc qu’on pourrait multiplier les exemples à l’infini par l’exercice de la sémiotique triadique appliquée à la connaissance universelle.

Deuxième ordre déductif : aucune civilisation au monde ne peut prétendre disposer de toutes les connaissances de l’humanité, encore moins aucune génération ne peut se targuer d’épuiser toutes les sources du savoir. Juste pour relever les insuffisances de la classification universelle des connaissances établie par les bibliologues occidentaux, où les savoirs en Afrique n’occupent que la portion congrue sur près d’un millier répertoriés et repartis dans les dix principales catégories. Subséquemment, il s’agit aussi de répondre au déni hégélien du nègre doué de raison et de balayer d’un revers de main l’affront occidental d’une Afrique qui n’est pas assez entrée dans l’histoire, ou encore cette arrogance aux relents racistes qui tient que toutes les civilisations ne se valent pas. Cette deuxième conclusion rencontre l’assentiment du Pr Georges Sawadogo qui a réalisé une brillante instruction de la thèse.
Troisième ordre déductif : la consécration de la diversité culturelle en tant que fondement premier du Village planétaire et partant, l’apport de l’Afrique à la civilisation de l’Universel. Le Pr Salaka Sanou a été très attentif à cette vision, d’autant qu’il est un spécialiste remarquable de littérature et de cultures africaines.

D’aucuns dont des membres du jury ont relevé l’étendue de votre thèse. Quel commentaire faites-vous de cela ?

« D’aucuns », c’est qui au juste ? Je ne savais pas que l’éminent jury en toute souveraineté s’était associé d’autres voix en dehors du cadre de la soutenance pour délibérer avant de nous octroyer la « mention très honorable à l’unanimité » ! C’est la presse qui me l’apprend et j’en suis très flatté (rire) !

Bref, la théorie de la mesure a été développée par Protagoras où l’homme est l’actant premier. Fondamentalement, la science admet trois dimensions dans l’univers (encore la sémiotique triadique) : hauteur, largeur, profondeur. Einstein y a travaillé particulièrement pour établir sa théorie de la relativité simple et complexe, en l’adaptant (temps-espace-vitesse). Une quatrième dimension existerait, peut-être même une cinquième, avis donc aux chercheurs si ce n’est déjà trouvé !

Pour revenir à votre question, des trois dimensions, l’opinion s’intéresse plutôt à la deuxième, c’est-à-dire l’étendue ou si vous voulez la dimension spatio-temporelle de la thèse. Pourtant, dans une démarche scientifique cohérente il faudrait dans la méthodologie associer la profondeur des analyses et la hauteur de vue, cette dernière étant la distance entre le chercheur et l’objet de recherche. Dans le champ paradigmatique de la connaissance universelle, il faut savoir procéder à l’identification et à l’analyse des items ou des unités dans le temps et dans l’espace, au regard des contingences et convergences historiques faites de ressemblances et de dissemblances, de fusions et d’oppositions d’idées, de syncrétismes et d’antagonismes socioculturels. Peut-on parler de philosophie ou de mythologie sans remonter à l’Antiquité ? Peut-on aborder la question de la connaissance en islam sans remonter à la source, c’est-à-dire au Moyen Age qui a vu son émergence ? Comment par exemple, la langue française s’est-elle universalisée de la Renaissance au siècle des Lumières, s’affranchissant progressivement du latin et du grec, mais s’enrichissant d’autres langues ? Au regard de l’évolution de l’humanité, peut-on parler de signes évidents de la connaissance dans les sociétés préhistoriques ou primitives comme le soutient l’anthropologue Claude Lévi-Strauss ? Vous comprendrez qu’on ne peut aborder ces questions sans revisiter l’histoire à travers le langage des signes (semiosis). C’est cela le rôle du chercheur, aller en profondeur pour ne pas naviguer en surface. Et Joseph Paré, le professeur le plus ancien dans le grade le plus élevé au sein du département, a d’autorité indiqué à la soutenance publique que les différentes périodes telles que déclinées dans la thèse sont conformes à l’histoire de l’humanité.

Maintenant que vous avez soutenu votre thèse de doctorat, quelles sont vos perspectives ?

