SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

vendredi 17 août 2012 à 19h26min

Tiego Tiemtoré est imam de deux mosquées à Ouagadougou : la mosquée de l’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina Faso (AEEMB) et celle du Centre d’études, de recherche et de formation islamique (CERFI). Cet intellectuel musulman est aussi journaliste/communicateur. Très alerte sur les questions de l’islam, rien ne l’échappe en matière de religion monothéiste. Avec un franc-parler, l’imam Tiemtoré se prononce dans l’entretien qu’il nous a accordé sur la charia, le djihad, la destruction des mausolées au Nord-Mali, les musulmans pied-nu de Bobo-Dioulasso, la tolérance… Mais avant, il commence à situer l’importance du Ramadan.

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Sidwaya (S.) : Pourquoi le jeûne musulman ?

Tiego Tiemtoré (T.T.) : L’islam est une religion, mais aussi un code de vie. Allah dans sa sagesse a édicté des piliers. Le jeûne du mois de Ramadan est l’un des 5 piliers obligatoires de la foi musulmane. Il a été prescrit avec comme finalité d’éduquer les croyants. Le verset qui institue le jeûne dit : « vous allez atteindre la piété si vous respectez les conditionnalités ». Pourquoi le jeûne permet d’être pieux ? Parce qu’en faisant le carême, vous allez éduquer vos sens et s’efforcer à faire du bien. Le regard, le toucher, la pensée, le cœur essaient de s’engager dans la dynamique du bien. Et le bien est une valeur communément partagée par tout le monde.

On souhaite rencontrer des gens courtois, généreux, au langage doux, posés et le jeûne a cette faculté d’éduquer les sens du croyant. Dieu décrète un mois au cours duquel l’on retourne vers lui parce que pendant les 11 autres mois, on s’est peut-être sacrifié pour d’autres choses. On a couru après le monde, les recherches matérielles et oublié peut-être d’éduquer notre âme, notre cœur. Alors que le fondement de l’organisme c’est le cœur. Plus le cœur est éduqué, il reçoit la lumière divine, reflète et transfère des valeurs à ceux qui sont autour de nous.

On ne mange pas. On ne boit pas. On n’a pas de rapports intimes. C’est le corps qui souffre parce que la privation est corporelle. Mais en réalité c’est de permettre au cœur de recevoir la lumière divine afin d’être mieux éclairé pour éclairer le reste de l’humanité.
La vraie philosophie du jeûne est de nous apprendre à nous passer de tout sauf d’Allah, à discipliner nos rapports avec les êtres et les choses. En d’autres termes, jeûner c’est cesser d’alimenter la partie corporelle et continuer à alimenter le cœur et l’esprit.

S. : Donnez-nous des exemples pour mieux situer la place de ce mois dans l’année ?

T.T. : Le mois de Ramadan est un mois de générosité. Le Prophète, paix et salut soit sur lui (PSL), a recommandé cela. Ce mois est une école de la générosité. Vous aurez des gens qui vont donner à manger à ceux qui font le carême. Des gens envoient d’autres au petit pèlerinage c’est-à-dire la Oumra. Donc, on essaie d’être généreux. C’est également un mois d’adoration, de rapprochement de Dieu. Vous verrez que contrairement aux autres mois, les mosquées sont remplies. Il y a une ferveur dans l’adoration. Il y a un supplément de spiritualité chez tout un chacun. Chacun essaie de se rattraper, de se réconcilier avec Dieu. C’est le mois au cours duquel Satan n’a pas trop d’emprise sur le croyant.

Donc on essaie de beaucoup prier, de lire beaucoup le Coran. On fait beaucoup de dons. On rend visite aux parents. Voilà pourquoi c’est un mois d’efforts. On déploie d’ effort pour plaire à Dieu. Le but du croyant, ce n’est pas d’atteindre un résultat donné, mais c’est de mettre en œuvre ces efforts vers la satisfaction de Dieu. C’est l’une des meilleures et des plus belles écoles de la vie : école de la foi, de la spiritualité, du don, de la solidarité, de la justice.

S. : Comment un musulman dans un pays laïc doit-il se comporter pendant la période du jeûne par rapport à son travail ?

T .T. : L’islam est une religion qui accorde une grande place au travail. Il l’élève même au rang de l’adoration. Le Prophète (PSL) nous dit que quand le musulman revient le soir chez lui fatigué, parce qu’il est venu du travail, ses péchés tombent comme les feuilles sèches d’un arbre. Cela veut dire que l’espace professionnel est un espace d’adoration. Le médecin musulman qui consulte un malade est en état d’adoration. Le menuisier musulman qui rabote du bois pour que le genre humain puisse avoir des tables ou des chaises est en état d’adoration.

L’enseignant de mathématiques qui dispense des savoirs aux jeunes esprits pour qu’ils puissent s’éduquer et être matures est en état d’adoration. Donc, le travail est une prière. Il n’y a pas de raison de bâcler le travail sous prétexte que l’on a jeûné. Certains savants ne sont pas d’accord que l’on prenne des congés pendant le Ramadan. Ils disent que si dans la communauté musulmane tout le monde partait en congé durant ce mois, qui va travailler alors pour le pays ? Cela mettrait le pays en retard. En réalité, on doit mieux travailler dans le mois de Ramadan, car c’est un mois où l’on doit donner le meilleur de soi-même. Le travail est un viatique pour nous émanciper et permettre à notre pays d’avancer.

En travaillant, on assume sa part de responsabilité dans la cité, on construit un avenir aux générations à venir et on a un revenu qui nous permet de nous prendre en charge et éviter d’être à la charge des autres. Le musulman donc lui donne une dimension éthique et spirituelle. Il ne s’agit pas seulement de travailler, mais de bien travailler. Le Coran parle de la bonne action à accomplir, ‘’el aamal soalih’’, répété plus de 300 fois dans le livre sacré.

S. : Quelle signification donnez-vous aux dix derniers jours du mois du jeûne ?

T.T. : Dans les dix derniers jours du mois du jeûne, il y a une nuit spéciale appelée « la nuit du destin ». Le Coran dit que cette nuit vaut mille mois. Seul Dieu connaît la réelle valeur. Mille mois cela fait plus de 83 années d’adoration. Si cette nuit vous trouve en état d’adoration, Dieu vous donne la récompense de quelqu’un qui l’aurait convenablement adoré pendant 83 années et plus. Donc, si en une nuit on peut avoir cette récompense divine, cette nuit est à chercher. C’est pourquoi dans toutes les mosquées, ces dix derniers jours, vous verrez que de 24 heures jusqu’à l’aube, les mosquées se remplissent. Il n’y a plus de places. Vieux comme jeunes, chacun essaie d’avoir cette nuit.

S. : Quelle est la valeur de la Oumra ? Peut-elle remplacer le hadj ?

T.T. : La Oumra c’est le petit pèlerinage. Elle ne remplace pas le pèlerinage qui, lui, est obligatoire. Dans l’ordre de l’adoration chez Dieu, il y a les actes obligatoires et les actes surérogatoires. Concernant les premiers, ils concernent les 5 piliers. Dieu a fait que derrière chaque pilier obligatoire, il y ait un acte surérogatoire pour l’accompagner. Quand vous prenez les 5 prières quotidiennes, à côté il y a une multitude de prières. Vous prenez le jeûne, c’est le Ramadan qui est obligatoire. Mais à côté, vous avez les jeûnes des lundis, des jeudis, du jour d’Arafat, des mois de Rajab, de Shabane, etc. Donc, beaucoup de jours pour se rapprocher d’Allah. Vous prenez la Zakat, elle est obligatoire, à côté vous avez la Sadakat.

C’est donner par exemple 100 F CFA à un mendiant ; donner une chemise à quelqu’un qui n’en a pas ; payer les ordonnances de quelqu’un. Ce n’est pas obligatoire mais c’est un acte qui est recommandé. Le pèlerinage est obligatoire une seule fois dans la vie pour le croyant et s’il repart plusieurs fois, cela lui est comptabilisé comme des actes surérogatoires. Donc, la Oumra qui est un petit pèlerinage a lieu toute l’année, mais comme le mois de Ramadan est un mois particulier de recherche de bénédictions, beaucoup de gens partent à l’Oumra lors du mois de Ramadan, particulièrement lors des dix dernières nuits à La Mecque pour mieux se rapprocher d’Allah.

S. : Il semble que des musulmans burkinabè profitent de la Oumra pour aller mendier à La Mecque. Le confirmez-vous ?

T .T . : Les gens font de l’amalgame, parce que vous dépensez beaucoup pour aller à l’Oumra. C’est un voyage individuel et on dépense plus que le hadj lui-même. Vous n’allez pas dépenser des millions de F CFA pour aller mendier ! Ceux qui partent sont d’un certain niveau social contrairement au hadj où les gens bénéficient de billets de divers structures et organismes. Généralement pour la Oumra, ce sont des gens qui sont en possession de leurs capacités financières et qui partent passer les dix derniers jours à La Mecque. Pour les musulmans qui sont dans les associations et qui partent à la Oumra pour rencontrer des associations ou des ONG arabes ou saoudiennes, il n’y a pas de problèmes. S’ils peuvent aller négocier, si le voyage leur permet d’avoir des opportunités et des partenariats, il n’y a aucun problème. Mais les gens ne partent pas à la Oumra pour mendier.

S. : On constate souvent des polémiques sur le début et la fin du jeûne. Pourquoi dans une même ville, il arrive parfois que des musulmans ne prient pas ou ne jeûnent pas le même jour ?

