Naissance de quintuplés à Ouagadougou : Haoua Ouédraogo accouche de cinq bébés

mardi 4 décembre 2012 à 02h22min

Le couple Ouédraogo (Honoré Ouédraogo et Haoua Ouédraogo née Koubéré), habitant le quartier Dassasgho, ex secteur n°28 de Ouagadougou, vient d’avoir des quintuplés (trois garçons et deux filles). L’évènement une première au Burkina Faso, selon un spécialiste, s’est produit le mercredi 28 novembre 2012, à la clinique « Notre Dame de la paix ».

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Naissance de quintuplés à Ouagadougou : Haoua Ouédraogo accouche de cinq bébés

Pour son deuxième accouchement, Haoua Ouédraogo/Koubéré, de profession adjoint des finances en service au ministère des Enseignements secondaire et supérieur, a donné naissance à des quintuplés. L’évènement rarissime s’est produit à la clinique « Notre Dame de la Paix » de Ouagadougou, le mercredi 28 novembre dernier. Les cinq bébés (trois garçons et deux filles) dont les poids varient entre 1,4 et 1,6 kilogrammes, se portent bien et sont toujours hébergés dans le centre médical qui les a vus naître. Selon le Dr Jean Baptiste Ouédraogo, fondateur de la clinique « Notre Dame de la Paix », l’accouchement par césarienne, a eu lieu le mercredi 28 novembre aux environs de 13 heures 15 minutes.

« C’est vraiment un sentiment de joie et de satisfaction parce que toute l’équipe de la clinique s’est mobilisée depuis le jour où Mme Ouédraogo y a été admise pour le suivi vers le terme de son accouchement, alors que nous savions déjà qu’elle attendait des quintuplés », a indiqué Dr Ouédraogo. Il a précisé que la clinique a mobilisé toutes les compétences qui pouvaient intervenir dans la délivrance de Mme Ouédraogo, à savoir les anesthésistes, les obstétriciens, les pédiatres.

Dr Jean Baptiste Ouédraogo, par ailleurs, ancien chef d’Etat du Burkina Faso, avoue que de ses quarante ans d’expérience dans la médecine, c’est la première fois qu’il assiste à la naissance de quintuplés. « Je n’ai pas connaissance non plus que le Burkina Faso ait déjà enregistré un tel événement », poursuit-il.

De l’avis du médecin traitant ainsi que des parents des quintuplés, la grossesse n’a pas enregistré de complications particulières. « C’est vrai que le ventre avait une proportion débordante et tous ceux qui me voyaient disaient que j’allais faire des jumeaux », plaisante madame Ouédraogo.

Un gros cadeau de Dieu

Ce sont des parents visiblement heureux que nous avons rencontrés. Le père, Honoré Ouédraogo, écrivain-éditeur, secrétaire général de la Société des auteurs, des gens de l’écrit du savoir(SAGES), estime qu’il s’agit d’un don de Dieu. « Il faut rendre grâce à Dieu pour ce bienfait hors de commun », s’est-il exprimé. Monsieur Ouédraogo ne cesse de remercier aussi toute l’équipe médicale « pour l’expertise déployée pour un accouchement dans les meilleures conditions ».
Pour sa part, madame Ouédraogo avoue être heureuse d’être mère de quintuplés. « Tout ce que Dieu fait est bon.

S’il m’a choisie pour m’occuper de ses cinq enfants, ces dons précieux, je ne peux que le louer. Je suis convaincue en tant que croyante, qu’il a un bon plan pour nous et nous permettra d’élever ces enfants », a-t-elle déclaré.

Cependant, le couple Ouédraogo est conscient que s’occuper de cinq bébés en même temps n’est pas chose facile. D’où leur appel à la solidarité. « Nous voulons que des bonnes volontés nous viennent en aide. Que les gens le fassent pas pour nous, mais pour les enfants. Dieu qui ne dort pas, le leur rendra au centuple », lance dame Ouédraogo. Elle est reconnaissante à toutes les personnes ayant déjà manifesté de la solidarité à leur endroit.

Le fondateur de la clinique « Notre Dame de la paix » abonde dans le même sens quand il appelle à la solidarité nationale « pour que les gens viennent en aide d’abord, aux bébés, ensuite aux parents afin qu’ils puissent les élever dans la dignité avec le moins de problème ».
Il a laissé entendre que la clinique a décidé de prendre en charge gratuitement l’hospitalisation et les frais y afférent. « En outre, les pédiatres ont décidé de suivre gratuitement les enfants jusqu’à un an », a ajouté Dr Jean Baptiste Ouédraogo.

Alban KINI (alban_kini@yahoo.fr)

Sidwaya

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