Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

vendredi 4 janvier 2013 à 01h48min

Dans la matinée du lundi 31 décembre 2012, un affrontement entre communautés peulh et bissa dans la commune rurale de Zabré située à 110 kilomètres de Tenkodogo dans la région du Centre-Est a fait 7 morts et de nombreux déplacés.

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Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

La fin de l’année 2012 a laissé une tache indélébile dans la mémoire des habitants de Zabré, une commune rurale située à environ 110 kilomètres de Tenkodogo, dans la région du Centre-Est. En effet, un affrontement entre les communautés peulh et bissa de la localité a fait 7 morts dont 6 chez les premiers et 1 chez les seconds. Que s’est-il passé ? Cette question n’a pas trouvé de réponses officielles aussi bien du côté des autorités locales que celui de la population, parce que les langues sont bien enfouies dans les poches. Même dans le camp qui a enregistré le plus de victimes, l’on se contente d’énumérer les dégâts matériels. « J’étais au village de Mangagou à 5 kilomètres de Zabré et on m’a téléphoné que les adversaires (NDLR : les Bissa) sont en train de venir. Je me suis enfui pour me réfugier chez le pasteur.

Ils sont venus brûler nos maisons, nos greniers et ils ont épargné nos troupeaux. C’est la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) qui est venue nous chercher chez le pasteur hier matin (NDLR : le 1er janvier 2013) pour nous amener mes parents et moi, à la gendarmerie où nous dormons pour l’instant à la belle étoile. Jusque-là, je ne suis pas au courant de ce qui s’est passé », raconte Samuel Bandé, agent dans un secrétariat public. Egalement, pour retrouver le lieu du drame, ce fut un parcours du combattant. Il a fallu que nous garantissions l’anonymat à un témoin « oculaire », natif de la commune (un Bissa) après moults négociations pour qu’il nous conduise dans le village de Bangou, au secteur n°7 de la commune. Dans ce village, habite une famille peulh vivant dans 3 grandes concessions dont le chef de famille s’appelle Sambo Bandé, un riche éleveur âgé de la quarantaine et époux de 3 femmes et de nombreux enfants.

Le film du drame

Sambo est un acteur-clé du drame. « Les habitants du village de Sangou (NDLR : situé aussi dans la commune) ont un frère bissa qui a eu des problèmes avec un Peulh. Ce dernier est allé porter plainte au commissariat. Mais, le Bissa n’a pas répondu à la convocation qui lui avait été remise. C’est ainsi que des policiers sont allés le chercher nuitamment à son domicile. Donc, les gens ont soupçonné Sambo Bandé d’avoir corrompu les policiers pour qu’ils enferment leur frère. Ils sont d’abord allés manifester au commissariat. Ensuite, ils se sont dirigés vers le domicile de Sambo Bandé », explique le témoin. Et le dernier jour de l’année 2012 fut fatal pour le riche éleveur et sa famille. « C’était le lundi 31 décembre 2012 aux environs de 9 heures lorsque j’ai aperçu une dizaine d’hommes à moto, venus du village de Sangou, munis de fusils, qui se dirigeaient vers le domicile de Sambo Bandé. P

ar curiosité, j’ai suivi le groupe. Arrivés au lieu indiqué, ils se sont mis à tirer, disant qu’ils veulent le (NDLR : Sambo Bandé) chasser du quartier. Comme l’intéressé avait aussi une arme, il a répliqué, en tirant en l’air. Dans le groupe, un homme du nom de Nombo Bancé, en position un peu avancée, a tiré jusqu’à épuiser ses balles. Sambo Bandé s’est approché de lui pour lui demander de partir et que s’il lui reprochait quelque chose, il pouvait aller porter plainte et le faire convoquer par les forces de l’ordre pour en discuter. Puis, au moment où Sambo Bandé retournait dans sa concession, Nombo Bancé, après avoir rechargé son fusil, s’apprêtait à tirer sur son vis-à-vis qu’une autre personne qui était avec Sambo Bandé a ouvert le feu sur Nombo Bancé. Ils s’en sont suivis des échanges de tirs », relate-t-il. Et notre source de poursuivre en disant que la CRS arrivée au moment des échanges de tirs, n’a pu sauver ni Sambo ni les membres de sa famille.