T.T. : Chaque année, la question est d’actualité. En réalité, il n’y a pas de problème. Le calendrier musulman est un calendrier lunaire. Ce n’est pas parce qu’on ne croit pas au calendrier grégorien. C’est un choix. D’ailleurs, le Coran nous dit dans le chapitre 10, c’est Dieu qui a fait du soleil une clarté et de la lune, une lumière pour que vous puissiez les utiliser pour déterminer vos temps. Dieu nous dit que la lune et le soleil sont utilisés par les êtres humains pour compter les jours, les mois et les années. Donc, ce sont aussi des moyens de calcul du temps. C’est l’apparition du croissant lunaire qui indique le début ou la fin du mois du Ramadan ou de tout autre mois. Le mois a 29 ou 30 jours pas plus. Si la veille du Ramadan nous sommes au 29e jour, si la lune n’est pas perçue, on complète à 30. Si la lune est perçue, on ne va pas à 30. Il y a deux opinions de savants musulmans qui s’affrontent. Il y a une opinion qui dit que quand la lune est perçue dans un pays donné, cela est valable pour tout le globe terrestre parce qu’il n’y a pas deux lunes.

Il y a une autre qui estime que la lune perçue n’est valable que par rapport au pays qui l’a perçue et tous ceux qui sont sur la même longitude. Car, elle peut être perçue par exemple au Niger et ne pas être perçue en Mauritanie ou au Sénégal du fait qu’elle est cachée par les nuages, etc. Je trouve qu’il n’y a pas de problème de toutes les façons elle va apparaître. Si elle n’est pas 29 jours, elle est 30 jours. Je reconnais que ça crée des désagréments mais ce n’est pas un grand problème. Ça n’influence pas la validité du jeûne.

S. : Pourquoi ne pas se servir de la science pour préciser le début et la fin du jeûne ?

T.T. : Il y a beaucoup de recherches qui sont en cours. Au niveau de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), il y a des débats qui sont en cours pour adopter une démarche scientifique. Des chercheurs tunisiens ont même déjà entreposé des outils et c’est toujours en discussion. Vous voyez aujourd’hui même qu’avec les calendriers, il y a souvent une inexactitude. Quand ça rate, c’est seulement un ou deux jours. Cela veut dire qu’on commence à aller vers une certitude basée sur l’observance de la lune. Quand le Prophète nous dit de voir la lune avant de jeûner, la vision implique l’observation. Mais ça peut être une observation à l’œil nu ou comme ça peut être une observation à l’aide des moyens techniques que Dieu nous a donnés. On peut combiner les deux de sorte à ne pas se tromper. On va arriver un jour à cela où on nous prévoit de manière scientifique le début du jeûne avec des probabilités d’erreurs minimes. C’est comme la météo, il y a toujours des probabilités mais on doit être dans une marge d’erreurs très infimes.

S. : Quelle attitude adopter le jour de la fête ?

T.T. : C’est un jour de réjouissance, de souvenir et de joie. Il faut partager avec la famille, les voisins et avec les pauvres pour les permettre de fêter. Il faut se rendre visite. Le jour de la fête, l’on part au lieu de la prière qui est un espace vide ou quand il y a la pluie on revient dans une mosquée où l’imam va faire deux Rakats de prière et dire un sermon dans lequel il appelle les gens à la crainte de Dieu. Il donne des directives et des conseils pour que les gens essayent d’être fidèles au message divin et c’est tout cela qui fait la prière. Vous remarquez que les gens souvent après la prière de l’imam, se lèvent. La prière, c’est les deux Rakats plus le sermon de l’imam. Ce sont les deux qui constituent la prière de la fête et l’on revient par un chemin contraire parce qu’on dit que les anges sont postés à toutes les ruelles pour voir les gens qui partent à la prière. Donc, c’est bon de partir et revenir par des chemins différents. C’est un jour de réjouissances mais dans le respect des règles divines.

S. : On parle de la Zakat-el-fitr à cette période. Qu’ est- ce que c’est ?

T.T. : Il y a deux types de Zakat. La Zakat légale n’est pas donnée à tout le monde de le faire. Cette prescription s’adresse à ceux qui ont les moyens. Quant à la Zakat-el-fitr, elle est spécialement dédiée au Ramadan. A la fin du mois de Ramadan, on estime que chaque croyant qui a, des personnes à sa charge, comme le chef de famille, doit enlever 2 ou 3 kg de l’aliment le plus consommé et répandu dans la localité pour donner à des nécessiteux. Cela doit se faire entre un ou deux jours avant la fête, jusqu’au matin avant la prière. C’est bien précisé des pauvres pour qu’ils ne mendient pas le jour de la fête. La Zakat-el-fitr purifie le croyant des petites erreurs survenues dans le jeûne. Malgré nos précautions, on a dû peut-être mal regarder ou mal parler à quelqu’un. Donc la Zakat-el-fitr a ce double objectif de corriger les erreurs du Ramadan pour que ce soit propre ; ensuite de permettre à une certaine catégorie de la population de ressentir la joie en recevant du riz, du maïs ou de l’argent pour pouvoir fêter.

S. : Pourquoi ne pas rassembler la Zakat des riches afin de faire des œuvres collectives au profit des nécessiteux comme la « Zakat house » au Qatar ou au Koweït dont les pays africains reçoivent une part ?

T.T. : La Zakat est un des piliers de l’islam. Les pays islamiques avancés ont créé un trésor public où toutes les contributions de ceux qui doivent enlever la Zakat sont reversées. On établit une clé de répartition annuelle. En Afrique, il faut tendre aussi vers cela. Des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont plus en avance que le nôtre en termes d’organisation de la Zakat. Au Burkina Faso, il y a beaucoup de tâtonnements. Mais avec la fédération, les initiatives sont en cours pour avoir une caisse unitaire où tous les musulmans burkinabè déposent leur Zakat ensuite, on voit comment les réaffecter selon les priorités du moment aux bénéficiaires cités dans le chapitre 9 du Coran . Cela peut consister à permettre à des jeunes désœuvrés de reprendre le chemin de l’école ; faire des forages dans des villages reculés. Vous verrez que quand c’est bien organisé, la Zakat participe à la lutte contre la pauvreté. On va secourir l’Etat dans les domaines où il ne peut pas tout faire.

Dans les pays arabes, elle participe à l’éducation, à la santé, à la prise en charge des couches défavorisées. Pour ce qui est du Burkina Faso, elle est individualisée. Par exemple, un fortuné qui aligne 10 personnes devant sa cour, il donne à chacun peut-être la somme de 25 000 F CFA et un sac de riz. Il a enlevé la Zakat sur le plan de la charia. Mais au niveau de l’impact, c’est négatif parce que ce sac de riz et l’argent seront vite consommés et le nécessiteux se présentera de nouveau devant sa porte le mois suivant. Alors que regroupé dans un cadre légal communautaire, on peut trouver un emploi à ce monsieur. C’est le rôle de la Zakat de faire en sorte que celui qui la reçoit cette année, au bout de deux années plus tard, il ne reçoit plus la Zakat mais qu’il donne la Zakat.

Au Sénégal par exemple, un homme riche a sélectionné 10 jeunes dans la soudure mécanique et leur a attribué 5 millions de FCFA chacun pour aller ouvrir un atelier après un moment d’apprentissage. Donc, d’apprenti, il devient patron et il embauche des jeunes apprentis. Il crée de l’emploi et de la richesse. D’ici deux à 3 ans, il va donner la Zakat. Cela permet de sortir les gens de la pauvreté. Mais ici, on n’a pas encore compris. Des gens reçoivent la Zakat depuis 20 ans, ça ne les aide pas. Ce n’est pas ça l’objectif de la Zakat.

S. : Que recouvrent les notions de Djihad et de Charia ?

T.T. : Il y a beaucoup d’amalgames, même chez les intellectuels. La charia est la loi qui règle les différents compartiments de la vie du musulman. Quand vous priez, vous jeûnez pendant le mois de Ramadan ou encore vous respectez votre voisin. Au nom des principes religieux vous faites de la charia. Quand on parle d’appliquer la charia, c’est un non-sens puisqu’on la vit au quotidien. On a confondu la charia et le code pénal. Le code pénal existe dans toutes les sociétés humaines. Dans le milieu moaga par exemple, quand vous « cherchez » la femme de votre voisin, vous savez la sanction qui en découle. Le code pénal existe aussi en islam et les versets le relevant sont très minoritaires.

Ils ne valent même pas 4% du Coran. L’islam est aussi un code de vie et il faut prévoir des peines pour ceux qui vont enfreindre les règles. Les gens ont cru que la charia c’est le code pénal. Non ! Le code pénal n’est qu’une infime partie de la charia. Le code pénal est d’apparence facile mais difficile à mettre en application car dissuasif et préventif avant tout. L’exemple du Prophète nous le montre. Il a toujours demandé au fautif d’implorer le pardon et d’éviter les peines. En plus, quand les conditions de justice et de bien-être social ne sont pas réunies dans une société, il y a des circonstances qui amènent les gens à mal se comporter. Quant au Djihad, il est l’effort que le croyant déploie pour protéger et propager sa foi contre les attaques adverses.

On peut avoir un Djihad de comportement. Comment me transformer pour être un bon croyant et être un citoyen utile à mon pays. Il y a un Djihad du savoir, mais également un Djihad guerrier. Par exemple, si un pays est attaqué, il va réagir et résister pour défendre sa terre. C’est ainsi qu’on voit les Palestiniens, les Irakiens, les Afghans faire le Djihad guerrier. Défendre son honneur, sa patrie, sa vie est également un acte de foi. Le code pénal n’est qu’un aspect de la Charia.

S. : Quel commentaire faites-vous donc des groupes rebelles maliens Ansar dine et le Mouvement pour l’unicité pour le Djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) qui veulent appliquer la Charia au Nord-Mali ?

T.T. : Ce n’est pas de l’islam. Beaucoup de voix musulmanes l’ont déjà signifié. Mais vous savez , on peut amplifier un phénomène pour lui donner l’importance qu’il n’en a pas. Aujourd’hui, on présente ces cas pour dire que les musulmans sont violents et on oublie la majorité des musulmans qui construisent des écoles, des centres de santé, qui s’occupent des veuves et des orphelins, etc. On ne présente qu’une minorité abonnée à la violence pour dire que c’est l’islam. Il y a une grande majorité de musulmans qui ne se reconnaissent pas dans cette manière d’être. L’islam ne s’est pas propagé par la force. Le Coran est clair là-dessus, point de contrainte en religion. Ansar dine et le Mouvement pour l’unicité pour le Djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) ne peuvent pas contraindre les populations constituées de plusieurs communautés à embrasser l’islam.

