Autant le dire… : C’est vraiment la campagne !

mardi 20 novembre 2012

Pour des conseillers, des maires, des députés à élire on ne peut qu’être sidéré par la tournure de la campagne électorale. Commencée seulement le 17 novembre, la campagne pour les élections du 02 décembre annonce déjà l’immaturité et le vide politique qui sied au niveau de certains partis politiques. « Ma copine est quata son mari est gaou ; Kuitata ; la position de 4 heures du matin et biens d’autres sonorités ivoiriennes aussi sordides que dormeuses de conscience ont fait vibrer des militants d’un parti sankariste à Bobo-Dioulasso avant, pendant et après le lancement de leur meeting. Pauvre Sankara. Pour combattre le Congrès pour la démocratie et le progrès, les exemples, les plus ridicules sont les mieux partagés. A tous les meetings auxquels j’ai assisté, des anges gardien soudainement venus de nulle part ont relevé des difficultés que traverse notre pays.

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« Au niveau de l’éducation on a des problèmes ; Au niveau de la santé aussi on a des problèmes, … on a des problèmes… ». Quoi de neuf ? Rien, sinon la médiocrité et l’expression d’une incompétence notoire de politique sans programme fiable et réalisable. Il est bon de critiquer mais pour des personnes qui doivent chérir, courtiser et attiser les regards par et pour leur projet de société le développement des idéaux s’imposent. Pour des élections de proximité, les partis surtout de l’opposition doivent arrêter avec l’incivisme politique qui se traduit par des dénonciations allumeuses de tensions sociales. Au lieu de dire ils n’ont pas fait ; Il serait judicieux de dire on fera. Au lieu de dire le Burkina a de l’argent dites combien le Burkina a dans tel ou tel secteur, combien il pourrait avoir si...

Au lieu de dire les effectifs sont pléthoriques dans les établissements scolaires, les jeunes diplômés n’ont pas du travail, dites combien d’écoles vous pourriez construire avec quels moyens et comment vous absorberez les éventuels diplômés à venir. Quant au Congrès pour la démocratie et le progrès, le parti au pouvoir le ton de la campagne est tout trouvé. Les candidats n’iront pas plus loin que le programme politique du président du Faso. « On a Blaise avec nous » Que faire donc de la décentralisation, du développement communal ? Quoi qu’on dise le président du Faso n’élaborera pas le plan de développement communal de qui que ce soit. Le découpage administratif est fait de sorte que tous les postulants aux législatives et aux municipales savent ou devraient savoir les enjeux de leur territoire de compétence.

Par exemple, pour un arrondissement X on devrait savoir le nombre de formation sanitaire, leur taux de fréquentation, les manquements, les réalités de ces milieux et les dispositions à prendre au cas où on serait plébiscité au soir du 02 décembre 2012. Au lieu de cela les uns et les autres préfèrent s’insulter, réveiller des morts qui ne demandent qu’à dormir tranquillement. Même les 05 minutes pour convaincre de la « TéNébreuse » sont devenues des 05 minutes pour insulter, pour réciter ou pour faire du « m’as-tu vu à la télé ? ». Quoi de plus normal. Puisque pour la majorité des 70 partis en compétition la politique commence et s’arrête en période électorale avec comme leitmotiv les subventions à gérer. Après on rangera dans les tiroirs, les programmes pour s’adonner à la bonne bière fraiche loin de l’électorat.

Ousséni BANCE

L’Express du Faso

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