« Ainsi, ils ont tué son père qui était le doyen du village, sa mère une octogénaire, sa jeune épouse qu’il venait de marier il y a deux semaines et qui a rejoint le domicile conjugal le 30 décembre dernier. Ils ont aussi tué son neveu et sa cousine, une collégienne qui était venue pour passer les congés. Son frère n’a pas été épargné », précise-t-il. Après cela, poursuit le témoin, ce sont les concessions qui feront les frais de la furie du groupe d’hommes. Les maisons et les greniers sont vidés de leur contenu avant d’être incendiés. Les deux autres concessions jouxtant celle de Sambo Bandé ont également suivi les mêmes supplices à la différence que les occupants ont pu s’échapper à temps pour se refugier à la brigade de gendarmerie ou ont préféré quitter la localité. Seul le bétail (bœufs, moutons et chèvres estimés à 300 têtes) et la volaille (poulets et pintades) appartenant à Sambo Bancé ont été épargnés. « Les corps des victimes sont restés sur les lieux du drame jusqu’au mardi 1er janvier aux environs de 17 heures.

Ce n’est qu’après que les services de la mairie, accompagnés de la gendarmerie et des personnes de bonne volonté ont pu inhumer les 6 corps (NDLR : de la famille Bandé) dans une fosse commune. Quant au 7e, il a été enterré un peu plus loin », indique notre témoin. Mais la chasse à l’homme a continué dans la commune de Zabré et les villages environnants. Dans la bande des fuyards, Alidou Bandé, le beau-frère de Sambo Bandé a dû son salut à la proximité de la gendarmerie. « J’étais assis dans le marché, entre-temps, je voyais des gens en grand nombre se diriger vers moi. J’ai abandonné ma moto pour me réfugier à la gendarmerie. Ils ont brûlé ma monture sur-le-champ devant les gendarmes. Mon domicile a été pillé. J’avais 350 000F CFA, 4 vélos, une moto, du mil et du maïs dans ma maison. Ils ont tout brûlé », relate-t-il, le cœur encore meurtri. Bilan : une dizaine de villages (Bangou, Sangou, Zoulma, Yarkou-peulh, Yorgo, Bagansé, Bècazourma, Wanda, Mangagou, Gassougou, Youga…) ont été vidés des familles peulhs.

Les déplacés conduits sur deux sites

Un couvre-feu a été instauré dans la commune le même jour dans la nuit du 31 décembre 2012 au 1er janvier 2013, pour ramener la situation au calme, selon le lieutenant-colonel, commandant du 31e Régiment d’infanterie commando de Tenkodogo, Moussa Diarra. Quant aux déplacés, ils ont été conduits sur deux sites d’accueil à savoir, le village de Youga situé à 35 kilomètres de Zabré et à Tenkodogo. Mais à Zabré déjà, l’élan de solidarité se manifestait à travers la coordination des femmes de la commune Zabré, avec le soutien des services de l’Action sociale de la localité. « Nous avons fait un communiqué sur une radio locale de la place afin que les femmes apportent leur soutien en nourriture, en vêtements, en couverture et en argent aux personnes déplacées », nous confie la secrétaire générale de l’association, Mariam Zinsoni. Selon le Directeur régional de l’action sociale et de la solidarité nationale (DRASSN) du Centre-Est, Abdoul Mamadou Bassaoulet, les premiers déplacés sont arrivés à Tenkodogo le 1er janvier dans la matinée. Composés de 149 personnes dont 41 nourrissons, 9 personnes âgées, 32 élèves et 76 femmes, ils ont été pris en charge par le Comité national de secours d’urgence (CONASUR) à travers des aides alimentaires et de matériels utilitaires (tentes, nattes, couvertures…).