Le Prophète Mohamed a fait 12 à 13 ans à La Mecque en prêchant l’unicité de Dieu. C’est après progressivement que la prière, le jeûne, la Zakat et les autres préceptes sont venus. De manière pédagogique, Dieu éduque les gens à entrer en religion. Les gens ont été éduqués petit à petit à comprendre les préceptes d’abord et ensuite à les mettre en œuvre. Donc, ce qui se passe au Nord -Mali est une instrumentalisation à d’autres fins. La religion musulmane respecte les populations. Quand le Prophète Mohamed recevait les combattants musulmans qui s’apprêtaient à aller défendre leur foi, il leur disait : « ne détruisez aucun arbre, aucun puits, ne touchez à aucun enfant, aucun vieillard, aucune femme, ne touchez à aucun lieu de culte, combattez ceux qui vous combattent ». Avant la lettre, l’islam parlait depuis le 7e siècle du droit humanitaire international. Quand on revisite les textes de l’islam, ce qu’ils font sont loin de l’islam.

S. : Pendant le mois béni de l’islam, un couple non marié au Nord-Mali a été lapidé à mort. Cela est-il acceptable ?

T.T : Du temps du Prophète, il n’y a pas eu plus de trois lapidations. La loi en islam est dure et difficile à appliquer. Il y a des conditions à remplir qui protègent l’honneur et la dignité de l’homme. La loi en islam a une grande dimension dissuasive. Au temps du Khalife Omar, on s’apprêtait à couper la main d’un voleur en période de famine. Il a suspendu la décision en disant que vous ne l’avez pas nourri, vous ne pouvez pas le punir. Est-ce les gens au Nord-Mali ont été éduqués pour savoir qu’ils ont enfreint des règles ? Non ! L’islam évolue par sagesse. Les premiers arabes buvaient l’alcool, ils étaient empêtrés dans certains vices, le Prophète a pris du temps pour leur parler, pour purifier leur cœur en leur disant qu’il y a meilleur que ce qu’ils faisaient.

On ne prend pas quelqu’un subitement et on veut tout de suite et maintenant qu’il devienne pieux. On l’éduque en fonction de ses réalités et de son milieu. D’ailleurs, l’islam ne veut pas que nous devinions des anges, nous sommes des êtres humains. C’est ainsi que tous les actes en islam ont une connotation pédagogique. On prie, on jeûne, on prélève la Zakat pour être amélioré. Malheureusement, beaucoup de gens ne comprennent pas, ils prient pendant des années sans aucun changement dans leurs comportements.

S. : Il y a eu aussi la destruction des mausolées à Tombouctou par des islamistes armés. Votre réaction.

T.T. : C’est une aberration ! Le Mali est l’un des grands berceaux de l’islam en Afrique noire et ces mausolées font partie du patrimoine universel. Il n’est pas normal de les détruire. Le Coran nous dit de voyager pour voir comment les peuples ont vécu à travers leurs vestiges. Cela est une démarche archéologique. Un musulman qui connaît sa religion ne peut adorer une tombe. Je ne pense pas que ces Maliens adorent les tombeaux. Non ! Ils les maintiennent pour avoir un souvenir et en tirer des leçons. Quand les gens partent à La Mecque, il y a le cimetière de Baqui à Médine, ce sont des tombes et il ya le mausolée, où le Prophète est enterré à côté de certains de ses compagnons ; les gens passent et font des prières. On n’adore pas les tombes, mais on prie pour ceux qui y sont. Ces destructions de mausolées ne sont pas de l’islam et il faut le dénoncer avec beaucoup de véhémence.

S. : Les musulmans pied-nu sont à Bobo. Est-ce le retour de l’islam pur ou une déviation ?

T.T. : Quand j’ai vu l’article, j’ai souri. Le Prophète (SLP) portait des chaussures. Il s’habillait également. Il se coiffait de manière élégante. Il a interpellé une fois un musulman qui avait des cheveux touffus pour lui dire de se rendre beau, parce que Dieu aime ce qui est beau. Le Coran conseille de porter de beaux habits pour prier. Dieu est beau et aime ce qui est beau. J’ai lu que leur gourou avait un téléphone portable, un produit de la modernité, mais pourquoi ne porte-t-il pas de chaussures ? C’est tout simplement de la fantaisie ou autre chose, ce n’est pas de l’islam. L’islam est une religion noble qui veut l’épanouissement de l’individu. Ce qui ne change pas c’est le code moral : le mensonge par exemple est un défaut depuis la nuit du temps jusqu’à demain. Sinon les produits de la modernité, tels que les moyens de communication, de transport, de logement,… ce sont des bienfaits de Dieu.

C’est lui qui nous permet de les découvrir. Il y a beaucoup de confusions en réalité et l’islam n’a pas besoin de cela. L’islam est plus qu’une religion : c’est un code de vie, une manière d’être avec Dieu et vivre avec les créatures.

S. : Le silence de la Oumah islamique du Burkina sur ces genres de faits ne dénote t-il pas un problème d’organisation ?

T.T. : En privé, on en discute. C’est dans cet objectif de pouvoir se prononcer en une seule voix que la fédération a été créée. Mais nous espérons que quand elle va mieux s’enraciner, ces questions seront résolues. Sinon dans ce cas de figure, la fédération pourrait rencontrer ces pieds-nus pour essayer de les recadrer. Donc, une meilleure organisation de la Oumah islamique du Burkina aurait pu permettre de déceler de l’ivraie du vrai.

S. : La tolérance religieuse est une réalité au Burkina. Est-ce que les écritures saintes en font cas ?

T.T. : Le Coran a cité beaucoup les juifs et les chrétiens comme les conservateurs des écritures avant les musulmans d’où leur nom de Ahlil kitab, les gens du livre. Ils ont un statut particulier auprès des musulmans. On peut manger leur repas sauf ce qui est nommément cité comme le porc et l’alcool. La tolérance est une valeur de l’islam. Le Coran dit dans le chapitre 5 que « si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a fait don à chacun d’entre vous de quelque chose. Concurrencez-vous dans le bien. C’est à moi que vous ferez recours et je vous tiendrai informé de vos objets de différence ». Un verset fantastique ! Dieu nous a fait différents mais, il nous dit de nous concurrencer dans le bien. Les chrétiens construisent des écoles, des hôpitaux. Les musulmans doivent aussi en faire autant.

C’est ça la sagesse et la tolérance. Dans le chapitre 49, il nous dit : « on vous a créé à partir d’un mâle et d’une femelle, on a fait de vous des tribus, des nations et des pays pour que vous vous connaissiez. Mais le meilleur être parmi vous, auprès de Dieu, est celui qui est pieux ». Cependant dans certains pays notamment dans les pays arabes, il y a toujours des catégorisations liées à la race, à l’ethnie, à la tribu. Cela porte un tort à l’image de la religion. L’islam n’a pas de problème. Seuls les musulmans ont des problèmes à mettre en œuvre la beauté de leur texte. Une année avant sa mort, le Prophète a reçu une délégation chrétienne d’une ville appelée Najrane dans la mosquée de Médine. Quand il est arrivé à Médine, il a rédigé une constitution avec les trois communautés juive, chrétienne et musulmane où chacune avait des droits et des devoirs.

Il partait dans le quartier chrétien appelé Baytoul Midras pour s’entretenir souvent avec eux sur la gestion de la cité de Médine. Quand l’heure de la prière arrivait, il revenait dans son quartier. Certains musulmans ne savent pas que le Prophète était tolérant. Aujourd’hui, l’intolérance existe un peu partout tant chez les musulmans que chez les autres communautés. Dans notre pays, les chefs coutumiers ont été les premiers à recevoir l’islam. Nous savons le rôle joué par la cour du Mogho Naaba dans l’avènement de l’islam en pays moaga. Tout n’est pas mauvais dans la tradition, l’islam prend ce qui est bon. Aujourd’hui au Burkina Faso, il y a un exemple de cohabitation qui est assez rare en Afrique. Il s’agit de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la santé et le développement (URCB).

Cette structure fait de bonnes choses dans la lutte contre le Sida et la pauvreté. Le chef de l’Etat lui-même a apprécié cette structure et a proposé de diffuser cet exemple auprès de ses pairs. A titre personnel, j’ai souvent animé des conférences avec Mgr Anselme Sanou et d’autres leaders chrétiens. Il n’y a pas deux Dieu, c’est un seul. Il faut se comprendre autour des valeurs. Il faut prêcher ce message dans les temples, les mosquées et dans les églises pour qu’on évite les dérapages. Car les guerres se nourrissent de l’intolérance religieuse. Et on est intolérant parce qu’on ne connaît pas. Celui qui connaît l’histoire de la religion ne peut pas être intolérant, il comprend l’autre. Dieu même nous accepte dans notre diversité pourquoi nous ne nous acceptons pas ?

Au-delà de la tolérance, l’islam dit qu’il y a un droit d’être et un devoir de présence. Le chrétien, le musulman, le coutumier, le non-croyant, chacun a le droit d’être là parce que Dieu l’a voulu et un devoir de présence pour le musulman pour accompagner sur le chemin des valeurs, grâce à la foi. La vraie foi est une lumière, une miséricorde, une grâce pour le genre humain. L’islam vise à apporter des réponses aux préoccupations du cœur, de l’esprit, de l’âme et du corps.