Vous me permettrez de ne pas parler de ma carrière mais plutôt des projets qui pourraient découler de cette étude. Là nous abordons les aspects liés aux objectifs de la recherche.
Le premier projet serait de faire une double publication du travail, d’abord en l’état pour les besoins de la recherche, et ensuite dans une version simplifiée (élaguée du jargon scientifique) pour que ce soit de portée générale. Nous souhaitons que cette œuvre soit notre modeste contribution ainsi que celle de notre pays, à la connaissance de la Francophonie et de la diversité culturelle qui la compose : Africains, Arabes, Asiatiques, Occidentaux, etc. Senghor, l’un des pères fondateurs, sinon le plus emblématique du mouvement, disait qu’il importe en Francophonie de « s’enrichir de nos différences en vue de converger vers l’universel ».

Logiquement, l’on pourrait se demander quelle serait la plus value d’une telle thèse pour notre pays en dehors de sa teneur scientifique.

Eh bien ! Le deuxième projet serait de travailler sur l’économie du livre au Burkina Faso, autrement dit, la part de la main invisible du marché des savoirs. Notre expérience en bibliologie, qui regroupe des disciplines telles que la bibliothéconomie, la bibliographie et la psychologie de la lecture nous permet de mener cette étude. Nous comptons également aborder la problématique des thèmes émergents dans les productions littéraires burkinabè en rapport avec l’évolution de la société. Dans la même lancée, Nous envisageons de publier deux de nos œuvres de création.

Pour le troisième projet (toujours la logique triadique), comme vous le savez, je préside aux destinées d’une organisation de la société savante, en l’occurrence la Société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES). Aussi, avec l’appui des premières autorités du pays, des partenaires et de la communauté scientifique, nous ambitionnons d’élaborer l’Encyclopédie du Faso. Ce sera une grande œuvre qui va prendre du temps, du volume et mobiliser les ressources et les compétences nécessaires à sa réalisation. L’encyclopédie au siècle des lumières a mis vingt-cinq (25) ans pour atteindre une édition intégrale ! Mais l’essentiel au Burkina Faso serait de consacrer les savoirs locaux pour les générations futures, en mettant à contribution les trésors humains vivants, ces érudits qui sont nos savants en Afrique.

Interview réalisée par Aminata Ouédraogo (stagiaire)

Lefaso.net

Messages

  • Bonsoir. Félicitations à M Konaté, mon prof de français au lycée municipal de koudougou. Préparer une thèse avec de telle responsabilité, c’est fantastique. etant dans le domaine de la recherche, je connais la difficulté.
    C’est dommage mais les chercheurs ont du mal à tenir un discours accessible à la masse. le Pr Zongo a aussi publié dans l’obs de ce matin article truffé d’expressions scientifiques non accessible à tous.
    Encore félicitations.

  • Je n’ai rien compris de la thèse de Dr. Je n’ai peut etre pas un niveau qui me permet de comprendre..Mais félicitation à Dr Konaté car les études...c’est pas facile

    • Ce n’est pas grave de ne pas comprendre aujourd’hui mais faites en sorte qu’à la prochaine fois, vous puissiez comprendre un peu plus et ainsi de suite.

      lI y a tout, en tout cas beaucoup, sur le net ; un peu de travail et de patience et vous enrichisserez vos connaissances sur ces sujets, si toutefois ça vous intéresse.

      Cela étant je n’ai pas compris grand’chose, moi non plus, mais je suis sûr que dans quelques heures, je comprendrez un peu plus pcq je suis entrain de cherchez à comprendre

  • J’ai rien pigé...crée quelle connaissance et comment ? Bon vu que je ne suis pas du domaine...

  • Tchièèè ! Je ne savais pas que le pays regorgeait de ces intellectuels. Je n’ai rien compris mais je dis bon vent à ce monsieur. Félicitations !

    • C’est ca probleme de negres. Memes les verbeux se prennent pour des intellectuels. malheureusement beaucoup sont les intelletuels mais peu sont les intelligents.

