Problèmes de financement du secteur agricole : De vraies pistes de solution

jeudi 8 novembre 2012 à 00h26min

Le 2 novembre 2012 à l’UFR SEG de l’Université Ouaga II a eu lieu la soutenance de thèse en Economie de Salimata Kouamé Traoré. « Microcrédit et productivité agricole au Burkina Faso : une analyse causale à partir des scores de propension ». Tel est le thème de ce document dont l’auteur se sert pour apporter sa contribution à la recherche de solutions aux problèmes de financement du secteur agricole au « pays des hommes intègres » en vue d’une amélioration de la productivité et partant, du développement agricole et du bien-être social.

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 Problèmes de financement du secteur agricole : De vraies pistes de solution

Les analyses de l’impétrante ont permis de constater un impact net globalement positif du microcrédit aussi bien sur la valeur totale de la production que sur le revenu agricole permettant de conclure que l’accès au microcrédit améliore la productivité agricole. Quant aux résultats non significatifs obtenus au niveau de la recherche de sous effets, ils révèlent la non existence d’effets spécifiquement liés au genre, à l’éducation ou encore au statut marital. Il en été déduit que le microcrédit, sur la base des hypothèses et du modèle défini n’agissait sur la productivité agricole que lorsqu’il y avait une interaction entre les variables considérées.

L’accès au microcrédit améliore la productivité agricole des ménages en milieu rural au Burkina Faso, a alors conclu Mme Kouamé. Dans cette logique, elle a établi une série de recommandations. Elle a suggéré « qu’une priorité soit accordée aux populations du milieu rural dans l’octroi de fonds par les institutions de financement ; qu’il y ait un renforcement de la fonctionnalité et de la performance des nombreux groupements villageois qui peuvent devenir des partenaires fiables et viables pour les institutions de financement ; qu’il y ait une réflexion pour la mise en place d’un système de financement réellement adapté au milieu rural et à ses réalités ; qu’il y ait un accroissement des appuis et allocations budgétaires au niveau étatique avec un ciblage des petits exploitants agricoles et enfin qu’il y ait une multiplication des cadres de concertation et de réflexion entre les acteurs du monde rural pour mieux cibler les problèmes qui minent ce milieu. »

Sous sa double casquette de troisième femme à soutenir une thèse de Doctorat en économie à l’UFR SEG de l’Université Ouaga II et la première depuis 2001, Mme Kouamé a obtenu la mention « très honorable » à l’issue des délibérations d’un Jury composé des Professeurs Akoété Agbodji de l’Université de Lomé au Togo (Président), Pierre Roche Seka de l’Université Félix Houphouet Boigny de Cocody-Abidjan, et Kimseyinga Savadogo et Pam Zahonogo tous deux de l’Université Ouaga II.

Morin Yamongbè

Fasozine

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