Crise à Tonkar (Gaoua) : Enfin, les populations déplacées sont de retour « à la maison »

jeudi 6 septembre 2012 à 23h28min

Le décès très controversé du jeune Kambou Francis qui a plongé la ville de Gaoua dans le désarroi avait occasionné le déplacement contraint de populations peulhs vers Bobo-Dioulasso. Après trois semaines de « refuge » à l’école Centre, ils vont enfin retourner chez eux. Leur départ a eu lieu ce jeudi 6 août 2012, en présence des autorités de la région des Hauts-Bassins.

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Crise à Tonkar (Gaoua) : Enfin, les populations déplacées sont de retour « à la maison »

Le mardi 14 août 2012 a été une journée tourmentée à Gaoua. La raison : la découverte du corps sans vie et pire, sans certaines « parties » du jeune Kambou. Les autochtones qui, après avoir conclu que cet acte ignoble serait sans doute l’œuvre des allogènes, ont voulu tout simplement en découdre avec ces derniers. Le « sauve-qui-peut » avec l’aide des forces de sécurité venues de Bobo-Dioulasso en renfort, permettra de sortir 224 personnes de la ville. Arrivées dans la nuit du jeudi 14 août dernier, ces personnes ont été accueillies et installées dans les salles de classes de l’école Centre. Les agents de l’Action sociale et de la Solidarité nationale avec à leur tête, le directeur provincial Soumaïla Sako, les autorités administratives et des personnes de bonne volonté leur ont apporté du soutien.

Après trois semaines de partage, de soutiens alimentaires, sanitaires, et quelquefois moraux, ces déplacés avouent avoir été bien reçus à Bobo-Dioulasso. Un retour marqué d’émoi au regard des circonstances dans lesquelles ces déplacés avaient rejoint Sya. Venus les mains vides, ils sont repartis les sacs pleins de matériels (nattes, habits, ustensiles de cuisine) que des bonnes volontés leur ont offerts pendant leur séjour.

A l’école Centre où le départ a été naturellement organisé, les autorités, notamment le Haut-commissaire, le Secrétaire général de la région, les directeurs de la Promotion de la femme et des Droits humains, les autorités militaires sont venues témoigner de leur assistance aux déplacés. Après le chargement des « effets » sur les trois véhicules (de la police nationale, de l’ENEP Gaoua et de l’Action sociale), le directeur provincial de l’Action sociale du Poni, Blaise Pascal Nikiéma, a rassuré de ce que des dispositions ont été prises pour leur accueil à Gaoua. « Ils irons dans des familles (pour ceux qui en ont) », a-t-il informé. Ceux qui n’ont pas de famille sur place seront installés chez le chef de la communauté peulh.

La direction provinciale de l’Action sociale du Poni, pour sa part, viendra en appui avec des vivres (riz et maïs) pour une période d’alimentation d’un mois. Le Secrétaire général de la région des Hauts-Bassins a souhaité vivement que de telles situations ne se reproduisent plus. Puis il a exhorté les agents de l’Action sociale à accompagner soigneusement les déplacés jusqu’à leur intégration totale. Il faut noter que le convoi qui a bougé aux environs de 10 heures à Bobo-Dioulasso a été escorté par la police et la gendarmerie pour un trajet de trois heures.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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