  • toutes mes félicitations Dr. Konaté, vous m’avez enseigné aussi en francais au Lycée Municipal de Koudougou en 1993, la classe de 5e I

  • Félicitations, Dr Konaté. Publiez vite votre Pavé. Ce sera autant de gagner pour le Société auteurs, gens de l’écrit et des savoirs, cette SAGES dont vous êtes le président. Tout comme l’événement nouveau qu’est la rentrée littéraire.

  • félicitations à vous monsieur KONATE,
    Ce Grand, Séduisant et Majestueux Monsieur est pétri d’innombrables talents et son débordant dynamisme ne fait plus aucun doute ; car avec toutes ses responsabilités il a produit une thèse digne et impeccable.
    Je l’ai connu à la FILO en 2003 puis en 2004 en particpant à " l’as du livre" qu’il animait avec une dextérité magistrale.
    Je serai heureux de vous transmettre mes félicitations de vive voix Monsieur Konaté.
    samuel.bacye@bollore.com

    • Hey !!!! Mr Samuel, trop d’admirations de type femme à homme "grand, séduisant, majestueux". Attention à vos sentiments !!! Car c’est de là que naît l’homosexualité. Et aller jusqu’à laisser ton mail professionnel...Ce serait plus sage désormais de créer un mail personnel pour ces genres d’occasions.

  • Felicitation Dr !je suis un de vos élèves au C.E.G. de Djibasso(1995-1997).je suis vraiment très heureux de vous voir acceder à titre.Tous vos élèves sont unanime : vous ètes un grand homme.

  • Du charabia ! C’est pas des pseudo réflexions dans les bottes occidentales de ce genre qui vont développer notre cher continent !
    A oublier très vite !

  • ce ga parle trop et n’apporte rien de bon. il se fait voir seulment. Eh bon ! c maintenant il est dormeur ? pardon docteur.

  • Bravo !
    Faudrait par moment faire clairement la distinction entre antiquité romaine et antiquité égyptienne.
    Nous n’avons pas BESOIN de la francophonie, vous apporteriez plus à la "connaissance universelle" en faisant une traduction anglaise de l’ouvrage, beaucoup plus, vous le savez !

  • D’accord avec ceux qui disent n’avoir pas compris ce qui est écrit. Je ne suis pas non plus certain que la journaliste elle-même ait compris grand-chose dans ces élucubrations. On a l’impression que cette entrevue est une autre soutenance. Félicitation au nouveau docteur, mais un peu de vulgarisation journalistique pour le public ordinaire !

  • encore une thèse de plus mais tout cela apporte quoi au burkina ? Rien car encore des bla bla du francais de france juste pour écarter les autres mais ca change quoi dans le quotidien du faso. On veut des scientifique, des techniques, des ouvriers qualifiés et non des futurs syndicalistes qui connaissent la rhétorique mais rien de concret à proposer

  • Bonjour et bravo au Dr, quand on regarde les noms : Pr Paré, Sawadogo, Sanou, ça peut suffire pour comprendre toute la rigueur et la profondeur qui ont entouré cette thèse !Je ne suis pas du domaine, je suis sociologue, mais au nom de l’infidélité disciplinaire comme aime dire le Pr Balima, je fais souvent des clins d’oeil à la sémiotique !
    Après avoir lu ce papier une inquiétude m’a très tôt traversé l’esprit : l’instrumentalisation des résultats d’une telle recherche. Au regard de l’origine militaire de la démocratie comme dit le néo Dr et vue que certains longs règnes ont conduit à l’édification de sociétés démocratiques je crainds que certains amoureux du Blaiso ne sautent sur ce travail pour légitimer au nom de la recherche scientifque leur envie de voir le capitaine se maintenir encore au pouvoir même après 2015 pour achever son chantier pour un burkina émergent et démocratique !!!!!!Alors Dr, si cela peut vous inspirer un article qui va faire ce petit detour comparatifs entre vos découvertes et la situation politique du Burkina !!!!!!!!!!!!!!!!!!
    merci

  • voyez vous,la complexité de ce thème est à l’image des ambitions de nos "élites" et autres dirigeants dans ce pays. tout est si prioritaire que l’on fini par se focaliser sur... tout, sauf l’essentiel. vue mon niveau BAC+3 en électrotechnique, je n’est pas la prétention de rentrer dans les détails de ce sujet. toutefois, je suis ravi de lire la mention "stagiaire" au bas de cet article parce qu’il faut bien se faire valoir d’une manière ou d’une autre en tant que journaliste. Sinon Madame Ouédraogo, ma certitude est que les pays dont nous subissons l’influence culturel aujourd’hui n’ont certainement pas tergiversé dans leurs universités comme nous le faisons au pays ici. de grâce, faisons autre chose que de la recherche pour de la recherche. la roue n’est plus à inventer, notre peuple à faim et ça, c’est une vérité.soyez en certain, des mots encore des mots...