S. : A Ouahigouya, le fils d’un El Hadj a été ordonné prêtre. Qu’en pensez-vous ?

T.T. : Il y a un amalgame qu’il faut d’abord lever. El Hadj c’est quelqu’un qui a appliqué un pilier de l’islam, le pèlerinage à La Mecque. Ce n’est pas un titre. Pourquoi vous n’appelez pas les gens le prieur, le zakateur ou encore le jeûneur ? Je vois souvent ce nom dans les signatures officielles. Ça ne veut rien dire. Certains pensent que c’est le symbole de la pureté. Non, il n’y a pas de lien. Ensuite, Dieu qui est le possesseur des cœurs, au sens spirituel, en fait ce qu’il veut. Le fils a décidé d’un chemin autre que le père, il n’y a aucun problème. L’islam est une religion qui ne contraint personne. Et contrairement ce que les gens pensent, on n’est pas musulman par filiation mais par conviction.

Autant vous voyez dans les familles chrétiennes des gens à l’âge adulte devenir musulmans autant le contraire est observé. A l’âge de la majorité, chacun décide de son orientation spirituelle. Un enfant peut être né dans une famille musulmane, son père a le devoir de lui apprendre sa religion, mais après, l’enfant devenu majeur est libre. Et le père n’a pas le droit de le bannir. Chacun suit sa voie. L’islam est pour le respect de la liberté des croyances.

S. : Quelle peut être la contribution des communautés religieuses pour que cesse l’incivisme au Burkina Faso ?

T.T. : L’incivisme se développe de plus en plus au Burkina. Il y avait beaucoup de valeurs qui étaient acquises au « pays des Hommes intègres ». Dans la circulation, au service, dans la rue, les Burkinabè ont un peu changé. Et Dieu n’aime pas quand les gens sont dans ce qui n’est pas bon. Il faut qu’on essaye d’être positif. Il faut interpeller tous les leaders religieux, coutumiers, la société civile pour mieux éduquer la jeunesse et l’orienter. Il faut que les gens aient des valeurs à défendre. C’est pourquoi le Coran s’adresse aux yeux, aux oreilles, au cœur, à l’esprit, etc., pour qu’ils soient mieux éduqués.

Quand on détruit des édifices publics, on brûle des commissariats, qu’est-ce que cela donne ? On va les reconstruire avec de l’argent pris de la poche du même contribuable ! En même temps qu’on condamne ces actes, il faut aussi le faire pour tous ces actes délictueux relevés par les rapports d’enquête parlementaires et l’ASCE. Si les rapports ne font que dormir dans les tiroirs-sans suite-comment voulez-vous convaincre les gens à être corrects ? Les actes posés par les élites dirigeantes doivent aussi épouser l’éthique, sinon les prières à elles seules ne seront pas utiles.

S. : Vos vœux pour le Burkina…

T.T. : Vœux de stabilité et de justice sociale. Aujourd’hui, les processus démocratiques dans beaucoup de pays africains, à deux ou trois exceptions comme le Ghana, l’Afrique du Sud, sont très fragiles, il suffit d’un rien et on bascule dans l’horreur. Et des milliers de gens sont mis sur le chemin de l’exil. Aucun pays n’est à l’abri. Donc prions pour la stabilité. C’est-à-dire renforcer les institutions démocratiques pour préserver notre bien commun qu’est le Burkina, il n’y en a pas deux. Si on le détruit, c’est nous qui allons partir en exil comme d’autres sont dans notre pays après avoir détruit le leur. Ensuite, prions pour une justice sociale. J’aime bien la citation d’un écrivain guinéen, Cheick Omar Kanté, qui dit que : « S’il n’y a rien dans les caisses de l’Etat, que ce rien soit partagé entre tout le monde ».

Parce que vous assistez à un paradoxe au Burkina, il y a une misère insultante face à un luxe insolent. Cela peut créer une explosion à long terme. Il faut donc redistribuer de manière plus juste les richesses. Il faut également appeler les Burkinabè à avoir de l’ambition. Quand vous demandez à certains Burkinabè quelle est leur ambition, ils vous diront qu’ils veulent être premiers au Burkina. Or, il faut aller au-delà. J’ai aimé un carnet de voyage asiatique d’un des vos responsables dans vos colonnes. Le patron de la société asiatique a dit qu’il veut que dans 150 ans son entreprise soit première dans le monde. J’ai beaucoup aimé. Les Burkinabè devraient avoir de l’ambition et des projections à long terme. Nous devrions chercher à faire du Burkina à l’horizon 50 ans le premier en Afrique dans tel ou tel domaine.

On entend trop souvent qu’on prépare les prochaines élections mais jamais les prochaines générations. Ce qui nous permet de vivre ensemble, c’est la tolérance et le pardon, etc. Et c’est en cela que j’ai beaucoup apprécié l’idée du ministère en charge des Droits humains d’organiser des assises nationales sur le civisme et les droits humains. Il faut qu’on revienne à des valeurs qui nous permettent de vivre ensemble. Car si les gens vivent dans des valeurs, Dieu les bénit et leur donne des choses auxquelles ils n’avaient jamais pensé. On demande des pluies abondantes, mais quand elles sont abondantes, ça nous rappelle les inondations du 1er septembre 2009. C’est la bénédiction de Dieu qu’il faut chercher. Il peut pleuvoir moins, mais si c’est béni par Dieu, cela peut résoudre tous nos problèmes. Soyons un peuple qui adhère à des valeurs, des pratiques éthiques et le reste appartient à Dieu.

Boureima SANGA (bsanga2003@yahoo.fr) , Paténéma Oumar
OUEDRAOGO & Nestor BAKI

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 17 août 2012 à 01:47, par Wendlamita
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Belle interview et un grand merci a Mr TIEMTORE pour l’eclairage inédit sur les valeurs de l’islam !!!!!
    Felicitations au journaliste !!

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  • Le 17 août 2012 à 02:08, par indjaba
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »
    Et pourtant c’est ça l’islam authentique, pur, non modifié. Ce que vous préconisez dans l’interview est de la contrefaçon, de l’adaptation, de la déformation, de la réforme pour juste servir la cause de la tolérance , de la modernité et du vivre ensemble selon le contexte Burkinabè. maintenant est ce que vous avez raison ? Je n’en sais rien mais je reste convaincu que vous êtes réalistes. Mais Indjaba si avez importé une religion où il faut des savants pour décortiquer son contenu.

    Répondre à ce message

  • Le 17 août 2012 à 04:42, par isma
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    merci merci encore un fois de nous avoir eclaircire sur tout ce que nous ne connaissont pas que Dieu te benis et te donne longue vie

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  • Le 17 août 2012 à 06:20
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Mr je suis très content de votre entretien si vous jugez que l’enfant une fois grand est libre pourquoi vous obligez les gens qui veulent marier les filles issues de familles musulmanes à forcément se convertir. Donc je pense que y’a contradiction dans vos propos et je veux que vous sachiez que cette pratique a gaché beaucoup de mariage et de bonheur.
    Merci de la compréhension.

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  • Le 17 août 2012 à 07:07, par El profesor
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Mer6 Imam pr ces éclaircissemen. Lè musulman on besoin d conaitr leur religion. Frères musulmans cultivon ns. Lison é aproprion ns la Sourate Fatiha. Elle ns enseigne q Allah es toléran é miséricordieux. Soyons Toléran. Q Dieu ns pardone.

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  • Le 17 août 2012 à 08:40, par Dixeo
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    TrÈs bel article ! Sur tous les plans. C’est le genre d’article que tous les journaux devraient diffuser et rediffuser de temps en temps pour nous éduquer et nous enseigner et nous rappeler les valeurs essentielles.
    Merci Imam : votre propos est au service de la Tolérance, de la Paix et de l’Amour comme nous l’appelons de nos voeux.
    Que Dieu vous bénisse !

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  • Le 17 août 2012 à 08:42, par JINAZOUM
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Amen suis-je tenter de répondre !
    Merci infiniment à Sidwaya d’ouvrir ses colonnes à l’Imam Tiego TIEMTORE pour nous instruire dans la foi islamique. Merci à l’Imam et à toute cette jeunesse musulmanes éclairée qui a décidé de répandre la foi islamique à travers le pays. Nous qui sommes engagés sans connaître profondément tous les aspects du Coran et de notre religion (Et, Dieu sait que nous sommes très nombreux !) avons vraiment besoin de ce genre d’intervention pour raffermir notre foi en apportant des réponses à des questions qui nous titillent ou qui nous taraudent l’esprit. A voir certains commentaires déplacés, certaines violences faites, malheureusement au nom de l’Islam et d’Allah, j’avoue que, je me sens parfois ébranlé avec à la clef de nombreuses interrogations voire des doutes (Qu’Allah me pardonne).
    C’est pourquoi, je salue franchement cette prise de parole de l’Imam à travers cet entretien. Je saisis l’occasion pour suggérer à l’AEEMB et au CERFI de négocier des rubriques ne serait-ce qu’hebdomadaire dans les quotidiens de la place pour instruire les musulmans dans l’Islam et nous donner le vrai contenu du Coran et des Hadiths. Cette œuvre sera d’autant plus utile que nous avons, au sein de nos quartiers reculés, des Imams sachant réciter de mémoire les versets du Coran mais qui prêchent, parfois, des paroles loin de celles du Coran. Et, ce sont des choses qui déstabilisent, haranguent et incitent, malheureusement, les faibles d’esprit vers l’intolérance et la violence. J’en veux pour preuve ce prêcheur analphabète qui à plusieurs reprises, dans mon quartier, à fustiger la lutte contre l’excision pendant des baptêmes de nouveau-nées (filles). Il a même poussé l’outrecuidance à dire que si c’était au temps du prophète, ceux qui ne fréquentent pas la mosquée 5 fois par jour se seraient vus tailler la tête d’un coup de sabre ! Des énormités et des inepties saluées malheureusement par des « Takbirs ». Je passe sous silence d’autres déclarations qui ne sont pas de nature à pacifier nos rapports avec les voisins ne partageant pas la même religion que nous. Voyez, comment certains de ceux qui ont en charge l’éducation et l’instruction de la communauté musulmane officient dans nos mosquées, pendant les baptêmes, les célébrations de mariage et les inhumations.

    Vivement que la frange réellement instruite dans le Coran trouve le créneau pour recadrer le discours religieux islamique au Faso. Nous y gagnerons. Je suis convaincus que de nombreux jeunes nés dans des familles musulmanes, déçus par de tels discours, soit ne pratique pas, soit vont voir ailleurs, le plus souvent, par dépit. Et, pourtant…

    Enfin, je voudrais rendre grâce à Allah et prier pour que la tolérance religieuse au Faso se consolide par le dialogue interreligieux et le respect réciproque entre voisins de religions différentes. Nous avons cette chance au Faso, cultivons-la et prions pour la pérenniser.

    Merci encore Imam
    Dieu vous bénisse !

    Ibrahim B. JINAZOUM

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    • Le 17 août 2012 à 18:46, par Burk
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Pas d’invasion islamique. Certes, il vaut mieux s’instruire que de tabler sur des precepts qu’on ne maîtrise pas. Pourquoi ne pas exploiter des journaux réligieux au lieu de proposer l’exploitation de pages dans les quoitidien. A la télé il y’a deja Foi de Croyant. Qui permet aux réligieux d’instruire leurs adaptes.
      Pour ma part c’est suffisant. Le plus souvent ce sont les ignorant qui sont les plus intolérants.
      Merci et bonne fête pour les frères musulmans

      Répondre à ce message

  • Le 17 août 2012 à 09:02, par tianpin
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    c’est propre iman tiégo. c’est ça l’islam. que la paix et le salut de DIEU tout puissant soit avec vous ainsi que sa bénédiction.

    Répondre à ce message

  • Le 17 août 2012 à 09:12, par Ne fuyez pas la vérité !
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    un peu d’éclaircissement est toujours bon à savoir. merci pour l’initiative. plus on en sait mieux on se porte !

    Répondre à ce message

  • Le 17 août 2012 à 10:00, par Burkinbila
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Imam, merci pour cet éclairage ! Que Dieu vous bénisse ! Que Dieu fasse qu’il y ait des milliers de gens comme vous au Burkina. Cela contribuera a consolider la paix sociale et sortira beaucoup des personnes de l’ignorance. Certes il y a beaucoup de religieux (Musulmans comme chrétiens) mais très peu connaisse réellement leur religion ! Que Dieu vous récompense pour ces éclairages !

    Répondre à ce message

  • Le 17 août 2012 à 10:13, par Un simple chrétien
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Je ne suis qu’un amateur de la langue française dans tous ses états. Je me permets de sanctionner un point de grammaire dans cet article. On ne dit pas "Rien ne l’échappe en matière de religion", mais bien plutôt "Rien ne LUI échappe". C’est une faute assez commune, mais pas tolérable pour un journaliste, messieurs.
    Bien à vous !!!

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  • Le 17 août 2012 à 10:14, par BOLY
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Que Dieu te garde longtemps auprès de notre communauté...et agrée tes efforts !

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  • Le 17 août 2012 à 10:43, par citoyen
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci à l’iman Tiégo mais aussi à vous les journalistes de nous avoir éclairer.Sinon la situation du Nord Mali ne laissait vraiment perplex.Que Dieu bénisse le Burkina Faso

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  • Le 17 août 2012 à 10:47, par Mahamadi
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Tout simplement Merci

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    • Le 18 août 2012 à 09:32, par p o
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Mss le fer vous avez vraiement bien appris la leçon ce vous raconter est un classique enseigné dans un certain milieu depuis des siècles combattre l.islam mais vous a la difference des autres c est que quand ils ont eu une certaine ouverture d esprit ,ils ont chercher à comprendre mieux .en plusieurs siècles de lutte anti islam les resultats sont decevants un islam qui se propage mieux que n importe quelle religion au monde .le combat est perdu d avance car ce que ces gens ne savent pas c est que c’est ALLAH lui même qui a prit l .engagement de preserver sa parole ultime (le Coran) de la corruption et faire triompher sa religion l.islam quelle que soit l aversion et la ruse des ennemis de l islam. Je te suggere de lire le temoignage de Abbé Jean Marie du chemin peut seras guidé si DIEU LE VEUT.

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  • Le 17 août 2012 à 10:52, par le fer
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Pour essayer de faire croire que les actions islamistes sont en contradiction avec le Coran, certains n’hésitent pas à mettre en avant la citation coranique disant que : « Quiconque tuerait un innocent, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. » (Coran 5,32) , ou encore le fameux « la ikrah fi-d din signifiant « Pas de contrainte en religion ».

    Or, à y regarder de près, on voit que le verset 5,32 s’explique par lui-même en précisant, de surcroît, la sentence à appliquer au coupable. Ce verset n’interdit ni le meurtre d’un non-musulman ni celui d’un musulman ayant commis un grave péché. Seuls, sont interdits d’être tués les musulmans qui n’ont commis aucun péché méritant la mort : « les innocents ».

    Les non-musulmans, qui sont par essence blasphémateurs donc de facto coupables méritent tous la mort, à moins qu’ils intègrent la raison qui est de s’assujettir ou de se convertir à l’islam, « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs [les non-musulmans] où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la salãt [1] et acquittent la zakãt, [2] alors laissez-leur la voie libre. » (Coran 9,5).

    Chaque fois que le Coran interdit le meurtre (ce qui est, par ailleurs, très rare), il introduit toujours une exception. A l’exemple de ce verset qui dit : « Et sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée. » (Coran 17,33).

    Il est ainsi permis de supprimer une vie, et non des moindres : celle-là même qu’« Allah a rendu sacrée », en d’autres termes toute vie humaine. La seule condition requise pour supprimer cette vie est celle d’avoir le droit de le faire. La question qui se pose est celle de savoir à quel moment sait-on qu’on est en droit de le faire ? Selon l’esprit général qui se dégage du Coran et de la Sunna, c’est tout simplement lorsqu’on a à faire à un non-musulman qui refuse de s’assujettir ou d’embrasser l’islam, lorsqu’un musulman s’abstient de pratiquer sa religion dans son entièreté ou lorsqu’il « s’écarte du droit chemin » en reniant sa foi.

    Pour ce qui est du second verset dont l’intégralité est : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de l’égarement. » (Coran 2,256), ses défenseurs le citent en arguant qu’il est la preuve que le Coran interdit de forcer autrui à se convertir à l’islam. Or, c’est tout à fait le contraire. En isolant la première partie du verset « Nulle contrainte en religion ! », on travestit l’esprit et le sens réel de tout le paragraphe. Alors qu’en l’associant à son second volet, on a la preuve que ce verset fait uniquement référence au droit de tout non-musulman d’entrer en islam sans devoir en être interdit, « Car le bon chemin [l’islam] se distingue de l’égarement [le non islam] ».

    D’ailleurs ce verset prouve que la contrainte est de rigueur :
    « Ceux qui ne croient pas à nos versets, nous les pousserons au feu » (Coran 4,56).

    L’islam et l’amitié entre les peuples :

    « O croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers. » (Coran 5,56).

    « Les juifs disent : "Uzayr est fils de Dieu" et les chrétiens disent : "Le Christ est fils de Dieu". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. » Qu’Allah les anéantisse ! (Coran 9,30).

    « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, ceux qui ne s’interdisent pas ce que Allah et Son Prophète ont déclaré interdit, ceux qui, parmi les gens d’Écriture, ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils versent directement la capitation en toute humilité ! » (Coran 9,29).

    « Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez ; chassez-les des lieux d’où ils vous auront chassés. Le péril de changer de religion est pire que le meurtre. Ne les combattez point auprès du temple Haram, à moins qu’ils ne vous provoquent. S’ils vous attaquent baignez-vous dans leur sang. Telle est la récompense due aux infidèles ». (Coran 2, 186-7).

    « Ils souhaitent tant vous voir perdre votre foi comme ils l’ont eux-mêmes perdue, pour que vous soyez tous pareils. Ne formez pas de liaisons avec eux, tant qu’ils ne se seront pas engagés résolument dans la Voie du Seigneur. Mais s’ils optent carrément pour l’apostasie, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez ! Gardez-vous de prendre parmi eux des amis ou des auxiliaires » (Coran 4,89).

    « O Croyants ! Combattez les infidèles qui sont près de vous. Qu’ils trouvent en vous de la rudesse ! Et sachez que Allah est avec ceux qui le craignent. » (Coran 9,123)

    Quelques hadiths :

    « L’heure du jugement n’arrivera pas tant que vous n’aurez pas combattu les juifs et à tel point que la pierre, derrière laquelle s’abritera un juif, dira : musulman ! voilà un juif derrière moi, tue-le ! » El Bukhari 56, Chap. 94, tome 2, p. 322.

    « L’apôtre d’Allah dit : ’J’ai reçu l’ordre de combattre les mécréants jusqu’à ce qu’ils disent : ’Rien ne peut être adoré à l’exception d’Allah’. Et lorsqu’ils l’auront dit, qu’ils prieront nos prières en direction de la Qibla (la Mecque), et qu’ils massacreront les infidèles comme nous le faisons, alors leur sang et leur biens seront sacrés pour nous et nous ne nous mêlerons plus de leurs affaires à l’exception des procédures légales, et ils n’auront à rendre de compte qu’à Allah. » Bukhari (8:387).

    « Alors que nous étions à la mosquée, le prophète vint nous voir et dit : ’Allons voir les Juifs’, nous partîmes alors pour Bait-ul-Midras. Il leur dit : ’Si vous embrassez l’islam, vous serez hors de danger. Vous devez savoir que cette terre appartient à Allah et à son apôtre, et que je veux vous chasser de ces terres. Donc, si certains parmi vous possèdent des biens, ils ont la permission de les vendre, sinon vous devez savoir que le monde entier appartient à Allah et à son prophète. » Bukhari (53:392).

