Afrifogo : Pour que rayonne le conte

lundi 31 décembre 2012 à 01h02min

Les récits font partie intégrante des traditions africaines. La nécessité de sauvegarder ce patrimoine s’avère alors importante. D’où la mise en place d’une plateforme sous régionale des arts du récit, de la parole, des contes dénommée Afrifogo. En marge du festival Yeleen, les coordinateurs du Burkina Faso, Mali et Niger se sont réunis vendredi 28 décembre 2012 à la maison de la Parole, pour faire le bilan 2009-2012 et baliser des perspectives pour 2013.

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Afrifogo : Pour que rayonne le conte

« Afrifogo était une nécessité », à en croire Mahamat Sallet, coordinateur d’Afrifogo Niger. En effet, depuis sa mise en place en 2009, l’ensemble des conteurs de son pays ont travaillé à mettre en commun leurs intérêts. Réunis en associations beaucoup d’entre eux se sont professionnalisés. Née à la demande de l’ONG belge de la culture Africalia, les structures de conte se sont mise en réseau afin d’être plus efficace. L’objectif est non seulement de promouvoir les arts du récit, mais également renforcer les capacités individuelles, organisationnelles, institutionnelle des conteurs pour un développement humain durable. Dans ce sens, des activités sont organisées au niveau des trois pays pour répondre au mieux les objectifs d’Afrifogo.

Par exemple au Burkina Faso et en droit ligne avec les programmes pluriels annuels (PPA) d’Africalia, une quarantaine de conteurs ont bénéficié d’une formation de renforcement de capacité. Des rencontres avec les détenteurs de la parole ont pu se tenir dans plusieurs localités du pays, en plus du financement des projets en l’occurrence des festivals. Au Mali avec la compagnie « sac à parole » une première édition d’un festival dénommé « Namou » s’est tenue à Bamako sur une note « très » satisfaisante, selon le coordinateur Salif Berthé. Au Niger les conteurs s’informent de tout sur les activités du récit et plusieurs arrivent à jouer plus 15 fois dans l’année. Ils interviennent également dans les écoles.

« Ce qui n’était pas le cas avant », soutient Ado Mahamat Saleh. Après que le bilan des activités des trois ans aient été jugés positif, les coordinateurs des trois pays avec à leur tête le coordinateur général François Moise Bamba ont établit le calendrier des activités pouvant être réalisé en 2013.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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Vos commentaires

  • Le 2 janvier 2013 à 15:01, par Diaradougou Visitor
    En réponse à : Afrifogo : Pour que rayonne le conte

    Bon courage à vous, chers professionnels du récit ! Je respecte votre boulot et votre génie. Il faut vivre des instants de du Festival YELEEN pour comprendre ce que vaut cet art de la parole et surtout la fertilité artistique de nos conteurs. Que l’an 2013 soit plus productif et abondant en financement !

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