Au coin du palais : Un faux gagnant dans l’ordre au PMU

mercredi 12 septembre 2012 à 23h58min

KM, est un parieur audacieux. Non content de tenter sa chance, il a essayé d’aller encore plus loin en la forçant par une manœuvre qui lui a permis d’être à deux doigts d’empocher la somme de près de 9 millions de F CFA, n’eut été la vigilance de la caissière de la LONAB-Bobo. Comment s’est-il pris ? KM a joué la combinaison 4- 15-14-6 au quarté du 21 août 2012, mais il n’avait pas eu la chance ce jour-là, car cela ne correspondait pas au résultat des courses à l’arrivée. Mais voilà que par un grand hasard, le quarté du 23 août 2012 a donné exactement les mêmes résultats dans l’ordre d’arrivée des chevaux, que KM a joué 48 heures plus tôt, c’est-à-dire 4-15-14-6. La situation a aiguisé l’appétit de KM, car le gagnant devait toucher la coquette somme de 8 953 000 F CFA. Il décide alors de forcer sa chance en se présentant au guichet de paiement avec son ticket du 21 août, en comptant sur le manque éventuel de vigilance des agents de la LONAB pour toucher le gain.

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Il ne savait pas que ce jour-là, aucun parieur n’a gagné dans l’ordre, mais le topo a failli marcher car à la porte, ceux qui ont vérifié son ticket ont estimé qu’il avait la bonne combinaison dans l’ordre. Mais devant le guichet, la verification minutieuse a permis de savoir que KM a utilisé le ticket d’un ancien jeu pour essayer de tromper la caissière. On lui notifie gentiment que son ticket n’est pas valable. Il proteste et s’entête allant jusqu’à accuser les agents d’avoir troqué son ticket valable contre un ancien ticket.

C‘est à la gendarmerie qu’il reconnaîtra avoir peut-être confondu par erreur un ancien ticket et son ticket gagnant, étant donné qu’il reviendrait d’un cabaret. Il a voulu maintenir devant le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso que c’est par erreur qu’il s’est présenté au guichet avec un ticket échu. Le juge lui a alors rappelé que personne n’a gagné dans l’ordre au jeu du 23 août. Pour tentative d’escroquerie, KM est condamné à passer les 6 prochains mois en prison.


Un escroc sous le couvert d’une organisation humanitaire

REMAR-Burkina est une association qui œuvre pour la réinsertion et la réhabilitation des marginaux. Il n’est pas rare de croiser des bénévoles dans les rues procédant à des collectes de fonds auprès de généreux donateurs pour les œuvres humanitaires de l’association. C’est ce travail que SY a fait à REMAR-Bobo jusqu’en 2008, date à laquelle il a quitté la structure. Très malin, il décide de poursuivre son travail de collecteur de fonds dans les familles, mais cette fois à son propre profit. Il prend toutes les précautions pour ne pas éveiller de soupçons, en opérant sous une fausse identité, un faux badge de son ancien employeur.

Il finira par être pris et traduit en justice pour escroquerie. Il explique au Tribunal que REMAR ne lui a appris autre chose que la collecte de fonds, raison pour laquelle, il s’est adonné à cette activité après son départ de l’association pour, dit-il, se soigner. Il est même convaincu de la justesse de son acte car, a-t-il soutenu, il est lui-même orphelin alors que REMAR travaille pour les orphelins. Pour sa part, la justice a estimé que ce genre de comportement porte atteinte à la crédibilité des associations humanitaires. Aussi, a-t-il envoyé un avertissement sans frais au faux collecteur de fonds en le condamnant à 12 mois de prison assorti du sursis et aux dépens.


Un cambrioleur sous un masque de gardien

Le tenancier de kiosque IK a engagé son parent M.M comme gardien de nuit de son lieu de travail. Ce que l’employeur ne savait pas, c’est que sous le manteau de gardien, MM cachait un cambrioleur de haut vol. La nuit venue, et autour de 1 heure du matin, le gardien se pare de ses habits de voleur dans le kiosque qu’il est chargé de sécuriser. A l’aide d’un couteau de cuisine, il saute les crochets des ouvertures de la maisonnette, s’y introduit et emporte des plaquettes d’œufs, des boîtes de café, entres autres articles qu’il revend par la suite.

Ne pouvant pas imaginer que son cambrioleur n’est autre que son gardien, le patron a passé son temps à renvoyer ses serveuses, sans trouver de solutions, jusqu’à douter un jour du gardien. Interrogé, il a reconnu les faits. Devant le Tribunal, MM n’a eu de cesse que de déplorer son mauvais comportement et de répéter aux juges qu’il ne posera plus un acte du genre. Cela n’a pas évité qu’il écope de 3 ans d’emprisonnement et une condamnation aux dépens pour vol.

Rassemblés par Mahamadi TIEGNA

Sidwaya

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