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    • Le 17 août 2012 à 11:51
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Je conseille d’organiser une conférence de presse pour mieux combattre l’islam, j’ai remarqué que vous y tenez vraiment. Comme vous mal lu l’article ou pas lu du tout, je vous informe que imam a dit que quand ton pays est attaqué le défendre une adoration (djihad guerrier) et quand on vous dit que l’islam est un code de vie c’est qu’il n’a rien oublié. Dans le coran existent des versets de guerres, on applique pas le coran sans tête comme vous voulez le montrer. Votre mission étant de semer le désordre au Faso, si vous réussissez vous verrez l’application de certains versets que apparemment on vous a lister (car le coran vous en connaissez rien du tout). Bonne suite à vous que le Tout Puissant nous guide mon frère.

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    • Le 17 août 2012 à 13:19
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Le fer,tu vas encore te faire harceler par ces extrémistes car bien que j’ai aimé l’interview très policé de cet Imam Tiego Tiemtoré qui essaie de faire du service après vente de l’Islam avec beaucoup de charme,j’ai toujours pensé et je le pense encore que l’Islam est l’une des religions la plus intolérante et la plus violente qu’il soit.
      Comme Indjaba aime à le dire,nous avions une très belle religion avant l’arrivée de ces envahisseurs nuisibles(Islam,Chrétien,etc)qui était l’Animisme mais voilà,l’Africain ne s’aime pas et adore singer tout ce qui vient de l’extérieur.Voilà les conséquences avec tous ces tintamarres de toutes ces religions étrangères qui nous pourrissent la vie et d’ailleurs pour d’autres,la religion est devenue un gros business puisqu’on voit par exemple des pasteurs multimilliardaires mais ça c’est un autre débat

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    • Le 17 août 2012 à 15:03, par ZOUNDI
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      WAOU ! Merci à cette personne qui nous a livré toutes ces informations (chapitres et versets du Coran). Je comprends mieux pourquoi certaines personnes qui sont bien loin des vrais musulmans et de la vraie religion musulmane, veulent convertir à tout prix tous les non musulmans. Coran 5,56 et Coran 2,186-7 m’ont laissé comme un coup de massue reçue sur la tête.

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    • Le 17 août 2012 à 17:46
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      je salue au passage ce monsieur qui veut se prévaloir du savoir du Coran. courage mais ce qu’il oublie c’est qu’il ne pas possible de citer des verset Coraniques sans faire référence au contexte de la révélation du verset et de l’explication donner par le prophète (paix sur lui) je conseil à ce monsieur de se procurer le commentaire ou l’exégèse d’ibn KHATIR pour aller dans les sens des versets qu’il cite. ça va friser le ridicule.

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  • Le 17 août 2012 à 11:00, par Charles
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Pardon ! Ne pouvez-vous pas arrêter de barrer les voies pour prier ?

    Ce serait un acte de charité à l’égard des usagers de la circulation !!!

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    • Le 17 août 2012 à 11:33
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Il ne serait sage d’indiquer ou prier. En attendant votre solution on va continuer d’y prier. Merci de nous aider mon frère, ça serait vraiment bien de nous aider

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    • Le 17 août 2012 à 12:33
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      S’il vous plais combien de fois on barre les voies pour prier dans la semaine ? On parle de tolérance.Les musulmans sont nombreux l’intérieur des mosquées ne suffise pas.

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    • Le 17 août 2012 à 13:21
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      C’est du desordre !Qui fait ça à part eux ?Si on les interdit ils vont se prendre.Chacun à droit des suivre sa voie mais pas perturber la vie de la société.

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    • Le 17 août 2012 à 13:51, par Mazawa
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Charles , arrète de tranposer les problèmes français au Burkina. Dans notre cher Faso, catholiques, Protestants et Musulmans ont tous l’habitude de bloquer les voies lors des grandes manifestations. Les Catholiques lors de la Fete-Dieu, les chemins de croix et autres procéssions mariales ; les Musulmans lors de la grande prière du Vendredi, la Nuit du Destin et les fètes de Ramadan et de Tabaski , et enfin les Protestants lors de leurs journées/nuits d’évangélisation.
      Cependant, la liberté de culté et l’esprit de tolérance ont pris le dessus sur tout.Aussi, aucun Burkinabé n’en fait un problème. Par conséquent,Charles , je ne vois pas pourquoi tu cherches des poux sur une tete rasée.

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    • Le 17 août 2012 à 13:54, par Mazawa
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Charles , arrète de tranposer les problèmes français au Burkina. Dans notre cher Faso, catholiques, Protestants et Musulmans ont tous l’habitude de bloquer les voies lors des grandes manifestations. Les Catholiques lors de la Fete-Dieu, les chemins de croix et autres procéssions mariales ; les Musulmans lors de la grande prière du Vendredi, la Nuit du Destin et les fètes de Ramadan et de Tabaski , et enfin les Protestants lors de leurs journées/nuits d’évangélisation.
      Cependant, la liberté de culté et l’esprit de tolérance ont pris le dessus sur tout.Aussi, aucun Burkinabé n’en fait un problème. Par conséquent,Charles , je ne vois pas pourquoi tu cherches des poux sur une tete rasée.

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  • Le 17 août 2012 à 11:02, par DICKO BOUBACAR
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    LA SAGESSE une valeure ideal que tout un chacun doit faire valoir...
    IMAM c’est vraiment tres tres sage de votre part...
    recevez un salu FRATERNEL....

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  • Le 17 août 2012 à 11:06, par Pilabre
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci l’iman pour ces eclairages.
    Qu’Allah vous benisse

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  • Le 17 août 2012 à 11:09, par timba
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Félicitations. J’ai beaucoup aimé les propos de monsieur T.Tiemtoré, pleins de sagesse et d’humilité. En tant que malien, en tant qu’africain, je crois que nos sociétés ont plus que jamais besoin d’une telle dimension spirituelle. Encore merci.

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  • Le 17 août 2012 à 11:10, par moimeme
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Les adeptes du double langage ces tiemtoré, Tiendrébéogo et autres. Ce n’est pas ce que vous dites dans vos mosquées. Je prie à l’aeemb à wemtinga mais votre discours là-bas est différent. Arrêter de nous pomper l’air. Même ici si vous avez la possibilité vous allez faire pire qu’au mali.

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  • Le 17 août 2012 à 11:15, par lepatriote
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    pour la première fois je lis un intellectuel musulman qui renforce ma foi et me réconcilie avec mon existence. En je suis né d’un père animiste éduquer par un grand père musulman vécu chez des frères chrétiens durant toute mon adolescence et ma jeunesse. avec un itinéraire pareilles je suis parfois déçu de certains prêches que j’entends dans les moqués qui rejettent toutes cohabitation. merci imam TIEGO pour ces paroles de paix et de sagesse

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    • Le 17 août 2012 à 11:55, par le fer
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Ne m’écoutez pas et n’écoutez pas ces dissimulateurs sournois non plus, mais cherchez la vérité par vous-mêmes. L’islamisme, c’est l’islam à découvert, l’islam sans masque et sans fard, l’islam parfaitement conséquent et fidèle à lui-même, un islam qui a le courage et la lucidité d’aller jusqu’au bout de lui-même, jusqu’à ses dernières implications. orthodoxe sunnite.

      Les autorités civiles et religieuses du monde Libre et démocratique se font une dangereuse illusion au sujet de l’islam. Selon eux, il y aurait d’une part un islam bon, ouvert, pacifique, tolérant, et d’autre part l’islam fondamentaliste, intégriste, violent qui serait une falsification de l’islam. Sur quelles preuves s’appuie-t-on pour prétendre cela et imposer cette image à l’opinion publique ?
      L’interprétation séculaire du Coran, de la loi islamique, les exemples de la vie de Mahomet, l’histoire des nations islamisées, relèvent malheureusement de l’islam soi-disant fondamentaliste. La volonté de forger une image d’un islam libéral est le fruit d’une philosophie idéaliste qui ne tient pas compte de la réalité. Et la réalité se venge toujours.

      Le rôle de l’islam dit pacifique

      L’islam dit pacifique et ouvert fraie le chemin à l’islam fondamentaliste. Il y a des musulmans réalistes qui, intelligemment, profitent du moment favorable pour implanter l’islam dans les nations non musulmanes. Leur attitude « ouverte » contribue à fortifier l’islam. Leur réalisme les empêche d’exiger que l’islam règne en maître absolu. Les modérés savent cela et leur manière d’agir est très avantageuse pour l’islam. Cependant, ils n’oublient pas que l’islam est par nature théocratique, qu’il régit toute la vie de la cité. Ils savent qu’il n’y a pas de distinction, et encore moins de séparation, entre la religion islamique et l’Etat. Prétendre le contraire, c’est vouloir dénaturer l’islam ; c’est imaginer un islam qui n’existe pas réellement.

      LES MUSULMANS FONDAMENTALISTES

      Les musulmans qui prennent leur religion au sérieux et veulent la mettre en pratique telle qu’elle doit l’être, sont traités d’intégristes, de fanatiques ... Cette accusation est injuste car leur manière de voir et souvent d’agir correspond, malheureusement, à la doctrine islamique. Le Coran et la loi islamique les justifient. Que l’on soit en désaccord avec une telle doctrine est tout à fait légitime, mais vouloir fabriquer un islam imaginaire est illégitime et dangereux. Imaginer un islam à l’instar du CHRISTIANISME, où il y a distinction entre le politique et le religieux, est une illusion supplémentaire, car le Coran lui-même, la tradition islamique, les faits et paroles de Mahomet la contredisent. Le Coran, pour les vrais musulmans, est la norme, la règle, parce qu’il est parole « divine ». Le Coran donc étant parole d’Allah, il doit, par les lois qu’il contient, régir toute la vie sociale et religieuse.

      Les musulmans modérés ne nient pas cela. Certains libéraux le nient en pensée. Mais les uns et les autres préparent à long terme le terrain aux musulmans du Coran qui, lorsqu’ils seront forts et que les circonstances seront favorables, exigeront par tous les moyens la mise en application du vrai islam... Alors, nos idéalistes civils et religieux seront étonnés de ce que la réalité ne corresponde pas à l’islam de leur imagination. Alors ils auront peut-être du regret de n’avoir pas christianisé les musulmans qui dans leur immense majorité sont des descendants de non musulmans islamisés par la force, la menace, les lois discriminatoires qui les humiliaient, les brisaient et les acculaient parfois à la misère. Faut-il rappeler que tout le Proche-Orient et l’Afrique du Nord étaient chrétiens ?

