Sit-in SYNTSHA au CHU Yalgado Ouédraogo : « Oui aux revendications, mais dans le respect des droits des malades »

mercredi 28 novembre 2012 à 01h43min

Le syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale SYNTSHA observe un sit-in, de 72 heures sur toute l’étendue du territoire pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Débuté ce mardi 27 novembre 2012 au CHU- Yalgado Ouédraogo par un arrêt de travail entre 8 h et 10 h, le mouvement à pris l’allure de meeting, selon les responsables de l’hôpital. Des coups de sifflets stridents, des applaudissements… ont alors perturbé la quiétude des malades.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Sit-in SYNTSHA au CHU Yalgado Ouédraogo : « Oui aux revendications, mais dans le respect des droits des malades »

« Le sit-in tel que nous le connaissons, c’est soit à la permanence du syndicat, soit devant l’administration générale qui est censée représenter le gouvernement à l’intérieur de la structure puisque l’action est faite en direction des autorités », a déclaré Robert Sangaré, directeur général du CHU- Yalgado Ouédraogo. C’est pourquoi, il dénonce la manière avec laquelle ce mouvement dénommé « caisse vide » (du fait du refus des agents de recouvrement de percevoir les différents frais de consultation mais de continuer à soigner les malades gratuitement), a été mené. Les sympathisants du SYNTSHA se seraient regroupés devant les urgences médicales obstruant l’entrée d’un des services les plus sensibles de l’hôpital, perturbant ainsi, le travail des agents non affiliés à ce syndicat. La direction trouve donc inadmissible qu’un regroupement se fasse devant le service des urgences, dans les espaces de soins ou à proximité des espaces de soins au lieu de la devanture de la direction générale qui est leur interlocuteur. « Je pense que cela porte atteinte à l’intégrité des malades » a précisé le directeur général.

Outre l’obstruction de l’entrée des urgences, le sit-in aurait tourné au meeting avec des coups de sifflets stridents des cris des applaudissements pendant que des malades se trouvaient à deux, trois mètres. Par ailleurs, la direction dit déplorer le comportement de certains stagiaires qui ont pris part à ce mouvement alors que leur statut ne le leur permettait pas. La direction précise qu’elle serait en droit d’annuler ou de suspendre ce stage parce que ces stagiaires ont enfreint à des dispositions auxquelles ils ont librement souscrit. Sans nier au SYNTSHA le droit de se battre pour améliorer les conditions de travail de ses agents, la direction estime qu’il doit respecter le droit des malades parce que le droit des uns ne doit pas piétiner le droit des autres. Par conséquent, si cette situation doit se poursuivre, il n’est pas exclu que la direction ait recours au droit pour protéger et faire respecter les droits des malades.

Aminata OUEDRAOGO (stagiaire)

Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés