Année scolaire 2012-2013 : Des ingrédients pour une rentrée tranquille

vendredi 28 septembre 2012 à 00h25min

Dans le cadre du traditionnel point de presse du gouvernement, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Koumba Boly/Barry et celui des Enseignements secondaire et supérieur, Moussa Ouattara, étaient face aux journalistes, le jeudi 27 septembre 2012 à Ouagadougou. La rentrée scolaire et académique 2012-2013 ont été les principaux sujets abordés.

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Année scolaire 2012-2013 : Des ingrédients pour une rentrée tranquille

Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Koumba Boly/Barry a fait le bilan de l’organisation des examens solaires session 2012. Elle a dans ce sens indiqué que le taux de succès au Certificat d’études primaires (CEP), est de 65,16 % soit 189 322 admis dont 89 430 filles et 99 892 garçons. Pour elle, l’atteinte de ce résultat par rapport à la session précédente en progression, est le fruit d’efforts consentis par tous les acteurs que sont : les associations des parents d’élèves, le personnel enseignant, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers.

C’est également, a poursuivi Mme Boly, le fruit du dialogue instauré tous les deux mois avec les syndicats qui a permis d’avoir une année paisible. Elle a rendu un hommage particulier aux enseignants qui travaillent dans des conditions difficiles et qui malgré tout, donnent « des résultats exceptionnels, 100% au CEP ».

Dans l’optique de mener à bien la nouvelle année scolaire qui démarre en début de semaine prochaine des concertations ont été engagées aux niveaux régional, provincial, des Circonscriptions de l’enseignement de base (CEB)… d’après Koumba Boly /Barry. Faisant le point des rencontres, elle a affirmé que sur 945 enseignants et personnel d’encadrement ayant demandé une affectation, environ 600 ont eu satisfaction. Quant aux manuels scolaires, aucune inquiétude dans ce domaine, car, selon la ministre, 3 millions de livres sont déjà disponibles.

« A ce jour, la majorité des communes sont servies et des stocks de sécurité existent au niveau du MENA, des Directions régionales de l’enseignement de base et de l’alphabétisation (DREBA) et des Directions provinciales de l’enseignement de base et de l’Alphabétisation (DPEBA) », a-t-elle précisé. Elle a mentionné que les besoins chiffrés en enseignants sont de 2500. De ce fait, il est prévu le recrutement de 3 000 pour combler les besoins.

Un autre point important évoqué par Mme Boly, a trait au problème des cantines scolaires. Pour elle, « les cantines scolaires sont très déterminantes dans l’éducation des élèves. Nous avons décidé pour cette année scolaire, que toutes les écoles publiques ou privées soient dotées d’une cantine scolaire ». Tous ceux qui viendraient à en faire des détournements, seront sanctionnés, a-t-elle prévenu.
En termes de perspectives, la conférencière a annoncé qu’environ 500 000 enfants feront leur entrée au CP1. Pour leur accueil, le gouvernement s’attelle à construire de nouvelles écoles et à résorber les écoles sous paillotes, a-t-elle
poursuivi.

Il est également prévu la construction de 200 forages, de 200 latrines, de 200 logements pour enseignants, l’achat de 200 motos et des dotations en carburant. Le domaine de l’alphabétisation n’a pas été occulté par le ministre, dans ses échanges avec les journalistes. Elle a affirmé que le Burkina Faso envisage atteindre le taux de 60% d’alphabétisation en 2015 donc 60% de femmes au moins.

Succès de 52,16% au BEPC et 37,11% au Baccalauréat

Le processus de transfert du premier cycle au MENA, a affirmé Mme Boly est enclenché. Cependant pour la réussite de ce continium, il y a lieu d’informer, de rassurer tous ceux qui sont concernés par ce changement.

Tout comme son collègue de l’Education nationale, le ministre des Enseignements secondaire et supérieur (MESS), Pr Moussa Ouattara a dressé le bilan de l’année scolaire écoulée. Selon lui, le taux brut de scolarisation au post-primaire et au secondaire est passé de 23,9% en 2010-2011 à 25,7% en 2011-2012, ce qui représente un accroissement de 1,8 point. « S’agissant des principaux examens organisés, on note une nette augmentation du taux de réussite au BEPC qui est passé de 30,63% en 2011 à 52,16% en 2012. Les résultats des examens du BEP et du CAP sont passés de 42,34% à 38,11%. Quant au taux de réussite au Baccalauréat, il a légèrement regressé cette année, passant de 40, 89% l’année dernière à 37,11% cette année », a-t-il relevé.

Au titre de l’accroissement des capacités d’accueil des élèves dans l’enseignement secondaire général, le MESS a souligné que les efforts du gouvernement ont permis d’ériger 24 Collèges d’enseignement général (CEG) en lycées, d’ouvrir 71 CEG et 101 classes complémentaires en 2012. Dans le même ordre d’idée, il a mentionné que l’offre éducative va également s’accroître du côté de l’enseignement technique et professionnel. Dans ce sens, il est prévu l’ouverture du lycée professionnel régional Doma Somé de Gaoua, de l’équipement des collèges d’enseignement technique et de formation professionnelle de Banfora, Boussouma, Diébougou, Manga et Tenkodogo ; et aussi le lancement des travaux de construction du lycée professionnel régional Nazi Boni de Dédougou. Le secteur de l’enseignement secondaire sera, renforcé par l’arrivée d’enseignants a-t-il poursuivi.

Il s’agit de : 757 enseignants sortis de l’Institut des sciences (IDS), et de l’Ecole normale supérieure et de l’Université de Koudougou (ENS/UK), de 250 autres enseignants recrutés par voie de concours directs déjà déployés sur le terrain. A ce personnel s’ajoutent 95 encadreurs pédagogiques (soit 31 inspecteurs et 64 conseillers sortis de l’ENS/UK) et 150 professeurs-formateurs de l’enseignement technique en fin de cycle à l’ENS/UK mis à la disposition du MESS et du Ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi (MJFPE). « Toutefois, avec les nouvelles ouvertures, tant des CEG que des lycées, on note un besoin important d’enseignants surtout en sciences », a reconnu le Pr Moussa Ouattara. Concernant le taux de vacation dans les établissements, le ministre a confié qu’après 12 rencontres avec les syndicats des enseignants et des promoteurs des établissements secondaires privés, l’heure minimum de vacation a été fixé à 2 300 F CFA. « Si cette mesure n’est pas appliquée, nous serons obligé d’interpeller de façon rigoureuse l’établissement en question », a-t-il averti.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, le Pr Ouattara a informé que les niveaux d’avancement des cours et évaluations varient d’une filière à l’autre dans chacune des universités. Et d’ajouter : « toutes les unités de formation de nos universités ne sont pas concernées par le chevauchement des années. L’Institut universitaire de technologie et l’Ecole normale supérieure et l’Université de Koudougou par exemple, ont commencé les cours au compte de l’année académique 2012-2013, depuis le 17 septembre 2012 ». Afin de favoriser un retour à un calendrier universitaire normal, le MESS a fait savoir aux journalistes que le gouvernement a pris entre autres mesures, la construction de 2 pavillons de 2 500 places et l’achèvement des laboratoires de travaux pratiques au profit de l’Université de Ouagadougou, la réalisation d’une bibliothèque centrale et l’équipement des laboratoires au profit de l’Université de Koudougou, la construction sur le site de Gonsé, d’une cité universitaire de 1 000 lits et d’un restaurant universitaire de 500 places, la transformation de l’Université polytechnique de Bobo-Dioulasso en Université pleine avec la construction de 2 pavillons de 2 500 places chacun, la construction d’une cité universitaire de 1 008 lits et le recrutement de 85 assistants.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO & Habibata WARA

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 28 septembre 2012 à 09:19, par Woufff...
    En réponse à : Année scolaire 2012-2013 : Des ingrédients pour une rentrée tranquille

    J’ai toujours eu du respect pour cette dame...
    Mais le respect ne signifie pas légitimer certaines choses.
    C’est maintenant que l’on sait que les enseignants sont mal logés dans les provinces, que les enfants vont à l’école sous paillotes ???
    A quand les tablettes, la recette miracle pour booster l’éducation et le niveau des élèves au Burkina ???
    Même à l’Assemblée nationale il y ’a coupure de courant et le solaire n’est pas encore bien exploité.
    On va recharger ces tablettes avec l’eau, oups.... y a inondation et pénurie d’eau 3 mois après. Non c’est la poussière de la méningite qui va les recharger ...
    Un qui dit non au Foutage de gueule.
    Vers la fin, nous serons tous des cons dans ce pays la.
    Woufff....

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