Médias : des journalistes se forment sur la santé de la reproduction des jeunes

mardi 23 octobre 2012 à 09h10min

Les chiffres sur les grossesses en milieu scolaire parlent d’eux-mêmes. Sur 100 filles qui atteignent le premier cycle du secondaire, seul 57 parviennent en classe de 3e. Les causes de cet échec scolaire sont nombreuses et diverses dont une sexualité mal gérée. Conscients que les médias peuvent jouer un rôle primordial dans la promotion de la santé de la reproduction, les responsables du Centre de recherche et d’intervention en genre et développement (CRIGED) ont organisé, les 19 et 20 octobre 2012 à Ouagadougou, une formation sur le thème au profit de journalistes membres du RIJ (Réseau d’initiatives des journalistes).

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Médias : des journalistes se forment sur la santé de la reproduction des jeunes

Quelles sont les principales causes des grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire au Burkina ? Quel rôle, peuvent jouer les médias dans la promotion de la santé de la reproduction chez les jeunes ? Pour répondre à ces questions, le CRIGED a réuni, sous l’égide du RIJ, des journalistes venus de différents organes de presse. Animée par Issa Nombré, la formation a permis aux journalistes d’analyser également les aspects juridiques de la question.

Selon le formateur, les grossesses précoces en milieu scolaire s’expliquent en grande partie par l’ignorance par les jeunes de leur sexualité. « Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas éduqués sur la sexualité aussi bien en famille qu’à l’école », a expliqué M. Nombré. Avant d’ajouter que comme ce qui est caché suscite la curiosité, les élèves expérimentent sans le B.A.- Bas leur sexualité. En plus de cela, ils ne font pas usage des méthodes de contraception s’exposant ainsi aux maladies et aux grossesses non désirées. Selon des études réalisées en 2010 par le Réseau africain jeunesse santé et développement (RAJS), 73% des élèves déclarent être informés sur les méthodes contraceptives mais moins de 35% des élèves sexuellement actifs n’en font usage.

Afin de résoudre ce problème, le CRIGED préconise que la parole soit libérée et que le tabou soit levé sur la sexualité des jeunes. « Il va falloir éduquer les élèves à la sexualité si l’on veut éviter les grossesses précoces et non désirées », a précisé le formateur. C’est en ce moment que les médias entrent en jeu pour porter à la connaissance du public et des jeunes les informations utiles sur la sexualité. « Les médias pourront aider avec des programmes de sensibilisation à former les élèves à une sexualité saine », a-t-il ajouté.

Qu’à cela ne tienne, une fille qui tombe précocement enceinte a droit à une prise en charge sanitaire, à l’éducation. Elle ne doit pas faire l’objet d’une marginalisation dans sa famille, son quartier ou à l’école. « Elle doit jouir de tous les droits comme les autres », a conclu le formateur.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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