    • En réalité, il n’y a pas de recherches pour la recherche. Les découvertes les plus importantes ont été faites par "curiosité scientifique" comme le dit le dernier prix nobel de physique. Il ne faut pas coincer les chercheurs dans des préoccupations immédiatistes, sinon nous resterons d’érternels consommateurs des productions intellectuelles des autres

    • TOUT SIMPLEMENT GENIAL, ET FELICITATIONS POUR CETTE OEUVRE GIGANTESQUE.

    • Bravo au Dr Konaté pour sa thèse.

      Mais à l’avenir, tâchez d’être plus simple dans votre communication, à l’image du regretté Pr Guigané : ce brillant homme parlait un langage qu’un bon élève du Cours élémentaire aurait pu comprendre !

      Félicitation, quand même !

    • Il ne peut pas etre humble. Il est ne comme ca. Donc tu ne connais pas l’ homme.

    • Moi personnellement, je n ;ai rien meme contre la recherche pour la recherche si c’est une bonne recherche. Mais le probleme de cette these est que ca inclut trop de disciplines pour lesquelles l’ impetrant n’est pas outille. Ca pose tout simplement un probleme de credibilite de ses assertions. Mais il me semble, a lire cette interview, qu’ il voudrait qu’ on lui deroule le tapis rouge. Ca ne se passe pas comme ca en recherche. Comme vous avez du lire Hegel a vos moments perdus , je vais vous dire que la dialectique meme est ce qui fait marcher la science, pas seulement le moteur de l’ histoire. Des oppositions jaillissent la lumiere. 1+1= 2 et 2+1= 3, point culminnt de toute realite. On ne critique pas tant votre personne qui ne manque pas de donner d’ aileurs dans la critique. On critique un travail destine a la consommation publique et on ne saurit acheter chat en poche.

  • Que du blablabla ;de la compilation car rien de nouveau sous le soleil.En plus ce genre de thèse littéraire ne fera pas que le Burkina devienne émergent un jour.Une thèse de rigolo qui se sert à rien.Maintenant il peut aller embobiner les jeunes filles avec son titre de docteur.Tchurrrrrrrrrrrrr

    • Mon cher ami, je ne souhaite pas polémiquer mais c’est pas bien de tenir de tels propos à l’endroit d’un chercheur que nous félicitons tous ! S’il y a quelques choses que vous voulez comprendre dans son travail, posez la question et il vous répondra. Il faut que nous reconnaissions maintenant que nos compatriotes peuvent mener des travaux scientifiques qui serviront à tous. Si le Dr n’est pas reconnu par ici, il sera accepter dans le cercle des scientifiques en la matière. Rappelez vous le combat de l’IPN (Institut des Peuples Noirs) initié et encouragé depuis le Président Thomas SANKARA et qui est toujours animé par des jeunes universitaires burkinabè. Cela vous y aidera certainement mon ami.

    • Ne vous en faites pas docteur. Quelqu’un disait que le Burkinabè n’a jamais encensé ses propres idoles. Allez de l’avant. Toujurs.

    • C’est vrai, mais ce travail n’ est pas celui d’ une idole. Ou alors le burkinabe est tombe bien bas, tres bas, intellectuellement. C’est un travail qui n’ augmente pas la connaissance, donc en fait, ce n’est pas de la recherche car une recherche qui n’ augmente pas le corps des connaissances deja existantes n’ est pas de la recherche. Louez plutot l’esprit critique du Burkinabe qui refuse de prendre des vessies pour des lanternes. Qu’est-ce que ce travail apporte que Cheick Anta Diop n’ ait pas deja couvert ? Dr. Konate, apprenez a etre un peu humble. Ca va beaucoup vous aider si vous voulez prosperer dans la reherche. C’est un domaine ou l’ humilite est royale. Un travail bateau ne doit pas etre exalte. Les limites objectives d’ une telle these sont criardes. Dans toute recherche on limite et delimite le sujet. Mais a trop embrasser, on etreint tres mal. Et ce n’est qu’accidentellemtn qu’ on peut atteindre l’ orgasme intellectuel.