      Ne serait-ce pas les principes gravés dans le Coran, les faits et dits de Mahomet et la loi islamique, imposés par la terreur à tant de nations chrétiennes, qui les ont islamisées ? L’islam intégriste est l’islam véridique, qui met en pratique la doctrine islamique. Le problème n’est pas l’intégrisme islamique, c’est l’islam tout court.
      L’intégrisme islamique tire ses principes du Coran et de la tradition islamique. L’action des intégristes effraye les ignorants qui ne veulent pas voir que l’islam par nature est conquérant, GUERRIER et non pas grossier. Le meilleur service que nos autorités civiles et religieuses peuvent rendre aux musulmans eux-mêmes et aux chrétiens c’est d’évangéliser les musulmans, de leur communiquer la connaissance et la croyance du Dieu AMOUR qui est Charité. Toute autre attitude est une illusion.

      Le Coran et la guerre

      Les vrais musulmans qui veulent la guerre sainte suivent le Coran. En effet, le djihad est une prescription essentielle de l’islam. Le Coran, sans lequel il n’y aurait pas d’islam, le recommande avec véhémence : « Les vrais croyants disent : Allah n’a-t-il pas ordonné un chapitre qui ordonne la guerre sainte ? »
      (Sourate 47 : 22) ou encore : « Tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade »
      (Sourate 9 : 5) et « faites la guerre à ceux qui ne croient pas » (Sourate 9 : 29).

      « Quand vous rencontrerez les infidèles : tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. Ensuite, ou vous les mettrez en liberté, ou vous les rendrez moyennant rançon » (Sourate 8 : 57).
      Selon le Coran, un non-musulman est un moins que RIEN : « Il n’y a point auprès d’Allah d’animaux plus vils que ceux qui ne croient point et restent infidèles » (Sourate 8 : 57). C’est pourquoi il faut les islamiser par la FORCE, en les HUMILIANT. Et ceux qui résistent contre l’islam et son fondateur doivent être châtiés selon le Coran :

      « Voici quel sera le destin de ceux qui combattent Allah et son envoyé : vous les mettrez à MORT ou vous leur ferez subir le supplice de la croix, vous leur COUPEREZ les mains et les pieds alternés. Ils seront chassés du pays » (Sourate 5 : 37). Et comme les musulmans sont réalistes, ils tiennent compte des circonstances pour faire une paix temporaire ou la guerre :
      « Ne montrez pas de lâcheté et n’appelez point les infidèles à la paix quand vous leur êtes supérieurs » (Sourate 47 : 22).

      En un mot, le Coran étant la parole d’Allah pour tous les musulmans, il est valable pour tous les temps, pour tous les peuples jusqu’à la fin du monde. Il doit être mis en application selon les indications qu’Allah lui-même donne à ses fidèles. Ceci explique logiquement ce qui se passe actuellement au Mali, au Nigeria, au Soudan, en Afganistan, et dans de nombreux pays musulmans. Idéaliser l’islam c’est le plus grand tort que l’on puisse faire aux musulmans eux-mêmes. ANIMISTEMENT salut

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      • Le 17 août 2012 à 16:31
        En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

        Monsieur le fer, si vous n’arrêtez pas de raconter vos inepties et vos analyses purement subjectives et motivées par la haine envers l’islam, vous risquez de mal terminer vos jours ! La religion à laquelle vous appartenez vous enseigne t-elle une telle haine et une telle hypocrisie ? Pauvre de vous, vous devez sans doute être quelqu’un d’aigre, un haineux aveuglé par son intolérance et par sa prétention de détenir la vérité. Yako !

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      • Le 18 août 2012 à 09:18, par BADIA
        En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

        Monsieur le fer je ne sais pas de quel coran vous avez tirez vos versets seulement je ne me retrouve pas quand j’essai de les comparer avec le CORAN que j’ai en ma possession. De grâce même si vous n’aimez pas le lièvre reconnaissez qu’il court vite. l’islam est de loin la meilleure des religion. sinon pourquoi cette haine viscérale contre les musulman ? je crois vous avez peur que cette intervention de l’imam ne puisse convaincre davantage des sceptiques. la preuve le nombre de musulman sans cesse croissant dans le monde en occurrence dans le monde dit libre parce que ayant été convaincu n’ont pas par la force de l’épée ni par l’actualité dans le monde musulman mais par la force du CORAN qui demeure une miséricorde pour l’humanité tout entière.
        bonne compréhension.

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      • Le 18 août 2012 à 10:01, par p o
        En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

        un classique utilisé depuis 1400 ans resultat on peut combattre les hommes et leurs oeuvres mais on peut rien contre ce DIEU a établit mss le fer.

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      • Le 18 août 2012 à 11:30, par musulman
        En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

        le fer, vous racontez n’importe quoi et vous l’attribuez au coran pour justifier pour haine ! Changer avant qu’il ne soit pas trop tard pour vous ! La vérité triomphe toujours !

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  • Le 17 août 2012 à 11:49
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    La réligion la plus tolérente au monde est l’Animisme. Reveilles toi Afrique !

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  • Le 17 août 2012 à 12:02, par la sagesse
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    que Dieu benisse notre imam et que Dieu benisse lefaso.net.voici un imam eclairé qui prodigue du savoir et de la sagesse.je croit qu’il est grand temps que des structures comme l’Aeemb ou le Cerfi organisent des conferences sur la situation au Mali afin de demarquer ces putains de sanguinaires,traffiquants de stupefiants de l’Islam qui prone la paix et la tolerance.ceux qui se disent d’ansardine ou mujao n’ont meme pas le niveau pour parler de charia.des ignorants,de vrai obscurantistes.l’Imam si vous ne voyez pas la situation l’image de l’islam sera terni.pourquoi pas une marche pour denoncer cela ?ou bien dans les preches du vendredi.

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  • Le 17 août 2012 à 12:03, par Adam
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci imam pour ce eclairage apporter à l’ensemble de la communauté nationale. Que ce qui critique l’islam est l’honnêtété intellectuel dans leur analyse. Ils ont ici beaucoup d’arguments pour complètez leur analyse.

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  • Le 17 août 2012 à 12:21, par leyou
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    belle interview et beaucoup d’enseignement à tirer dans le contenu. ma journée est comblée par les sagesses partagées

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    • Le 17 août 2012 à 13:07, par Bennedict
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      C’est parce qu’il est devant la presse qu’il est modéré, bandes de naïfs, ce qu’ils disent de l’uatre coté sur les autres réligions, je vous raconte pas... De vraie appel à la haine de la différence.
      Il faut avoir une causérie en tete à tete avec eux pour voir jaillir l’intolérance vis à vis des autres.
      Ouvrez l’oeil, ils ont des plans..., ces imams là.

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  • Le 17 août 2012 à 12:34, par AMEN
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    C’est de ce genre de musulman intellectuel dont nous avons besoin pour éclairer ces frêres et nous éclairer. Je suis chrétien vivant au milieu de musulmans, mais je suis quelques fois déçus de certains comportements : on jette votre nourriture que vous avez voulu partager avec eux pendant la fête parce que ce n’est pas un musulman qui a égorgé votre animal, de ma cours proche de la mosquée j’entends les critiques sur la croyance en NABI ISSA (Jesus) comme fils de Dieu etc. Aucune religion n’a le monopole de la vérité, alors il est temps que certains leaders religieux se remettent en cause.

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  • Le 17 août 2012 à 12:35
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Salam Alaikoum, Imam Tiébo monsieur l’abbé pourra t-il prié sur le corps de son papa à son décès ? Je vous renvoi a la Sourate 2 verset 44 et a la sourate 61 verset 2 et 3. Qu’Allah facilite la compréhension pour nous. Wa Alaikoum Salam

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  • Le 17 août 2012 à 12:40, par JINAZOUM
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Amen suis-je tenter de répondre !
    Merci infiniment à Sidwaya d’ouvrir ses colonnes à l’Imam Tiego TIEMTORE pour nous instruire dans la foi islamique. Merci à l’Imam et à toute cette jeunesse musulmanes éclairée qui a décidé de répandre la foi islamique à travers le pays. Nous qui sommes engagés sans connaître profondément tous les aspects du Coran et de notre religion (Et, Dieu sait que nous sommes très nombreux !) avons vraiment besoin de ce genre d’intervention pour raffermir notre foi en apportant des réponses à des questions qui nous titillent ou qui nous taraudent l’esprit. A voir certains commentaires déplacés, certaines violences faites, malheureusement au nom de l’Islam et d’Allah, j’avoue que, je me sens parfois ébranlé avec à la clef de nombreuses interrogations voire des doutes (Qu’Allah me pardonne).
    C’est pourquoi, je salue franchement cette prise de parole de l’Imam à travers cet entretien. Je saisis l’occasion pour suggérer à l’AEEMB et au CERFI de négocier des rubriques ne serait-ce qu’hebdomadaire dans les quotidiens de la place pour instruire les musulmans dans l’Islam et nous donner le vrai contenu du Coran et des Hadiths. Cette œuvre sera d’autant plus utile que nous avons, au sein de nos quartiers reculés, des Imams sachant réciter de mémoire les versets du Coran mais qui prêchent, parfois, des paroles loin de celles du Coran. Et, ce sont des choses qui déstabilisent, haranguent et incitent, malheureusement, les faibles d’esprit vers l’intolérance et la violence. J’en veux pour preuve ce prêcheur analphabète qui à plusieurs reprises, dans mon quartier, à fustiger la lutte contre l’excision pendant des baptêmes de nouveau-nées (filles). Il a même poussé l’outrecuidance à dire que si c’était au temps du prophète, ceux qui ne fréquentent pas la mosquée 5 fois par jour se seraient vus tailler la tête d’un coup de sabre ! Des énormités et des inepties saluées malheureusement par des « Takbirs ». Je passe sous silence d’autres déclarations qui ne sont pas de nature à pacifier nos rapports avec les voisins ne partageant pas la même religion que nous. Voyez, comment certains de ceux qui ont en charge l’éducation et l’instruction de la communauté musulmane officient dans nos mosquées, pendant les baptêmes, les célébrations de mariage et les inhumations.