Un second groupe est venu gonfler le nombre de déplacés le lendemain. Toutefois, l’on note des portés disparus. Assana Diallo, mère d’un enfant, dit n’avoir plus de contact avec son mari. Germaine Bandé, la cinquantaine bien sonnée, confie également que ses 2 garçons et ses 5 filles manquent à l’appel. Dans nos recherches, aucune structure sanitaire de la ville n’a enregistré de patients relatifs au drame de Zabré. Lorsque nous quittions Zabré le mercredi 2 janvier aux environs de 18 heures, le couvre-feu décrété par les forces de défense et de sécurité avait été levé. Toutefois, des patrouilles continuaient à travers la commune. Au moment où nous bouclions cet article, nous apprenions qu’un 3e site se trouverait à Zébila, un village frontalier au Ghana. Le gouverneur de la région du Centre-Est, Allahidi Diallo, se serait rendu (jeudi 3 janvier) sur les lieux pour convaincre les déplacés de rejoindre leurs villages respectifs, compte tenu de l’accalmie qui règne actuellement.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO et Bougnan NAON

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 4 janvier 2013 à 09:35, par rayimi
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Encore ,un drame intercommunautaire.Attention ,a ne pas banaliser ,ces conflits recurrents qui opposent la communaute peule ,aux autres communautes generalement des agriculteurs.Pourquoi un simple conflit entre deux personnes doit au massacre d´une communaute ,je me sens meurtri.Que la justice soit ,si elle existe encore ,sans pitie pour ces bandits qui ont agi par simple jalousie.Que la mort de Sambo interpelle la conscience collective pour que cssent ces betises au Burkina.

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    • Le 4 janvier 2013 à 12:58, par LE PENSEUR
      En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

      Rayimi, il ne faudrait pas analyser les événéments de façon simple et simpliste. Vous savez, il ya toujours une complexité dans le système de cohabitation et ne pensez pas que tout est lié à la jalousie. J’estime important que cherche à comprendre comment cela est arrivé, pourquoi c’est arrivé et chercher des solutions palliatives pôur l’avenir. D’abord, paix aux ames des disparus.
      Soulignons aussi que nos autorités locales (Préfet, mairie, commissariat ...) traitent à la légère les problèmes. Sinon, je suis sûr que ce drame n’est pas arrivé ex nihilo. Il y avait des prémices qui ont certainement été pris à la légère. Au ministre de l’administration térritoriale de nommer des gens compétents dans les postes à problèmes pour une meilleure prévention des conflits.

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      • Le 5 janvier 2013 à 00:31, par Le sage
        En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

        Bonsoir à tous,
        Paix à l’âme des disparus. J’ai peur personnellement de ces violences qui se comptent de plus en plus dans nos communautés. Faisons attention, car nous ne sommes à l’abris de ce qui est passé dans les autres pays qui ont connu des conflits ou qui sont en conflits. Faites une enquête approfondie à Zabré pour nous ramener une histoire crédible. Selon les informations, le Sir Sambo était un récidiviste et un bandit de grand chemin. Si oui, pourquoi vivait il librement au vu et au su de tous ? Vous dites que les boeufs du Bissa sont rentrés dans le champ de Sambo. Si oui, quel champ est cultivé en saison sèche ? Pourquoi les forces de l’ordre ne font pas actuellement des arrestations ? Trop de flous dans cette histoire. Et vous savez quoi, la haine et la vengeance prennent racines dans l’injustice et le mensonge. Alors chers journalistes, je vous demande par la grâce de Dieu, de chercher l’information juste. Si vous ne l’avez pas, taisez vous.
        Exemple lisez ce qu’ils ont écrit : "Selon le Directeur régional de l’action sociale et de la solidarité nationale (DRASSN) du Centre-Est, Abdoul Mamadou Bassaoulet, les premiers déplacés sont arrivés à Tenkodogo le 1er janvier dans la matinée. Composés de 149 personnes dont 41 nourrissons, 9 personnes âgées, 32 élèves et 76 femmes,.."

