Fait de chez nous : Il avait pour rival son chef

dimanche 7 octobre 2012 à 20h44min

"Aujourd’hui, tout va finir. Je sais que de nous deux, quelqu’un va raconter la scène. Ce qui est sûr, je sais que c’est moi qui vais la raconter et non le contraire. ". A peine a-t-il fini de prononcer ces mots, Joël (puisque c’est de lui qu’il s’agit) s’est approché de la fenêtre de la chambre. Il tape deux fois à la porte et interroge : " Qui est là ? Je compte jusqu’à trois. Si la porte n’est pas ouverte, je vous "fais" tous les deux. Qui est là ?". Quand il a reposé la même question, celui qui était à l’intérieur n’a pas tardé à répondre. "Jeune homme, c’est chef N… Il y a un problème ?".

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Depuis que l’autre a répondu de la sorte, Joël a "pris la tangente". Car tout le monde savait qui est chef N… Il savait bien qu’il ne peut pas faire face au chef N… encore moins lui tirer dessus. Le mieux pour lui, c’était de s’éloigner avant que chef N… ne sorte de la chambre. Profitant de la fuite de Joël, l’intrus a libéré les lieux et Joël n’a donc pas pu se venger. Joël est un jeune corps habillé. Comme ses camarades de corps, il avait sa petite amie. La différence avec ces derniers, Joël avait loué une bicoque où logeait sa petite amie. Il ne pouvait pas vivre sous le même toit qu’elle, car la maman de ses enfants était là, "collée serrée".

C’est pourquoi, Joël a logé la jeune fille dans un quartier éloigné de celui où il vit avec sa petite famille. Malgré le sacrifice du jeune homme à mettre son amie à l’aise, celle-ci avait le plaisir de le tromper avec un jeune du quartier. Ce dernier passait d’ailleurs ses nuits avec elle, une fois Joël parti. Des "mounafika" (des menteurs) ont soufflé "la chose" à Joël qui n’avait rien dit à sa copine. Il avait cependant sa stratégie d’enquête pour pouvoir prendre les deux complices en flagrant délit. Et il n’a pas mis du temps pour "les avoir".

Malheureusement pour lui, sa copine avait informé l’autre, du fait que chef N… traumatisait tous les jeunes arrivés dans le corps. C’est pourquoi, le "voleur" a utilisé son nom pour échapper aux ripostes de Joël. Depuis ce jour, le jeune corps habillé n’a plus mis pieds chez sa petite amie qui a fini par libérer la "piaule", car l’autre ne pouvait pas payer les frais du loyer. Une histoire qui traduit le risque permanent quand on loge une maîtresse et que l’on s’occupe d’elle sur tous les plans. C’est sûr que quelqu’un va vous taper dans le dos avec la complicité de votre maîtresse.

Souro DAO (daosouro@yahoo.fr)

L’Express du Faso

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