Secours d’urgence : des journalistes s’engagent à soutenir le SP/CONASUR

jeudi 15 novembre 2012 à 01h50min

Réunis les 6 et 7 novembre dernier à Kaya, chef lieu de la province du Sanmantenga, à l’occasion d’un atelier sur le dispositif de gestion des catastrophes au Burkina, des journalistes se sont engagés à soutenir le Secrétariat permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/Conasur) dans ses activités. Pour cela, un réseau regroupant des journalistes intéressés par les questions de l’humanitaire verra le jour très bientôt au Burkina Faso.

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Secours d’urgence : des journalistes s’engagent à soutenir le SP/CONASUR

Les chiffres sur les victimes des catastrophes dans le monde parlent d’eux-mêmes. Selon des études, près de 250 millions de personnes sont victimes chaque année des catastrophes : intempéries, sécheresse, épidémies, famine, etc. L’ouragan Sandy qui a frappé les Etats-Unis en fin octobre, les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur l’Italie rappellent, si besoin en était, qu’aucun pays n’est à l’abri de ces fléaux. Au Burkina, on a encore en mémoire le 1er septembre 2009 et la famine de l’année dernière aggravée par le flux massif des réfugiés maliens. Pour Aboubakar Diané, le Secrétaire permanent du Conasur, « les pertes dues aux catastrophes sont en augmentation. Et cela a de graves conséquences pour la vie, les moyens de subsistance des populations, en particulier des pauvres, et la préservation des fruits du développement, acquis de haute lutte ». Doté d’une expérience dans la gestion de ces types de catastrophes, le Burkina Faso s’est doté d’instruments juridiques et d’un Plan de secours d’urgence et de réhabilitation. Sur le plan international, le Burkina a ratifié le Cadre d’Action de Hyogo adopté en 2005 au Japon, la Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles (SIPC). Au plan régional, la Stratégie africaine de réduction des risques de catastrophes (UA) a également reçu l’adhésion des autorités qui ont, du reste, mis en plan le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation. Aux niveaux régional, provincial et départemental, des sous sections du Conasur sont présents en vue de venir en aide aux populations en cas de catastrophe.

Afin de garantir aux réfugiés un séjour sécurisé sur le sol burkinabè, le gouvernement a pris des mesures dont la loi portant Statut du réfugié au Burkina. Cette loi régit le séjour et la vie des personnes qui ont quitté leur pays à cause de désastres pour trouver refuge au Burkina Faso.

Au cours des deux jours de formation, les participants, des journalistes pour la plupart mais aussi des humanitaires, se sont familiarisés avec ces instruments. Convaincus de la nécessité de « prévenir que de guérir », ils se sont engagés à apporter leur soutien à l’action humanitaire au Burkina à travers le SP/Conasur. Pour ce faire, un réseau est en gestation et verra le jour très prochainement. Il aura pour mission d’accompagner les humanitaires dans leurs activités.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

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