    Vivement que la frange réellement instruite dans le Coran trouve le créneau pour recadrer le discours religieux islamique au Faso. Nous y gagnerons. Je suis convaincus que de nombreux jeunes nés dans des familles musulmanes, déçus par de tels discours, soit ne pratique pas, soit vont voir ailleurs, le plus souvent, par dépit. Et, pourtant…

    Enfin, je voudrais rendre grâce à Allah et prier pour que la tolérance religieuse au Faso se consolide par le dialogue interreligieux et le respect réciproque entre voisins de religions différentes. Nous avons cette chance au Faso, cultivons-la et prions pour la pérenniser.

    Merci encore Imam
    Dieu vous bénisse !

    Ibrahim B.

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  • Le 17 août 2012 à 12:48, par foumoilapè
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Bravo imam, mes félicitations pour cet interview de très grande valeur, que la paix et l’amour de dieu soit sur toi.Je suis burkinabè vivant hors du pays et j’ai bien aimé te lire.courage,ne fais pas attention aux pauvres types qui viennent dans ta mosquée pour dire du mal de toi au dehors.Donne ta connaissance à tous ceux qui sont interressés.

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  • Le 17 août 2012 à 13:13, par BARTOS
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Religion ou on occupe les goudrons pour prier. Le goudron nous a couté cher pour que un groupuscule l’occupe comme ça !
    IL FAUT VRAIMENT CHANGER CELA !
    SNON LES AUTRES RELIGION VONT AUSSI LE FAIRE. ET BONJOUR LE PARALYSIE POUR LES VILLES. C’EST UNE QUESTION DE BON SENS QUE DE RESPECTER LES AUTRES.

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  • Le 17 août 2012 à 13:15
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Je crois bien que c’est la poudre aux yeux.Le jihad c’est quoi ?Votre prophète à même fait la guerre sainte.Quand des lieux de culte sont attaqués c’est en general au nom de l’islam.Le desordre ,les querelles,les pays les plus en retard en Afrique c’est là où la proportion de musulmans est élévée.La polygamie,mariage avec mineure,fatalisme,....Bref on a marre.

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  • Le 17 août 2012 à 13:18, par Rama
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci pour cet éclairage M TIEMTORE. Quant à ce "fer" qui croit tout savoir de l’islam, il peut toujours continuer sa lecture linéaire et son interprétation littéraire du coran.

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  • Le 17 août 2012 à 14:34, par pseudonyme
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    merci iman pour ses eclaircissements, cette sagesse et cette humilité qui deborde en vous. je suis chretien mais j’ai pris du plaisir a vous lire vous qui avez eté mon enseignant de francais au yiguia. merci a vous et que le seul Dieu des musulman des chretiens et de tout le monde vous benisse et vous garde dans la paix du coeur dans la joie et dans la santé. Courage dans tout ce que vous faites.

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  • Le 17 août 2012 à 14:45, par fongnon
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    L’ISLAM N’EST PAS UNE RELIGION.L’ISLAM EST LA RELIGION.

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  • Le 17 août 2012 à 14:55
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Oui, ce que dit cet imam est important et semble rassurant. C’est un intellectuel musulman. Du fait même d’être un intellectuel, il est capable aussi d’endormir les consciences. Je veux bien croire en sa sincérité mais à la lecture du commentaire de "Le Fer", je m’interroge. Si les propos de Le Fer sont effectivement contenus dans le coran, il faut en conclure que l’iman nous a sorti des demi-vérités sur la tolérance et le non extrémisme de la religion musulmane et c’est effrayant. En attendant, les musulmans pourraient commencer par prier à l’intérieur de leurs mosquées et ne pas barrer les routes tous les vendredis d’une part et ne pas gêner leurs voisins avec leurs hauts-parleurs à 4h du matin pour appeler les fidèles. Chacun doit être capable de se lever et aller prier son dieu, tout seul.

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  • Le 17 août 2012 à 15:10, par Cytoyen
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    En réalité c’est Dieu seul qui peut éclairer une personne. Quand vous lisez les livres religions demandez à Dieu de vous éclairer. Sinon les êtres humains vont vous égarer, surtout dans ce monde de mensonge,ou les gens sont champignon dans la propagande et le dénigrement.

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  • Le 17 août 2012 à 15:12, par kd
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Le fer, tes arguments ne tiennent pas car c’est d’accord une traduction approximative que tu a et en plus chaque hadith ne peut pas sortir de son contexte et être analyser. Dans l’ancien testament si on prend des récits isolés pour prêcher lors des messes, toutes les églises se videraient. Je crois que ta principale occupation c’est de pourfendre l’islam, on t’a assez lu et c’est toujours la même chose. Je prie pour qu’Allah te guide.

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  • Le 17 août 2012 à 15:15
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Voici un homme de Dieu.c’est ainsi que l’on doit parler de l’islam afin que tout le monde comprenne que l’islam est une religion de paie d’amour et de savoir.
    La communication est un vecteur très important donc celui qui ne sait pas doit éviter d’induire les autres en erreur. que Dieu bénisse l’imam Tiemtore et lui donne le savoir de dire et de partager longtemps ce qu’il sait.Merci Imam.

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  • Le 17 août 2012 à 15:55, par le fer
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    tous ceux qui sont doués d’intéligence doivent savoir mes intentions qu’est ce que vous croyez ! il faut que les autres réligions aient beaucoup de fidèles !c’est ma manière de faire du prosélitisme...

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    • Le 17 août 2012 à 23:07, par MAJUNGA
      En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

      Alors là Le Fer tu es juste un lépreux, incapable de traire la vache mais capable de rendre le lait imbuvable ! Tu es un sadique ! Mais que l’Eternel ait pitié de toi car tu ne sais pas ce que tu dis et fais ! Que Dieu Le Tout Puissant bénisse l’Imam Tiemtoré et tous ceux qui vont l’approcher ! Aujourd’hui je suis un chrétien converti venu de l’Animisme après avoir traversé l’Islam. Si c’est cela l’Islam alors dans ma famille chrétienne tout individu qui proclame vouloir s’y convertir aura à coup sûr mon soutien !
      Paix et salut fraternel à tous les musulmans du Burkina Faso et du monde entier ! Par un chrétien qui a bu l’interview et qui croit comme du diamant ! Car je ne voudrais croire comme du fer au risque d’avoir des pensées comme celles de Le fer !

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  • Le 17 août 2012 à 15:59, par ID
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci à Monsieur TIEMTORE,
    Vous savez mes frères pourquoi tout le monde ne peut pas etre croyant parce qu’il y a des gens qui lisent le Livre de Dieu tout en cherchant ce qui va confirmé leur "incroyance". Le livre de Dieu est ensemble des règles, donc on le légifère en matière de prostitution que quand une situation relative en demande. Pour ici dire que le contexte est important. Il faut une connaissance suffisante du texte et du contexte. Ensuite, la bonne foi est aussi nécessaire durant la lecture d’une Livre de Dieu car celui qui a la mauvaise ne saurait etre guidé pour la compréhension des textes divins.
    Merci à tous

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  • Le 18 août 2012 à 04:20, par un Chretien
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    "L’islam n’a pas de probleme, mais les musulmans..." . je comprends maintenant mieux cette religion.. Merci à cet intelectuel musulman pour cet eclairage..
    Peut être que lui meme n’acceptera pas que sa fille devienne chretienne, ou marie un chretien, mais ce ne serait pas de l’islam, comme il l’a dit..

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  • Le 18 août 2012 à 08:18
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    mais le fer tu crois que ce que tu fais est bon ?
    que DIEU te pardonne et qu’il te guide surtout.

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  • Le 18 août 2012 à 10:00, par kos weogo
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    merci à l’Imam pour son honnetetè INTELLECTUEL. c’est plus convaincant que 1000 prèdications. malheureusement ils sont rares les gens comme Mr Tiemtoré parmi les guides musulmans. On voit aussi que c’est une personne qui connait bien sa religion. je suis catholique mais j’aime bien les personnes com Mr Tiemtoré qui aiment le vrai islam et respectent les autres.

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  • Le 18 août 2012 à 12:30
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci à l’Imam pour tout ce qu’il a dit ! quand aux petits intellectuels qui ne connaissent rien ni du coran , ni de la bible pardon, laissez tout le monde pratiquer sa religion en toute tranquillité et cessez de diviser davantage l’Afrique et les Africains ! En tout cas nous avons tous une origine paienne !!!!!

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  • Le 18 août 2012 à 13:27, par lezer
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Merci à Imam Tiéogo Tiemtore !

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  • Le 18 août 2012 à 13:28, par seydour
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Saluons ce genre de raisonnement. Si tous les croyants des différentes religions avaient cette sagesse dans leurs vies de croyant, il n’y’aurait pas d’extrémisme et de haine entre les hommes. En religion la foi et la force sont opposées. Dieu n’aime une prière effectuée par contrainte car l’intention est absente. Si les extrémistes pouvaient le savoir !

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  • Le 18 août 2012 à 15:46, par Faso verite
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    Monsieur Tiemtore est tres eduque, et j’aime son approche. Ca me conforte dans ma conviction que l’ignorance est le plus grand danger de l’humanite.

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  • Le 21 août 2012 à 15:28, par traoredousey
    En réponse à : SITUATION AU NORD-MALI : « Ce n’est pas de l’islam »

    cet article soulage et rassure et les musulmans et les non-musulmans.
    Felicitations à nos vaillants journalistes !. On ne fini jamais d’apprendre.

    Répondre à ce message

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