        D’abord, quand vous faites le total des déplacés, on est à 158 personnes au lieu de 149. Quant aux nourrissons, on a 41 avec 76 femmes : je suppose que plus de la moitié des femmes ont des nourrissons c’est à dire des enfants de moins de 6 mois ? j’ai des doutes...peut être que parmi les 32 élèves, il y a des élèves mères....Où sont passés les hommes ?

        Chers lecteurs, je vous prend à témoin, vous conviendrez avec moi qu’ils prennent les informations sans même les analyser...Mais nous lecteurs, sommes vigilants. S’ils vous plait, chers journalistes essayez d’être plus professionnels. Par vos écrits, vous pouvez construire une nation comme vous pouvez la détruire. Ne sapez donc pas les efforts de constructions.

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  • Le 4 janvier 2013 à 10:06
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    C’est vraiment dommage. Les auteurs de ce drame doivent être sévèrement punis conformément à la loi.

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    • Le 4 janvier 2013 à 11:39, par yinde
      En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

      je suis entièremet d’accord avec vous, ces meurtriers doivent être jugés devant tous le village pour que ce genre ne se reproduisent plus. Il fut une année où on a fusiller à bobo des coupeurs de tête depuis on n’a plus rencontrer ce genre de choses. Je pense quil faut réagir vite, sinon ça revient chaque fois ce conflit entre les peuls et autres ethnies, écoutez nous sommes tous des burkinabé. Evitons de margiliser les UNS ET LES autreS

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  • Le 4 janvier 2013 à 10:09, par Le boud
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Quel triste événement ! Frères burkinabè, laissons cette ségrégation ethnique et vivons en frères et soeurs, car nous sommes tous issus d’un même père Ada et d’une même mère Eve ! Que Dieu nous bénisse !

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  • Le 4 janvier 2013 à 11:45, par kiîsg-ziri
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Dommage ! que Dieu guide nos populations ! Vive l’harmonie !

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  • Le 4 janvier 2013 à 12:03, par ba
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Il faudrait arrêter cela avant que ce qui s’est passé au rwanda ne viennent ici.
    Malgré l’intervention du chef de Zabré pour calmer la foule déchainée, ils ont été tués et brulés (2 personnes brulés). Que cela s’arrête et les responsabilités doivent être situées et punir les fautifs.

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  • Le 4 janvier 2013 à 12:18, par Zak Oued
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Dans ce massacre tout comme les précédents les autorités portent grande part de responsabilité, en ce sens que l’impunité est garantie pour les criminels. Sous le falacieux pretexte qu’ils sont des autochtaunes, donc propriétaires des terres, les autorités administratives et judiciaires ne prennent absolument aucune action pour faire respecter les lois en vigueur. Dès le moment que les victimes sont des peuls, donc ne sont pas de cette région, on ne leur reconnait plus aucun droit. Ce sont des citoyens de seconde zone. La preuve est que dans ce récis on ne fait nullement question d’enquête, rien du côté du Procureur. Le Gouverneur de la région qui s’est rendu sur les lieux n’avait que pour seul objectif le retour des réfugiés dans leurs viallges. Il n’est pas question pour lui de parler des vicitimes, d’enquête de poursuites judiciaires, même pas une condamnation de tels actes. Préserver son poste à tout prix au moment oû un nouveau gouvernement vient de voir el jour est sans aucun doute son principal souci. Pauvre du Burkina, où allons nous ?