  • Rien d’étonnant si vous ne comprenez rien dans cette thèse ! C’est l’essence même d’une thèse : personne ne doit comprendre quoi que ce soit d’une thèse, sinon elle cesse d’être une thèse. Celui qui la présente prétend avoir trouver quelque chose, les membres du jury font semblant de comprendre et l’auditoire ainsi trompé est ému.
    Félicitation a M. Konaté, vous êtes intelligents.

    • L’idiot anonyme de 15:16 ne devrait pas accéder au forum !
      Joindre la voix d’un tel attardé à celles de gens qui cherchent à construire me parait tout à fait injuste et déplacé !
      Ce renégat n’a surement aucune éducation au sens propre du terme pour se permettre de parler ainsi... Ce n’est pas une discussion de cabaret tout de même

    • Félicitations au nouveau docteur malgré la complexité du thème. Moi je n’en veux pas à l’idiot du 15:16, ce taré du 21è siècle. J’aimerais savoir vraiment auprès de quel bandit de grand chemin il a reçu son éducation et où il a fait son école. C’est dommage que le Burkinabé limite tout à l’instantané et à la chair. c’est la raison pour laquelle l’Afrique restera toujours derrière. Sarkozy avait raison quand il disait que l’Afrique n’est pas suffisamment rentré dans l’histoire. Il ne parlait pas de la nourriture (car c’est notre fort).On a crié au scandale. Mais qu’est-ce que nous faisons pour laver cette honte collective.? Et voilà qu’au lieu d’encourager nos chercheurs on tient des propos de rue. Et on veut évoluer. Il est facile d’opiner sur les trouvailles des autres. Va chercher et tu comprendras. Courage à tous nos jeunes universitaires. Vous avez battaillé pour arriver à ce niveau, ne vous laissez pas décourager par ces genres de propos !!

  • " D’aucuns », c’est qui au juste ? Je ne savais pas que l’éminent jury en toute souveraineté s’était associé d’autres voix en dehors du cadre de la soutenance pour délibérer avant de nous octroyer la « mention très honorable à l’unanimité » ! C’est la presse qui me l’apprend et j’en suis très flatté (rire) !"

    Si c’est un travail scientifique, pas seulement une oukase d’ un politburo, votre jury est ceux qui s’ engagent a vous sacrer docteur mais tous ceux qui savent distinguer leur main gauche de leur main droite ont droit au chapitre. Alors, laissez les jeux dire ce qu’ ils pensent intimement de votre travail. La recherche, ce n’ est pas le cdp ou on mange ou meme ou on ne mange pas mais ou on doit se taire.

  • Avant tout propos ,je voudrais saluer le nouveau Docteur Konaté que je reconnais comme un grand orateur depuis sa terminale !!!!!!!
    C’est un garçon qui a de l’avenir et je pense qu’il faut l’aider ?
    D’après le jury son étude ne doit pas se limiter à cette thèse seulement ,il faut la développer .
    J’ai beaucoup apprécié cette thèse et je l’encourage à persévérer !
    Mais pourquoi a-t-il quitté la francophonie ? Quelqu’un qui est plein d’initiative ?
    Je me demandais Dr si ce n’est pas toujours pour des raisons politiques ?
    Docteur manifeste toi ?

    Merci
    Par ton grand frère !

  • suis carrement bleu ! félicitations tout de même. reste à trouver l moyen de transformer tout ca en croissance.

  • excellent travail Dr konaté ,une fois de plus vs prouvez à tout le monde que vs êtes un grand homme ,à travers cette thèse on voit votre intelligence,votre créativité,et surtout votre grandeur d’esprit .
    vous méritez parfaitement ce titre,que le bon dieu vs donne la force et le courage à toujours progresser.

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