MARCHES DES FEMMES A BOUSSOUMA : Les manifestantes maintiennent la pression et refusent une invitation du gouverneur

dimanche 2 septembre 2012 à 22h38min

Suite à leurs marches revendicatives, les 14 et 24 août derniers, pour exiger la libération de leurs époux, les femmes de Boussouma ont été invitées à en discuter avec le gouverneur de la région du Centre-nord. Mais, elles ont tout simplement refusé de se rendre à Kaya, le chef-lieu de la région, où devait se tenir les échanges avec le gouverneur, soutenant que c’est au gouverneur de se déplacer à Boussouma.

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MARCHES DES FEMMES A BOUSSOUMA : Les manifestantes maintiennent la pression et refusent une invitation du gouverneur

Hier jeudi 30 août, dans la matinée, sur invitation du préfet Maurice Bado, les manifestantes ont tenu une réunion avec les autorités du département de Boussouma, le commissaire de police, le commandant de la brigade de gendarmerie, en plus du préfet. L’ordre du jour était de trouver une satisfaction à la requête de ces femmes qui prétendent vivre des conditions difficiles depuis l’arrestation de leurs époux en juin dernier, à la suite d’un mouvement de protestation contre le maire Issaka Isidore Ouédraogo.

Actuellement, ce sont 12 hommes qui croupissent à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, tandis que leurs épouses sont obligées de supporter seules les charges de la famille : les travaux champêtres, les enfants qui sont l’objet de multiples attaques de paludisme, sans oublier qu’il faut préparer la rentrée scolaire qui approche.

Lors de la rencontre d’hier, le préfet aurait suggéré aux femmes de constituer une délégation de 5 personnes pour aller rencontrer le gouverneur à Kaya. Cependant, les femmes semblent ne plus être disposées à aucune autre discussion, encore moins, à se rendre à Kaya pour cela, serait-ce pour rencontrer le gouverneur. Elles auraient donc proposé qu’au contraire, si rencontre il y a, que le gouverneur vienne dans leur commune, Boussouma. En voici une illustration parfaite de la difficile collaboration entre les autorités et la nombreuse population analphabète qui se trouve dans les milieux ruraux au Burkina. Les femmes de Boussouma ont même lancé un ultimatum aux autorités. Elles envisagent de donner une autre forme à leur lutte si toutefois leurs époux ne sont pas libérés d’ici là

LFS

Le Quotidien

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