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  • Le 4 janvier 2013 à 12:31, par le lingouste
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Avant tout, toutes mes condoléances à toutes les familles attristées.
    Que faut-il vraiment faire pour arrêter ces tueries inutiles et qui, si l’on ne prend garde, entraineront l’irréparable au Burkina Faso. Depuis 2001, c’est la question que je me pose. D’autres se la posent également. La réponse qui m’a semblé la meilleure depuis 2002, a consisté à mener des recherches de manière à mieux comprendre le problème.
    Des recherches, il s’avère que c’est la xénophobie qui prend de l’ampleur dans le pays des hommes "dits intègres", et les communautés les moins organisées "en contexte de minorité sont les plus vulnérables". C’est le cas des pasteurs nomades peuls.
    Il s’avère également que l’expression "conflits agriculteurs/éleveurs" est une expression politiquement correcte pour masquer la réalité. N’est-ce pas que de nos jours les Mossis sont plus éleveurs que les Peulhs ! Pourtant, c’est surtout les Peulhs qui voient leurs maisons brûlées, leurs enfants éparpillés dans la nature, les corps des leurs abandonnés à la charogne souvent au su des autorités.
    Mais le problème est plus complexe. Si l’on fait un tour d’horizon dans l’espace CEDEAO, on se rend compte, que plus que la xénophobie, c’est la mal gouvernance qui justifie ces dérives (tueries d’honnêtes citoyens par d’autres).
    Mais les réflexions doivent se poursuivent et il nous faut trouver une réponse à tous ces actes d’incivisme surtout que les Peulhs ne sont pas les seuls qui subissent les tueries. Et ensemble, nous le pourrons si nous poursuivons la réflexion pour trouver les actions les meilleures à entreprendre. Pour ceux qui sont intéressés par la question, contactez-moi à : issadble@yahoo.fr.

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  • Le 4 janvier 2013 à 12:54, par Observateur National des Forces de Securité
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Toujours les forces de l’ordre, surtout la police, qui sont a la base du desordre ! haro sur elle.

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    • Le 4 janvier 2013 à 16:56
      En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

      A Observateur National des Force de Sécurité : D’abord paix aux âmes des disparus. Observez d’abord vos publications sur la toile. Qu’avez vous de concret à nous éclairer sur cette affaire ? Élevons le niveau du débat et cherchons plutôt des solutions durables à nos problèmes au lieu de stigmatiser un corps ou une institution de façon plate. En attendant que les autorités réagissent, sensibilisons nous sur le caractère sacré de la vie ; sur le respect de la loi, nul n’a le droit de mort sur personne. Que cela ne se répète plus au BF, cultivons la paix entre communautés car nous avons le même destin. Même si des différends naissent, œuvrons à les régler de façon pacifique, car il n’ y a pas de terre pour une communauté au BF, mais plutôt la terre appartient à toute la nation Burkinabè. Il faut l’éducation citoyenne de masse à nos populations, et qu’ensuite vienne éventuellement la répression.

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    • Le 4 janvier 2013 à 17:34
      En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

      Monsieur il faudrait plutôt contrôler votre langage car la police a donné une convocation et que le monsieur en question doit répondre. vous préférez que les gens ne répondent plus aux convocations des forces de l’ordre ? je sais avec évidence que si vous étiez au lieu du drame vous aurez fait la même chose. tu doit être de ceux qui défient l’autorité de l’État.j’ai honte à ta place.

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  • Le 4 janvier 2013 à 13:00
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    vraiment dépasser par ces faits.cè quand la fin de ces barbarie ?

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  • Le 4 janvier 2013 à 13:40, par Amson2
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Que le President Faso prenne une position claire et arrete de rester passif a ce genocide qui est devenu monaie courante. Un Peul n’a plus le droit de convoquer son semblable au BF ?chaque Goutte de SAng innocent verse sur le sol Burkinabe doit vous interpeller.Combien de massacres en cette annees 2012.Aucune reaction de fermete sur le ondes.Qui ne dit rien consent. Nous sommes tous des Burkinabes.IL faut que sa Finisse sinon boko haram a la Burkinabe n’est plus loin.NOus refusons D’accepter cela y a t’il des demi burkinabes faux burkinabe vrai burkinabe pour que certains ayent le droit d’assassiner toute une communaute au moindre pepin ?

