Expulsion de la famille Gnoumou : Une maison à deux propriétaires divise l’opinion…

dimanche 9 septembre 2012 à 23h43min

Depuis le mardi 4 septembre 2012, la famille Gnoumou au secteur n°4 de Bobo-Dioulasso est sans abri. En application d’un procès-verbal d’expulsion et sur instruction de l’huissier Sanou Abdoul Karim, cette famille a été dépossédée de son « habitat » pour une affaire des plus confuses. Lisez plutôt.

L’amitié, chose sacrée en Afrique était le lien qui unissait Baillou Boubou et Gnoumou Tiéneba François. De son vivant, Boubou Baillou, alors propriétaire d’une parcelle sise à la zone des écoles de Bobo-Dioulasso, a demandé à son ami Gnoumou Tiéneba François d’y résider. Ce dernier a rendu la parcelle habitable et y réside depuis lors. Et avant la mort de Baillou Boubou, sa dernière volonté était que son ami Gnoumou Tiéneba François reste seul acquéreur de sa parcelle en cas de besoin de vente de celle-ci par ses héritiers (enfants). Ainsi, après la mort de Baillou Boubou, Gnoumou Tiéneba a reçu la visite du fils aîné de son défunt ami du nom de Baillou Mamadou.

Ce fils proposa la somme de 28.000.000 à la famille Gnoumou comme prix de vente de la cour. Sur accords des deux parties, la famille Gnoumou a opté pour le paiement par tranche. Considérant les dépenses effectuées par la famille Gnoumou sur le site, Mamadou Baillou a rabaissé le prix de vente du domaine à 22.000.000. Malheureusement, la faucheuse a mis fin à cette option après la disparition de Baillou Mamadou. Un autre des fils Baillou va prendre le relais dans le processus de la vente, en l’occurrence, le sieur Yacouba Baillou.

Du 5 novembre au 6 décembre 1997, Paul Baillou, sur instruction de son oncle Yacouba Baillou va percevoir respectivement la somme de 10.000, 150.000, 500.000, 212.000, 1.000.000 francs cfa au titre de frais de vente de la parcelle T, Lot 855 d’une superficie de 1250 m2. Soit la somme de un million huit cent soixante douze mille (1.872.000) francs cfa. Et puis, plus rien, Yacouba Baillou va disparaître un certain temps pour réapparaître avec la ferme intention de vendre la maison à une autre personne. Des multiples tractations judicaires vont dès lors, opposer les deux parties. Outrepassant l’accord tacite qui existe entre les deux parties selon Gnoumou Tiéneba, Yacouba Baillou va vendre la concession de son défunt père à Koné Bakary El Bakr, hôtelier résidant à Bobo-Dioulasso.

Ce dossier brûlant va nécessiter la mobilisation de plusieurs huissiers de justice de la ville qui vont tous finir par désister compte tenu peut être de la complexité de l’affaire. C’est finalement maître Sanou Abdoul Karim, huissier de justice près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso demeurant et domicilié en ladite ville qui va faire exécuter le procès-verbal d’expulsion datant du 23/08/2012. Le mardi 4 septembre 2012 à 08 h 42mn, en faveur d’un procès-verbal en date du 23 août 2012, Gnoumou Tiéneba François s’est vu expulsé de sa cour sans préavis à ses dires.

En effet, Monsieur Gnoumou Tiéneba François dit ne pas avoir été informé de l’issue dudit procès jusqu’au jour de son expulsion. Il vivait dans la cour avec sa femme, son fils et deux servantes. A notre passage, des hommes « décoiffaient » déjà le toit de la maison.
NDLR : Nous n’avons pas fait cas des dates à causes des tergiversations de Gnoumou Tiéneba. En tout état de cause, l’affaire date des années 1960.

Cette version des faits a été établie à partir des propos de Gnoumou T. François. Nous avons cependant en mains des copies des attestations de paiements

Eliane Sanou/ Stagiaire
Ousséni Bancé / Stagiaire

L’Express du Faso

Messages

  • Vous etes certes des stagiaires mais un peu de sérieux quand vous redigez vos articles.Celui là est
    confus et trop léger

  • La leçon qu’il faut tirer, parce qu’il ya plein d’histoires pareilles cachées, c’est qu’il faut toujours materieliser les accords par écrit. Cela ne met pas fin à l’amitié.
    Même au sein des couples, de "petits contrat"sont toujours mieux, pour prévenir l’avenir

  • Je ne suis pas un spécialiste en matière foncière mais sans aucun documents attestant la cession, don ou achat du domaine, la descendance Baillou est dans ses droits. la parole, l’oralité dans de telles transactions que vaut - elle à nos jours. Vous y croyez encore à l’amitié qui résiste au temps ?

  • Monsieur Gnoumou n’a pas de titre de transaction immobilière devant
    notaire. Feu père Baillou n’a laissé aucun testament leguant la propriété à son ami François Gnoumou. Alors la propriété tombe dans la succession Baillou et les enfants de ce dernier ont juridiquement le droit de la revendiquer. On comprend bien le teneur de la decision du Juge qui a statué sur cette affaire et l’huissier n’a fait que son travail. Malheuresement ce genre de situation fait legion au Faso. Il faudra sensibiliser les gens du point de vue juridique. La parole donnée était sacrée dans nos sociétés d’antan. Mais aujourd’hui le monde à changé. Il faut alors se donner la peine de tout mettre sur ecrit de preference devant une personne d’autorité comme le notaire ou au pire des cas devant temoins incluant la signature de ces derniers. Ce qui arrive à cette famille est hélas triste. Malhereusement on a pas la version des fils Baillou.

  • vous pourriez peut-etre attendre d’équilibrer l’information par la version de l’autre partie avant de publier ; car si la parution de l’article venait à porter gravement préjudice à cette partie, la réparation ne serait-elle pas difficile ?

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