ARRESTATION DE MALFRATS À OUAGADOUGOU : 1,4 milliard de FCFA en faux dollars saisi

dimanche 9 septembre 2012 à 23h43min

Le commandant de la brigade ville de gendarmerie de Boulmiougou, l’adjudant-chef major, Boukary Drabo et le lieutenant, Bapan Niangao ont animé le vendredi 7 septembre 2012 à Ouagadougou, un point de presse. Il s’est agi de présenter aux journalistes, deux présumés coupables d’escroquerie portant sur des faux dollars et deux autres auteurs supposés de vol par usage de pointes sous les roues des véhicules automobiles.

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ARRESTATION DE MALFRATS À OUAGADOUGOU : 1,4 milliard de FCFA en faux dollars saisi

La brigade ville de gendarmerie de Boulmiougou a pu mettre la main sur deux auteurs présumés d’escroquerie portant sur des faux dollars d’une valeur d’un milliard quatre cent millions de francs CFA. Cette affaire a été élucidée par le lieutenant, Bapan Niangao. Selon lui, c’est suite aux plaintes de messieurs Paré Pana Lompo et Ibrahim Chaïbou, tous de nationalité étrangère, contre Adama Coulibaly et ses complices, que la brigade a ouvert une enquête pour comprendre les faits. Ainsi, le sieur Franklin Uluemé alias Adama Coulibaly et son complice Lucky Ehimare, également d’origine étrangère, ont été interpellés.

« Une perquisition au domicile de Lucky Ehimare nous a permis de découvrir une mallette contenant soixante six (66) lots de billets, soit l’équivalent de deux millions huit cent mille faux dollars US en coupure de cent. Interrogé, le sieur Franklin, chef de file du groupe, reconnaît avoir reçu la mallette contenant les faux dollars de Kader Nassa à qui il aurait promis de « laver », moyennant une somme d’argent bien que cela s’avérait impossible », a indiqué M. Niangao.

Une autre perquisition, a-t-il poursuivi, effectuée au bureau de sieur Franklin a permis de saisir un lot important de matériels lui servant à arnaquer ses victimes. Il s’agit de 2 cantines contenant des feuilles blanches découpées à la dimension de billets de banque, un lot de coton blanc, 3 sachets noirs dans lesquels est conditionné du sable granuleux donnant l’aspect de poudre d’or, un ordinateur, deux imprimantes,
un appareil scanneur et 3 coffrets bien confectionnés pouvant servir d’emballage.

Des pointes, comme « armes » de vol

Le deuxième type de malfrats, présenté à la presse le vendredi 7 septembre 2012 à Ouagadougou serait coupable de vol par usage de pointes sous les roues des véhicules automobiles. En effet, selon le commandant de la brigade ville de gendarmerie de Boulmiougou, l’adjudant-chef major, Boukary Drabo, sa brigade recevait depuis quelque temps, des plaintes relatives à des cas de vols suivant un mode opératoire qui sort de l’ordinaire. D’après les victimes, a-t-il continué, c’est lors d’un arrêt pour constater une panne de crevaison qu’elles se font déposséder de leurs biens contenus dans le véhicule.

Le scénario utilisé par ces individus est le suivant : « deux individus à bord d’un engin à deux roues, après avoir ciblé leur victime au stationnement de son véhicule devant une banque, placent des pointes enfoncées dans deux morceaux de sandalette à l’avant et l’arrière de la roue arrière-gauche. Au démarrage, la roue visée se crève. Après une certaine distance, celui-ci se voit obligé de s’immobiliser. C’est à ce moment que ces individus qui le suivent passent à l’action.

Profitant de la sortie du propriétaire qui s’affaire à remédier à la panne, l’un d’eux débarque immédiatement de la monture et s’empare discrètement de la mallette ou de l’enveloppe le plus souvent déposée sur le siège », a détaillé le commandant Drabo. Il a expliqué qu’au cours du mois de juillet 2012, les recherches les ont conduits à l’interpellation des sieurs Djedé Johnson et Anthony M’paru, tous deux d’origine étrangère. Aux dires du commandant, ces derniers sont présumés auteurs de vol de 8 000 000 de F CFA au préjudice de monsieur Issa Sanfo, commerçant au secteur n°17 de Ouagadougou. « Le fait le plus récent est le vol de plus de 60 000 000 de F CFA perpétré par les bandits de cet acabit en fin août 2012 au préjudice d’un opérateur économique de la place. De ce qui précède, nous en appelons encore une fois de plus les populations à la vigilance et à plus de collaboration avec les forces de sécurité », a-t-il souligné.

Pour le lieutenant Bapan Niangao, ces présumés auteurs de faits répréhensibles seront conduits devant le Procureur du Faso, près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Ils encoureraient un emprisonnement de 1 à 5 ans et une amende de
300 000 à 1 500 000 F CFA.

Sidgomdé

Sidwaya

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