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  • Le 4 janvier 2013 à 15:10, par bergersoleil
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Monsieur les jounalistes faite tres atenttions a vos dires ,c’est pa toutes les temoignages qu’on se pretecipites pour dires afin qu’on vouis felicite .il faut bien analysez les informartions.
    Il ya des vrai temoins dans les deplacer a tenkodogo et dans les autres moi je donne pas de nom .Juste vous guider ,afin que vous ne vous ou vous precepiter (les joulistes )pour donner des temoignages a la premiere venue
    s. Vous avez donner qu’une versions d’1 temoin (vous dite)dans le comps des bissa ...allez a tenko surtt avec la sagesse vous auurez des informations reeel.

    ya de choses que j’ai entendu ; donc analyser comparer ; et juger en ; avant de rapporter. que Dieu vous garde

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  • Le 4 janvier 2013 à 15:28, par le patient
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Je suis tellement meurti par cette histoire que je me pose la question si notre pays ne tombera pas dans un tourbillon de violence. La securite de la population n’existe presque pas depuis le soulevement spontane de la garde presidentiel. Le nombre de bandit a triple au pays des hommes integres. Il n’y a pas de region sans coupeur de route. Les personnes n’ont violente et qui aiment generalement leur prochain sont generalement celles qui paient de leur vie. Je constate que de plus en plus la parente a plaisenterie ne joue plus le role qu’elle devait jouer car nos chefs de village sont preoccupes a faire de la politique. Notre Blaiso et son gouvernement se cherchent et n’osent pas reagir de peur de declencher un cyclone qui pourrait les emporter.

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  • Le 4 janvier 2013 à 15:50
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    LE REMEDE A TOUS CES MASSACRES INTERCOMMUNAUTAIRES RESIDE DANS UN BON FONCTIONNEMENT DES TRIBUNAUX DEPARTEMENTAUX

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  • Le 4 janvier 2013 à 22:06, par bance
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    l’eraire est ke la famille de ce bandi di sambo n’a rien a voire. main si la justice est incapable de fair son travail, la popilation doive reagire comme il le faut. ke ça soit dans le coran, ou la bible, le mechent doive etre puni. se sambo a fait combient de foit la prison ? on peu pas le tenir enprisoner. tout selement les hommes de tenu sont conrompu par lui. dites moi ce ke la popilation doit fair a ce bandi.

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  • Le 5 janvier 2013 à 01:58, par Inoussa verite
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Mon coeur est chagrine chaque fois que de tels evenements font la une de l’actualite. ce genocide des peulhs doit s’arreter. c’est cette communaute qui est le plus souvent abusee par les autres communautes. je me rappelles quand j’etais petit, un de mes oncles a provoque le courroux de la famille parcequ’il voulait marier une femme d’origine peulh. Nous devons tirer de SERIEUSES lecons des problemes ethniques que les autres pays d’Afriques connaissent. L’administration doit faire regner la justice et eviter chaque fois le "pardon" pour preserver la "paix sociale". Une justice mal rendue amplifie les rancoeurs et on peut se retrouver un jour dans la situation du Mali ou du Niger ou les touaregs ont ete magialises pendant des decennies et aujoud’hui ont pris des armes. Donc faisons tres attention pour notre cher Faso.

