Mouvements sociaux au Burkina : Vite de la grèvimicine, s’il vous plaît !

lundi 3 décembre 2012 à 16h32min

Les semaines qui viennent de s’achever n’ont pas été de tout repos pour le citoyen Burkina. La raison, ce sont ces nombreux arrêts de travail constatés à divers endroits. Grève des personnels de la santé humaine et animale, grève des enseignants, grève des boulangers… Et rien ne dit que les jours à venir ne seront pas à nouveau marqués par d’autres interruptions du même genre.

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Mouvements sociaux au Burkina :   Vite de la grèvimicine, s’il vous plaît !

Evidemment, loin de moi l’idée de dénier à ces acteurs sociaux le droit d’user des possibilités qui leur sont offertes dans le cadre de l’organisation et de l’encadrement des libertés associatives. Même si, sur ce point précis, il y a hélas, beaucoup à redire à certains endroits. En particulier sur les conséquences souvent difficiles qui résultent de ces situations. Et dont le grand perdant, si je peux m’exprimer ainsi, demeure encore et toujours le citoyen lambda. Finalement c’est lui qui apparait comme l’otage du bras de fer entre l’Etat et ses partenaires sociaux.

Il s’agit plutôt d’interpeller les pouvoirs publics par rapport à leurs responsabilités. Car ces grèves, parfois banalisées et traitées avec le dos de la cuillère, ne nous font pas gagner en productivité. Dans un pays qui est en retard, l’heure devrait être à la recherche de solutions pour rattraper le retard plutôt qu’à perpétuer la logique du sous développement.

Sur ce point, il me semble, au vu des événements passés, que les pouvoirs publics n’ont pas toujours joué franc jeu. Ils ont toujours cherché à gagner du temps en ne concédant que de petits avantages qui s’avèrent par la suite n’être que du menu fretin. Finalement on ne leur fait plus confiance.

J. SOME
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 3 décembre 2012 à 17:03, par NELSON
    En réponse à : Mouvements sociaux au Burkina : Vite de la grèvimicine, s’il vous plaît !

    C’est par ces mouvements là que les choses vont changer au Burkina et vite. Certains opposants vont entrer à l’assemblée et aller voter des lois contre les manifestations sans savoir que c’est grâce à ces luttes que le CDP va les laisser quelques postes pour garantir la stabilité et les y chasser après. Exactement comme en 2002 ou les Me Sankara, Bado, Me Hermann Yaméogo et autres étaient entrés en masse à l’AN pour en ressortir sans rien changer. Soutenons ces luttes.

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  • Le 3 décembre 2012 à 18:02
    En réponse à : Mouvements sociaux au Burkina : Vite de la grèvimicine, s’il vous plaît !

    Et si on synthetisait un produit anti grevocinogene ? Pourquoi ne pqas chercher a combattre les causes des greves au lieu de vouloir combnattre les greves qui ne sont que les effets de la mauvaise gouvernance, du mauvais dialogue social et politique/ ? JOURNALISTES GATEAUX, TUUN MINOUMM BASSI.

    Répondre à ce message

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