Politique nationale de lutte contre la corruption au Burkina : Un mécanisme de suivi en bonne et due forme pour réussir la mise en œuvre

mardi 18 décembre 2012 à 01h31min

Par ces temps qui courent, l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat (ASCE) ne manque pas d’initiative pour exprimer sa volonté de lutter véritablement contre la corruption. Ainsi, après sa conférence de presse du samedi dernier annonçant pour ce mercredi la tenue d’assises nationales sur le phénomène, le contrôleur général d’Etat, Henri Bruno Bessin, a présidé ce jour, 17 décembre 2012 à Ouagadougou, une rencontre de validation du mécanisme de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre la corruption.

Politique nationale de lutte contre la corruption au Burkina : Un mécanisme de suivi en bonne et due forme pour réussir la mise en œuvre

« Le projet qui vous est soumis est un outil très précieux pour apprécier l’atteinte des objectifs de la bonne gouvernance. C’est pourquoi sa réalisation demande l’engagement et la participation de tous les acteurs de la lutte contre la corruption ; il s’agit des structures étatiques, des organisations de la société civile, du secteur privé et les partenaires techniques et financiers », a indiqué le contrôleur d’Etat aux participants de la rencontre.

« La mesure de la corruption par certains organismes internationaux tels que Transparency International, repose essentiellement sur des indicateurs de perception constitués à partir des enquêtes auprès des ménages et entreprises essentiellement. L’une des limites de ces indicateurs est qu’ils ne permettent pas de cerner l’ampleur du phénomène, d’en identifier les manifestations par types ou formes de corruption, par secteurs particulièrement concernés ou les réponses à y apporter. Alors, face à cette situation, le mécanisme que le gouvernement veut mettre en place répond à la préoccupation qui est d’avoir une meilleure appréciation de l’ampleur de la corruption et de l’impact de la lutte contre le fléau. Le mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre la corruption au Burkina Faso va donc permettre d’être renseigné sur l’évolution périodique du phénomène à travers notamment des domaines ou secteurs d’activités », a expliqué Henri Bruno Bessin. Il s’agit, a-t-il poursuivi, « de concevoir un système pas trop rigide, organisé autour d’un noyau d’indicateurs peu coûteux concernant des domaines précis, dont la production est régulière, le nombre d’indicateurs et de domaines pouvant être augmenté au fil des années ».

Le mécanisme de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre la corruption sera, selon le contrôleur d’Etat, expérimenté dès 2013.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

Messages

  • Il semble que des gens dont les noms figuraient sur la liste de l’ASCE ont été néanmoins décorés le 11 décembre passé. LAT avait pourtant dit qu’il serait vigilant pour que n’importe qui ne soit pas décoré. C’était pour nous blaguer alors ? Dieu le voit.

  • Où son les beaux paroles de L.A.T d’octobre 2012. Dire que ce dernier était sur la même liste au députation du CDP avec Ousmane GUIRO (réfrence de la corruption avérée au Burkina). Chacun sera payé par le fruit de son travail.

  • TOUS ce que vous dite ne tiennent pas la route.
    si les temps qui cours sont dure. pourquoi depense encore
    100 millions pour des assises qui ne serviront a rien.
    le mal est deja connu et on sait la ou il se trouve.
    tous ca rien que pour se faire un 13eme mois sur le dos du peuple
    burkinabe.
    pitie pour nos parents au village qui n’arrive meme pas a scolarise nos
    petits frere.

  • C’est du concret dont on a besoin dans la lutte contre la corruption, et non des dissertations à longueur d’année sans jamais de résultat !

  • aucune politique de lutte contre contre la corruption n’a jamais marché dans aucun pays.
    Pour luter contre la corruption, il faut de la transparence. En Suede, Les citoyens ont acces à toute la compta de l’état et peuvent vérifier les dépenses des politiques et des fonctionnaires : ils peuvent contrôler les marchés publics, notes de frais, salaires, notes d’hôtels, de restaurant, patrimoine des hommes politiques etc etc.
    Un homme politique qui utilise 100 fcs d’agent public non justifié est repéré. Un fonctionnaire qui gagne 100 fcs de plus que son salaire normal est repéré. Un politique qui achete quelque chose dont il n’a pas les moyens est repéré etc. etc.

    On lutte contre la corruption avec la transparence. Pas avec des organismes composés d’hommes qui eux meme peuvent etre corrompus

  • Si Blaise veut le bien de ce pays, il doit nommer Laurent Bado comme premier ministre et il veut qu’il va terminer son mandat dans l’amour du peuple. C’est son entourage qui terni son image et c’est le moment de prendre le courage à deux mains pour mettre l’ordre et se barrer.
    Sinon, on va toujours nommer des gens qui vont venir et finiront par vouloir travailler pour leur propre compte que ce qu’on a commencer à constater.

  • Que BESSIN et TIAO arrêtent de se foutre du peuple burkinabè !
    Tout le monde sait ce qu’il faut pour lutter efficacement contre la corruption et les détournements.
    Qu’ils arrêtent de nous distraire
    Que sont devenus les rapports les multiples rapports
    du RENLAC, aucune suite !!!!

  • De vrais bouffons, ces gens là. Tout le monde a en mémoire l’affaire Guiro. Vous ne pouvez plus convaincre quelqu’un.

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