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  • Le 5 janvier 2013 à 11:42, par bateka
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Que leurs âmes reposent en paix !
    Que justice soit rendu. Sans justice, cest la loi du plus fort du jours.
    eteindre toute une famille et dans son propre domicile, en plus bruler le domicile. Comment justifier une Barbarie comme tuez une vielle grand mere de plus 80 ans, une epouse de la trentaine et une jeune fille dans la quinzaine ?
    Expliquer moi ca, Cher frere Burkinabe ?
    le coeur meutri, je ne peux que implorer le pardon de Deiu d’appartenir a la meme espece capable de commettre une telle barbarie.
    Que fait le mediateur international, s’il ne peut meme fgarantir justice de ces pauvres peuhl qui ont pour tors d’etre riches et assidu
    L’afrique c#est le srt que tu reserve pour tes fils hardi, travailleurs ?
    Africain, quand seras tu lbre sur ton sol ancestral ?

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  • Le 5 janvier 2013 à 12:01, par yitanvwara
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Ou est la paix dont on cesse de parler ?!! La polution n’a plus confiance en la justice.Pourtant c’est les memes qui votés massivement le CDP ?
    D’autre part la police a faillit ;elle devrait avoir à l’oeil la les bissas.
    Enfin si les deux camps ne possedaient d’armes ;ils allaient simplement se bastonner

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  • Le 5 janvier 2013 à 17:42, par okeke
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    ce n’est qu’un debut de l’apocalys que va causer par les agro bisines men .le probleme reste entier si l’etat refuse de prendre c’est responsabilité face a l expropriation des terres rurales.il y aura toujours confusion entre zone pastorale et agricole et hop pour les conflits de communauté frere(arrettons d’acuser les force de l’ordre ils sont souvent victimes des interet des gourous)sinon pourquoi des communautés qui vivent ensemble pendant longtemps en viendraient ade tels conflits ? on dira la poussée demo sans doute. mais voyez aussi la mains gourmandes des hommes politiques

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    • Le 7 janvier 2013 à 10:13, par KIDRH
      En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

      Il faut comme a dit un internaute faire une analyse dépassionnée de ce drame et ne pas le mettre tout de suite sur le seul compte du conflit ethnique. On a connaissance au Faso de conflits meurtriers entre des familles d’une même ethnie (exemple Tiébélé). Bien sur que des Bissas ont pourchassé des peuls. IL se trouve que bien souvent les migrants peuls dans une même localité sont au plan familiale assez proche. Et puis au Faso quand on est loin de son terroir tous ceux qui sont avec vous et viennent de ce terroir sont vos frères. En clair l’analyse de ce conflit pourrait aboutir à la conclusion qu’il s’agit d’un conflit entre deux grandes familles.

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  • Le 7 janvier 2013 à 10:35, par Haligoga
    En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

    Un article partiel et partisan qui nous dit pas ce qu’est advenu des tueurs bissa un article qui ne fait aucune analyse ni allusions aux tueries régulières des Peuls dans les régions bissa.
    Pour ma part j’attends de voir le réaction des autorités du Burkina face à se drame .

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    • Le 7 janvier 2013 à 18:34
      En réponse à : Affrontement meurtrier entre deux communautés à Zabré : Un bilan officiel fait état de 7 morts

      j’ai dit à mes frères peulhs, restez au sahel chez vous. Mettez vos enfants à l’école et avec vos richesses entretenez votre environnement. Cessez d’aller de région en région à la recherche du paturage. Cessez d’etre étranger partout. L’afrique n’est pas encore mure pour accepter les differences( bien que nous soyons la mère de l’humanité). nous ne sommes pas l’Amérique qui accepté BARACK OBAMA comme président. Les peulhs sont attaqués et massacrés partout au Burkina. Mes chers parents, à la moindre crise dans nos pays, vous serez les prémières victimes pcq vous n’etes pas organisés pour vous défendre. Contrairement à ce que dit KIDRH, les migrants peuls dans une zone donnée ne sont pas du tout de la meme famille. Bcp sont des familles differentes et n’entretiennent aucune relation entre elles. Un peuple non organisé est un peuple faible appelé à disparaitre. mais attention, le fort ne restera pas toujours fort pour massacrer l’autre.....

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